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 Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars

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MessageSujet: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Sam 5 Juil - 15:31



Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens.
feat. adam & humars Δ quinzième nuit
Tu vas enfin finir par t'y habituer, à ces réveils dans Dreamland, alors qu'en réalité tu dors toujours. Franchement, il n'y a pas de quoi crier Oxymore ; si ? Ce ne sont que des rêves éveillés, des rêves conscients où tu peux agir. D'après ce que tu as compris, tu y vas tout le temps, c'est juste qu'avant tu n'avais pas cette capacité, tu n'avais pas ce savoir. Mais maintenant, tu sais. Tu sais que même dormir est une aventure ; qu'il n'y a peut-être pas de vie après la mort, mais qu'il y en a une quand tu t'endors. Avant, cette idée t'aurais fait rire. Il n'y a aucune logique, c'est juste digne d'un bon livre. Et pourtant, ce soir encore tu te trouves là. Un lieu inconnu que tu vas découvrir. C'est comme ça depuis quinze nuit. Et ça ne te déplaît pas. Ce monde a le don de casser un peu ta routine d'étudiante.

Ce soir, ou plutôt ce matin, tu étais entrain de regarder des vidéos de la Comédie Française, afin de terminer un des travaux qu'on t'avait demandé pour les cours. Tu t'étais donc mise à bailler devant la longueur de La tragédie d'Hamlet mise en scène par Dan Jemmett. Ce n'est pas que Shakespeare t'ennuie, mais cette version moderne de Hamlet ne vaut pas l'originale. Alors tu t'étais juste assoupie, cinq minutes avant la fin de la vidéo, sur ta vieille chaise grinçante. Tu auras, sans aucun doute, mal au dos et au cou demain. Ou tu risques de te réveiller et plein milieu de la nuit. Parfois, Juliet, tu devrais faire plus attention à ta façon de t'endormir. Et aussi à ce que tu penses avant de dormir. Parce que se souvenir de l'architecture si moderne et grandiose du bâtiment n'était peut-être pas une bonne idée cette nuit. Sauf si, bien sûr, tu aimes rêver de théâtre. Car c'est ce qui c'est passé. Quand tu t'es réveillée tu t'es juste retrouvé devant. Et quelle surprise de voir qu'autant de personnes pouvaient rêver de cette connerie le même soir.

Tu soupires et lèves les yeux au ciel, las de toi-même. Après tout, tu as décidé d'entrer pour voir ce que c'était, un spectacle dans cet endroit. Certes, très vite tu commenças à regretter ton choix à cause de la masse importante de personne présente autour de toi. Tu tentes d'y faire abstraction, bien que ce soit compliqué. Tu te fais même parfois bousculer sans même que les autres ne s'en rendent compte. Tu n'aurais juste pas dû y aller, clairement, ça commence déjà te gaver. Du coup, tu ne te gênes pas ; tu avances plus rapidement, n'hésitant pas à faire pareil que les autres. Tu ne prends même pas le temps de regarder l'aspect de la grande salle lorsque tu entres dedans, et tu vas t'asseoir directement sur un des fauteuils rouges. Tu as fais en sorte d'être vers le fond de la salle, parce que le devant semblait plus peuplé et plus bruyant.

Les mains autour du ventre, tu souffles pour décaler une mèche de cheveux qui t'est tombée sur le nez. Même tes cheveux t'énervent ce soir. Tu jettes un rapide coup d’œil dans la salle, il faut avouer que l'architecture est presque aussi belle que celles des grands lieux de Paris. Si même les cours te suivent quand tu dors, tu auras vite fait de devenir insomniaque.

Δ Rêve de merde.

Les lumières s'éteignent, et il y a toujours trop de bruits pour toi.

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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Ven 11 Juil - 15:13

C'est pas que j'apprécie pas particulièrement le théatre, faut dire que j'y suis jamais réellement allé, si une fois quand j'ai pioncé dans un vieux batiment désaffecté, sans me rendre compte qu'il s'agissait d'ancienne loges, ou loger d'ailleurs lézards et migales atrocemment ragoutant ! Mais enfin bref, ce jour-ci, j'avais rendez vous avec Sharp, le mafieux avec qui je faisais de sales affaires, et par la même occasion mon ancien ami de Dreamland, à sa mort il avait tout oublié, c'est pour celà que nos relations se sont étroitement conservé en du trafic et du vol. Il m'avait comme je vous l'ai dit, donner pour point de raliemment, un vieux théatre ou l'on jouait sa pièce favorite, quelque chose sur Médée m'avait-il confié ! J'avais repensé à ce théatre des heures durant, si bien qu'en m'endormant, je me suis retrouvé submergés dans une foule hurlante et gesticulante, dans un intense Brouhaha ! Je tourne la tête, et je vois une fille tout de cuir vétue ! Ne savant pas ou avait attérie Blood dans le monde des rêves, et comme elle avait des choses à faire, que je m'en sois écartés cette nuit ne devrait pas être un problème ! Je me présente donc à la fétichiste !

