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 Pur-Sang des Sables [Carvey]

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Vladimir Icarus
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MessageSujet: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Jeu 13 Oct - 13:41



« Ouak ! Piaffa Grani en tirant la langue. Je supporte pas cette chaleur !
- Arrête un peu de te plaindre, tu veux ? Rétorqua Vladimir en réajustant le tissu sur son visage. »

♪ Toutenem ♪

Débarquer en plein désert en s'éveillant dans Dreamland n'avait été qu'une demi surprise. Le jeune homme avait passé la soirée en compagnie de la famille de Touaregs qui appartenait au personnel du Parc Icarus depuis deux générations. Le grand-père de Vladimir avait accueilli avec joie les membres de ce petit clan si éloignés de leurs terres natales, et leur chameaux avaient dès lors allongé la liste des programmes du chapiteau. Quant aux trois chefs de famille qui s'étaient succédé dans le grand cercle Icarus, ils n'avaient eu de cesse de vouloir marier filles et sœurs aux oncles, cousins, et descendants directs du patriarche. Bien que tenus en échec jusqu'alors, la tradition se poursuivait toujours avec Vladimir, qui n'avait pu refuser leur invitation à dîner ce soir-là. Les deux filles du père Asirem étaient très jolies et avaient tout fait pour attirer l'attention du garçon. Malheureusement en vain.

Cependant, le jeune forain avait apprécié la nourriture et la compagnie de ses hôtes. Ayant toujours aimé écouter les histoires d'Asirem sur le territoire de ses origines, il s'était plu à l'écouter à nouveau raconter les mêmes contes, les mêmes légendes d'une voix théâtrale. Et puis à la fin du repas, après que l'aînée des filles l'ait raccompagné jusqu'à sa roulotte, il s'était séparé d'elle en déposant un chaste baiser sur sa joue, enfantin témoignage d'une immaturité émotionnelle manifeste. Il s'était alors endormi, des images de désert plein la tête, pour reprendre conscience au milieu des dunes du monde des rêves.

La silhouette d'une cité découpée à l'horizon, il avait chevauché Celeris dans cette direction pendant longtemps, jusqu'à croiser une caravane marchande dont le propriétaire lui avait vendu un grand vêtement Touwarem, comme il l'avait appelé. Il lui avait dit qu'à la "ville", il en aurait eu pour moins cher mais que le trajet qu'il lui restait alors à parcourir sous le soleil en valait la peine. Vlad en arpentait à présent les rues au pas de sa monture.

Grani n'était pas utile. Si le Great-Rider se fiait aux quelques bribes de phrases censées que son Guide avait prononcées jusqu'alors, le royaume dans lequel ils se trouvaient s'appelait Saharia, il figurait toujours dans la Première Zone. Mais le petit cheval de trait volant ne connaissait pas le nom de la ville et semblait trop préoccupé par sa soif pour s'y intéresser. A gauche, à droite, les citadins vaquaient en nombre à leurs occupations dans une effervescence qui était en total désaccord avec la chaleur pesante.

Au milieu des bâtisses blanches, le vent sur le sable soulevait parfois de petits nuages de poussière, mais personne ne semblait vraiment s'en préoccuper. Il était facile de distinguer les locaux des étrangers, puisque les bandelettes caractéristiques des premiers étaient absentes du style vestimentaire des seconds. Quelques rêveurs arpentaient les rues, eux aussi saisis par la soif et la température. Quant aux créatures étrangères et aux Voyageurs, ils avaient été peu nombreux à croiser la route du cavalier, signe que cet endroit n'était soit pas suffisamment connu pour attirer les visiteurs, soit si peu attirant en raison de ses conditions climatiques qu'il en éloignait les prétendants.

L'Invocateur de Chevaux posa pied à terre et révoqua Celeris lorsqu'il arriva au niveau d'une énorme place marchande si bondée de monde qu'un cheval aurait été incapable d'y tracer son chemin. A présent qu'il pouvait profiter de l'ombre des tonnelles, il dégagea son visage et arpenta les étalages avec un intérêt non dissimulé. Les histoires d'Asirem résonnaient toujours à son esprit alors qu'il posait ses yeux sur telle série de lampes à huiles, tel râtelier de cimeterres ou tel marchand de tapis. La cité avait sa propre atmosphère, une ambiance qui plaisait au Great-Rider incapable de se départir du grand sourire qui l'ensoleillait.

« Elle sont pas chères, mes gourdes pleines ! Elles sont pas chères ! Gueula un marchand non loin. »

Abandonnant son Rider, Grani virevolta à tout berzingue jusqu'au vendeur en question, celui-ci lui apparaissant comme un véritable messie. De bon coeur, Vladimir tira une poignée d'essences de vie de ses poches et alla les rejoindre pour acheter une petite gourde. Le Guide l'attrapa aussitôt entre ses sabots et se désaltéra à grandes rasades, sans même prendre la peine de dire merci.

« C'est la première fois qu'tu viens à Toutenem, chef ? Fit le marchand à l'intention du Voyageur.
- Toutenem, c'est comme ça que s'appelle cette ville ? S'enquit Vlad en reprenant la gourde sous les protestations de Grani.
- Ha, j'comprends que t'en ais pas entendu parler, chef. C'est une vraie résurrection que Saharia a connu y'a quelques temps. Le Seigneur Raas'En'Hal est revenu à la vie et son palais avec lui. La ville s'est développée tout autour avec le retour des fidèles à son service.
- Quoi ? Raas'En'Hal ? S'étrangla le petit pégase qui reprenait du poil de la bête. Merde alors, j'étais pas au courant !
- Est-ce que c'est possible ça, qu'un Seigneur revienne à la vie ?
- Rien n'est impossible au Seigneur de Toutenem, chef ! Dis-moi maintenant tu veux plus d'eau ou tu prends la place de mes clients ?
- Nan ça ira, merci bien. »

Vladimir et Grani s'éloignèrent, tandis que le marchand reprenait sa bruyante harangue. Par-dessus les bâtisses qui encerclaient la place marchande, le Great-Rider fixa son attention sur l'immense bâtiment de pierres blanches qu'il identifia comme le palais royal. Il continua alors sa progression parmi les étales et jeta un coup d’œil à Grani, dont le silence soudain provoqua sa surprise.

« Ça va ? Demanda-t-il.
- Raas'En'Hal et Toutenem... S'exprima le Guide. J'suis un peu sur le cul, je pensais que c'était que du mythe ces histoires, enfin comme tout le monde quoi. Et si ce Raas'En'Hal est aussi dérangé que ce qui se raconte sur celui des légendes, beaucoup de dents ont du grincer un peu partout dans Dreamland quand leurs propriétaires ont appris son retour, crois-moi !
- Il est si odieux que ça ?
- Il est pire que ça, gamin.
- Boh allez. J'suis sûr qu'il est pas si terrible. Tous ces gens qui ont l'air tranquille me semblent pas dirigés par un tyran, nan ? »
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Carvey
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Ven 14 Oct - 20:04

En règle générale, j'aime bien me perdre mais là, je dois avouer que ça me dérangeait un peu d'être perdu dans ce foutu désert. Sa taille était juste putain d'anormale. En fait, Saharia, c'est le genre de royaume qui est victime de l'effet boule àneige comme m'avait dit un certain voyageur qui aimait théoriser sur Dreamland. En gros, il m'expliquait que c'est des royaumes qui, vu de l'extérieur sont pas très grands, mais au moment où tu rentre dedans, ils deviennent immense. Comme si dès que tu rentrais dedans, t'entrais dans une faille spatitio-temporelle. Il m'a expliqué qu'il appelait ça l'effet "boule à neige" par ce que c'est comme si une version miniature de toi entrait dans une boule à neige. T'as l'impression que le royaume est énorme alors qu'en vrais il tient dans une paume. Saharia, quand tu passe à côté, t'as l'impression que c'est juste un bac à sable un peu géant ou une énorme litière tu vois. Par contre, quand t'es dedans, t'as vraiment l'impression qu'il n'existe plus rien dans cet univers d'autre que du putain de sable à perte de vue. Des dunes, des dunes et encore des dunes de sable qui se ressemblent toutes. de quoi donner une trique monumentale à un Frank Herbert. Parfois une oasis mais pas grand chose. J'étais déjà passé ici. C'est une sorte de royaume mythique pour les caravaniers et marchands ambulants. C'est l'un des royaumes dans lesquels cette culture du voyage commercial est le plus ancré. J'étais venu par curiosité, j'avais pas aimé. Surtout Bob qui supporte pas la chaleur avec sa fourrure. Et moi avec ma peau blanche comme un cul de crémier albinos, tu me laisses deux secondes sous ce soleil de plomb, je deviens rouge couleur royaume du feu. J'avais fais de chouettes rencontres. Les locaux sont sympa mais très méfiants mais à part ça, rien de phénoménal. j'avais donc vite fait de classer ce royaume dans la liste des royaumes un peu dépaysants mais pas exceptionnels. Par ce que oui, avant d'avoir l'impression de crever, les premiers pas que tu fais à saharia, t'es quand même époustouflé par ces dunes à perte de vue, cette mer de sable et la joie que tu ressens en trouvant une oasis est incomparable. De même quand tu croise une caravane de Touwarem. Si les déserts dans le monde réel te font réellement ressentir ça, je comprendre pourquoi les songes des humains donnent forme à ce royaume. on peut pas nier qu'il a quelque chose de particulier. De très, romantique.

Oooooh Mais que vois-je ci-dessus ? De la palabre, de la palabre et encore de la palabre qui fait rien avancer ! Ah mais dès que je parle autant pour rien dire faire me faire me la fermer par ce que là on perd du temps et on a pas que ça à foutre.

Donc résumons la situation. Je suis à Saharia, envoyé par mon roi, Maghior, roi des caravanes et des voyages commerciaux. Vous le connaissez pas celui là ? vous apprendrez bientôt à le connaitre je pense. Il m'a envoyé à Saharia pour venir négocier en son nom des pour-parlé avec Raas'en'Haal le seigneur de Saharia qui tenait de la légende et qui est de toute évidence revenu à a vie et je peux le confirmer par ce que je l'ai vu de mes yeux vu à la celestiafest. Pourquoi aller causer à ce bon seigneur pas du tout sympathique qui a un peu envie de buter tout ce qui est plus ou moins lié à ce qui a causé sa chute il y a des siècles ? Eh bien justement pour voir jusqu'à quelle mesure il est fâché contre la terre entière ce petit par ce que d'après mon boss, c'est pas jojo à voir. Et puis aussi pour essayer de voir s'il n'y a pas moyen de le calmer et tout et tout. Enfin ça on verra.

Cette fois j'avais mieux préparé mon entré à Saharia que ma première fois. je voyageais comme toujours sur le dos de mon bon vieux partenaire Bob. J'avais installé une sorte de tendue accrochée à la selle du lapin et qui avait pour effet de me tenir abrité du soleil. Moi oui mais aussi mon petit lapin. j'avais fais les stocke d'eau et j'avais pris la peine de trouver une route de caravanes car les caravaniers de Saharia sont vraiment les seuls à savoir comment se repérer dans ce désert. Ils doivent avoir un GPS intégré comme les pigeons. Dès que je suis tombé sur eux, ils m'ont tout d'abord pas fait confiance puis m'ont accueilli dans leur caravane quand je leur au montré le sceau de Maghior qu'il m'avait confié pour cette mission. Bien que ce ne soit pas leur seigneur, tout marchant vivant du voyage connait le seigneur Maghior de Rokhan et le respectent comme un grand marchand qu'il est. Sincèrement, je ne reconnais que deux personnes comme ayant été mes maîtres et m'ayant permis de devenir ce que je suis aujourd'hui... Bon, mon père est hors sujet. Mais il y a Regalia Ramone et Maghior qui m'ont tout deux appris des choses sur le marchandage, les objets, Dreamland, la diplomatie, les voyages. Bref, je le respecte aussi beaucoup bien que je le trouve assez insupportable. Certains disent qu'ils ne m'aiment pas par ce que je lui ressemble. putain, ça me ferait chier par ce qu'il est vraiment lourd à prendre tout le monde pour des cons. Et le pire c'est que ça marche ! Ce type est impressionnant je vous jure. Je crois qu'il pourrait faire face à toute l'alliance élémentaire après avoir ravagé l'un de leur royaume, être face à tous les seigneurs de cette alliance et repartir en sifflotant avec le string de voltera en poche et sa tête bien sur ses épaules.

Oooh mais je crois qu'on avance toujours pas ! C'est sans problème que je rejoins la caravanne dans laquelle, je prends un peu la tension de ce qui se passe à Saharia depuis le retour de son seul seigneur de toute son histoire.

- Et donc... ça va faire combien de temps que le seigneur Raas'en'haal est revenu ?
- Plusieurs mois. Il a vraiment redynamisé le royaume.
- Certains anciens disent même qu'il a retrouvé sa grandeur tel que leurs grands pères leur en parlait.
- Et vous avez pas peur ?
- peur de quoi ? Notre seigneur fait protéger les caravanes. Au contraire, fut un temps où nous aurions été attaqués mais pas aujourd'hui.
- On a perdu un peu en liberté mais... Nous avons gagné en sécurité.
- Je vois. personnellement, je pourrais pas renoncer à ma liberté pour plus de sécurité.
- Pourquoi voyages tu donc au nom de ton maître alors ?
- C'est la première fois que je voyage pour lui. Généralement je ne le fais que pour moi.
- Un vrais indépendant. Hahaha ! Nous nous préférons voyager en groupe. C'est ce qui nous rend plus forts et puis... Nous n'aimons pas la solitude.
- Exactement. Et je comprends, des fois c'est difficile d'être seul. Mais je le suis jamais vraiment, ma fidèle monture ne me lâche jamais. Mais... vous n'avez pas peur que le royaume retombe dans la guerre ?
- ça peut arriver.
- Pourtant, la guerre, c'est mauvais pour les affaires.
- ça dépend. la guerre peut aussi amener de bonnes opportunités.


Je crois que je suis tombé sur une bonne caravane de pro-Raas'. Je me demande si c'est le cas dans tout le royaume. J'arrête mes questions politiques et m'intéresse plus à leur activité elle même. Genre ce qu'ils vendent etc. Je passe l'équivalent de 3 nuits avec eux à partir un peu en zig-zag dans les dunes. ils me donnent quelques petits trucs de caravaniers locaux pour se repérer. En fait, il y a des sortes de balises par endroit qui sont difficiles à repérer par contre. Ou ils se repèrent à des ruines de-ci de-là. Et au bout d'un moment, je finis par arriver avec eux vers la nouvelle capitale du royaume qui existait autrefois, qui avait chuté avec la disparition de son seigneur avant de renaître en même temps que lui. Une très belle ville emprunte d'un exotisme que je pensais retrouvé plus fortement à Rokhan. Il y avait beaucoup de marchands. ça criait pour appâter le chaland. Je quitte les caravaniers qui me demandent d'aller rendre hommage à leur seigneur pour eux. Alors que je parcours la ville toujours sur le dos de Bob en essayant de passer par les coins les plus larges pour que le pauvre puisse passer, je me surprends quand même d'à quel point un royaume peut changer en peu de temps. D'après les rumeurs, il y a près de 200 nuits, cette ville n'existait pas... ou plus, devrais-je plutôt dire. Je comprends un peu mieux les caravaniers. Pour eux, tout ça tient du miracle. Leur seigneur qu'eux même pensaient être issue d'une légende revient d'entre les morts et fait sortir une ville immense et prospère du sable et leur promet à tous la prospérité. Ils ont de quoi l'aimer. N'empêche que pour moi ça sent le gaz. Je n'oublie pas le reste de la légende qui dit que saharia recouvrait alors presque la totalité de la première zone et que Raas' projetait de dominer l'ensemble de Dreamland. Cette idée me déplaît un peu pas vous ? Et d'ailleurs, alors que je reste sur bob, un peu dominant dans des cohues avant tout piétonnes, je peux voir ce qui ressemble à de la violence policière. En effet, je vois une bande de gardes en train de molester un marchand. Je fais s'approcher Bob afin d'essayer d'avoir les tenants et aboutissants. Est-ce la la première forme de tyrannie que j'observe à saharia depuis mon arrivée dans le royaume ou juste les gardes qui font leur travail face à des voleurs à l'étale.

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Vladimir Icarus
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Sam 15 Oct - 9:48



Vladimir soupesait une lampe à huile qui aurait un jour abrité un Djinn d'une puissance phénoménale s'il en croyait le vendeur. L'étalage de l'homme était couvert d'artefacts en tout genre à présent dépossédés de leurs pouvoirs, si toutefois ils en avaient jamais eu un jour. Le Great-Rider était bien stupéfait par tant de mysticisme, mais Grani, lui, ne cessait de le mettre en garde sur le fait qu'il n'accordait absolument aucune confiance au propriétaire. Doutes qui se confirmèrent lorsque finalement, le jeune homme reposa la lampe sur le tas d'objets. La créature haussa les épaules et se désintéressa complètement de l'Invocateur, préférant accorder son attention à quelqu'un de plus réceptif.

En se tournant vers l'étal suivant, Vladimir aperçut deux Voyageuses qui s'approchaient. Il leur adressa un sourire lorsqu'elles arrivèrent à son niveau, qu'elles lui rendirent après l'avoir remarqué. Toutes les deux avaient également adopté l'accoutrement Touwarem pour se protéger de la chaleur, tête découverte afin de pouvoir profiter de l'ombre projetée par tonnelles du bazar. La plus âgée des deux devait avoir la petite vingtaine, il s'agissait d'une jolie rousse dont le nez était parsemé de quelques tâches de rousseurs, aux allures d'Irlandaise. La plus jeune quant à elle était une petite blonde, adolescente vraisemblablement.

« Salut, fit l'ado à son intention. Il est marrant ton petit poney, ajouta-t-elle en tendant la main vers Grani.
- Hé, bas les pattes ! Réprouva l'animal en prenant un peu de hauteur.
- Salut ! Répondit le Great-Rider. Fais attention, Grani est assez susceptible. Je m'appelle Vladimir, et vous deux ?
- Hihi ! Moi c'est Luaine. Ma cousine s'appelle Maureen.
- Je suis dans Dreamland depuis quelques semaines, enchaîna la rousse, et Luaine est devenue Voyageuse avant-hier. Tu t'imagines la chance qu'on a de découvrir le monde des rêves presque en même temps alors qu'on est de la même famille ?
- En tout cas ça fait plaisir de rencontrer enfin un Voyageur qui veut pas simplement se battre avec nous !
- Il y en a plein comme lui, c'est juste que depuis que t'es arrivée on a pas eu de chance.
- Ceux de ma famille sont tellement nombreux qu'au début je pensais en retrouver au moins un ou deux dans Dreamland moi aussi, répondit Vladimir. T'as raison Maureen, profite bien de la chance que t'as de Voyager avec ta cousine.
- Qu'est-ce que tu fais dans ce désert, Vladimir ? Demanda tout de suite la petite blonde.
- Bah en fait je suis arrivé ici un peu par hasard, du coup je me balade. Je Voyage, quoi.
- Tu veux venir avec nous ? S'enquit Maureen en se fendant d'un sourire engageant. Luaine et moi allons proposer nos services d'escorte à un marchand du coin qui envisage de quitter Toutenem et de déplacer sa boutique à Justicity. Je sais pas si t'as déjà vu un des scorpions du coin mais ils sont énormes ! Sans parler des bandits de Saharia qui s'en prennent parfois aux caravanes. Il paraît que c'est moins dangereux depuis que leur Seigneur est revenu, mais ce marchand est quand même prudent. On aura bien besoin d'un peu d'aide.
- Cet endroit est pourtant florissant de vie et d'activité, intervint Grani en redescendant à leur hauteur, maintenant toutefois suffisamment de distance pour ne pouvoir être attrapé que par son Rider. Pourquoi est-ce qu'il voudrait déménager ?
- Je sais pas, tu pourras peut-être lui demander en personne ?
- J'aurais bien aimé visiter le palais avant de partir, annonça Vladimir en affichant une mine ennuyée. Il part quand, ce marchand ?
- Oh pas tout de suite apparemment, répondit Luaine. D'ici une ou deux nuits, je crois. Pour le moment il recrute et rassemble son barda.
- Bon, pourquoi pas ? Je vous suis, les filles. »

Le Great-Rider emboîta donc le pas à ses deux compagnes, engageant la conversation avec elles alors qu'ils traversaient la place marchande. Il apprit ainsi qu'elles vivaient dans une ville du Royaume-Uni quelque part près de Dublin. Maureen était étudiante dans école artistique aux codes modernes et pompeux, Luaine quant à elle était interne dans une High School privée qui selon ses dires n'était peuplée que de gens ennuyeux et riches à mourir étouffés par les billets.