"Salut Trinity, moi c'est Humars !"

J'espèrais de tout mon coeur qu'elle comprendrait la référence, c'est assez génant quand on se tape un délire seul et que les autres nous prennent pour des fous ! Elle avait de jolie traits et un regard sympathique, il y a des gens comme ça, on sait tout de suite qu'ils sont pas méchant ! Ici, j'en avais déjà entendu parler, c'est le théatre ambulant ! Un endroit de raillerie, un lieu ou l'on se rend pour se moquer ou pour être la source des moqueries ! Le présentateur se leva d'ailleurs et prononça les mots qui annonçèrent le show !

Pour les fans de Ratchet et Clank la suite fut pronnonçé de la même voix et intonnation que le présentateur de Opération destruction ! Et les mots était presque les mêmes, amateur vidéoludique et fans inconditionnelles nostalgiques, enjoy.

"Vous qui êtes assis sur le siège 928, vous venez de gagner un tour pour le One Man chaud !"

"Ah non, non pitié, je vous en supplie pas moi !"

Je me tournais vers le jeune garçon ! L'hotesse distribuait déjà les tomates, elle s'arretta vers moi et me demanda

"Voulez vous être notre Pizzaïolo pour ce soir"

"De peur d'être le prochain si je refuse, je vais dire oui !"

j'entends des "Fais moi rire minus", "Une blague ou des tomates !" et d'autres méchancetés du genre !
V'là qu'le gamin passe sur scène, terrorisé, impossible de faire pour lui le moindre mouvement, j'ai déjà entendu parler de cette phobie, la peur de parler en public, le gamin devait avoir 9 ans, quel cauchemard horrible ce devait être pour lui, J'avais alors bien l'intention de l'aider, voilà que je fais ma cuisine avec ce que l'on m'a fournie ! Je me demandais quel pouvoir il pourrait bien avoir lorsque je lui aurais jeter la pizza, dessus, il y aura marqué une blague, assez tordante, si j'en trouvais une ! Je plaçais les olives et me rendez compte qu'elles écrivait en se déplaçant toutes seules exactement au mot prêt ce que je disais ! Je lançe alors la pizza à ses pieds pareille à un frisby ! Et je commence à dire mon texte... Il le remarque alors, cherche du regard qui est responsable, mais ne trouve pas, il se lève sur de lui, et commence à répéter ce qui défile sur la pizza, brave petit !

"Bon...bonjour je... Je m'appelle" J'attend qu'il dise son prénoms "Je m'appelle Nath et, je suis ici ce soir pour vous faire rire"
J'entends alors "Bah dépèche toi parceque j'ai la tomate qui me démange" dit un être fais de poil
Pour la suite je suis pas fièr d'avoir fais dire ça à un gamin mais je me sentais obligé, j'avais l'impression de me voir en lui, tout innoncent et térrorisé !
"Ouai, ben, au passage tu demanderas à ta mère si ça la démange pas, en automne j'ai des morpions" Voyant que tout le monde avait rit jaune, il pris de l'assurance et commença à bien répétez mot à mot ce qu'il lisait ! Tous était captivé, pour la première fois, dans le théatre, c'est sur un spectateur que les tomates fusaient, le chewbaca qui l'avait ramené, et non sur l'humouriste ou le mis en valeur.
"En parlant de mêre, pour la petite anecdote, la dernière fois on vas chez le docteur, mais elle avait pas de quoi payer, alors on vas chez le banquier, mais il se disputait avec un concurrent, un terrible réglement de compte ! C'est là qu'on retourne chez le médecin, ma mêre à oublié son soutien gorge, elle reviens les mains vide et elle m'avoue qu'elle à du l'zapper chez le dentiste !" Et je continuais à lui faire dire des blagues, tout un sketch sur sa mêre, le public était tordu de rire, je faisais tout un sketch qui mettais en valeur les talents du petit ! A la fin il n'utilisait même plus les mêmes mots que moi ! "C'est pas pour vous faire passer du rire aux larmes, mais récemment j'ai beaucoup souffert, malheureux" Dit-il en faisant la moue "Ma mêre à tué les petits chats..." Il y mettais beaucoup d'émotions car dans le public il y eu des "Ooooh...." il poursuivit alors "Du coup, moi, je pleure, je vais à l'école, et je pleure, je suis désespéré, la maitresse, elle fais quoi elle viens me voir, elle me demande ce qui ne vas pas, moi j'y réponds, ben c'est parce que ma mêre à noyé les neufs chatons qui venait de naitre, du coup elle essaye de me consoler, mais rien à faire, Bordel c'te grognasse elle m'avit promis que ce serait moi qui tuerais les chatons !"