Pour toutes les deux, arpenter Dreamland était un véritable bol d'air frais, d'autant plus qu'elles pouvaient partager cette formidable aventure ensemble. Au cours de l'échange, il n'échappa nullement à Grani que Maureen dévorait son Rider du regard et qu'elle recherchait la proximité du jeune homme de manière presque trop exagérée. De son côté, Vladimir se contentait d'apprécier une discussion intéressante avec deux filles très sympas. Aux yeux de l'ancien Cheval Cauchemar, le Voyageur était vraiment un imbécile. Mais il était habitué désormais, c'est pourquoi il se contenta de pousser de longs soupirs à chaque perche tendue par la fille, qui finissait invariablement par tomber à l'eau.

Puis en arrivant vers les derniers étals du bazar derrière lesquels se profilaient une série d'artères citadines, Luaine annonça qu'ils approchaient de la boutique du marchand, qui selon leurs informations était propriétaire d'une bâtisse lui servant d'entrepôt. Soudain, des cris et des bruits d'agitation retentirent depuis la direction indiquée par la petite blonde. Les trois Voyageurs pressèrent le pas alors qu'autour d'eux, des créatures commençaient à s'agglutiner. A mesure qu'ils s'approchaient, l'attroupement devenait plus dense et ils durent bientôt jouer des coudes pour se frayer un chemin. Les voix devenaient plus claires, si bien qu'ils entendirent l'objet du litige avant de l'avoir dans le champ de vision.

« C'est honteux ! Vous ne pouvez pas venir comme ça et tout casser chez moi !
- Ordre du Roi.
- Par le sang de Raas', c'est mon travail que vous détruisez ! Ma vie ! »

Lorsqu'ils dépassèrent les dernières lignes de badauds, les trois compagnons découvrirent enfin ce qui se passait. Il y avait là un détachement de gardes qui fouillait l'intérieur d'un petit bâtiment blanc, sans se préoccuper de l'intégrité de ce qui s'y trouvait si l'on se fait aux bruits de casse retentissants. Juste devant, à côté d'un étal dont les présentoirs avaient été littéralement retournés dans tous les sens, une grosse créature Touwarem discutait vivement avec ce qui semblait être l'officier de l'escouade.

« Je crois que c'est le marchand que nous venions voir, annonça Maureen d'un air étonné.
- Ne prononce pas le nom du Seigneur en vain. Fit l'officier en décollant une énorme baffe au pauvre commerçant qui se retrouva cul parterre. Et n'interfère plus avec le travail de la garde. »

Ce faisant, le soldat fit un pas en direction du marchand et leva à nouveau la main sur lui. Incapable d'observer la scène plus longtemps sans rien faire, Vladimir s'élança vers les deux créatures en ignorant les protestations de Grani qui appréhendait déjà ce qui allait se produire. Tellement obnubilé par l'humiliation publique qui se déroulait à la lisère du bazar, l'Invocateur de Chevaux passa à côté d'un gigantesque lapin qu'il ne remarqua même pas. En quelques foulées, son vêtement Touwarem gonflé par les masses d'air en mouvement, il se retrouva sur l'officier et empoigna son bras avant qu'il ne frappe de nouveau le commerçant. Il y eut quelques murmures dans la foule.

« Si tu ne veux pas que la nuit se finisse mal pour toi, Voyageur, fit l'officier d'une voix complètement sereine, retire ta main.
- A quoi ça rime ces conneries ? Rétorqua Vladimir en rejetant le bras de la créature d'un geste sec. Qu'est-ce qu'il a fait pour être traité comme ça ? »

Les deux Voyageuses arrivèrent alors près du jeune homme, suivie de près par Grani. Maureen posa sa main sur l'épaule du Great-Rider et lui jeta un regard inquiet, tandis que Luaine aidait le vieux en bandelettes à se relever.

« Rien qui concerne les Voyageurs. Maintenant circulez, tous les trois.
- Nan, j'veux savoir. Je bougerai pas et je le laisserai pas tout seul. On est son escorte après tout, ajouta-t-il en adressant un sourire bienveillant à l'intention du commerçant de nouveau sur pieds. »

L'officier siffla, aussitôt une demi-douzaine de gardes armés de lances sortirent de la bâtisse et vinrent se poser en ligne derrière lui. Autour, les curieux commençaient à se disperser par crainte de se retrouver mêlés à un affrontement. Dégainant lui-même un énorme cimeterre dans un tintement métallique, le gradé prononça une ultime mise en garde.

« Voyageurs, vous interférez avec la justice du Seigneur Raas'En'Hal. Il n'y aura pas d'autre avertissement. Écartez-vous et laissez la garde faire son travail. »
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Sam 15 Oct - 21:37

Ah les voyageurs ! Encore les voyageurs et toujours les voyageurs. Ils peuvent pas s'empêcher de faire leurs trucs de... bah de voyageurs quoi ! Quand ils viennent pas te chercher la merde ils viennent jouer aux chevaliers servants te niquant un peu mon pot d'observation en intervenant inutilement dans la situation en la rendant carrément plus compliquée qu'initialement. Mon pauvre mec aux cheveux rouges. Si tu veux jouer les héros, casses la bouche aux méchants et c'est plié. Joues ton jeu à fond si tu veux être crédible au lieu de te la faire version couille mole. C'est con par ce que moi j'observais ce qui se passait et j'attendais de voir à quel moment ça devenait vraiment de la violence policière complètement injustifiée ou même de connaitre les motifs de l'arrestation. ça se trouve, ils sont tout à fait légitimes. ça sert à rien d'aller emmerder les forces locales si elles sont réellement dans leur bon droit. Je sais pas, dans le monde réel aussi vous êtes comme ça à toujours aller dans le sens contraire des forces de l'ordre sans vous demander deux secondes s'ils sont pas en train d'arrêter un assassin plutôt que penser immédiatement que c'est une bavure ou de la dictature ? Je me dis que je peux ps laisser faire ça et que je dois intervenir. Au moins pour sauver les miches de ces voyageurs qui ont l'air d'être encore tellement des baby que ça me surprends qu'ils sachent parler ou même marcher. Je descends du dos de Bob précipitamment et je lui fais signe de rester sur place. Il obéit au doigt et à l’œil l'animal par ce que je l'ai bien dressé. Je respire un grand coup avant de faire mon entrée sur cette petite scène de comédie de rue.

- Hahahaha ! Mais qu'est ce qu'ils sont drôles ces voyageurs. Vous savez ce que c'est ?!
- Éloignes toi étranger ne viens pas en rajouter !
- Euh... nan. Désolé je peux pas faire ça par ce que ces trois voyageurs sont mes serviteurs
- Quoi Mais pas du...
- chuuuuut n'en dis pas plus Gwendolyne ! Vous en avez déjà fait beaucoup trop tous les trois. Vraiment, excusez les monsieur le garde. Vous savez comment son les voyageurs surtout en ligue Baby. Plein de fougue et ils ne savent pas se retenir, ils foncent tête baissée sans comprendre la situation.
- Tssss ! apprends à retenir tes servants étranger.
- Je n'y manquerais pas.


La tension chez les gardes baisse un peu, ils baissent leurs lances qu'ils avaient commencés à brandir. Mais bon, ça s'arrête pas là. Maintenant que la situation initiale a été perturbée, autant en jouer pour essayer d'en savoir plus sur la situation. Je continue de me mettre devant les trois voyageurs, mes mains non loin de leur bouches pour leur faire fermer leurs gueules par ce que décidément, y a vraiment trop de conneries romantiques qui en sortent. Enfin non, je fais ça seulement dans un premier temps par ce qu'ensuite, je sors ma pipe et l'allume et me met à crapoter du tabac. je regarde les voyageurs d'un léger sourire avant de me retourner à nouveau vers le garde et lui pose une question en la ponctuant d'une énorme soufflette de fume dans la tronche.

- Mais, dites moi mon brave... ma curiosité me pousse à vous demander ce qui vous pousse à arrêter ce pauvre marchand. pffff !
- *tousse* mais, c'est quoi cette... Euh et bien, nous l'arrêtons car sa décision de quitter le royaume est considérée comme suspecte  et nous avons décidé de l'arrêter pour en savoir plus.
- Mais pourquoi tu lui dis ça ?! C'est des infirmations confidentielles !
- Je sais pas ! C'est sorti tout seul ! J'ai pas pu m'empêcher de lui dire la vérité.
- Et de quoi vous le suspectez ?
- Nous savons qu'il se dirige vers la seconde zone vers nos ennemis des royaumes de la guerre. Nous le soupçonnons de vouloir vendre des inf...
- Mais tu vas la fermer oui ?!
- Cette... C'est ta fumée étranger ! C'est de la...
- Fumée de vérité oui. Sauf que le soucis voyez vous messieurs c'est que mon collègue marchand va vers... vous allez vers où monsieur ?


Je prends bien le temps de lui souffler de la fumée à la tronche. Le marchand répond alors qu'il allait à Justicity et non armacity ou fightland et qu'il n'était qu'un honnête marchand. Et comme le tabac de vérité fait foi, ils ne peuvent pas faire comme s'il mentait. Quand on a du bon matos généralement, la torture ça sert à rien.

- Je vais à Justicity.
- Et est-ce que vous coptez vendred es informations sur saharia à quiconque ?
- Quelles informations ?! Je ne sais rien qui vaille le coup d'être vendu. Je suis marchand de denrées diverses moi.
- Voilà... non coupable. Mais je peux vous comprendre. A votre place aussi j'aurais fais des conclusions hâtives.


Les gardes semblent se calmer par ce que bon, ils ont la preuve que leurs soupçons n'étaient pas fondés. Par contre ils ont les boules contre moi je crois. Je me retourne à moitié et j'adresse un sourire un peu moqueur aux voyageurs air de dire "voilà les noobs ! c'est comme ça qu'on arrange une situation!" Et j'avoue que sur le coup j'ai la classe. J'arrive de nulle part, j'arrange la situation sans violence tel un chevalier allant et venant au grès du vent sur le dos de son fidèle lapin blanc. J'ai plus de gueule que cette bande d'amateurs qu'essaie de sauver ce marchand en gueulant plus qu'autre chose et en essayant de jouer les gros bras alors qu'ils ont pas les moyens d'en imposer. Ils font que gueuler mais rien qui fait avancer la situation. Mais voyons le côté positif de la situation, au moins, grâce à tout ça, j'ai pu remarquer que la paranoïa semblait s'être emparé des forces armées naissantes de ce royaume par ce que se mettre à être violent comme ça avec des simples marchands pour des motifs si légers, c'est un peu fou. On aurait dit que le royaume était passé en état d'urgence. On m'avait dit que Raas'En-Haal est un fou... Je commence à le croire.

Ah et autre détail. Il faudrait que j'arrête de prendre mes désirs pour des réalités. Par ce que venir en mode détendu et humilier publiquement un groupe de gardes un peu bourrus, c'est jamais la bonne idée. La preuve en est que maintenant, ils avaient décidés de s'intéresser à mon cas. Alors que le marchand était allé se réfugier dans son hangar qu'ils avaient décidé de laissé, l'un d'eux s'approcha de moi et me pointa de sa javeline.

- Et toi, qui es-tu et d'où viens-tu et que faites vous ici toi et tes larbins voyageurs.
- Eh bien c'est simple ! Moi c'est carvey, marchand ambulant et eux, en fait, je les connais pas. Je vous avais menti pour essayer de sauver leur petit cul. D'ailleurs, ça m'a emmerder qu'ils interviennent par ce qu'à la base j'voulais voir jusqu'à quel point ce royaume si paisible avant était devenu une dictature depuis le retour de Raas'En'Haal grâce à votre magnifique démonstration de violence militaire.


Je leur balance ça avec le plus grand des calmes. Je vois le visage du garde se plier de mécontentement. Je regarde ma pipe avant de lancer un juron en regardant le garde.

- Ah merde ! j'avais oublié que c'était su tabac de vérité et je l'ai fumé !

Bah ouais ! Erreur de con. Je crois qu'en fin de compte, c'est moi le débutant. Bah ouais, le tabac de vérité ne marche que s'il passe dans tes poumons. Si tu crapote mais que tu ne le respire pas, tu n'y es pas sensible mais bon, là j'ai pas fais attention et machinalement, j'ai fumé ma pipe en oubliant quel tabac était dedans et je me suis niqué à mon propre piège. Bref, sous l'effet de mon propre tabac que j'utilisais pour faire cracher des vérités, je me retrouvais à dire la vérité, rien que la vérité je le jure devant la coure. Je vois les gardes se crisper alors qu'ils commencent à voir en moi un opposant politique. Que dis-je ? Un espion !

- Arrêtez moi ça !

S'écria celui qui semblait être leur chef en me désignant moi et les trois voyageurs que je regarde avec un sourire amusé en leur lançant juste un "oups" suivi d'un rire insupportable. putain je me collerais bien des baffes sur le coup. Oui, le tabac de vérité a un léger effet euphorisant aussi ce qui fait qu'en général, on passe vraiment pour un gros abrutis pendant plusieurs minutes quand on en a fumé. Pendant ce temps, la douzaine de garde commençait à nous encercler avec leurs piques. Il faut voir le point positif. On a sauvé le cul de ce marchand. On a fait notre BA de la nuit ! Bravo voyageur ! ton Karma doit vraiment se sentir au top maintenant non ?!
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Vladimir Icarus
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Dim 16 Oct - 9:10



Là-dessus, Vladimir perçut du mouvement dans sa vision périphérique et tourna la tête dans cette direction. Cette fois, il ne put faire autrement que de remarquer l'énorme lapin duquel descendait un bonhomme. Une fois passée la surprise de tomber sur un tel animal, son attention se porta sur le type qui arrivait à leur niveau. Il était plus grand que lui, chose rare pour un homme mais peu surprenant pour une créature. Des vêtements dépareillés, une tignasse couleur platine et une peau presque diaphane, le gars n'avait pas besoin de sa monture hors du commun pour être remarquable.

Contre toute attente, il prit leur défense en inventant une histoire à leur sujet. Dans un premier temps le Great-Rider ne capta pas vraiment ce qui se passait sous ses yeux, prenant pour un rare talent en baratin l'usage fait par le nouveau venu de sa pipe magique. Il posait des questions et on lui répondait, il faisait descendre la tension d'une langue habile et réussit en un tournemain à prouver l'innocence du marchand. Impressionné, le jeune homme afficha un sourire admiratif. Et puis soudainement, tout partit en sucette. Un garde vint menacer la créature, qui se mit à tout déballer grossièrement, prise à son propre jeu.

« Il est sérieux cet ahuri ? Lâcha Grani à voix haute sur un ton complètement atterré. »

Vlad quant à lui, le visage d'abord empreint d'une expression interdite, éclata de rire. Un fou rire franc, juvénile, totalement incontrôlé, qui partait du cœur. A ses côtés, Maureen le regarda d'un air angoissé, Luaine arbora une mine intriguée et Grani jurait entre ses dents. L'ordre donné par l'officier de tous les arrêter n'interrompit pas l'Invocateur, il continua au contraire d'exprimer son amusement de la situation, le visage illuminé par la joie de vivre.

« Ha ha ha ! Il est trop marrant ce gars ! Parvint-il à placer entre deux hoquets joyeux. »

La ligne de soldats, pendant ce temps, s'évertuait à les encercler, lances pointées vers le centre que le petit groupe récalcitrant composait. Comme étranger à ce qui se produisait autour de lui, Vladimir ne sembla même pas le remarquer. Toujours hilare, il en vint à taper gentiment l'épaule de celui qui s'était présenté comme "Carvey", un "marchand ambulant", et se mit en face de lui, la mine rayonnante.

« Je t'aime bien, toi. Affirma-t-il avec un sourire jusqu'aux oreilles, après s'être progressivement calmé. J'm'appelle Vladimir, merci d'avoir voulu nous aider ! »

Il y eut un moment de silence au cours duquel le jeune homme fit enfin attention à ce qui se passait autour de lui. Le détachement entier les encerclait et derrière le cercle, leur officier faisait quelques pas dans leur direction. Ils étaient dans de beaux draps, mais c'était lui qui les avait tous mis dans cette situation. Selon lui à raison, évidemment, puisqu'il s'était finalement avéré que les gardes de Raas'En'Hal avaient abusivement fait usage de leurs prérogatives. Seulement la situation n'était pas à leur avantage, d'autant que Vladimir n'était pas responsable que de lui-même. Mettre ses deux compagnes en danger était tout bonnement hors de question. Malheureusement, il avait beau réfléchir, il ne trouvait aucune réelle échappatoire.

« C'est toujours pareil avec toi, fit Grani en se posant sur son épaule. Qu'est-ce qu'on fait maintenant, monsieur le super génie ?
- Rendez vous sans faire d'histoire et vous serez jugés avec prise en compte des circonstances atténuantes, lança l'officier après s'être arrêté entre deux de ses hommes.
- Je suis pas certaine de vouloir passer par la case prison, Vladimir, glissa Maureen à l'oreille du Great-Rider. »

Tout autour, la foule qui avait commencé à se disperser depuis déjà quelques minutes n'était plus constituée que d'une poignée de petits groupes de curieux. Ceux qui restaient pour regarder étaient pour la plupart des créatures issues d'autres Royaumes ou des rêveurs qui ne comprenaient pas vraiment ce qui se produisait sous leurs yeux. Aussi, lorsqu'une demi-douzaine de locaux en haillons surgirent soudainement d'un ruelle située non loin de l'action, les gardes perçurent immédiatement le mouvement et détournèrent leur attention.

« Aux voleurs ! Beugla un Touwarem richement vêtu en jaillissant de la ruelle à son tour. Arrêtez-les ! »

Les mendiants percutèrent un ou deux gardes pris par surprise en passant, plusieurs d'entre eux traversant le cercle pour aller bousculer la créature et les Voyageurs.

« Tirez-vous, souffla le plus proche juste assez fort pour que Carvey et Vladimir puissent l'entendre, avant de poursuivre sa course. »

Les soit-disant voleurs poursuivirent leur course, immédiatement engagés par une bonne moitié du détachement. Le cercle étant brisé, Vladimir réagit au quart de tour. « Celeris ! » Cria-t-il alors que l'étalon blanc survenait à travers les fumerolles lumineuses. Il sauta en selle et tendit la main à Maureen pour l'aider à grimper devant lui. Du regard, il chercha Luaine. L'ado était déjà en train de courir vers la monture de Carvey et gueulait comme une gamine, vraisemblablement aussi amusée par la situation que Vladimir l'avait été par le retournement du marchand.

« Youhou ! Moi j'veux monter sur le lapin, hihi ! »

Sans plus attendre de savoir comment la créature allait apprécier de voir une Voyageuse novice essayer de grimper sur son animal, le Great-Rider éperonna Celeris et le fit partir au galop dans les rues. En passant près du riche Touwarem, il vit celui-ci esquisser un geste discret dans cette direction. Faisant confiance à ce qui avait tout l'air d'être une diversion organisée, Vlad décida de continuer. S'engagea alors une course-poursuite asymétrique qui provoqua l'ire des passants choqués par une telle cavalcade citadine.