Le reste ne fut qu'éclats de rire et applaudissements, ce soir là, on se moquait du théatre ! Pas du gamin ! Et j'étais fière, le gamin pleurais de soulagement, il était devenu voyageur, j'avais fais de son cauchemar un rêve et il héritait du pouvoir de la blague, désormais n'importe quel blague qu'il faisait même la plus nulle faisait se plier de rire tous les spectateurs, et je me sentais tellement héros, pour pas grand chose... Seulement je frémis quand on annonça la suite du programme !
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Adam Bierce
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Sam 12 Juil - 15:39

Not your kind of people

Adam adorait le théâtre.
Le théâtre moderne, particulièrement. Les enchevêtrements d'histoire sans queue ni tête, mais dont les dialogues d'un niveau de langage relevé témoignaient d'un sens profond attirait le spectateur qu'il était. Le fait que ces histoires terriblement imaginatives et suggestives prenaient forme par des comédiens sur une planche en bois flattait son horreur de l'artifice. Le théâtre traditionnelle trouvait aussi grâce à ses yeux. Pour d'autres raisons, mais le langage particulier du genre y était pour beaucoup dans l'affection qu'il entretenait au deux types.

Quand il était jeune voyageur, Adam avait été terriblement enthousiaste à l'idée de découvrir le théâtre de Dreamland (à l'idée de découvrir quoi que ce soit dans Dreamland d'ailleurs) et le caractère résolument nomade des déplacements du Théâtre Ambulant n'avait fait que nourrir son impatience. Après plusieurs semaines de recherche, il était parvenu à assister à sa première représentation. Cette dernière, ainsi que le théâtre tout entier l'avait profondément déçu. Basée sur l'humiliation de son prochain, la scène représentait à ses yeux des symboles qu'il abhorrait. Se moquer des autres tout en étant protégé par la foule des moutons avec soi faisait partie des comportements qu'il ne supportait ni chez lui, ni chez d'autre. Il avait assisté à toute la représentation, un rictus lui déchirant le visage et ses ongles, les accoudoirs de son fauteuil. Blême de rage, il s'était promit de ne revenir qu'à seule fin de réduire le théâtre en cendre. Plus que le dégout que lui inspirait ses semblables ricanant du malheur des autres, c'était ses illusions brisés de jeune voyageur qui le frustrait jusqu'à la démangeaison.

Adam étant aussi irrationnel qu'irascible, nul doute à ceux qui le connaissait qu'il mettrait un jour ou l'autre sa vengeance à exécution.

Cela prit le temps que cela eu fallu mais un jour, Adam réuni tous les ingrédients afin d'effectuer son projet. Une de ses mauvaises fréquentations finit par mettre la main sur assez d'explosif afin de purifier un gros bâtiment par le feu. Adam était très regardant sur le type d'explosif qu'il utilisait à Dreamland. Il évitait particulièrement les charges qui lui rendaient son regard ou qui souriaient un peu trop. Il avait vu plus d'un explosif pervers hurler une phrase en espagnol avant de s'auto-détruire dans les mains de leur propriétaire. Manier du C4 dans le monde réel était déjà assez dangereux comme ça mais à Dreamland, cela relevait carrément du jonglage de nitroglycérine en portant des moufles et en ayant les yeux bandés. Adam faisait donc extrêmement attention au type d'explosif qu'il se fournissait. Mais cette fois, il en avait récupéré des relativement calmes avec un jeu de détonateur : cela devrait faire l'affaire.

S'introduire dans le théâtre avait été beaucoup moins dure que le retrouver. Les lieux n'étaient pas vraiment gardés. Ce qui était très souvent le cas d'un édifice public où on y renfermait pas des sommes d'argent. Placer les charges dans des endroits relativement difficile d'accès, autant physique que visuelle n'avait présenté quasiment aucune difficulté au télékinésiste qu'était Adam, dont le pouvoir était particulièrement pratique dans ce genre de situation. Il plaça ses pains plus ou moins n'importe où, se souciant plus de leur invisibilité aux yeux des gens qui allaient fatalement les chercher une fois qu'il allait commencer la seconde phase de son plan. Il jaugea que, le théâtre étant principalement composé de bois, le plus important n'était pas où il plaçait le plastique mais plutôt de le faire exploser. Il avait ensuite planquer quelques divers accessoires sous certains sièges avant de se trouver une cachette peinarde d'où il pourrait surveiller la scène et la foule. Il avait trouvé son bonheur en cherchant près du plafond de la grande salle et était à présent assis sur une sorte de solive. Il était à plusieurs dizaines de mètres au dessus du sol. Pour parvenir à cette hauteur sans se rompre les os, il avait du faire léviter une chaise jusqu'à l'emplacement de la poutre qu'il avait ensuite fait redescendre tranquillement. L'opération avait prit un certain temps et Adam avait craint tout le long qu'il se fasse surprendre en pleine ascension par un employé du théâtre, mais il avait été chanceux sur ce coup là.

Il avait ensuite regarder la salle se remplir de gens excités à l'idée du programme pervers qui allait avoir lieu. Tout le monde s'assit. Le présentateur bêla pour désigner la première victime et le reste des moutons fut content de ne pas avoir été choisi. Des tomates et autres cucurbitacées furent distribués par des employées en petite tenue. Ma foi pourquoi pas ? Quitte à présenter un théâtre malsain, autant y allez à fond. Le chiard fut emmené au milieu de la scène où il resta planté, fin prêt pour la lapidation populaire. Le principe du jeu n'était pas difficile à deviner. Soit le gamin se transformait illico en professionnel de la comédie soit il était bon pour la douche. Adam était loin mais il estimait que le môme ne dépassait pas les quatorze ans.

Pourtant, au vu des rires secouant l'assistance et de l'assurance grandissante du gamin, il semblerait bien que l'impensable était en train de se produire. Adam était trop loin pour entendre parfaitement ce que le kid disait et il lui semblait que le gosse regardait un peu trop ses pieds mais visiblement, sa performance plaisait et, ce qui était extrêmement rare, il quitta la scène sans se prendre de projectile. Adam devait admettre qu'il était impressionné. Il savait pourtant que, lorsque l'on donnait une tomate à un représentant de son espèce, la manger était la seconde pensée qui traversait la proto-cervelle de singe dont Adam et ses compatriotes étaient dotés.

Pendant tout le One Man Chaud, Adam s'était aussi occupé à voler le micro du présentateur sans quitter son perchoir. Usant de son pouvoir, il fit d'abord tomber l'objet des mains de l'employé avant de le faire rouler sous les sièges des spectateurs, espérant ainsi faire croire au présentateur que ce dernier avait perdu son symbolique accessoire. le temps qu'il le perdit à le chercher, Adam fit allez le micro jusqu'à l'arrière de la salle avant de le coller contre le mur du fond, à l'abri des regards. De là il le fit monter jusqu'à lui. Sa concentration lors de l'escamotage de l'objet fut l'une des raisons pour laquelle il entendit mal les blagues du rêveur.

Mais le spectacle doit continuer, comme disait l'autre, alors que le gamin était en train de quitter la scène sous les vivats, Adam s'éclaircit la gorge en plein dans la membrane du bidule, faisant ainsi profiter son raclement de gorge à toute la salle. Quand il se mit à parler dans le micro, sa voix perchée et moqueuse claqua comme un fouet rapiécé.

"Allo, allo. Est-ce que ce truc fonctionne ? Mais qu'est-ce que je raconte ? Bien sûr qu'il fonctionne, je l'ai escamoté au présentateur pas plus tard que tout à l'heure ! Bonsoir mesdemoiselles, mesdames et messieurs et bienvenu dans le Théâtre Ambulant ! Oui je sais il n'a de théâtre que de nom mais vous allez y remédier, soyez en certain !"