A un moment, quand l'étalon eut mis suffisamment de distance entre lui et leurs poursuivants, il y eut un autre Touwarem qui leur indiqua de bifurquer au coin d'une ruelle. Obtempérant, le jeune homme fut prit d'un doute après que la course se soit finalement arrêtée dans une impasse. Doute qui s'effaça aussitôt lorsqu'une porte s'ouvrit près du fond, une créature à bandelettes leur faisant de grands signes. L'Invocateur de Chevaux saisit sa compagne par la taille et l'entraîna avec lui en posant pied à terre puis révoqua Celeris, avant de la prendre par la main pour courir se réfugier dans l'abri qui semblait être leur salut de la nuit.
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Carvey
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Dim 16 Oct - 11:22

C'est moi où il se fout de ma gueule ce con là ? Alors qu'on est dans une situation à la con, t'as l'autre con à la tignasse rouge qui se met à exploser de rire. Aucun professionnalisme moi j'vous dis. Y a des claques qui se perdent. En fait c'st ça le soucis avec les voyageurs. Ils prennent pas assez de claques. Mais bon, je suis pas en état de lui demander d'arrêter de se marrer comme un glandu par ce qu'à vrais dire, je suis légèrement dans un état second. Comme je le disais plus tôt, le tabac de vérité, ça a un effet euphorisant. En fait, la sensation est similaire à celle d'être pompette. Tu te sens bien, t'es content, t'as la confiance et tu vois plus du tout ce qui te retient de dire franchement ce que tu pense et tu te met à rependre tout autour de toi la vérité comme si c'était la parole de dieu ou une bonne grosse chiasse gluante. Choisissez l'image que vous préférez, celle qui vous dégoutte le moins.

- ça lui arrive souvent de rire comme un con comme ça ?!

hum... la franchise quoi. Oui, le tabac de la vérité, ça fait aussi un peu perdre le sens des réalités et des priorités. Tu deviens comme un gamin qu'est incapable de se concentrer sur ce que t... oh un oiseau ! Vous voyez où je veux en venir quoi. Je m'étais retourné vers les voyageuses pour leur poser la question. Elles me répondent un ossement d'épaule. Mon attention est attirée par une pique qui se présente sous mon nez. Je regarde les garde et lève les bras et m'apprête à dire une connerie quand le voyageur me coupe, heureusement, pour me dire qu'il m'aime bien. Je tourne la tête pour lui répondre avec la plus grande des franchise.

- Bah a vrais dire moi je t'aime pas des masses. Par ce qu'à cause de toi je suis dans une situation à la con. En plus, j'aime pas trop les baby en règle générale. En plus toi t'as vraiment tout pour énerver avec ta tête coq de basse-coure qui parade avec ses deux poulettes là. Tiens, rien que ta façon de te pointer à la rescousse du marchand, c'est typique d'un coq. T'as cru que lui aussi c'était une de tes poules. Ah et moi je t'ai pas aidé par ce que j'aime bien ou quoi. Juste par ce que ça servait mon intérêt... Putain que je me saoule quand j'ai fumé ce tabac !

Ouais ! c'est le cas de dire. J'ai le tabac vérité bavard. certains l'ont un peu nerveux. Moi je deviens un moulin à parole qui débite tout ce qu'il pense. C'est chiant et puis généralement ça m'attire de ces emmerdes. L'un des gardes me demande de la fermer. Je commence à lui dire des conneries du genre que je trouve ses bandelettes très amusantes et autres trucs un peu racistes du genre que les Touwarem je trouve qu'ils ont une tête quand même un peu louche avec leurs bandelettes. Ce qu'il n'aime pas vraiment. Et là, nos sauveurs arrivent. J'aurais pu essayer de me sortir de ce merdier seul dans mon état normal mais là, ça le faisait vraiment pas, j'avais pas la tête sur les épaules. J'entends quelqu'un crier au voleur et quelques uns rentrer plus que délibérément dans les gardes devant nous. ça pue tellement la diversion que je peux pas m'empêcher de le dire.

- Bah dans le genre sauvetage discret, c'est pas discret ça !

Tuez-moi ! Je vois le voyageur qui se met en route en invoquant un bourrin, en montant dessus et en prenant la fuite alors que l'une de ses collègues tente de monter sur le dos de Bob. Bon, d'une, j'ai rencontré le prince des bourrins et maintenant je rencontre un invocateur de bourrin. Ma vie se résume à voire des bourrins putain. J'aime les jeux de mots vous l'avez remarqué ? et de deuze, je crois pas qu'essayer de monter sur le dos de Bob soit un bon plan ma petite. En effet, le lapin se déplace pour l'empêcher d'être monté et s'apprête même à lui coller une ruade de lapin dans la face et attention ça va faire mal. mais bon, je n'écoute que mon courage et... je vais aider Bob à savater la gueule de cette connasse par ce que oh ! On déconne pas avec Bobby ! Non malheureusement mes bas instincts m'auraient bien commandés de faire ça mais mon esprit chevaleresque, par ce que je vous rappelle que je suis un chevalier blanc sur son lapin blanc, me pousse à l'aider la pauvre. Je fonce vers Bob et monte en selle et chope la voyageuse comme un sac à patate en la coinçant sous mon coude avant d'ordonner à mon destrier, un peu sur les nerfs du coup de foncer.

- Tu me remerciera après mais saches juste que Bob il déteste les femmes. Mais bon, toi t'es plus une enfant qu'une femme encore donc ça devrait le faire.

Hum... la délicatesse ! Je la laisse monter derrière moi alors que s'engage une course poursuite. Pour nous défaire plus facilement de nos poursuivants, j'appuie sur un levier qui fait que la tendue pare-soleil accrochée à la selle de Bob se décroche et atterrit sur la tête des gardes qui nous poursuivaient. Je suis les indications des types qui doivent être des renégats anti-Raas'En'Haal qui nous aident à nous défaire des patrouilles de garde jusqu'à arriver dans une ruelle où on nous offre une porte de refuge. Je descends avec la voyageuse qui rejoins ses collègues avant de m'engouffrer dans le bâtiment avec Bob qui entre tout juste par la porte. On entend dehors les gardes, la cohue, on nous dirige vers une cave qui sera plus sure car il y a de bonnes chances qu'on fasse fouiller les bâtiments. On entend encore que c'st la folie dehors entre les marchands qui se plaignent du merdier qu'on a foutu en bousculant tout le monde et les gardes qui faisaient leurs recherches tant des "voleurs" que de nous. Je peux pas m'empêcher de me plaindre.

- Putain... me voilà réduit à me conduire comme un vulgaire voyageur à foutre le merdier partout où je passe. Franchement, ça craint d'être voyageur !

Une créature finit par venir à nous. Certainement qu'il va nous expliquer la situation ou autre. Il s'apprête à prendre la parole quand je le coup.

- Bonjour étranges je suis...
- Alibaba et les autres là c’est les 40 voleurs ?
- Comment tu le sais ?
- Les clichés ont la vie dure, surtout à Dreamland. et je peux même affirmer qu'en fait vous êtes des bandits au grand cœur qui sont en réalité des justicier qui luttez contre la tyrannie de votre seigneur en volant aux riches pour donner aux pauvres.
- C'est ça.
- Classique !


Et v'là que j'ai des références culturelles digne d'un voyageur. C'est le début de la fin. Je veux pas vivre dans un dreamland où je suis un voyageur. C'est trop déprimant comme idée. A noter que le tabac de vérité fait encore effet et que je m'apprête à dire un énième truc que je devrais pas dire alors que je m'assois par terre contre Bob qui me sert de dossier tout moelleux.

- Et dire que j'étais venu ici pour venir parler à Raas'En'Haal et que maintenant je suis poursuivi par son armée. Quelle nuit de merde.

Là, je vois le regard inquisiteur d'Alibab et de deux-trois de ses collègues se porter sur moi. Euuuuuh je crois que j'ai encore dit un truc que j'aurais pas dû dire.
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Vladimir Icarus
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Dim 16 Oct - 13:33



Ali Baba ? Songea Vladimir.

Remis de ses émotions, le jeune homme scrutait leur sauveur d'un air interdit après que le bref échange entre ce dernier et Carvey ait établi son identité. Il resta comme ça un moment tandis que les deux cousines s'assuraient qu'elles étaient intactes. Après quoi, Maureen essaya de prendre ses marques et Luaine se mit à jouer avec le feu en approchant sa main du visage du lapin, au risque de se prendre des coups de dent. Risque qui semblait beaucoup l'amuser. Un coup de cul du gros animal dans un espace si réduit sortit Vlad de sa rêverie et il reporta son attention sur le marchand ambulant, qu'il gratifia encore une fois d'un sourire enjoué.

Apparemment le gars disait toujours la vérité, mais c'était comme si sa réponse, un peu plus tôt, était rentrée par une oreille pour ressortir de l'autre. Vladimir avait décidé que Carvey était sympa, il serait donc extrêmement difficile de le départir de cette idée. La réaction de la créature face à leur mésaventure ne le découragea pas, bien au contraire. Il s'approcha du grand blond alors que ses dernières remarques venaient de jeter un froid parmi leurs hôtes, puis s'accroupit juste en face après que le marchand se soit assis contre le lapin enfin stable. Sans se préoccuper des chuchotements qui parcouraient les rangs des voleurs, il lui adressa la parole.

« C'est énorme comme truc, le... Heu... Grani, il a dit que ça s'appelait comment son tabac ?
- Du tabac de vérité, répondit le petit poney volant d'un ton exaspéré en allant battre des ailes à quelques centimètres du visage de Carvey. Excuse-le, fit-il ensuite en s'adressant directement à la créature. Je suis le premier à déplorer ses lacunes cognitives. Imagine un peu devoir se le coltiner non-stop. C'est ma vie, maintenant. Un long galop de souffrance, ponctué par les sauvetages de demoiselles en détresse, la défense de la veuve et de l'orphelin, et trop souvent, les passages à tabac asymétriques aux petits oignons. Sinon... Pour être honnête après t'avoir vu autant déconner avec le tabac, j'ai cru avoir affaire à un guignol. Mais maintenant que j'y réfléchis, ton nom me dit quelque chose. Alors à moins que je me trompe tu n'es pas n'importe quel marchand. Carvey... Carvey... Ajouta-t-il en semblant fouiller dans sa mémoire. Ouais j'ai déjà entendu ce nom mais je suis incapable de te resituer.
- Fais pas ton rabat-joie ! Claqua le jeune homme en chassant son Guide d'un geste de la main. J'me fous de savoir qui il est et ce qu'il a fait. C'est un ami, termina le Great-Rider en étirant son sourire, irradiant de bienveillance à l'égard du marchand.
- Hé, intervint Alibaba sur un ton aussi impérieux que suspicieux, attirant l'attention de tout le monde. Tu dis vouloir parler avec Raas'En'Hal, caravanier ? Pourquoi ? »

La voix était emphatique, les tonalités presque agressives. Fronçant les sourcils, Vladimir se redressa et devança Carvey en répondant à sa place.

« Moi j'me moque complètement de qui dirige. Ce que j'ai vu au bazar c'est que ce Raas'En'Hal hésite pas à faire cogner ses soldats. Alors je suis intervenu, et Carvey est arrivé au moment où ça allait partir en sucette pour nous filer un coup de main.
- Il a dit qu'il voulait savoir dans quel état se trouvait le royaume après la résurrection du Seigneur Cauchemar, ajouta Maureen en s'approchant, glissant un coup d’œil hésitant dans la direction de Carvey afin de déterminer si elle faisait bien de vouloir l'aider en le défendant.
- C'est vrai ça chef, je l'ai entendu, confirma l'un des voleurs. Je suis venu avertir Hadjibaba immédiatement après.
- Mon fils est bien trop enclin à accorder sa confiance sur la base de convictions infondées, rétorqua Alibaba d'un air sévère. Est-ce que sa mission a été remplie ?
- Je vais me renseigner, fit le mendiant en disparaissant dans l'escalier.
- Je vais te donner l'occasion d'avoir ton audience, caravanier, enchaîna alors le chef des voleurs. Peut-être alors, que tu pourras discuter avec Raas'En'Hal. Tu es un commerçant, alors tu dois comprendre le langage des transactions. Il commença à faire les cent pas dans la cave, les bras croisés dans le dos. Un de mes hommes est enfermé dans la prison de Toutenem, dont le seul accès passe par le palais. Voilà ce que je te propose. Nous attendrons le temps que mes voleurs aient suffisamment distrait les gardes de Toutenem pour que votre incident soit oublié. Vous n'avez blessé aucun soldat et n'êtes donc pas considérés comme des criminels notoires. J'en mettrais ma main à couper et je n'ai pas l'habitude de parier pour perdre. J'irai ensuite en personne avec toi devant la Cour. Aux yeux du reste de Saharia et de Raas' lui-même, je ne suis qu'Alibaba le riche marchand, tu pourras donc entrer sans encombres. Une fois à l'intérieur, tu te chargeras de trouver le moyen de faire sortir mon brave, et lorsque ce sera fait, je t'offrirai l'accès à ma caverne. Tu pourras y prendre l'objet de ton choix. Qu'en dis-tu ? »

Le regard de la créature, sous ses bandelettes, brillait de malice. Ce n'était pas la première fois qu'Alibaba s'adonnait à ce genre d'exercices. Le retour de Raas'En'Hal n'avait pas fait que des heureux à Saharia, et les Quarante Voleurs en faisaient partie. Peut-être en savait-il beaucoup plus sur Carvey qu'il ne voulait en laisser paraître. De son côté, Vladimir observait l'échange en silence, conscient de ne pas avoir voix au chapitre. Un Voyageur novice tel que lui ne pouvait pas peser bien lourd dans la balance et n'intéressait pas vraiment leur hôte. Mais ça n'entrait même pas en ligne de compte pour lui, à vrai dire il n'y pensait simplement pas. En se retournant vers les filles, il se concerta avec elles.

« Si Carvey y va, je l'accompagne, fit-il simplement. On lui en doit une et j'ai bien l'intention de lui apporter mon aide pour nous trois.
- C'est trop dangereux pour que j'implique Luaine là-dedans, répondit Maureen après un temps d'hésitation.
- Moi j'aurais bien aimé participer, fit l'ado d'un air déçu. Ça a l'air marrant !
- Non Maureen a raison, fit Vlad en souriant. Ecoutez, allez retrouver le marchand que vous deviez voir à la base. C'est l'affaire d'une nuit. Vous lui dites qu'un autre Voyageur est avec vous, et on se chargera de l'amener ensemble à Justicity quand le moment sera venu.
- Ça me va, fit l'Irlandaise dans un grand sourire.
- Est-ce qu'elles peuvent partir ? S'enquit le Great-Rider à l'intention du chef des voleurs, qui esquissa un geste négligent de la main. A l'évidence, qu'elles restent ou qu'elles s'en aillent était le cadet de ses soucis. »

Les deux filles étant donc évacuées par un duo de mendiants et s'étant séparée de l'Invocateur avec la promesse de se revoir bientôt, ne restaient plus que Carvey et Vladimir, ce dernier ayant bien fait comprendre par sa persistance qu'il ne le laisserait pas tomber, quand bien même sa présence fût indésirable. C'était dans sa nature d'être prêt à honorer ses dettes, et d'apporter un soutien inconditionnel à ceux à qui il accordait sa confiance.
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Sam 22 Oct - 15:34

Hahahaha ! T'es marrant mon pote t'y as cru à tes conneries ?! Le mec a vraiment cru qu'il me forcerait à faire ses trucs et qu'il me tenait par les couilles juste par ce que sous l'effet du tabac de vérité j'ai lâché quelques trucs. Enfin ça, ça viendra plus tard ! Et v'là le voyageur qui vient encore une fois se la jouer encore une fois chevalier servant. Je sens que je vais leur faire piger que je suis pas celui qu'ils pensent et qu'il faut pas me prendre pour un lapereau de 2 jours. Ah au passage, y a une petite créature qui semble suivre le voyageur et que j'avais pas remarqué jusqu'à maintenant qui commence à se plaindre du fait que son voyageur est un boulet. Ouais j'y peux rien mon pauvre si ton boss est un boulet. Je passe sur le fait qu'il me soupçonne d'être un boulet avant de dire que peut être qu'il me connait. Quoi de plus normal. J'suis une star moi. Je sais pas pourquoi il me dit ça. Il attend peut être que je lui donne une médaille en récompense de ses efforts fournis pour essayer de raisonner ce taré de voyageur qui se prend pour un héros. D'ailleurs, ce type s'imagine qu'on est pote. Enfin bon, il pense ce qu'il veut. Moi il me faut plus que ça pour considérer qu'on est mon pote. Mais alibaba s'intéresse à pourquoi je veux voir Raas'. Son intérêt manifeste m'emmerde. Je l'envoie bien chier.

- ça te regarde pas.

Ah oui... le tabac de vérité ne fait plus effet. ça ne dure que quelques minutes. Le type me regarde un peu mauvais alors que je reste posé sur Bob. Je sens que ça va pas tarder à chier et que mes sauveurs d'il y a quelques minutes vont être mes tortionnaires. Je me méfie de ce type. Je crois pas au manichéisme avec le méchant tyran d'un côté et les nobles rebelles d'un autre. Et alors que les voyageurs prennent ma défense et que le marchand de Saharia dévoile ses intentions, je me rends compte qu'il est certainement pas aussi sympathique qu'il essayait de le faire croire initialement. Ce mec pue la grosse pourriture bien sale. le mec qui se rebelle contre Raas' juste par ce qu'il nuit à ses petits intérêts personnels et non par ce qu'il tyrannise une population. C'est pile le genre de types que je n'aime pas par ce qu'on me prend souvent pour ce genre de connard qui ne pense qu'au profit. D'ailleurs, lui même me prend pour une personne de la même race que lui vu sa proposition fumeuse. Alors d'une, qu'est ce qui me prouve que dans ta grotte à la con il y a un truc qui m'intéresse et de deux, je suis pas le genre à vendre mon cul pour un trou d'balle comme toi ou pour un objet magique. Et de trois, si je rencontrais Raas' en mon propre nom, je pourrais peut être être tenté de faire ce qu'il me propose mais là, c'est clairement pas le cas. Mettre en jeu ma réputation, ça me va, mais celle de mon seigneur, c'est une autre histoire.  J'avais pas encore répondu que le voyageur confirme qu'il veut m'aider et venir aussi. Euh... mec, c'est pas tes affaires tout ça j'ai envie de dire. Laisse les grands parler et retourne faire tes affaires de voyageurs en allant sauver une pauvre veuve éplorée. Les deux voyageuses elles ont la sagesse de rester en dehors de tout ça et sont accompagnée hors de la bâtisse. Je reste assis contre Bob qui est couché à terre quand les regards se tournent vers moi dans l'attente de ma réponse. Je me saisis de ma pipe et un autre tabac remplace le tabac de vérité. Je tire une bouffée et souffle longuement en direction d'Alibaba.


- Bon écoute mon gars, je sais pas pour qui tu me prends mais j'ai pas pour habitude d'accepter les menaces dissimulées ou les marchés foireux et j'ai encore moins pour habitude qu'une bande de marchands véreux m'empêchent de faire mes affaires comme je l'entends.
- Tu n'es pas intéressé par mon trésors ?
- Pas vraiment. Et puis tu sais, je suis un récupérateur avant tout. Si je veux ce qu'y a dans ta caverne à la con, je la trouverai et je la viderai par ce que si tu veux mon avis ça fera une plus belle aventure que ce que tu me propose là.
- Tu ne me laisses pas le choix alors.


D'un mouvement de tête, le marchand de Toutenem fait signe à ses hommes de main dans la pièce qui sortent des dagues et commencent à s'approcher de moi qui garde mon calme comme souvent. J'ai déjà été dans des emmerdes bien pires que celle là.

- Je suppose que tu veux pas prendre le risque que j'aille dire à ton très chère seigneur à qui tu lèche le fion par devant avant d'essayer de le poignarder par derrière que c'est toi le traitre ? D'autant que j'ai cru comprendre qu'il aime pas trop ça les traitres ton boss.

Son regard me laisse comprendre que la réponse est oui. Il aboie un ordre à ses hommes alors que pour ma part je tire une bouffée sur ma pipe avant de me lever rapidement. Je colle une énorme mandale au premier mec qui vient ce qui a pour effet de l'envoyer percuter le mur plus loin. Ses collègues sont surpris de ma force qui semble bien supérieure à ce qu'ils auraient imaginés. Aaaaah les effets du tabac tonifiant. ça décuple les capacités physiques pendant un certain temps avant de t'épuiser un bon p'tit coup. mais en général, ça sert assez longtemps pour que je me défasse de mes adversaire. J'évite l'attaque d'un autre en me baissant sur mes genoux. et dépossède mon assaillant de sa dague à l'aide de ma dague de télékinésie. avant de lui coller une énorme baffe dans la tronche. Je me défais alors des autres voleurs dans la pièce quand à peu près six autres, attirés par le bruit des combats arrivent par l'escalier. Je regarde du coin de l’œil le voyageur qui est encore là. Quel camp il va choisir ? Je me pose la question par ce que...

- Voyageur, si tu m'aides à l'arrêter, je t'offrirai ce que je lui ai proposé, l'un de mes nombreux trésors sera tien.


Et là, une question se pose. Pourquoi je n'ai pas invoqué le nom de mon maitre pour faire valoir à ce que cet enfoiré me foute la paix ? Par ce que j'aime bien utiliser mes propres moyens. Je ne suis pas le genre de type à me cacher derrière le nom d'une tierce personne pour bénéficier de son aura et me protéger. Par ce que je suis certain que si j'avais dis franco à ce con là que je venais pour le compte de Maghior, roi des caravanes, des aventures et voyages commerciaux, il aurait pas fait son malin par ce que tus les marchands de Dreamland, y compris les non itinérants respectent Maghior et je pense qu'aucun ne voudrait s'opposer à lui d'une façon ou d'une autre par ce que ce type est juste un putain de monstre en affaire. Il est capable de ruiner n'importe quel marchand s'il en a envie. Mais voilà. à quoi bon dire ça ? Ce serait trop facile. Une aventure n'est pas une aventure sir c'est trop simple. Et puis bon, c'est pas comme si cette bande de taches risquait de me poser trop problème.
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Sam 22 Oct - 18:40



Les événements s'enchaînaient assez rapidement, Vladimir se retrouvant spectateur d'un échange auquel il n'était pas invité. Carvey refusa assez naturellement la proposition d'Alibaba, qui sembla un temps désarçonné. La réponse du marchand itinérant, relativement surprenante, arracha un autre sourire au Great-Rider. Lui-même très étranger à toute considération politique et aux imbroglios d'intrigues, vivait sa découverte de Dreamland avec les yeux qu'un bébé pose sur le monde. Le discours de Carvey était bien sûr loin de l'innocence caractéristique du jeune homme, mais celui-ci retrouva dans la soif d'aventure de la créature la même flamme qui animait son Voyage.

Mais cette réponse sembla ne pas plaire à Alibaba, puisqu'il ordonna à ses voleurs de s'en prendre au grand blond. De prime abord, Vladimir esquissa un mouvement pour intervenir. Mais assez vite, il se rendit compte que Carvey était plus qu'apte à se défendre tout seul. En témoignaient les sbires d'Alibaba qui se mirent à voler aux quatre coins de la pièce, à tel point que le jeune homme poussa un sifflement d'appréciation en le voyant à l'oeuvre. Malheureusement, d'autres mendiants arrivèrent de l'étage supérieur après avoir entendu les bruits de l'affrontement.

La tournure que prenait la situation ne plaisait pas du tout au Great-Rider, puisque celui qu'il considérait déjà comme un ami se retrouvait en opposition avec ceux qui leur avaient offert une porte de sortie. Lorsque le chef des créatures l'apostropha directement pour lui faire son offre, l'intéressé resta silencieux et le regarda d'un air neutre. Il se contenta d'écraser son poing dans la mâchoire du premier voleur qui passait près de lui pour charger Carvey. Le type recula de quelques pas en portant la main à sa bouche, provoquant la surprise parmi ses acolytes.

« Je me fous des récompenses, lâcha-t-il simplement en faisant quelques pas pour se mettre entre les mendiants et le marchand. Tu veux tuer Carvey parce que t'as peur qu'il casse ta couverture, et ensuite tu veux me payer pour que je t'aide à le faire ? J'ai bien compris, Alibaba ? Alors en quoi t'es différent de Raas'en'Hal ? En bruit de fond, les complaintes de Grani se faisaient entendre.
- A quoi joues-tu, Voyageur ? Rétorqua le riche voleur alors que son expression faciale se crispait sous la colère de se voir refuser son offre pour la deuxième fois dans la même nuit.
- Moi je joue pas. C'est pas un jeu la vie des autres.
- Liquidez-moi ça, mes braves, lança pour toute réponse le chef des voleurs. »

La demi-douzaine de sbires s'élancèrent d'un même mouvement, ce à quoi Vladimir réagit en invoquant Pooka, qu'il fit charger dans le tas. Un mouvement aérien erratique plus tard, le petit poney volant percuta les créatures comme une boule dans un jeu de quille. Deux d'entre eux reçurent le choc et plein fouet et s'évanouirent dans l'instant tandis que l’Équestre Farceur reprenait un peu de hauteur. Les autres continuèrent de courir dague au clair, arrivant bientôt sur le Voyageur. Ça ne semblait être qu'une diversion toutefois, puisque la moitié seulement s'en prit à lui, les deux autres le contournant pour aller directement s'attaquer à Carvey.

Pestant de ne pouvoir les en empêcher, le jeune homme fit un petit bond en arrière pour éviter la lame du premier de ses deux adversaires. Son temps de réaction fut presque un peu trop long, puisque la dague entailla un morceau de son large vêtement Touwarem. Il n'hésita pas une seule seconde en profitant de sa retombée pour asséner un coup de poing sur le haut du crâne, le sonnant suffisamment pour que Pooka réitère une Charge du Fou dans son dos. Le type poussa un cri sous la douleur, un bruit sourd retentit et il s'affala tête la première au sol, inconscient.

L'action s'enchaînant logiquement, le second était déjà sur le Great-Rider. Il le ceintura avant que celui-ci n'ait le temps de réagir, le souleva du sol et le fit tomber à la renverse. En position dominante au-dessus de lui, il brandit haut sa dague et s'apprêta à l'abattre au niveau de son cœur. Pooka, toujours présent et pris d'un fou-rire idiot, percuta l'arme par surprise, forçant l'assaillant à la lâcher. Vladimir en profita pour frapper le type dans le nez, attrapa son visage entre ses mains et alla cogner sa tête contre la sienne. Le style était brutal, primaire, propre aux combats de rue. A l'impact du front, le Touwarem poussa un grognement de douleur et bascula à son tour en arrière, laissant au jeune homme l'opportunité de reprendre l'avantage. Le maintenant d'une main ferme autour du cou, il lui envoya deux patates successives en pleine tempe. Le voleur cessa de bouger sous lui.

Vladimir se releva essoufflé, révoqua Pooka et se retourna pour voir comment le marchand s'était défait de ses assaillants. Après s'être assuré qu'il était hors de danger, il reporta son attention sur Alibaba. Le chef des voleurs resta un instant à les jauger tous les deux du regard, la mine défaite et hargneuse. Après quoi il leva les bras en signe d'apaisement et modifia son expression faciale du tout au tout. Il afficha un sourire amusé et ferma les yeux, reprenant la parole d'une voix calme.

« D'accord, j'ai perdu cette manche, caravanier. A présent réfléchis bien à ce que tu vas faire de moi. Tu peux me tuer maintenant, mais mon fils Hadjibaba ne cessera de te traquer que lorsqu'il aura ta tête dans une boîte, gardée au fond de ma caverne. A la place, tu peux aussi partir avant que d'autres de mes hommes ne rentrent de leur tournée, et me laisser la vie sauve. Toi et ton rejeton de Voyageur, vous pouvez tout simplement quitter les lieux sans craindre l'avenir. Je ne tenterai rien contre toi, et tu tairas mes agissements secrets lorsque tu te retrouveras devant Raas'. »

Il tendit la main comme pour sceller un arrangement. Sans piper mot, Vladimir franchit en quelques pas la distance qui le séparait de la créature.

« Ce n'est pas à toi que je m'adresse, Voyageur. Ce n'est pas à toi que revient la décision de... »

Il lui flanqua un magnifique direct du droit en plein visage. Manifestement peu habitué à se prendre des coups, Alibaba s'effondra au milieu de ses hommes endormis en les rejoignant dans l'inconscience. Le Great-Rider se retourna vers Carvey.

« Il le méritait, nan ? »

Après quoi il jeta un coup d’œil en direction des escaliers et se dirigea par là, faisant signe à la créature de le suivre. Alors qu'il gravissait les premières marches, Grani s'approcha de lui pour lui parler.

« C'était pas une bonne idée.
- D'assommer Alibaba ?
- De le laisser respirer, tout simplement. Tu crois qu'il va tenir parole et vous laisser tranquillement rencontrer Raas'En'Hal ? Vous en savez trop sur lui et ton pote Carvey l'a ouvertement menacé. Vous faites une sacrée brochette de vainqueurs tous les deux.
- Je tue personne. Le ton était sans appel.
- Tu viendras pas pleurer quand t'auras une dague plantée dans le cœur. C'est moi qui vais chialer. En fait j'aurai même plus les moyens de le faire, puisque quoi déjà ? Ah ouais... Je serai mort aussi.
- Alibaba a sa chance de faire mieux que menacer les types à qui il sauve la peau. Il peut y arriver, et quelque part, sa manière d'affronter Raas'En'Hal fait du bien à cette ville et à ce Royaume, je suis sûr de ça. A ton avis, il va penser quoi de nous quand il se réveillera en vie ?
- Que vous êtes des abrutis. D'ailleurs tu sais pas si Carvey va te suivre dans ta connerie. »

Vladimir avait confiance en la créature pour ne pas mettre à mort le riche Touwarem. D'ailleurs il arrivait à l'étage supérieur, ce qui chassa le moindre doute qu'il aurait pu avoir. Le rez-de-chaussée du bâtiment était calme, à l'instar des bruits de l'extérieur, qui au fil des minutes s'étaient estompés. La situation semblait peu à peu revenir à la normale et il apparaissait que tous les hommes d'Alibaba présents dans le bâtiment se trouvaient inconscients au sous-sol. L'Invocateur de Chevaux évita la porte d'entrée et se dirigea vers celle, dérobée, qu'ils avaient empruntée à leur arrivée. Il poussa le battant et se retrouva bientôt dans l'impasse. Un coup d’œil glissé en direction de la rue plus loin confirma le fait que l'activité avait repris un cours tranquille. Le jeune homme se retourna vers le marchand et son lapin et le regarda d'un air interrogatif.

« J'ai cru comprendre que tu voulais aller au palais. C'est par là que je vais aussi, j'ai très envie de voir ce terrible Seigneur. A mon avis Alibaba ne va plus être un problème avant un petit moment, mais je serai content d'aller avec toi là-bas. Je t'en dois une, Carvey, ça a pas changé, conclut-il en souriant. »

Ce faisant, il invoqua Celeris et l'enfourcha, s'avançant au pas jusqu'au niveau de la rue. Il s'arrêta à ce niveau là, attendant le lapin et son maître. Il démontrait clairement qu'il n'abandonnerait pas la créature comme ça, ou qu'il ne la lâcherai pas d'une semelle, selon l'interprétation que Cavey lui prêterait.
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Mer 26 Oct - 21:09

Bah dis donc, il est sympa ce type. Si je m’appelais diavolo, je dirais qu'il a envie de tâter de Popole Mayor vu comment il m'aime ce gars là. Mais bon, je vais pas m'en plaindre. Il m'aide bien. Il colle une énorme baffe dans la tronche d'un des mendiants avant de dire ses 40 vérités à Alibaba en lui balançant notamment qu'il vaut pas mieux que Raas'En'Haal. ouuuuuuh j'aurais pas aimé ! Et apparemment il n'aime pas. En fait, avoir un voyageur altruiste avec toi, ça peut être une bonne chose. Parfois ça a des bons côtés d'avoir un copain loyal bon histoire qu'il vous file des coups de mains sans rien demander en retour. Quoi ? Moi me servir de ce pauvre voyageur ? Mais tout à fait ! Bah quoi ? tant que ça vire pas à l'exploitation pure et dure, où est le mal ? Et puis il semble kiffer ça. Bon, trêve de conneries, je sans que vous voulez de la baston. Il se débrouille pas mal le voyageur. Ce n'est pas le cas des hommes de main de Alibaba qui sont certes de bons fuyards et assez débrouillards mais qui ne semblent que peu adeptes du combat. C'est un peu mon cas aussi remarquez. Si ce n'est que moi, je me suis forcé à apprendre à force. Disons que je sais me débrouiller. Face à des types si peu expérimentés en la matière, je fais carrément le café, mais face à des bons bourrins, c'est pas la même. Je dois avouer que je ne sais même pas si je serais capable de gérer ce voyageur en combat singulier. L'apparition de son cheval ruant dans tous les sens avait de quoi me désarçonner, un peu comme toute personne qui aurait tenté de le chevaucher. D'ailleurs ça me distrait si bien que je reçois un coup de dague dans le bras. ça saigne mais rien de méchant. Je saisis ma pipe et souffle du tabac analgésique sur la plaie tout en me débarassant du type en lui collant un énorme coup de pied dans la face. Ouais. Comme je disais, vraiment pas des combattants ces types. Je les bats en un coup. Ok, je veux bien que la puissance de mes coups est décuplée mais pas au point de vous foutre tous à terre en un seul coup. Certains étaient assez vifs et savaient esquiver. je pouvais pas leur enlever. le plus surprenait était que Alibaba reste là à ne rien faire, à observer le combat. Peut être qu'il sait juste pas se battre et préfère rester en retrait. Enfin c'est louche par ce qu'il voit qu'on est en train de pourrir ses types non ? Pourquoi il se casse pas ?

Vladimir et ses invocations se défont du gros des hommes de main d'Alibaba. Ce dernier se rend et avoue qu'il a perdu cette manche mais ne s'avoue pas vaincu pour autant. il se met à me menacer à me dire que si je le tue, son fils le vengera et qu'il le tuera à son tour. Sauf que mec, tu oublies un détail... J'ai jamais voulu te tuer mon pauvre. Mais bon, c'est le voyageur qui se charge de lui coller un bon coup dans le nez qui le sonne sur le coup et me regarde tout sourire en disant que ça faisait du bien. Si tu le dis. Il commence alors à s'en aller en montant les escaliers, suivi par le petit cheval qui commence à lui faire la morale encore une fois de ce que je crois entendre. Pour ma part, les effets du tabac tonifiant ne font plus effet et mes jambes sont faibles. J'ai du mal à me tenir debout. je m'effondre sur Bob. Le contre-coup du tabac tonifiant est en général assez violent. Je reste là affalé sur Bob qui ne trouve rien de mieux à faire que de me lécher les cheveux. Sa façon à lui d'essayer de prendre soin de moi. Je vois Alibaba qui remue un peu et se relève difficilement, il me regarde, le nez en sang.

- Tu... Tu me le paiera caravanier.
- Ouais c'est ça ouais. Tu sais que moi j'avais pas l'intention de te faire le moindre mal ? Je vois que t'es peu prompte à tenir tes paroles. A croire que t'es quelqu'un de malhonnête. pas un très bon point pour un marchand. Je sais pas trop ce qui me retient d'aller balancer ta traitrise à ton seigneur.


Il ne répond rien et s'en va juste par une porte dans la cave. Moi, je monte difficilement sur la selle de Bob qui me porte alors en haut puis en dehors de la bâtisse. Le voyageur m'y attendait et me disait qu'il voulait aller avec moi voir le seigneur de ce royaume. Dans le genre squatteur, ce mec se pause vraiment là. Il dit aussi qu'Alibaba va certainement me lâcher à présent. j'en suis pas si certain mais je n'en dis pas plus. On verra ce que ça me réservera. Au pire, ce sera pas le premier à vouloir ma mort et c'est certainement pas le dernier non plus. Bon, je vais pas le jeter le voyageur par ce que ce serait hypocrite de dire qu'il m'a pas aidé. je vois pas bien ce qu'il peut vouloir foutre avec moi par ce que bon, je pense qu'il va surtout faire sa potiche à rester là à rien dire. par ce que s'il ouvre sa gueule pour dire des conneries, je crois que je le cogne moi même. L'air crevé, avachi sur ma selle, je le regarde et lui réponds alors.

- Hmmm allez ok, tu m'as un peu aidé... Par contre, j'veux pas que tu fasse comme t'as fais maintenant. Tu te retiens de dire la première connerie qui te passe par la tête comme si t'avais fumé du tabac de vérité et tu retiens tes pulsions de sauveur de la veuf et de l'orphelin. Que t'assumes tes conneries ça me va mais je veux pas avoir moi à les assumer.

Je lui dis ça out en le pointant d'un doigt un peu accusateur et en espérant qu'il sera d'accord avec mes conditions. De toute façon il a pas le choix. Je le regarde alors invoquer à nouveau un cheval pour monter dessus. Ainsi, nous nous dirigeons vers le palais. Je reprends peu à peu la forme alors que nous faisons bien attention à éviter de croiser des gardes. Par ce que bon, ce que nous disait Alibaba comme quoi les gardes ont une mémoire de poisson rouge, j'y crois moyennement. On est pas dans un putain de jeu vidéo ici. Ici, c'est la dure réalité où quand on te cherche, on te cherche vraiment. D'ailleurs, c'est un miracle qu'on croise aucun garde. Comme quoi, le contrôle de Raas'En'Haal est pas si important que ça. Nous arrivons au palais après plusieurs détours pris pour éviter des rondes de gardes. devant le palais, on arrive devant un poste e contrôle, je pense qu'on pourra pas y passer autrement. Devant un quatuors de gardes qui nous observe tous les deux, moi et le voyageurs montés sur nos.... montures. Le drame d'employer deux mots de la même origine étymologique l'un derrière l'autre. Ils ont l'air interrogatifs.

- Halte-là ! Qui êtes vous ? Que voulez-vous ?
- Je suis carvey, marchand ambulant, et voici Vladivostok le voyageur qui m'accompagne.
- Vous n'avez rien à faire ici! si c'est le marché que vous cherchez...
- Nous en venons et c’est bien le palais qui est notre destination. je suis un émissaire de Rokhan. je viens au nom de Maghior, roi de Rokhan, roi des caravaniers et des voyages commerciaux. Il souhaite que je m'entretienne avec le grand Raas'En'Haal en son nom.


Je leur tends alors le sceau royal que m'avait confié Maghior. Ils le regardent, un peu surpris puis l'un d'eux va chercher des informations. Comme s'ils vérifiaient les informations ou allaient voir si leur maitre voulait bien me recevoir. Ils revint quelques minutes plus tard et glissa quelques mots à ses collègues. Je regarde mon ami voyageur avec un sourire. Je n'ai pas entendu mais je connais déjà la réponse. En général, personne ne refuse une rencontre avec Maghior ou une personne qui vient en son nom. Sauf les personnes qui le détestent vraiment. Les personnes qui ne l'aiment pas sont nombreuse. Il est super lourd comme type mais c'est le genre de personne qu'il vaut mieux avoir comme ami, même pour un très grand roi car c'est quelqu'un qui peut toujours vous servir. Et d'autant plus que Rokhan et Saharia sont des royaumes qui ont toujours entretenu une sorte de relation très forte vu qu'ils étaient d'un bout à l'autre d'une ancienne route commerciale à l'époque où les caravaniers étaient légion à Dreamland.