"Alors autant vous le dire tout de suite, j'ai déjà vu le spectacle il y a quelque temps de cela et croyez moi, il ne vaut rien. Se moquer à gorge déployée de personne qui pourrait très bien être à votre place et vous à la leur ? C'est bas de plafond et indigne de vous. Heureusement pour l'assemblée ici présente, je suis pour l'élévation des esprits et de l'art. Ayez l'obligeance, s'il vous plaît, de regarder sous votre siège. Si vous y trouver un pins en forme de smiley, alors vous avez gagné un rôle dans la pièce de théâtre qui va être joué ce soir. Laquelle cela va être ? Je n'en ai aucune idée. J'espère que l'un des heureux élus en connaîtra une par coeur sinon vous allez devoir improviser. Si vous n'êtes pas d'accord avec le programme que je vous propose, alors je suis au regret de vous dire que j'ai assez plastifier le théâtre pour ouvrir un cratère large de 50 mètres à notre emplacement. J'espère que vous me pardonner ce moyen un peu cavalier de forcer votre enthousiasme a accomplir mes quatre volontés mais je n'ai rien trouvé d'autre. Afin de vous prouver que je ne déconne pas... attendez c'est un piètre choix de mot vu que je déconne non-stop depuis le début. Disons qu'afin de vous prouver que je ne vous ment pas au sujet des explosifs, j'en ai câblé un dans un circuit isolé. Je vais vous le faire péter, juste un instant que je retrouve l'autre détonateur... alors... non merde, l'autre poche... ah le voilà. Bon j'espère que je ne le confond pas avec l'autre déto, sinon on y passe tous, hein ? Bon allez que tout le monde garde son calme et son souffle, j'appuie ! One, two, three, FIRE !"


Un quart de seconde plus tard et le mur au dessus d'une des sorties de secours situés à l'arrière de la salle explosa, encombrant la voie dans un nuage de fumée et de débris.

"On a eu du bol. Bon allez ! Je lance les avertissements d'usage. Si une seule personne cherche à quitter la salle, je fais tout péter. Si une seule personne tente de me chercher, je fais tout péter. Je sais aussi où j'ai caché les smileys, si je remarque qu'une personne sensée être assis juste au dessus d'un ne monte pas sur scène pour jouer, je fais tout péter. Je dois aussi vous avertir que j'ai un complice caché parmi vous. Il a également un détonateur sur lui donc si vous lui chercher des crosses ou si vous me neutraliser, ben... on fait tout péter."

L'histoire du complice était un pur mensonge mais le chercher allait occuper les plus couillus qui tenteraient invariablement de retrouver Adam. On trouvait toujours des héros à Dreamland. Des petits de la ligue B qui pétaient plus haut que leur cul et qui s'imaginaient qu'avec leurs petits bras, ils allaient renverser la situation et devenir les héros du jour. Il y aurait également des vétérans dotés de pouvoir perceptifs qui allaient donner la chasse à l'anarchiste. C'était eux qu'Adam craignait, surtout. Il n'était pas à l'abri de voir sa cachette découvert par une invocation dont il aurait manqué l'apparition. Quoi qu'il se passe, la soirée promettait d'être amusante. Et cela seul comptait à ses yeux.

"Oh j'oubliais : si la représentation est à chier, je fais tout péter."
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Mar 29 Juil - 16:49



Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens.
feat. adam & humars Δ quinzième nuit
On passe devant toi, on te marche quasiment sur les pieds à cause de la pénombre, et on installe son bras sur le tiens, passant probablement que c'est un accoudoir. Tu le retires rapidement, pestant silencieusement. N'y a-t-il pas assez de places pour qu'on te laisse en paix ? À croire que les derniers rangs sont soi-disant les meilleurs ; les gens n'ont plus de goûts. Tu aurais peut-être dû te mettre près de la scène, si tu désirais une sensation de paix. Mais le bruit est fort, le bruit est puissant. Il est toujours présent, à croire que le monde n'a pas de respect. Tu n'entends pas les trois coups sur le parquet ; y en a-t-il seulement eu ?

Une voix s'élève, il y a dans sa sonorité le bruit d'un microphone ; on n'en utilise pas, d'habitude. Elle résonne dans la salle et les mots te secouent. C'est une horrible blague. On ne fait pas de One Man Show dans un théâtre, ou on le précise. Mais là, pas de mots sur un panneau d'affichage, pas de posters collés dans la salle pour préciser le contenu du spectacle. Rien. Et personne ne semble déçu, personne ne semble choqué des paroles prononcées. Savaient-ils tous face à quoi ils allaient tomber ? Visiblement, l'homme du siège 928, lui, ne s'y attendait pas véritablement au vue de sa réaction. Tu eus presque de la peine, en entendant sa plainte suppliante dans la salle. Tu sers les poings et fixe la scène. En vérité, tu as du mal à comprendre ce qui se passe. Tu te retrouves à rêver d'un théâtre, et ce théâtre semble monter des sketchs avec des personnes au hasard dans le publique. Dire que ça aurait très bien pu tomber sur toi, sans même que tu ne t'y attendes ou que tu le saches. Un peu comme ce gars, qui n'a rien demandé à personne. Il grimpe les marche comme un condamné se dirigeant vers sa potence ; ça t'es insupportable, ton esprit se révolte. Ce monde est une horrible blague. Le tambour de tes artères bat si fort, tes ongles s'enfoncent si durement dans ta chaire. Et tu te demandes encore pourquoi tout cela. Tu demandes encore le sens qu'il peut y avoir derrière cette mise en scène, la raison du pourquoi ces rires et ces cris de joies face à l'annonce. L'Homme n'a pas de pitié, l'Homme se moque de sa propre humanité. Rire ainsi, se moquer, est incompréhensible. Et ce gosse qui tremble, ce gosse qui a tant peur. Et toi qui ne fait rien, hormis rester bouche-bée devant un tel acte.

On passe dans ta rangée et lorsque qu'on te tend un fruit rouge, tu le refuses. Tu les sens, les regards de tes voisins tombant sur toi, probablement choqués par ton refus. Mais toi, tu n'en as que faire. Tu ne participeras pas à cet exécutoire, car c'est bel et bien de cela dont il s'agit ici. Pourtant, tu es toujours assise sur ton fauteuil, ne quittant toujours pas des yeux la scène. Alors dans un certain sens, tu y prend par en étant spectatrice. Tu devrais te lever et partir, mais tu n'en fais rien. Probablement est-ce ton instinct qui te dit de rester pour faire ce que tu sais le mieux faire ; observer.

Pas plus haut qu'un adolescent, le pauvre bonhomme semble totalement perdu. Personne ne l'aide, toute la population de la salle l'enfonce dans son malaise. Et toi tu ne fais rien. Franchement, que pourrais-tu faire ? Prendre les projectiles à sa place ? Prendre sa place ? On ne te laisserait sûrement pas le temps, tu en es sûre. Et en plus de cela, tu prendrais le risque d'être la prochaine sur les planches. C'est trop risqué, parce que tu es faible. Tu fermes les yeux pour ne pas voir les premières taches rouges s'envoler vers la scène. Si tu les avais gardé ouverts, peut-être aurais-tu vu cette sorte de pizza voler jusqu'aux pieds du jeune homme, qui sait. Les paupières ainsi closes, tu entendis clairement cette petite voix hésitante s'élever dans la salle.  « Pauvre gosse. » Tu ne donnes pas chère de sa peau ; et pourtant. Il se met à parler, hésitant, et envois une réponse bien placé à un des spectateurs. Enfin, pas le genre de réponses que tu aurais donnée, toi, mais une réponse qu'il faut oser prononcer. Et ça semble faire rire, peut-être pas toi mais les gens autour, oui. Et les dires coulent à flot, se succédant sans arrêt, forçant les gorges à se déployer. Il n'y a rien de drôle à tes yeux, c'est juste vulgaire. Et pourtant, plus ce gosse parle et plus tu te retiens d'étirer tes lèvres pour sourire et rire. Ce ne fut qu'à la fin que tu éclatas de rire sans trop savoir, et dieu que le fait que ce gosse quitte la scène te fit du bien. Tu n'as pas compris ce qui venait de se passer, clairement. Ce n'est pas le genre d'humour que tu apprécies, loin de là, et tu n'as quand même pas pu résister à faire comme les autres. Il y avait quelque chose derrière cela, obligatoirement. Mais tu n'as pas le moindre idée de quoi il s'agir, après tout, c'est Dreamland, n'importe quoi peut-être la cause de cette irréversible envie de glousser.

À peine lorsque le pauvre garçon posa les pieds hors des marches, on put entendre une sorte de toux dans le microphone, ou un éclaircissement de gorge. La suite du programme, sans doute. Pourtant, ce n'est pas la voix du présentateur qui résonne dans toute la pièce, mais bien une toute nouvelle sonorité tout à fait inconnue. Si la première partie du spectacle t'avait extrêmement déçue, celle-ci sembla bien plus te plaire. Cet homme, car il n'y a aucun doute là-dessus, ne mâcha pas ses mots et fut très clair dans ses paroles. Il expliqua même la situation avec un certain calme qui contrastait avec sa façon de mettre, dans son discours, quelques phrases qui sonnaient à tes oreilles comme étant de l'ironie. Toi, tu eus la réaction de sourire du bout des lèvres, tout en tentant de trouver du regard où pouvait bien être installé ce bienfaiteur. Mais tu n'as pas le temps de te concentrer qu'une première explosion a lieu, se faisant ressentir. Il faut l'avouer, ça a pour effet de calmer beaucoup de personnes dans la salle, même toi, tu ressens une sorte de crainte au fond de tes tripes. Après tout, tu ne comptes pas mourir ici, et si ça arrive, tu risques de posséder une certaine dent contre le théâtre à l'avenir.  