Nous entrons dans le palais aux allures anciennes et aux couleurs de ocre jaune ou plutôt couleur sable. Si j'étais un voyageur, je dirais que ça a des influences égyptiennes. Mais comme je n'en suis pas un, je vais pas le dire. Et dire que tout ça se trouvait sous le sable il y a pas si longtemps. c'était caché sous le sable et la résurrection du seigneur du désert avait permis à tout ça, toute cette citée oubliée de sortir du sable de ce désert infini. Nous sommes escortés par un duo de gardes. J'ai laissé bob vers l'entrée du palais. J'espère juste que le voyageur fera pas de la merde. Nous arrivons jusqu'à une grande salle imposante dans laquelle des flambeaux éclairent les murs et quelques sculptures décorent la pièce. Denant nous se dresse une créature à l'apparence terrifiante. j'ai pu l’apercevoir lors de la celestiafest. je le reconnus immédiatement. Raas'En'Haal. Le seigneur du désert. Il était là, décharné, semblant être composé uniquement de bandages, ses yeux avaient disparus. Sur son visage seul paraissait une terrifiante bouche qui semblait capable de dévorer une personne. Et il avait une présence tout aussi terrifiante. Il nous tournait le dos jusque là puis, lorsque nous arrivons, la garde nous annonce et il se retourne. Je me dis que là, ce seigneur est pas commode et qu'il vaut mieux faire trop dans l'étiquette que pas assez. Je fais une révérence et me présente.

- Grand et éternel seigneur, du désert, je suis Carvey, envoyé du Seigneur Maghior de Rokhan. Je suis accompagné d'un voyageur qui m'a aidé dans mon périple et...
- Pourquoi ton maitre n'est il pas venu lui même ?! De mon temps, le maitre de Rokhan se déplaçait lui même quand il venait parler à quelqu'un. Il n'envoyait personne.


ça commence bien. je ne me démonte pas. Je vais inventer quelque chose qui passera bien. j'arriverai à me débrouiller plus tard pour ne pas passer pour un menteur.

- Eh bien, mon maitre vous respecte tant qu'il m'a envoyé avant lui. Je suis là afin de vous prévenir de son arrivée prochaine. Il viendra vous voir personnellement. Je suis ici pour préparer sa ve...

Je suis interrompu par une vibration dans une de mes poches. Un objet se met à vibrer et même à émettre un peu de bruit. Il s'agit du sceau royal que m'avait confié Maghior. Je le regarde curieux. Attends mais c'est... Oh putain ! Pourquoi j'ai pas remarqué ça plus tôt ?! Je jette l'objet au sol, entre moi et le seigneur du désert qui observe, silencieux. Apparait alors de l'objet une espèce de portail duquel sort une personne. Je regarde la personne avec un regard mi-surpris, mi-dégouté. Il s'approche de moi avec un grand sourire et vient m'étreindre.

- Hahahaha ! Salut Carvey ! ça va ?!
- Maghior ?!
- Alors ? Surpris de me voir ?! Hey ! je suis passé à Kazinopolis. Athia n'a pas arrêté de me parler de toi. Tu lui fais de l'effet je crois. Faudra que tu m'explique comment t'as fait pour la séduire hein. P'tit coquin va ! Hahaha !
- Qui êtes vous ?!


Le portail disparait et la créature venant d’apparaitre et qui n'était autre que mon roi et celui qui m'envoyait ici se retourne vers Raas'En'Haal qui l'interpelle. Son sourire s'efface un instant en découvrant la momie décharnée puis repend un sourire.

- Je me présente, Maghior, roi de Rokhan. Mon prédécesseur m'avait beaucoup parlé de vous seigneur du désert. Vous étiez de très bons amis selon lui.
- C'est vrais... Nous étions amis. Il n'a jamais trahis ma confiance.
- Attends attends Maghior ! J'suis désolé de perturber ta réunion diplomatique mais tu m'as envoyé ici pourquoi ?!
- Bah... pour me servir de taxi.
- Quoi ?!
- Ouais ! En ce moment, je suis très voyage dans la 5° zone et venir jusqu'à la 1° zone à pince c'est pas trop mon délire. D'ailleurs j'ai un présent pour vous roi du désert en provenance de la 5° zone. Bref. Et puis ça prend du temps. Et tu sais ce que c'est. Le temps c'est de l'argent. Du coup je t'ai envoyé avec ce système de téléportation qui a été programmé pour s'activer dès que tu t'approcherais assez du seigneur du désert. Comme ça je pouvais faire le voyage de la 5° à la 1° zone en un instant. C'est vachement pratique comme objet mais ça nécessite une personne quoi.
- Attends... Tu t'es servis de moi ?
- Bah... Ouais !
- Oh putain j'y crois pas l'enfoiré ! J'y crois pas j'me suis fais entuber comme un bleu ! Oooooh putain ! Je crois que je vaux pas mieux que toi Vlad'...
- Hahahaha ! Allez sans rancune Carvey !
-Ouais...
- Mais bon, maintenant si tu pouvais... bah partir. On doit parler entre rois là. Tu sais, serious business et tout. Merci de m'avoir amené jusqu'ici en tous cas.


Là, j'étais sur le cul. J'avais entendu des choses sur Maghior comme quoi il est capable de se servir d'une personne comme un pure connard. Je l'ai déjà vécu mais à petite échelle mais je pensais pas qu'il pouvait être un tel enfoiré. j'étais à la fois vexé, humilié et stimulé. Je m'en voulais de m'être fait avoir comme un con. J'aurais dû repérer que le sceau royal était en fait un objet magique déguisé. Et en même temps, j'étais bluffé par l'intelligence te le manque complet de gène de Maghior. Il y a pas à dire. Il mérite son titre de roi de Rokhan. Ce mec est juste impossible à baiser. c'est lui qui te baise en toute circonstance et jamais le contraire. Et le summum de la putasserie c'est certainement qu'en récompense de tout ça... Qu'est ce que j'obtiens ?! Rien apparemment ! Juste un rapide remerciement. Et en plus il me chasse de la discussion diplomatique en plus de me faire passer pour le roi des larbins. Je comprends que j'ai perdu la partie. Je vois claire dans le jeu de Maghior. Je vois ce que dit son regard espiègle et en coin vers moi. Ce qu'il faut savoir, c'est que le seigneur de Rokhan est systématiquement en train de défendre sa place. Quiconque est habitant de ce royaume peut le défier afin de devenir seigneur à sa place. J'avais entendu parler de ça. Parfois, Maghior fait des petits coups de pute à ses sujets afin de leur faire comprendre que c'est lui le boss et Qu'on a pas le niveau pour le remplacer. Je pense pas que ce soit par volonté de domination. Juste pour jouer et montrer qu'il est le plus fort. Je le regarde un peu, dégouté.

- Bien... Allez viens vlad' on a plus rien à faire ici.

Je tourne les talons sous le regard qui semble amusé du seigneur du désert. Je dis au voyageur de m'accompagner par ce que de toute façon, sa présence comme la mienne ne sont plus désirés. je commence à m'éloigner vers la sortie de la pièce quand j'entends les deux seigneurs commencer à parler.

- Je vous trouve amusant Maghior. vous me rappelez un peu votre prédécesseur.
- Oh merci ! Je prends ça comme un immense compliment. C'était un dure en affaire. Excusez moi juste un instant. Hey Carvey !
- Ouais je sais... je suis pas encore prêt. Aujourd'hui tu m'as donné une leçon mais la prochaine fois ce sera moi.
- Hahaha ! ça c'est l'esprit !


Je lui avais répondu sans même me retourner. J'avais une grande amertume suite à ce qui venait de se passer. Je me sentais rabaissé. Je me sentais pire que quand j'étais gosse. Comme le jour où je me suis fais pincer à tenter de voler dans le musée de Regalia Ramon. Et quant au voyageur, si j'avais de la crédibilité à ses yeux, ça devait plus trop être le cas à présent. Bon, bah, en tous cas, ça c'était fait. je n'avais plus rien à faire ici à présent. Plus rien dans ce palais, plus rien dans royaume. J'étais vraiment amère et ça devait se voir. Il n'y a rien de honteux à se faire avoir par une des entourloupes de Maghior. Il est passé maitre pour duper son monde de diverses manières. Mais tout de même. Je pensais que... Je sais pas. Je me sentaix comme protégé. Je pensais pas qu'il me ferait un coup comme ça. Je me suis juste pas méfié. Il n'y a rien de méchant. Je n'ai pas à lui en vouloir. C'est de bonne guerre. Mais en même temps, je prenais ça comme une véritable défaite. Je sais pas. peut être que je m'imaginais plus près de son niveau que ça. Peut être que j'ai été trop orgueilleux de penser ça. Je suis très loin de l'égaler.
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Jeu 27 Oct - 15:21



« Ha ha ha ! Rigola Vladimir d'un air ensoleillé après les mises en garde de Carvey. T'en fais pas, ça va bien se passer ! »

Naturellement, ce que venait de lui le marchand était sorti par l'oreille gauche aussi vite que c'était rentré par la droite. Il entreprirent donc de traverser une bonne partie de la ville, empruntant des chemins des détournés sous l'impulsion de la créature, dont Vladimir ne comprenait pas l'insistance à vouloir éviter le maximum de patrouilles. Ce n'était pas vraiment dans sa nature de calculer les risques, il se contenta donc de faire une mine boudeuse du haut de sa selle à chaque fois que le marchand itinérant rallongeait leur parcours.

Ils arrivèrent finalement au poste de garde qui barrait l'accès au palais de Toutenem. S'ensuivit un bref échange entre Carvey et les soldats, l'un d'eux disparut un moment. Le grand blond sembla regarder le jeune homme en souriant, l'air sûr de lui après avoir mentionné le nom d'un Seigneur Maghior. Vladimir s'apprêtait à demander à son compagnon qui était ce fameux roi des caravaniers, lorsque Grani le coupa dans son élan en allant directement se foutre devant le visage de son Voyageur.

« Hé ben, voilà pourquoi j'connaissais son nom. Rokhan a longtemps été un puissant royaume, et son Seigneur actuel est un baratineur redoutable. S'il est bien à son service, j'en ai forcément entendu parler. »

A vrai dire, Vladimir se souciait peu de l'importance que pouvait bien avoir Carvey, il l'appréciait simplement parce qu'il le trouvait drôle et qu'il l'avait tiré, lui et ses compagnes, d'une situation périlleuse. Mais l'information passa, et s'il oublia aussitôt le nom du Seigneur, il garda en tête que c'était un endroit qu'il voudrait un jour visiter. On les laissa passer, et deux soldats furent détachés à leur escorte. Comme Carvey laissait son lapin à l'entrée, Vlad posa pied à terre à son tour et révoqua son étalon. Lorsqu'il pénétrèrent dans la grande bâtisse de pierre, le Great-Rider ne put retenir une longue exclamation d'émerveillement.

L'endroit respirait l'histoire et la mémoire à travers la moindre aspérité des parois. Ce qui ressemblait à des hiéroglyphes, des symboles issus d'un dialecte inconnu tapissaient les murs, encadrant parfois des fresques sans perspective, à la manière de peintures égyptiennes. Ici l'esquisse d'un affrontement entre un Voyageur et une créature, là un serpent s'enroulant autour d'une momie, là encore le dessin d'un fleuve déversant ses eaux sur des berges fertiles. Il y avait peut-être mille ans d'histoire écrits sur ces murs, et cette connexion avec le passé onirique pesa sur Vladimir avec une force qu'il ne put appréhender que par instinct, bien incapable qu'il était de citer la moindre partie de l'Avant dans Dreamland.

On les amena dans une grande salle éclairée par des flambeaux, au milieu d'une allée de sculptures tout aussi impressionnantes que les inscriptions qui recouvraient les murs. Bien vite, l'Invocateur de Chevaux remarqua la présence de ce qui ressemblait à une momie et qui leur tournait le dos. Les bandages ne le choquèrent pas, puisqu'il avait croisé des Touwarems avant même d'entrer dans Toutenem. Mais c'est lorsque le Seigneur des Dunes se retourna qu'il faut saisi par un sentiment d'effroi irraisonné. La créature était vraiment terrifiante, elle dégageait une aura lugubre, comme appesantie par des tourments que le jeune homme était bien incapable d'envisager. L'impression ressentie par Vladimir n'avait rien à voir avec ce que représentaient à ses yeux les autres créatures de Saharia. Il eut un temps d'arrêt, raide comme un bout de bois alors que Carvey esquissait sa révérence et entamait l'échange avec le fameux Raas'En'Hal.

A priori, la momie avait l'air de se sentir insultée par la présence de Carvey en lieu et place de son Seigneur. Le grand blond raconta alors qu'il n'était un émissaire, venu préparer l'arrivée du plus gros gibier, lorsqu'il se produisit un phénomène inattendu. L'insigne qu'avait présenté le marchand itinérant aux gardes se mit à dégager une énergie mystique, générant bientôt un portail à travers lequel se faufila une autre créature. Le type, qui présentait un visage plutôt sympathique, entama la conversation avec Carvey. Deux noms furent lâchés, Athia et Kazinopolis, et la mention de la relation entre elle et le grand blond laissa Grani bouche bée, ce qui arracha un sourire d'amusement au jeune homme. Il ne savait pas qui était cette Athia, mais il connaissait bien Grani pour deviner qu'il le lui apprendrait bien assez tôt. Quant à Kazinopolis, il avait déjà eu l'occasion d'en entendre parler pour savoir qu'il s'agissait de l'une des cités les plus importantes de Dreamand, un endroit où il avait bien l'intention de chevaucher Celeris.

L'échange sembla tourner court, sur une note de déception manifeste pour Carvey. Vladimir comprit que le marchand s'était fait arnaquer d'une manière ou d'une autre par son Roi, et que la pilule avait du mal à passer. Le jeune homme vit bien que son compagnon était atteint directement par l'attitude de son Seigneur qui semblait n'en avoir rien à faire. Sans vraiment la comprendre, il perçut qu'il s'agissait d'une humiliation et ça ne lui plut pas du tout. D'ailleurs quand Carvey se mit à tourner les talons et l'invita à le suivre, le jeune homme resta en place, observant la suite de l'échange d'un air neutre, presque idiot. Raas'En'Hal congratula Maghior, et ce dernier ne lâcha pas Carvey en en rajoutant une couche, poussant le marchand itinérant à conclure lui-même ce qui venait de se passer par une maxime sur les leçons à donner.

« Attends Carvey, lança le Great-Rider alors que ce dernier traçait son chemin vers la sortie. Moi je veux savoir des trucs. »

A ce moment, le Voyageur attira l'attention sur lui, interrompant la discussion entre le Seigneur des Dunes et le Roi des Marchands. Le premier posa son regard inexistant sur lui, tandis que le second haussa un sourcil suite à son intervention. Au même moment, Grani décrivait des mouvements avec son sabot sous sa gorge, comme pour mimer un geste d'égorgement, l'air de lui dire "Arrête ça tu vas crever " Et puis, en s'adressant à eux le plus naturellement du monde, Vladimir parla aux deux Seigneurs sans le moindre souci d'étiquette.

« C'est toi Maghior, le Roi des Marchands ? Quand on prend un taxi on paie la course, nan ? »

Puis, pointant du doigt Raas'En'Hal et arborant un air totalement neutre, littéralement inconscient du danger auquel il s'exposait.

« Et puis je me demande, qu'est-ce qui t'est arrivé pour que tu sois dans cet état, une vraie momie, Raas'En'Hal ? »

La robe cendrée de Grani blêmit immédiatement tant il fut saisi par la peur. Il y eut un moment de silence dans la salle, après lequel les deux Seigneurs prirent la parole presque en même temps.

« Hey, Carvey, t'as dis qu'il s'appelait comment, le gars qui t'accompagne ? Fit Maghior en dressant un sourcil.
- Te joues-tu de moi, Voyageur ? Fit Raas'En'Hal en déployant une formidable aura meurtrière dans la salle, provoquant des picotements dans l'échine de Vladimir.
- Mes Seigneurs, mes Seigneurs ! Brailla Grani en supplique, allant courber sa petite échine aux pieds des deux créatures. Je vous prie de pardonner le Great-Rider ici présent ! Au nom d'Epona Regina, qui toujours a entretenu des relations exceptionnelles avec les braves du désert et les commerçants du voyage, je vous implore de ne pas punir ce Voyageur ! C'est un ignorant qui ne connaît ni les coutumes de Rokhan, Seigneur Maghior, ni les souffrances que vous avez traversées, Seigneur Raas'En'Hal  ! »

Vladimir croisa les bras devant la réaction du petit poney volant, puis tourna la tête en direction de Carvey, l'air interrogateur. Il avait fait une bourde, ou quoi ? Tout ce qu'il voulait, c'était comprendre comment pensaient les Seigneurs de Dreamland.

« Carvey, reviens ici, Annonça Maghior à son sujet. Faut qu'on discute de tes relations ! Depuis quand tu traînes avec lui ? Epona est une vieille amie !
- Epona Regina... Commença la momie d'une voix caverneuse. Encore un nom qui revient des tréfonds de ma mémoire. Toujours honnête, toujours droite, jamais impliquée dans les conflits extérieurs à sa Plaine, jamais coupable de revenir sur sa parole. Elle n'a jamais été une alliée mais n'a jamais été une ennemie. Il est vrai que les chevaux de Dreamland, au même titre que les chameaux et les dromadaires, ont arpenté les dunes de Saharia depuis aussi loin que je m'en souvienne. Petite créature, je sens que ton Voyageur est encore une jeune pousse perdue, loin des oasis de la connaissance. Tu devrais lui apprendre à tenir sa langue et lui enseigner ce qu'il doit connaître avant de le laisser s'adresser à des rois.
- Assurément, assurément, balbutia le Guide, tout trempé de sueur chevaline. Excusez-moi, excusez-moi, excusez-le, je m'incline devant vous.
- Je n'ai ni l'envie ni le temps de t'accorder un récit de ma propre bouche, Voyageur, continua le Seigneur du Désert en s'adressant cette fois au Great-Rider. De toute façon, une histoire qui n'est peuplée que de traîtres, de menteurs et de tricheurs n'est pas une bonne histoire. Disparais, à présent. Remercie ton cheval et estime-toi chanceux que je ne t'envoie pas croupir au fond de mes cachots, ou que je ne te fasse pas couper la langue. »
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Carvey
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Ven 28 Oct - 14:24

Ok. Décidément ce pauvre type a aucun instinct de survie. Alors que je décide de m'en aller par ce que voilà, j'ai plus rien à faire ici. Lui décide de faire son petit scandale. Je me retourne quand il commence à interpeller les seigneurs. Décidément ce mec écoute jamais quand on lui parle. J'aimerais pas être ses parents ou même son poney là qui le suit par ce qu'en effet, il doit vouloir s'arracher les sabots à vouloir expliquer des choses à Vladimir qu'il décide volontairement de ne pas écouter. Je suis pas devin mais je pense qu'un jour, il va croiser des gens moins magnanimes que Maghior et Raas'En'Haal qui outre son apparence ne semble pas si mauvais. Il semble surtout être un homme rongé par la haine et la douleur et un peu paranoïaque sur les bords qui la sincérité et la loyauté au dessus de toutes les autres qualités. Par contre, je pense qu'il est pas du genre magnanime et ça, sans faire du délies de faciès, je peux dire qu'il le porte sur sa tronche. Je suis à deux doigts de me frapper le front de ma main en signe d'exaspération et de désespoir quant au cas que représente ce voyageur. Je sens que je vais une nouvelle fois devoir lui sauver ses miches mais... En fait nan. Son poney de compagnie là, il fait assez bien le travail tout compte fait. Bon, il fait ça dans un plaidoyer u peu pitoyable qui fait ressortir son côté peureux et pathétique mais bon, l'important c'est le résultat non ? ça a même pour effet que Maghior me demande de revenir. Je le regarde d'un air neutre et lui répond.

- Nan.

Il y a un truc que les gens peuvent avoir du mal à saisir. Rokhan a un rapport très particulier à l'autorité et la "monarchie" assez éloigné de celui de la plupart des autres royaumes. En fait, le truc un peu stupide c'est que le roi n'a aucune autorité sur ses sujets. A la rigueurs, beaucoup lui obéissent car ils reconnaissent en lui une sorte d'autorité morale ou le respect qu'ils ont pour lui les pousse à obéir. Mais à aucun moment Maghior n'a une réelle autorité ou n'instaure une relation de subordination avec ses sujets. Si ses sujets lui obéissent, c'est qu'ils le veulent bien. En fait, en venant à Saharia, je me suis pas plié à un ordre de Maghior. Je lui ai rendu un service gracieux par ce que je pensais que je lui devais. Du coup là, quand il me demande de revenir vers lui alors que j'en ai pas envie. Je lui dis juste non par ce que j'ai pas envie et qu'il a pas d'ordre à me donner. Après, je sais pas ce qu'il veut me dire. Qu'est ce que ça peut lui foutre que je fréquente un voyageur d'Epona Regina ? Du coup, bah je me casse. Je retourne jusqu'à l'écurie où m'attendait Bob avant de me faire rejoindre par le voyageur qui a finit par lui aussi se faire congédier. Je le regarde pas et continue de vérifier la selle de ma monture et tout le stocke qui y est arnaché.

- C'était con ce que t'as fais... Mais merci. Juste... la prochaine fois évite de mettre ta vie en jeu pour des trucs qui en valent pas la peine et qui te regardent pas. Il y a un truc qu'il faut que tu perde pas de vue. Des voyageurs m'ont expliqué que dans votre monde, tuer c'est vraiment punis mais ici... à Dreamland... des personnes peuvent décider de te tuer par ce que tu les regarde mauvais et s'ils en ont le pouvoir. Et la plupart des rois en ont le pouvoir. Si tu dois mettre ta vie en danger en contrariant une personne que tu devrais pas contrarier, essaies de le faire pour une vrais bonne raison. t'auras pas toujours ton poney pour te sauver la vie... Et au passage, soit sympa avec lui et écoutes le un peu plus. Il te raconte pas que des conneries.

Je pouvais sembler froid alors que je lui disais ça. Mes vérifications terminées, je monte sur le dos de Bob et le regarde ainsi du haut de ma monture.

- Allez... Suis-moi ! je vais te payer un verre et satisfaire ta curiosité.

Moi et Bob on commence à quitter le palais, suivis par le voyageur. On traverse calmement la ville, plus du tout inquiétés par les gardes qui ont dû recevoir le mot comme quoi on était pas des menaces jusqu'à arriver vers une sorte de terrasse d'un café. Enfin une terrasse. C'était au bord de la ville. On pouvait voir quelques champs d'EV irrigués par un canal et en toile de fond le désert interminable. Quelques vieux Touwarem étaient en train de boire du thé sous la tonnelle qui abritait du soleil de plomb. Je m'installe sur un tapis devant une petite table basse et je commande un thé local avant de faire signe au voyageur de s'assoir avec moi. Je me suis mis au bord de la terrasse ce qui me permet de passer la main au travers d'une sorte de petite barrière et caresser de temps en temps Bob qui buvait à l’abreuvoir devant la terrasse.

- Tu voulais savoir pour Raas' ? Pourquoi il est comme ça. Les caravaniers en m'expliquant m'ont raconté la légende et ce qui se dit. En fait... Raas'En'Haal est mort. Il y a des centaines d'années, il a été tué au cours d'une terrible bataille où il a été trahis par ses alliés. Ses hommes ont respectés ses dernières volontés dans son enterrement et l'ont momifié. Et je sais pas par quel procédé... Il est arrivé à tromper la mort. Il est littéralement revenu à la vie. Mais son corps n'a pas résisté aux outrages du temps. Il a regagné la vie mais il n'a jamais pu retrouver son corps d'en temps. Je crois qu'à sa place, moi aussi j'aurais les boules. On dit qu'il cherche avant tout à se venger des traitres qui ont causé sa chute. Bon, j'ai cru comprendre qu'il est un seigneur un peu belliqueux... mais sincèrement, c'est pas le seul. Des seigneurs belliqueux, je peux t'en citez des dizaines.

Une créature vient nous apporter le thé. Je paye immédiatement l'addition, respire un peu le parfum floral de ce thé fait à partir de fleurs du désert. Je bois. C'est étrangement fort et épicé. Il se dégage du breuvage une sorte de chaleur pas seulement au fait que c'est une boisson chaude. Il fait déjà chaud mais ça ça chauffe le bide en plus. Après, c'est une chaleur relaxante. Pas un truc qui brule. Je regarde un peu à l'horizon alors que je caresse Bob puis me met à penser tout haut.

- Maintenant que j'y pense, je me demande où elle est sa foutu caverne à l'autre con là.

C'est à peu près à ce moment qu'un jeune Touwarem, accompagné d'une bande de voleurs me pointe du doigt. Je me marre intérieurement par ce que n'empêche, le destin fait bien les choses ! Le destin ou l'enfoiré qui écrit ce que je dis. Qui sait ? ça me fait rire par ce qu'on sort à peine d'une emmerde qu'une autre m'arrive sur le coin du nez. c'est chiant par ce qu'on peut jamais se poser. les emmerdes sont systématiquement à ma poursuite mais en même temps, c'est ça qui est fun.
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Ven 28 Oct - 18:40



Sur la demande du Seigneur des Dunes, un garde vint saisir Vladimir à l'épaule et l'entraîna à la suite de Carvey qui avait purement et simplement refusé d'obéir à Maghior. Le Great-Rider voulut protester mais Grani fusa littéralement plaquer ses deux sabots antérieurs sur ses lèvres pour l'empêcher de parler. Il ne le lâcha que lorsqu'ils furent hors du palais, au niveau des écuries. Le garde les laissa là et Carvey parla alors à Vladimir, le remerciant et lui donnant quelques conseils pour la suite de son Voyage.

« Pas de quoi, Carvey, fit-il en invoquant Celeris et en grimpant en selle. J'ai juste dit la vérité, on prend pas un taxi sans payer pour la course !
- C'est tout ce que t'a retenu de ce qu'il a dit ? Intervint Grani en fulminant. Merci beaucoup Carvey, enfin quelqu'un qui me comprend !
- Nan je sais bien qu'il faudrait que je fasse plus attention des fois, mais j'y peux rien tu sais, Cavey... Quand je veux demander quelque chose je le demande, j'ai jamais menti non plus. Je vois pas à quoi ça sert quand on peut dire simplement ce qu'on pense. Et puis on me tuera pas ! Ajouta-t-il en souriant jusqu'aux oreilles. Je vais devenir plus fort pour éviter ça, et protéger ceux qui ont besoin de l'être, exactement comme t'as eu besoin que quelqu'un dise à Maghior que c'était pas cool ce qu'il t'a fait, même si tu crois que t'en avais pas besoin. J'ai pas tout compris d'ailleurs, mais je sais bien que c'était pas cool. »

Le grand blond commença à sillonner les rues de la ville après avoir invité le jeune homme à boire un coup en sa compagnie, ce que Vladimir accepta avec enthousiasme. L'attitude de la créature vis-à-vis des gardes avait changé en se rendant compte que ces derniers n'étaient plus à leur poursuite, ce qui se traduisit par un trajet sans complication qui les fit passer par les artères principales de Toutenem. Ils parvinrent finalement à un petit coin à l'orée de la cité. Vladimir révoqua sa monture tandis que Carvey s'installait devant une petite table basse. En allant le rejoindre, le jeune homme s'imprégna de l'ambiance de tranquillité qui habitait les lieux, jetant un coup d’œil au paysage désertique qui s'étendait au-delà de l'oasis.

Le Great-Rider écouta silencieusement le marchand itinérant lui raconter l'histoire de Raas'En'Hal, haussant les sourcils à l'évocation de la mort de ce dernier. Si même un phénomène pareil était possible à Dreamland, c'était que le monde des rêves réservait des surprises encore plus incroyables que ce à quoi Vladimir avait pu s'attendre jusqu'alors. La résurrection du Seigneur des Dunes lui fit repenser à un endroit qu'avait évoqué Grani lors de sa toute première nuit dans Dreamland, lorsqu'il lui avait expliqué ce qu'il avait à savoir en tant que Voyageur débutant.

Il y a pas un endroit qui rassemble les morts et qui se rapproche du paradis, Eternia... ? Se demanda-t-il avant de se corriger pour lui-même. Eden... Edenia ?

Puis il fut question de l'esprit revanchard du Seigneur de Toutenem et des raisons qui le poussaient à entretenir une telle haine. Carvey lui-même avoua qu'il comprenait ce qui pouvait animer les ténèbres dans l'esprit du Roi Momie, mais Vladimir secoua la tête et répondit pour apporter son point de vue, d'une manière simple au possible et somme toute innocente.

« Même s'il arrive à se venger des enfoirés qui l'ont laissé en plan, il sera pas tranquille. Au contraire, je crois qu'en fait ça va le pousser toujours plus loin dans la haine. D'ailleurs s'il en est là, c'est parce qu'il y a eu une bataille. Franchement ça m'étonnerait pas si c'était lui qu'avait déclenché cette bataille. J'ai tort ? Moi je crois qu'on récolte ce qu'on sème. Fais la paix et t'auras la paix. Fais la guerre et t'auras la guerre. Écrase-toi et tu seras écrasé. Y'a peut-être beaucoup de Seigneurs qui confondent prendre de la place et piquer celle des autres ? »

Carvey changea ensuite le sujet de la conversation en la redirigeant sur la caverne d'Alibaba, donnée qui avait fini par échapper au Great-Rider. Le jeune homme se gratta le menton en levant les yeux au ciel, l'air de réfléchir, tout en portant son thé à ses lèvres, dont le goût lui rappelait celui du père Asirem.

Je me pose bien la même question. D'ailleurs, c'est du vol de voler un voleur ? J'ai déjà cogné un type qui avait pris le sac volé d'une grand-mère des mains de celui qui l'avait volé à la base... Enfin, je crois. Alice était avec moi d'ailleurs ce jour-là, nan ? Si ? Putain je sais plus.

Alors que l'Invocateur de Chevaux était en plein questionnement intérieur impliquant le vagabond londonien et leurs escapades musclées dans les rues des cités Californiennes, il y eut du mouvement derrière lui qui le tira de ses pensées. Il se retourna constatant l'arrivée d'une petite bande de voleur à la tête de laquelle se trouvait un jeune Touwarem qui malgré tous ses bandages présentait un certain nombre de ressemblances avec Alibaba. Les créatures se mirent à courir dans leur direction, le plus rapide d'entre eux commençant à escalader le petit grillage qui séparait la terrasse du reste de la rue et du désert.

Les petits vieux qui se trouvaient non loin à siroter leur thé tranquillement prirent leurs jambes à leur cou devant une telle agitation. Réagissant davantage qu'il ne réfléchissait, Vladimir souleva leur table et la balança dans la tête du voleur qui dépassait du grillage, ravageant au passage l'intégralité du service à thé. Il y eut un "Bonk !" sourd et la créature retomba de l'autre côté. Après quoi le jeune homme invoqua Ch'gvo, passa sa main à travers les barreaux et projeta la tête du cheval jusque le plus proches parmi les autres adversaires. L'invocation alla mordre dans son long tissu, et après s'être assuré de la prise, Vladimir ramena brutalement son extension jusqu'à lui, faisant se cogner la tête de la créature contre le métal de la grille. Le type s'effondra au sol en soulevant une gerbe de sable alors que Ch'gvo relâchait la pression de sa mâchoire.

Il restait encore beaucoup de voleurs qui s'approchaient, certains préférant contourner la terrasse en voyant ce qui arrivait à leurs camarades qui avaient tenté de s'approcher de la grille. Vladimir courut à la rencontre de ces derniers, laissant le marchand itinérant se charger des autres qui tenteraient de passer le grillage. En révoquant Ch'gvo, il fit appel à Pooka, qui fonça sur le plus proche en le manquant d'un poil. Le jeune homme se baissa pour éviter un coup de dague, envoyant en réplique un coup de poing dans le bide de son assaillant. Le gars eut le souffle coupé, ce qui permit au Great-Rider d'enchaîner tandis que Pooka continuait de harceler sa cible, un voleur particulièrement agile qui ne cessait d'éviter ses charges folles. Le poing du garçon s'écrasa sur la joue de son adversaire, et il se retourna pour faire face au suivant, juste au bon moment pour attraper son poignet et stopper son mouvement de lame. La pointe de la dague s'arrêta à quelques centimètres de l'abdomen du jeune homme, qui souffla un coup sec pour marquer sa chance. Il donna un coup de boule au type, qui recula, et s'apprêta à achever son premier ennemi. Seulement, avant de se retourner, il sentit le froid contact de quelques chose de métallique lui traverser l'épaule.

Le Touwarem avait reprit son souffle bien plus vite que prévu, et l'avait attaqué dans le dos en profitant que l'attention du jeune homme soit accaparée. Vlad poussa un grognement de douleur, passa sa main dans son omoplate et retira la dague dans un cri, alors même que Pooka, fou de rage de voir son Rider se faire poignarder, abandonner sa cible pour aller assommer le responsable. Le Touwarem qui avait reculé sous son coup de boule bougea derrière lui, mais le jeune homme le repoussa d'un coup de pied en arrière, et Pooka se chargea de l'assommer à son tour. Le bras endoloris, Vladimir se retrouva face au dernier, le plus agile, et décida de le laisser venir à lui. Le type chargea dague au clair, mais le garçon attendit le dernier moment pour attraper son poignet, et lui fit sur le champ une clef de bras pour lui faire lâcher son arme et passer dans son dos. Maintenant fermement la créature immobilisée son emprise, il ordonna à Pooka de réaliser une ultime Charge du Fou. L'animal ricana nerveusement et alla écraser son crâne contre celui de leur adversaire, qui perdit connaissance à son tour sous la violence du choc.

L'Invocateur de Chevaux secoua légèrement son épaule, qui lui faisait un mal de chien, et reporta son attention sur le jeune Touwarem. Celui-ci, devant la résistance opposée par Carvey et Vladimir, prenait déjà la fuite en invoquant une espèce de créature hybride, à mi-chemin entre un chameau et un scorpion. La Chimère du Désert partit au galop une fois que son propriétaire l'ait enfourchée. Vladimir invoqua Celeris après avoir fait disparaître l’Équestre Farceur, grimpa en selle, et éperonna l'étalon.

« Carvey, je crois que c'est les gars d'Alibaba !
- Sans blague ! Ironisa Grani. Tu le fais exprès en fait ?
- J'suis sûr qu'il va nous amener à Alibaba, faut qu'on le suive pour lui dire qu'on a pas parlé de lui à Raas'En'Hal sinon il nous lâchera pas ! Conclut-il en partant au galop. »

Au loin, la garde semblait avoir été alertée par le remue-ménage provoqué par l'affrontement, mais Vladimir ne s'en rendit pas compte. Il quitta Toutenem dans le sillage du cavalier Touwarem, et qui l'entraîna à sa suite à travers les dunes. Ils chevauchèrent ainsi un certain temps, et Grani souligna à plusieurs reprises qu'il était sûr que c'était un piège, mais le jeune homme se contenta de lui répéter que tout se passerait bien. Du sable à perte de vue se dégagea bientôt une zone un peu plus rocailleuse, et le jeune cavalier le fait pénétrer dans ce qui ressemblait à un canyon.

Au détour de quelques tournants naturels, il finit par disparaître de son champ de vision. Le Great-Rider pesta, fit s'arrêter sa monture, tourna la tête à gauche et à droite. Ne trouvant rien, il chercha un signe de vie en faisant avancer Celeris au pas. Et puis, alors qu'il entendait le bruit des bonds du lapin de Carvey se rapprocher, il repéra ce qui ressemblait à une cavité refermée par une roche bizarrement délimitée. Un sourire se dessinant jusqu'à ses oreilles, il jeta un coup d’œil malicieux au marchand itinérant alors qu'il arrivait à portée, et posa pied à terre, s'approchant de quelques pas.

J'ai rêvé de faire ça depuis que je connais Asirem... Si ça marche... Songea-t-il en exultant intérieurement.

« Sésame, ouvre-toi ! »
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Mar 1 Nov - 23:10

Décidément, ce pauvre type méritait des bonnes séries e baffes afin de lui faire entrer dans sa petite tête de niaisard la dure réalité du monde où que tout le monde il est pas gentil, tout le monde il lui veut pas du bien. Et il insiste en plus en disant qu'il a juste essayé de m'aider à me faire justice. Je renonçais à lui répondre sentant que j'entrais dans un terrain difficile et qu'il entendrait jamais raison. Je jette juste un regard de pitié vers le petit canasson flottant. En fait, la vie ça doit vraiment pas être simple pour lui je le plains au plus haut point. Je crois que ce mec comprendra que le monde est dure, qu'il est une pute borgne qui te soufflette d'un revers de sa main purulente et galeuse, que quand justement il aura tâté des phalanges dégueulasse du dit monde. Je pense qu'il aurait pas compris même je lui expliquais en quoi ça serait inutile d'essayer de changer le point de vue de Maghior. Déjà, on change pas quelqu'un qui a plus de neuf siècles et des millions d'aventures et expériences derrière lui avec trois répliques plus remplies d'innocence que la culotte d'une pucelle. A quoi ça servirait de perdre son temps à changer une personne qui ne changera pas ? Il me dirait que je suis défaitiste mais je pense pas. Réaliste. Si j'étais défaitiste, j'en serais pas où j'en suis là. Et puis, c'est en acceptant les faits qu'on grandit. Et enfin, Maghior n'a pas été "pas cool" avec moi. Je me suis fais avoir comme une merde par ses fourberies tout comme j'ai eu plus d'une personne avec les miennes. Mais bon, à quoi bon lui expliquer ça ? ça prendrait des plombes. 

Et une fois assis à la terrasse, il me ressert un peu le même genre de soupes. Mais bon, j'arrive plus volontier à tomber d'accord avec lui. Je suis d'accord avec ce qu'il dit dans l'ensemble mais pas les raisons qui motivent son discours qui a encore une fois pour moteur sa bienpensance. après, c'est vrais qu'en tant que pacifiste et vu ce que je sais de Raas', en effet, il a un peu cherché ce qui lui est arrivé. Il a commencé des guerres et la guerre n'est pas qu'un jeu de puissance brute, de deux armée qui s'entrechoquent. C'est aussi une affaire de stratégie, de diplomatie. Il n'acceptait juste pas d'avoir été battu sur d'autres aspects. Un peu une sorte de mauvais joueur. Et c'est notamment pour ça que je ne m'étais pas plus "défendu face à Maghior". Je ne suis pas un mauvais perdant. j'ai joué avec lui sans le savoir, j'ai perdu ce jeu. Voilà. Rien de plus ni de moins à dire. Il n'y a pas d'être gentil ou pas qui tienne. Mais j'avoue que je souhaite pas ce qui lui est arrivé à qui que ce soit.

Mais venons-en au fait ! L'attaque des voleurs. Il semblait assez évident que ces types n'étaient autres que le fils d'Alibaba et ses autres compagnons. D'ailleurs, le voyageur annonça l'évidence avec une innocence non feinte. Cela lui valut une belle remarque de la part de Grani. Pauvre voyageur, il passe son temps subir les sarcasmes de son invocation. Même si bon, sur le coup je suis complètement d'accord avec lui. Me pauvre baby a la sévère tendance à enfoncer les portes ouvertes. Voyant l'attaque arriver, une partie des clients s'enfuient. Je  détache rapidement les rênes de Bob qui s'éloigne à l'approche d'un des voleur qui entreprend de sauter par dessus la petite barrière et qui est vite cueilli par Vladimir. Je me recule pour lui laisser de l'espace pour combattre. Il a bien besoin de ça avec ses invocations. Je me baisse pour éviter un coup de dague et me sers de ma bague de télékinésie pour repousser le touwarem qui va s'écraser violemment contre un mur de lu bar dans lequel certaines personnes se sont réfugiées. J'observe le situation. Le voyageur attire le gros des voleurs à lui. Le colle une baffe à l'un quime la rend bien par une bousculade qui me renvoie dans les bras de son collègue qui me maintient. Il a été désarmé par Vladimir un peu plus tôt et décide donc de m'attaquer aux poings. Je me prends deux coups dans le bide avant  de coller un coup de crâne dans le nez de celui qui me retient. Si tante st que les touwarem ont un nez. Libre, je... bah je me prends un coup dans la tronche et tombe à terre et le mec s'apprête à venir me savater à terre. Je fais une nouvelle fois usage de mon anneau de télékinésie et propulse le voleur contre le grillage qui s'arrache sur son passage. je cois que j'ai été un peu fort. Il devrait pas me rester beaucoup de charge dans l'anneau. Je e relève en me massant la mâchoire. celui qui me retenait plus tôt m'attaque à nouveau. Je vide la dernière charge de l'anneau  afin de l'attirer à moi, ce qui brise tout son timming d'attaque et le surprend, ce qui me permet de le cueillir d'un bon coup dans le museau.  Je regarde par la trouée faite dans le grillage. je vois alors le jeune touwarem, le seul habillé assez richement dans toute cette bande. Le fils d'Alibaba. 