Il n'empêche que quelques instants plus tard, tu peux apercevoir les gens regarder sous leur fauteuil. Tu te penches en avant, pour à ton tour observer si tu trouves quelque chose, et tu n'es qu'à moitié surprise en te rendant compte que tu es assise sur une de ces dîtes places. Tu n'es pas déçue, loin de là. Tu es plutôt heureuse d'avoir, par le plus grand des hasards, été choisies pour améliorer le programme de la soirée. Tes lèvres s'étirent quand tes doigts prennent entre eux l'objet, et tu ne perds pas de temps pour te lever. Tu n'es pas la première à être debout, mais tu es sûrement l'une des plus confiantes. D'ailleurs, tu en profites pour marcher sur le pied d'un de tes ô combien si charmants voisins. À ce stade, c'est une sorte d'euphorie qui t'habite ; et tu le montres très clairement.

Lorsque tu te diriges vers les marches, tu ne penses pas à regarder autour de toi pour, une fois de plus, tenter de trouver l'investigateur de tout cela. À quoi bon ? Hormis risquer de se retrouver explosée à cause d'une bombe, ou ennuyée à mourir devant la suite originelle du programme, il n'y a rien de vraiment bien intéressant à la clé. Du coup, tu te retrouves sur scène, sans même avoir lancé un regard vers le plafond, ou bien à droite ou à gauche. Sur place, il y a déjà deux personnes, mais tu n'es pas la dernière à grimper ces marches.

Dès que toutes les personnes semblent être montées, il n'y a qu'un silence gênée qui résonne. Forcément, tu te doutais bien qu'ils n'allaient pas trop savoir quoi dire, après tout, ils se sont fait prendre par revers. Ceux qui regardaient deviennent les acteurs. Acteurs qui, au passage, ne semblent pas savoir quoi joués. Toi, tu as bien quelques idées, après tout, tu n'étudies pas les lettres pour rien. Alors tu décides à proposer quelque chose, même si tu sais très bien que ça ne sert à rien ; ils ne connaîtrons sûrement pas. Mais, les bras autour de les tailles, tu prends quand même les paroles. Au fond de toi, tu n'as que faire de leurs réponses, c'est juste histoire d'envoyer un petit pique ; de faire comprendre ton point de vue sur la situation.

Δ Et bien, j'aurais bien proposé de jouer Huis Clos de Sartre, mais je pense que nous sommes un peu trop pour remplir les quatre rôles, et je doute que vous connaissiez l’œuvre. C'est dommage, d'ailleurs, parce que je trouve qu'elle décrit plutôt bien ce qui se passe dans ce soi-disant théâtre.

On peut clairement entendre que tu insistes particulièrement sur les deux derniers mots, pour accentuer encore plus ton point de vue. Ça risque de ne pas plaire, tu le sais, pour le peu que l'une des personnes présentes ici connaisse cette tendre œuvre de Sartre. D'ailleurs, tu as pris de gros risques en disant cela, qui sait si on ne te prendra pas pour le partenaire de ce crime. Mais tu n'en as que faire, tu serais même plutôt honorée. Après tout, ce type a eut une idée de génie, il ne faut pas le nier. Même toi, tu n'y aurais pas pensée. Tu serais partie d'ici, sans oser revenir, tentant d'oublier ce lieu de calvaire infernal. Mais lui le fait, lui ose. Et tu le respectes pour cela, même si tu n'as pas la moindre idée de qu'il peut bien être. Il pourrait tous vous faire sauter et tu n'en as presque que faire. C'est un génie.

Après, ce n'est pas parce que tu penses cela que tu retrouves sauver. Ce n'est pas parce que tu approuves ses idées que ta vie sera miraculeusement sauvée. Tu te dois donc d'agir, Juliet. Tu dois proposer des idées, faire en sorte que quelqu'un fasse un « oh mais oui, je connais cette pièce, faisons cela ! » ou une réaction du même genre. Parce que visiblement, personne ne propose vraiment. Alors, tu donnes des noms, comme ça, en espérant faire réagir, ne serait-ce que d'un chouïa.