Je m'élance après lui tandis que je laisse à Vlad' les autres agresseurs. Il se débrouille beaucoup mieux que moi au combat. De toute façon, ça semblait finit. Quand il me vit m'approcher de lui, il siffla une monture qui devait s'être cachée non loin. Une sorte de bestiole un eu dégueulasse et indescriptibles qui s'en alla vers l'immensité des dunes. J'appelle Bob qui était allé se réfugier alors que Vlad lui est déjà parti à la poursuite du fuyard au triple galop au dos de son invocation. Seulement, je n'ai pas le temps de monter sur mon lapinou que les gardes débarquent et commencent à m'encercler. Je renonce à m'enfuir mais fait signe à Bob de poursuivre Vladimir. il s'exécute en sautant haut par dessus un garde avant de suivre Vladimir dans le désert. pourquoi je le fais fuir ? La dernière fois qu'on m'a capturé avec lui, les vandales ont abimés mon stocke. Je préférais le faire fuir avec le voyageur. il serait en sécurité avec lui en plus. Moi pendant ce temps ? je me laissais capturer par les gardes en levant les bras en signe de pacifisme et ainsi, je couvrais un peu vladimir car vu qu'ils avaient une personne à arrêter, ils ne se concentraient pas sur l'autre fuyard. Un des gardes m'approche alors qu'on attache mes mains dans mon dos et qu'on commence à me débarrasser de mes objets magiques sur moi.

- Comme on se retrouve foutu marchand lapin ?! T'as pas finit de foutre la merde dans cette ville paisible.
- En fait il y a méprise je.... oupffff!

Il me colle un coup de poing dans le ventre pour me faire taire avant de continuer. Au cas où vous n'auriez pas compris, c'est le capitaine de la garde que j'avais emmerdé plus tôt. Perso je l'avais reconnu. Désolé si ça parait racisme mais pour moi, tous les Touwarem se ressemblent.  Il me voit tombé à genoux puis tousser un peu en direction du sol pour reprendre mon souffle avant de me saisir par les cheveux pour me forcer à le regarder.

- Tu es un invité de notre seigneur il parait... ce n'est pas une raison pour mettre la merde dans notre royaume.
- Je vous le dis il y a maitrise, c'est ces voleurs qui...*Je me prends un revers de la main* aïeuh mais vous savez pas parler autrement que par la violence ?!
- La ferme vaurien ! Nous savons que tu es de mèche avec ces voleurs !
- Comment ça ?!
- Le témoignage d'un des hauts dignitaires de Toutanem qui nous a dit que tu avais pénétré chez lui avec cette bande de vauriens pour le voler.
- Putain ! Alibaba l'enfoiré !
- Exactement ! Sieur Alibaba t'accuse de l'avoir agressé avec ton ami voyageur pour tenter de le voler. Et puis, tout à l'heure nous t'avons vu fuir avec les voleurs.
- Bien...

Je savais à présent ce qui me tombait sur le coin du nez. Je me laissais donc gentiment amener jusqu'au palais où j'allais me faire enfermer. Retour à la case départ. Je me fais transporter manu militari jusqu'à un cachot qui est étrangement bien rempli par des personnes qui n'ont pas toutes des mines de criminelles. Par contre, les voleurs ont été placés dans des cellules non loin de la mienne. J'attends un petit moment en réfléchissant à un moyen de me sortir d'une telle situation. j'ai mal au bide, je me suis pris plusieurs coups là, ça fait pas du bien. je commence à avoir une belle marque douloureuse sur l'abdomen qui s'estompera certainement dans les prochaines nuit. J'entends qu'on vient dans le couloir. Il y a plusieurs personnes. Ce n'est pas que le geôlier. Et là, devant les barreaux de ma cage, je vois paraitre un visage familier. 

- hahaha ! Si je m'attendais à te revoir de s itôt mon bon Carvey.
- Maghior ! Si tu m'avais pas pris pour un lapereau de deux semaines, je dirais presque que je suis content de te voir.
- rooooh tu vas pas m'en vouloir pour si peu ?! Et tu sais, je t'ai juste un p'tit peu remis à ta place. Je trouve que tu prenais un peu trop le melon dernièrement.
- ça va ça va ! je sais, j'aurais pas dû me faire avoir comme ça t'as raison. Bon, si t'es là juste pour te foutre de moi, tu peux partir. A moins que tu sois là pour me dire que je suis libre.
- Désolé mais non. J'ai rien pu faire pour toi. Au contraire, ça a compliqué mes affaires. J'étais ici pour connaitre un peu ses projets et donc savoir s'il risquait de venir perturber l'équilibre de Dreamland. Au final, je suis pas bien plus avancé qu'avant de venir ici. Au moins, il est disposé à me revoir et garder le contact avec moi et même à entrer potentiellement en affaire. j'ai bon espoir d'essayer de l'adoucir mais ce sera pas gagné. Raas'En'Haal est très courroucé contre le monde entier. J'avais entendu dire que c'était pas un tendre mais là ça va bien au delà. Que tu sois un ambassadeur ou pas, tu as mis le trouble en son royaume, il compte te punir.
- Après un procès équitable ?
- Normalement ça devrait être équitable.
- ok ça le sera pas.
- Nan je pense pas. ça me rappelle la fois où moi aussi je me suis retrouvé dans des geoles. c'était où déjà ? Je crois que c'était suite  une trais mauvaise entente avec la princesse du royaume des bâtisseuses. elle n'a pas du tout aimé que je quitte sa couche pendant la nuit.
- Tu me raconteras tes histoires une autre fois tu veux.
- Ok, quand tu te seras sorti de tout ça ok ?Tiens mais au fait, d'où tu connais Epona Regina toi ?
- Je la connais pas. j'ai rencontré son voyageur cette nuit là alors qu'il jouait le super sauveur.
- hahaha ! ces voyageurs !
- Ouais... ces voyageurs en effet. Bon, c'est ok en tous cas. on se revoit quand je sors. Au fait, je suis sûr que même si tu le pouvais tu me ferais pas sortir d'ici hein ?!
- Exactement ! Comment tu le sais ?
- Je ferais comme toi. Un type qu'est pas capable de se sortir de ce genre de situation n'est pas digne de ton intérêt.
- Bingo. Ah au fait, je vais retourner à Rokhan et y rester un petit moment. Si tu veux me voir,  j'y serai pendant un petit moment... S'il me prend pas l'envie d'en bouger.
- C'est noté. A plus.
- En espérant que tu resteras pas trop longtemps ici.
- Je compte pas rester. je sais déjà comment je vais sortir !
- hahaha ! C'est l'esprit Carvey !


Il s'en alla en se marrant, me laissant dans les geôles pourrir à mon sort. je lui en veux pas de me laisser. je pense pas qu'il mentait quand il disait qu'il n'a rien pu faire. je restais encore un peu avant qu'à nouveau le geôlier ne m'amène un invité. Encore une tête connue. moins amicale cette fois vu qu'il s'agissait d'Alibaba qui semblait, du peu que j'arrivais à lir sur ses bandelettes, très satisfait.

- Alors caravannier ! On fait moins le malin maintenant ?!
- Ah oui en effet tu m'as bien eu !
- Tu es à présent obligé de m'obéir. Avec l'influence que j'ai, je pourrai te faire exécuter! Obéis moi, c'est la dernière chance que je t'offre. Tu as reffusé la première qui était bien généreuse... maintenant je ne te laisse plus le choix ! Tu me rends ce service ou tu meurs.
- Je dois faire quoi déjà ?
- Je veux que tu libère mon ami qui est dans la cellule juste à ta droite... Et tous les autres voleurs qui ont été enfermés avec toi.
- Une fuite de groupe... super mais comment je m'y prends ? je suis cul nu là.
- Je te ferai passer les objets dont tu as besoin pour t'enfuir.
- Et après ma fuite ?
- Tu seras considéré comme un rebelle dans ce pays et reconnu comme criminel. Et ainsi tu ne mettra plus jamais els pieds à Saharia et tu ne nuiras plus jamais à mes plans caravanier ! ça reste une situation plus enviable que la mort.


Hmmm bof pas vraiment ! J'avoue que j'ai pas trop envie d'être détesté par Raas' vu le rapide compte rendu que venait de me faire Maghior sur leur rencontre. Si même lui qui est très ouvert et trouve Sento Mayor très sympa et pas du tout belliqueux... S'il trouve que Raas' l'est, c'est qu'il l'est et pas qu'un peu. Le marchand pour sa part semble décidément très satisfait. C'est vrais qu'en terme marchand, il est gagnant comparé à tout à l'heure. Mais il se surprend à constater que je suis très calme. Il devine alors que j'ai un plan pour me sortir de tout ça dans une pirouette. En effet j'ai un plan. je le regarde, très calme. Pire, je lui souris doucement en signe que c'est moi qui mène la danse et non lui. Je finis par sortir de mon silence pour lui répondre.

- ok ok très bon plan mais qu'est ce qui se passe si je dis à tout le monde que c'est toi le chef des voleurs ?
- Ha ! Hahahahaha! c'est tout ce que tu as contre moi ?! tu es risible caravanier ! c'est le seul plan que tu as contre moi et c'est pour ça que tu semble si sûre ?! hahaha!
- .... t'as finis ?
- Personne ne te croira ! C'est ta parole contre la mienne ! Toi un étranger, pris en flagrant délit de fuite, et trouble à l'ordre publique. Et moi, le riche marchand influent que tout le monde estime.
- Ah c'est certain que dit comme ça...
- Tu n'as pas le choix !
- Ah au fait. Je t'ai dis qu'au moment où je te parle, mon ami le voyageur a poursuivi ton fils qui 'la surement mené jusqu'à ta caverne et qu'il est très certainement en train de la vider pour moi en ce moment ?!


Là, il comprend que c'est ça le truc qui me rendait vraiment calme. Il s'étrangla presque à l'écoute de cette annonce. Bon, c'est risqué ce que je fais... faire des plans sur la commette à partir des actions d'un voyageur... surtout celui là. Je suis même pas certain qu'il aura l'envie de voler les trésors d'Alibaba. je suis même pas certain qu'il va les trouver. Et puis s'il la trouve, i a l'air tellement trop honnête qu'il n'oserait même pas voler un voler le vladimir là. En fait, tout ça n'est que du bluff dans le fond. Mais ça fait son effet. Je vois Alibaba, visage défait qui fait volte face, sa riche cape bruitant dans ce mouvement. Il a toujours un peu l'avantage de la situation. En effet, je suis coincé là et lui peut aller vérifier que ce que je dis est bien vrais et s'il s'avère que vlad' n'a pas trouvé la caverne, là je serai dans la grosse merde. Mais je garde l'air calme. la clé d'un bon bluff, c'est d'aller à fond dedans. je cris même à travers mes barreaux à l'attention du marchand de Toutanem.

- Mais tu sais Alibaba, je suis bon prince, je peux te faire un bon prix sur tes propres marchandises hein ?! ma liberté est un prix qui me convient ! Hahahaha !

Il s'en va courroucé. J'espère que vlad' va bien et fait pas trop de conneries et qu'il prend soin de Bob alors que je retourne m'assoir dans le fond de ma cellule froide et humide. Si j'avais su que les cachots même de Saharia étaient froids de humides. je me serais attendu à quelque chose de chaud et sec pas vous ?
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Mer 2 Nov - 19:45



Les minutes semblèrent probablement s'écouler comme des heures pour Carvey, qui dut attendre, seul, dans la froideur et l'humidité de sa cellule. A plusieurs reprises, la porte qui séparait les cachots du reste du palais claqua, comme si elle cherchait à lui donner le faux espoir de voir de nouveau apparaître un visage connu, peut-être amical cette fois. Mais l'attente se prolongea comme un jeu sadique, suffisamment longtemps pour au moins le faire douter. Et puis, comme venant de nulle part, un soldat se présenta devant ses grilles, glissa des clefs à l'intérieur, et lui fit signe de sortir. A la voix, Carvey put reconnaître l'officier qui l'avait épinglé.

« L'heure du jugement a été avancée. Je vais me faire une joie de te voir supplier pour ton pardon, vaurien. »

Il fut traîné à travers les couloirs jusqu'à la salle du trône, mais alors qu'il aurait peut-être pu penser se faire juger par le monarque momifié en personne, on le força à traverser la pièce pour le conduire dans une zone adjacente, plus restreinte mais tout de même imposante. Le tribunal, sans le moindre doute. Il y avait là une partie de la Cour, principalement des caravaniers et des marchands parmi les plus influents de Toutenem, ainsi que quelques chefs militaires. Alibaba était présent, ainsi qu'un peu plus loin, son fils, à côté duquel se tenait statique un grand Touwarem à l'allure étrange. En observant un peu mieux à mesure qu'il s'approchait du centre de la salle, Carvey pourrait distinguer les quelques touffes de poil cuivré qui dépassaient des bandelettes, ainsi que la présence d'une forme qui ressemblait à Grani sous les tissus. Vladimir, sous son déguisement, adressa un pouce levé discret en direction de l'accusé. Tout se passerait bien, n'est-ce pas ?

***

Plus tôt

Et rien ne se passa.

La moue contrariée, Vladimir croisa les bras et avisa de haut en bas le sillon qui parcourait la paroi. Un rêve s'envolait. En tournant la tête pour accueillir le marchand itinérant, il haussa les sourcils lorsqu'il découvrit que seul le lapin était là, tout son barda harnaché le long de son échine. Surpris de ne pas voir Carvey le chevaucher, il s'avança vers l'animal et approcha doucement sa main du visage de celui-ci, qui tressaillit un moment. Le Great-Rider laissa l'instinct bestial prendre conscience de ses intentions. Vladimir était un Voyageur des montures par excellence, il avait déjà apaisé un diplodocus des Plaines Anciennes, il ne réfléchit donc même pas à l'éventualité de s'attirer les foudres du gargantuesque rongeur. Finalement, ses doigts se perdirent dans le pelage blanc et allèrent le caresser avec bienveillance. Cependant, et cela il ne le savait pas, mais nul doute que les instructions du grand blond jouaient un rôle dans la docilité dont faisait preuve ce dernier.

« Là... Pourquoi t'es tout seul, toi ? Chuchota-t-il dans la longue oreille de la créature. Hé, Grani ? Demanda-t-il ensuite à son Guide.
- Ouaip ? Fais quand même gaffe, il avait l'air farouche, le bestiau, tout à l'heure. Le genre qui répond qu'à son maître, tu vois ?
- Il a dit qu'il s'appelait comment son lapin, Carvey ?
- Il l'a jamais dit. Mais j'ai entendu l'une de tes copines là, la plus jeune, celle qu'est montée dessus avec lui...
- Luaine ?
- Ouais c'est ça. Elle arrêtait pas de l'appeler Bob quand on était dans la cave d'Alibaba. Va savoir si elle a vraiment entendu Carvey prononcer ce nom-là ou si elle l'a inventé, par contre.
- Bon... Répondit le jeune homme en haussant les épaules. Hey, Bob, enchaîna-t-il en s'approchant encore de quelques pas, sa main traçant des courbes sur les poils du lapin. Pas de souci, je te ferai aucun mal, je toucherai pas non plus au matériel de Carvey, ok ? »

Lorsqu'il fut évident que Bob n'aurait plus la moindre raison de craindre Vladimir, le jeune homme reporta son attention sur la paroi du canyon d'un air ennuyé. S'assurer de la docilité du lapin était une chose, réussir à comprendre comment ouvrir la caverne d'Alibaba en était une autre. Poussant un râle de dépit, Vladimir se frotta l'arrière du crâne.

« Je sais pas ce que c'était, le "sésame-j'sais-pas-quoi", et à la limite je peux comprendre ta déception, mais t'as plusieurs problèmes sur les bras, maintenant. Si Carvey n'est pas là, c'est qu'il s'est fait prendre, soit par les hommes d'Alibaba, soit par ceux de Raas'En'Hal. Et franchement, dans l'état actuel des choses, je sais laquelle de ces éventualités serait la meilleure. Si j'étais toi, je trouverais fissa un moyen de trouver la caverne.
- Rah, je sais tout ça !
- Trouver la solution à tes problèmes va pas se résoudre par une formule magique.
- Ouais, ouais !
- Comprends bien, je suis ton Guide, j'ai pas moi-même les réponses. Là, j'essaie de te faire réfléchir, même si je sais ô combien c'est difficile avec toi.
- 'Faut que je défonce la caillasse.
- Pardon ?
- Y'a un moyen d'entrer, mais je le connais pas, non ? Alors je vrais essayer de passer au travers avec Alesia. Je sais que je peux le faire.
- Heu, attends, tu crois pas que...
- Alesia ! Sabot d'Acier ! »

La forme de lumière évanescente de la jument séculaire apparut dans le dos de Vladimir, avant d'irradier ses bras et ses jambes. Alors que ses pieds se changeaient en sabots de cheval, que ses membres se recouvraient de cuir chevalin, leur masse musculaire doubla de volume. Il bondit dans les airs, réalisa sa pirouette chorégraphique, et abattit violemment l'un de ses fers sur la roche. Il y eut un éclat sourd, suivit d'un éboulement qui manqua de lui arracher une ou deux touffes de cheveux. En se redressant, Vladimir découvrit un trou suffisamment large pour le faire passer, et derrière, une mince lumière. Souriant jusqu'aux oreilles, il regarda Grani qui affichait simplement un air blasé, et jeta un coup d’œil à Bob. Le lapin, dans ces conditions, ne pourrait pas passer. Alors Vladimir réitéra son opération jusqu'à suffisamment élargir l’anfractuosité.

« Si avec ça t'as pas alerté tous les types en faction ici...
- Bah, le gars qu'on poursuivait sait déjà qu'on est là nan ?
- T'as raison, foutu pour foutu... »

Le Great-Rider rompit la connexion avec Alesia et pénétra à l'intérieur, Grani sur l'épaule et Bob sur les talons, par petits bonds. La fine lumière qu'il avait aperçu par-delà l'ouverture dans la roche gagna en intensité à mesure qu'il descendaient un couloir naturel pentu, et plus ils s'approchaient, plus Vladimir était impatient de découvrir ce qui se trouvait tout en bas. Lorsqu'ils débouchèrent finalement à l'entrée d'une immense caverne souterraine, le garçon s'arrêta net, bouche ouverte devant le tableau phénoménal qu'il avait sous les yeux.

Il y avait là des montagnes d'essences de vie, d'or, de bijoux et de coffres, d'artefacts anciens et de miroirs, d'armes antiques au nom oublié, de chandeliers de métaux précieux sans bougie, de pierres brillantes et de parchemins magiques, de riches tissus et de tableaux et de sculptures, une multitude d’œuvres d'art perdues et oubliées. Davantage que par la notion d'opulence, Vladimir fut scié par la démesure des trésors enfouis dans cet endroit, ainsi que par la beauté de la moindre petite pièce de valeur. Çà et là, un rêveur nageait dans l'or, un autre riait à gorge déployée dans son rêve de richesse, un dernier enfin s'admirait dans une glace fendue, recouvert d'une dizaines de colliers de perle.

Le Great-Rider s'avança lentement, les yeux grands ouverts. Grani lui-même était contraint au silence, stupéfait qu'il était par cette vision incroyable. Bob, un peu en retrait, semblait lui être sur ses gardes. Et pour cause, du mouvement attira l’œil du Great-Rider dans sa vision périphérique. Il retourna, se retrouvant face au Touwarem qu'il avait poursuivi dans le désert. La jeune créature était assise au sommet d'un tas d'or, caressant distraitement et du bout des doigts le menton de sa Chimère du Désert, qui toisait le Voyageur d'un air mauvais en remuant sa queue de scorpion.

Ce truc est quand même moche... Je sais pas comment ça s'appelle mais j'crois que ça restera Chimère du Désert pour moi. Ou Chameau Dégueu.

Une demi-douzaine de voleurs se déployèrent autour de Vladimir cimeterres au clair, le forçant à s’arc-bouter et à tourner la tête de droite à gauche, sur ses gardes, poings serrés. Un d'entre eux courut vers Bob, et se prit directement une mandale lapine dans la trogne, ce qui calma ses ardeurs ainsi que celle de ses copains. Vladimir sentit Grani se raidir sur son épaule.

« Hum... Eh bien, eh bien ! Parla le jeune Touwarem d'un timbre à la fois grave et suave, similaire à ce qu'on pourrait attendre de la voix d'un héros de conte. Voilà une créature qui a du caractère. Laissez ce rongeur tranquille, mes braves. Bien que je serais curieux de savoir qui de lui ou de ma chère Shérazad est le plus retors... Fit-il en posant un regard protecteur sur sa monture. Il est inutile de chercher querelle. Voyageur... La formule que tu as employée pour entrer n'a pas fonctionné parce qu'elle ne répond qu'au seul pouvoir des rêveurs et de la lignée des baba. "Sésame, ouvre toi"... La facilité est le lot d'une poignée d'élus et de ceux qui n'ont l'occasion d'en jouir que de manière éphémère. Tu m'as poursuivi jusqu'ici, alors que tu aurais pu me laisser partir. Toi, tu n'aimes pas la facilité. Je comptais là-dessus.
- Je t'ai pas poursuivi pour te combattre en tout cas, lança Vladimir en profitant du temps d'arrêt de son interlocuteur. Je voulais te dire qu'on a rien dit sur Alibaba à la momie et qu'on en a pas l'intention.
- Et c'est bien dommage, Voyageur.
- Hein ?
- Sache-le, tu t'adresses à Hadjibaba, fils d'Alibaba, héritier de la caverne, expliqua la créature. Et mon père a fait son temps.
- Comment ça ?
- Laisse le monsieur parler, Vlad, intervint Grani qui voyait là une opportunité de tirer son Rider du mauvais pas dans lequel il se trouvait. Tu dis que tu veux prendre la place de ton père à la tête de votre équipe de canailles ? S'enquit-il auprès du Touwarem.
- Quelle est donc cette créature minuscule, Voyageur, pour parler en ton nom ?
- Ça c'est Grani, c'est mon Guide. Il connaît beaucoup de choses sur Dreamland, tu sais, et...
- Je me fiche de ça, le coupa la jeune créature en balayant l'air d'un signe de la main.
- Bah c'est toi qui me demande, faudrait savoir.
- Es-tu stupide ? Je ne veux m'adresser qu'à toi, pas à tes animaux de compagnie.
- Mes invocations, c'est pas des animaux de compagnie. C'est des partenaires, qui ont confiance en moi autant que j'ai confiance en eux. Et j'aime pas trop ce que je crois comprendre dans tout ce que tu racontes, Nadjatbaba...
- C'est Hadji-baba, glissa Grani à l'oreille du jeune homme en insistant sur la première partie du nom.
- ... Hadjibaba. Tu veux trahir ton propre père, c'est ça ? C'est dégueulasse !
- Tu as fais sa connaissance, tu sais donc qu'il n'est pas un homme de confiance. Ou plutôt... qu'il ne l'est plus. Il a jadis été un homme bon, concerné par le sort de son prochain. Ce temps est désormais révolu, car cette caverne qui a fait sa puissance est désormais la source de sa déchéance.
- C'est vrai qu'il a voulu forcer Carvey à bosser pour lui et qu'il a essayé de nous tuer après. Et qu'il t'a envoyé pour nous attaquer ensuite.
- Pour cela, je n'ai agi que de mon propre chef. Je ne pouvais pas prévoir votre réaction, et voulais faire croire à mon père que mon initiative visait à venger l'attaque que vous avez menée à l'intérieur de notre repaire de Toutenem.
- On essayait juste de s'enfuir, en fait...
- Qu'importe. Les choses ne se sont pas déroulées comme prévues, mais toi, tu es là. Et c'est tout ce qui compte. A l'heure qu'il est, il doit avoir pris connaissance de ce qui s'est passé et va commencer à s'inquiéter du fait que tu m'aies pris en chasse. Nous n'avons donc que peu de temps avant qu'il n'arrive. D'ici là, j'attends de toi que tu agisses dans le bon sens et que tu fasses illusion.
- Heu, ok... Donc en fait, tu veux quoi ?
- L'avarice et l'envie ont rongé le cœur de mon tendre père. Il en veut désormais toujours plus, sans cesse, et se sert des plus démunis de Saharia comme d'un alibi pour étendre son influence. Le retour de Raas'En'Hal a achevé de le faire succomber à sa soif de richesse. Il faut qu'il trouve le temps de réfléchir à ses actes, et seules les geôles de Toutenem pourront lui faire entendre raison. En son absence, je me chargerai de son oeuvre, prendrai la tête des 40 Voleurs, et scellerai l'entrée de cette caverne à jamais. Afin que personne d'autre ne puisse la découvrir et se retrouver séduit par ses atours. Les braves ici présents ne font pas exception parmi nos Voleurs. Tous se sont rendu compte que ce pourquoi ils se battaient jadis est désormais perverti. Leur cœur et leur âme désirent autant de changement que le mien. Ils ne sont plus fidèles à mon père qu'en apparence. A ce moment, un autre Touwarem surgit de quelque part au loin dans la caverne et vint chuchoter quelques mots à l'oreille d'Hadjibaba, avant de repartir. Il semblerait que ton ami le marchand se soit fait prendre par les hommes de la garde, Voyageur. Annonça alors subitement le fils du voleur.
- Merde, Carvey ! Réagit le jeune homme en fronçant les sourcils.
- Il existe une porte de sortie pour toi, comme pour lui. Je peux t'offrir la garantie que vous quitterez ce Royaume sans craindre la moindre représaille, qu'elle provienne de Raas' ou de mon père. Il te faut simplement promettre de ne jamais dévoiler à qui que ce soit l'endroit où se trouve la caverne, et de ne jamais chercher à y revenir.
- Vas-y, dis-moi.
- Ouvre tes oreilles rondes, Voyageur. De ta décision découlera le sort de ton ami, ainsi que le tien. »

***

Maintenant

Ce qui ressemblait à un juge se leva, bientôt imité par le reste des personnes en présence, avant d'aller s'asseoir sur une chaire de pierre montée sur une estrade. Il énuméra les charges retenues contre Carvey, dont un certain nombre semblaient sortir de nulle part, comme l'accusation de viol d'une jeune Touwarem qui ne devait même pas exister. Le juge expliqua ensuite que le marchand itinérant serait jugé par une assemblée de ses pairs natifs de Saharia, et appela ensuite Alibaba à témoigner.

Toutefois, au moment où le riche marchant allait s'exprimer, Vladimir arracha ses bandages, se révéla sous quelques cris de surprise, et dégaina une lampe à huile qu'il frotta trois fois avant de se faire saisir par les gardes et maîtriser. Il y eut une épaisse fumerolle bleue qui s'échappa de l'embout de l'ustensile, avant de se matérialiser dans les airs sous la forme d'une énorme créature à barbichette, tout en muscles. Le Djinn, puisqu'il s'agissait de ça, affichait un air goguenard, les bras croisés dans une attitude qui démontrait clairement qu'il était heureux d'enfin sortir de sa longue nuit de captivité.

« Haaaaa ! Fit-il d'une voix si puissante que les murs du palais en tremblèrent. Aussitôt saisis d'effroi, les gardes relâchèrent leur pression sur Vladimir. Ho... Alibaba, te voilà... Est-ce ton fils ? Comme il a grandi ! Cela signifie que j'ai dormi pendant des... centaines d'années ? Peut-être ? As-tu bien profité des richesses que tu as acquise grâce à notre marché, hmmm ? Larcins contre butin, c'était cela, n'est-ce pas ? "Remplis mon antre du fruit du labeur d'autrui, tu pourras jouir d'une vie d'opulence et d'ennui", c'était ma proposition exacte, je m'en souviens ! Ho ho ho ! Où somme-nous ? S'enquit-il en s'intéressant soudainement au reste de son environnement. Ça ressemble à Toutenem... Je te préviens, Alibaba, tu as déjà eu droit à une proposition, tu n'en auras pas d'autre ! Que s'est-il donc passé en mon absence ? »
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Carvey
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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Dim 6 Nov - 18:17

C'est quoi le but de la prison ? Te faire réfléchir sur ce que t'as fait pour que tu comprenne que c'est mal et qu'il faut pas recommencer. Enfin en théorie. Moi perso,, comme j'ai rien fais de mal, je pense pas à ce genre de trucs. je me demande juste quand je vais me casser. Mais en même temps, je dois avouer que ça permet de cogiter. Pas au sens de la vie ou au crime mais à ma situation et au reste. Je repense à l'accord que j'ai "passé" avec Deus. Oui des guillemets par ce que notre accord, c'est le fait de différer notre vrais accord. Et bref, je n'ai toujours pas avancé d'un millimètre là dessus. Il faut que je trouve un truc que deus préfèrera à ma servitude en échange des fameuses ailes célestes. Qu'est ce qu'un type comme Deus qui a absolument tout ce qu'il désire pourrait bien vouloir ? Vraiment je me pose la question. C'est con à dire mais je suis arrivé à cible ce que Athia, la reine de la richesse qui a pourtant tout ce qu'elle pourrait désirer. mais justement, ce qu'elle désire, c'est une certaine forme de sincérité  et de normalité loin du luxe auquel elle est habituée. Deus, ça doit être autre chose. je pense pas lui proposer une partie de jambes en l'air. Je pense pas que ça l'intéresse et de toute façon moi ça m'intéresse pas. Faut que je trouve le truc qui branche deus plus que mon cul en fait par ce que ma liberté vaiut plus qu'une paire d'ails de piafs, toutes célestes qu'elles soient. Comme Deus l'avait souligné lui même, rien ne vaut plus que ma liberté à mes yeux. Mais en un sens, si je renonce à ce marcha que j'ai moi même proposé, devant les plus grands de Dreamland, ça jouera forcément sur ma réputation. Je passerai pour une grande gueule sans la moindre parole. le mec qui propose de grandes chose mais se rétracte comme une merde quand le marché l'intéresse pas. Non, pour ma réputation, il me faut ces ailes mais il me faut les obtenir par un autre moyen que celui que propose Deus. 

Bon et puis mon temps dans les geoles est rythmé par les râles des autres prisonniers dont certains ont été de toute évidence torturés. on est pas trop dans le délire convention de genève-land ici si vous voyez ce que je veux dire. j'ai la chance d'être seul dans ma cage mais ce n'est pas le cas de tous. certains sont à 5 dans 9m². Il y a aussi lesbruits sinistres des grilles qui grincent. Mais lubrifiez moi ces gonds putain ! J'avoue qu'à plusieurs reprises j'espérais qu'on vienne m'annoncer que j'étais libre mais nan. Je sais pas ce qu'il fait le voyageur là mais il prend visiblement son temps le gus. Je commence à me dire que j'aurais peut être pas dû lui faire confiance. 

On vient finalement me chercher. c'est pas trop tôt. je suis soulagé mais... mon soulagement ne dure pas quand  le mec m'annonce avec un plaisir non dissimulé que je vais être jugé dès maintenant. J'aime pas ma vie parfois ! Je maudis cet enfoiré de voyageur qui même pas essaierait de me sauver le cul. Je  me fais pousser au cul par le garde qui me sort de ma cage puis de la prison pour me mener dans le palais vers ce qui semblait être une salle d’audience. Vive la séparation des pouvoirs hein ! Le tribunal qui se trouve dans le palais, c'est très démocratique ! Tout autour de moi, une assemblée de créatures, visiblement tous le look de marchand.  Je reconnais Alibaba, je reconnais son fils... enfin, je reconnais leurs fringues par ce que bon, comme je vous dis, pour moi ils se ressemblent vraiment tous. Je calcule pas du tout le mec étrange à côté du fils du diable là par ce qu'à vrais dire je suis trop concentré sur ma situation présente. je suis bien trop dans la merde et concentré à essayer de m'en sortir comme un grand, comme toujours, pour chercher à calculer un mec et voir qu'il a une tronche logique. Je suis au beau milieu de cette cour, observé de tous. J'avoue que sur le coup je me sens petit. peut être par ce que je suis presque dans un genre de fosse et qu'ils m'observent tous de haut. 

Bon, je vous passe les calomnies du mec qui énumère les chefs d'inculpation par ce que bon, tant de mauvaise foi, ça m'donne la chiasse.  Et  c'est alors qu'arriva mon super héros ! Alibaba allait prendre la parole quand Vladimir surgit de nulle part, planqué sous une déguisement et se mit  à se frotter très fort la lampe jusqu'à ce qu'une fumée s'échappe de la lampe. La fumée vient prendre la forme d'un Djinn qui se met à balancer du doss' sur Alibaba qui commence à claquer du fessier en se rendant compte que cette enfoiré de Djinn était beaucoup trop bavard. Les regards accusateurs des autres marchands ne se faisaient pas attendre. pour ma part, j'étais toujours debout à la barre, je m'y accoude avant d'annoncer.

- Et du coup, ça vous surprendrait pas si je vous disais que c'est lui le chef de la troupe des voleurs maintenant que tout ça est dit je suppose.  Et qu'il m'a piégé alors que je voulais  pas l'aider à faire libérer des prisonniers des geôles du royaume. D'ailleurs, il m'a encore proposé après. Après, je dis ça je dis rien !

Je me met à siffler alors que les regards se tournent d'autant plus vers Alibaba qui était maintenant plus accusé qu'accusateur. Sans l'intervention du Djinn, personne ne croirait ce que je dis. Mais ma grande chance faisait que les Djinn ne mentent jamais ou presque. Du coup, lui, tout le monde le croyait. Et à partir de ses allégations à lui, ils supposaient que mes paroles étaient vrais.  Bon, bah, je crois que j'aurai jamais vu un procès aussi vite plié. Les marchands, les uns après les autres accusaient Alibaba de maux et d'autres, certains se rendaient compte d'à quel point il était faux.  Je me tourne vers le garde derrière moi.

- C'est bon, vous avez plus besoin de moi je suppose.

Le garde sait pas trop quoi dire et se dit qu'il va pas m'empêcher de me casser vu qu'à présent, toute l'assemblée commence à s'exciter sur Alibaba. Il doit essayer de calmer toute cette furie et personne ne me retient alors que je me casse bien gentiment en siflottant. Décidément, c'est un peu trop facile même. Je me dis que j'aurais presque préféré que le voyageur n'intervienne pas. Je dis bien presque. En vrais, je le remercie intérieurement. mais pas trop non plus. Il va croire que je lui suis redevable après. Je vais ensuite récupérer  mes affaires. Vlad finit par me rejoindre et me dit que Bob m'attend à la sortie du palais. On retrouve ma monture qui me fait la fête et je lui rends des caresses en échange avant de me tourner vers le voyageur.

- Merci. c'était bien sympa. Par contre, je vais vite filocher avant qu'ils décident de changer d'avis. de toute façon, je suppose que tu voudras pas me dire où se trouve la caverne d'où t'as tiré cette lampe... Allez, à la revoyure.

Je mis le pied à l'étrier avant de monter sur la selle de Bob et de commencer à m'en aller pour quitter la ville puis le royaume, me tournant vers de nouvelles aventures. Non en vrais j'ai cherché cette saloperie de caverne pendant 3 nuits avant de me dire que je la trouverai jamais et de quitter le royaume... Cette fois en effet pour aller vers de nouvelles aventures. 

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MessageSujet: Re: Pur-Sang des Sables [Carvey]   Lun 7 Nov - 9:34



La suite des événements se déroula logiquement. Carvey rebondit de manière immédiate sur les propos du Djinn, qui observait le tribunal pour comprendre exactement ce qui se passait. Lorsqu'il se rendit compte qu'il venait de mettre Alibaba dans la merde, il afficha une mine faussement désolée, puis l'ignora purement et simplement pour se tourner vers un des marchands de l'assemblée. A celui-ci, il demanda de prendre la lampe et de sortir avec lui pour discuter affaires et Histoire. Le Djinn était manifestement curieux de rattraper le temps perdu. De son côté, Alibaba fut mit à genoux par la garde qui lui passait des fers, et regardait son fils du plus incrédule des airs qu'il était donné d'exprimer à un Touwarem.

« Mon fils... Tu m'avais dit que tu t'étais occupé du Voyageur... !
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, père, répondit froidement Hadjibaba. Vos actes me consternent. De découvrir que vous êtes à la tête des 40 Voleurs... Que vous avez cherché à abuser de la position de faiblesse d'un honnête marchand... Et de voir que vous cherchez à m'impliquer dans vos affaires !
- Emmenez-le ! Beugla le Juge sous les huées des autres marchands. »

Dans la disgrâce, Alibaba fut traîné hors du tribunal par la garde. En le voyant partir, la tête baissée et les mots coupés, Vladimir fut réellement peiné de le voir dans cet état. Il ne s'était pas imaginé qu'Hadjibaba serait allé jusqu'à humilier son père de cette manière. Il ne dit rien, jetant un regard neutre au nouveau chef des voleurs qui se tenait droit et fier près de lui. Il ne le salua même pas, préférant emboîter le pas à Carvey. Une fois dans les écuries, le marchand itinérant anticipa la réponse de Vladimir à sa propre question.

« Exactement, lui répondit-il en souriant. Hadjibaba m'a caché à Alibaba en lui faisant croire qu'il m'avait tué, je les ai entendus discuter à propos de l'offre qu'il t'a faite à la prison. Du coup, Alibaba pensait qu'il ne lui restait plus qu'à te faire enfermer pour de bon, il a même pas cherché à refaire sa demande auprès de toi. Son fils m'a donné la lampe du Djinn qui lui a offert sa caverne, en échange de ma promesse de ne jamais dire où elle se trouve. Et comme t'as pu le voir, il s'est servi de moi pour faire accuser Alibaba et prendre sa place sans être impliqué. Tout ça me laisse un goût assez dégueu dans la bouche, si tu veux mon avis. »

Le grand blond monta sur Bob et le salua, s'apprêtant à partir.

« Prends soin de toi, Carvey. »

Sur le dos de Bob, la créature commença à s'éloigner. Dégainant une cigarette, Vladimir la glissa entre ses lèvres et craqua une allumette, observant son compagnon de la nuit prendre la poudre d'escampette. Lui avait encore quelque chose à régler dans Toutenem.

« J'aime pas du tout ton regard, annonça Grani. Tu vas encore faire un truc que t'as pas besoin de faire. »

***

Avant la fin de la nuit, il y eut une effraction dans la prison du palais. Les gardes retrouvèrent les cellules d'Alibaba et des voleurs abandonnés par Hadjibaba ouvertes par l'extérieur, comme si quelqu'un avait défoncé les parois à coup de masse. Les prisonniers étaient déjà loin, et leur trace fut perdue. Les gardes de la ville ont alors affirmé que l'ancien notable avait reçu une aide extérieure de la part de ses hommes encore en liberté. Hadjibaba, de son côté, prit la suite de son père à l'issue de cette nuit, et commença à mener d'une main louable le reste des 40 Voleurs tout en commençant à chercher la trace de Vladimir, qu'il soupçonnait d'être responsable de l'évasion d'Alibaba. Et c'était le cas. Convaincu que l'ancien chef des voleurs ne pourrait plus rester à Saharia sans risquer de se faire prendre de nouveau, il avait détruit les murs de la prison depuis l'extérieur, offrant une porte de sortie à Alibaba et ses hommes. Ce dernier, quant à lui, quitta le royaume et se mit en tête de retrouver Carvey pour se venger d'avoir été battu à son propre jeu.
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Pur-Sang des Sables [Carvey]
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