Δ Du coup, je vous laisse choisir parce que je n'ai franchement pas envie de mourir ici, voyez-vous. Et si vous ne savez pas quoi prendre, je ne sais pas, retourner à du bon vieux classique tel que Molière ou Ionesco. Et pour les anglophones, du Shakespeare, tant qu'à faire.

Tu entends, tu guettes. Une seule réaction ; tu n'as besoin que de ça pour raviver le peu d'espoir que tu possèdes pour ce monde. Une seule personne ; c'est tout ce que tu veux. Tu croises les doigts mentalement, en espérant franchement ne pas en demander trop. Juste un titre d'oeuvre ; c'est tout ce qu'il faut pour vous sauver la vie.



[hrp; je laisse à ton choix, humars, ta participation ou pas des pins (a)]
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Lun 4 Aoû - 16:29

Je vois que je n'étais pas le seul à vouloir en finir avec ce théatre, mais ces méthodes barbares et légèrement faussées sont bien trop brute et sans fondement, combattre la connerie par la connerie, voilà ce qui était pour moi la meilleure des solutions, c'est en les contrant avec leurs armes qu'on arrivera à quelque chose, et non pas en ayant recours à d'aussi radical principes. J'étais contre. Certes je l'étais aussi envers ce stupide cabaret de la raillerie mais là, si des innocents et des rêveurs y passaient pour subsister aux délires macabres de ce fou, je comptais bien l'en empêcher, Ambios, il me fallait mon gecko et  son invisibilité afin de lui volerla télécmande qui lui permettais d'actionner les bombes, seulement... Un problème se posait, le complice, il pouvaittrès bien être à coté de moi comme cela ne pourrais pas être le cas d'ailleurs. Je décidais de prendre le risque mais j'avais besoin d'une diversion, je regadais le siège vide à mon coté ! Dessus, il y avait une pizza, celle que j'avais faites, et les olives marquaient "Merci" je me sentis fière mais en même temps, je savais que ma fierté ne me sauverais pas ! Le petit du one man chaud avait repris sa place et me regardait avec insistance, je lui fis signe de faire une blague, ce serais une parfaite oportunité, il comprit, et s'executa...

"ET VOUS, J'AI UN CHALLENGE A VOUS PROPOSER, SI ON REUSSIT VOUS NOUS LAISSER PARTIR, SINON, VOUS POURREZ NOUS GARDER EN OTAGE ! ESSAYEZ DE NE PAS RIRE A CA"

il se racla la gorge, et utilisa la plus puissante facette de son pouvoir, l'humour noir, il devait déjà être en ligue S le garmin, du moins il le devrait car sa puissance, qui compense sur l'absurdité et le coté grotesque de son potentiel, marchait à tout les coups !

"QUEL EST LE POINT COMMUN ENTRE UN PEDOPHILE ET UN INTELLO ?"

il attendit sur de lui...

"ILS ONT TOUS LES DEUX SAUTES LA CLASSE DE CP !"

Ça ne me faisait pas vraiment rire au fond de moi mais mes lèvres se tendirent seules et mes yeux se plissèrent tel un BN les autres ne pouvait pas s'empêcher de rire pendant une bonne minute, tandis que moi, m'efforçant de rester sérieux j'invoquais Ambios et lui expliquais le plan ! Il se rendit invisible entre tous les sièges, cherchant celui qui avait le micros et une télécommande, quand il fut à sa portée il attacha les les pieds de l'homme en question sans se faire prendre et  tenta de lui voler la télécommande, seulement il se fit lamentablement repéré, en même temps comment faire quand on veut voler un objet qui se trouve dans la main de quelqu'un...
Là ça allait chier, je savais pas ce qui allait se passer mais il allait faire exploser un siège, et comme il ne savait pas qui était à l'origine de tout ce bordel, il est très plausible que ça parte en cacahuète et qu'il fasse tout péter, mais en même temps, si il avait un complice, il n'oserait pas mettre sa vie en danger, ou alors il avait menti, et dans ce cas là, maintenant que j'avais vu qui il était  je pouvais engager le combat !

"Hé p'tite tarlouse, pourquoi tu t'en prendrais pas à quelqu'un de ton gabaris ?"

J'avais invoqué April et elle me tournais autour comme pour faire un bouclier d'écaille résistant aux explosions !
Au passage, quand j'en aurais finis avec lui je taperais sur cette salope de mal élevée qui m'avait foutu un vent.

Avant même que j'ai eu le temps de lever les yeux j'entendais la respiration tranquille de l'homme au micros qui n'étais donc pas celui que Ambios venait de pieger et qui au pasage était l'invocateur des télécommandes. Je relevais ma tête pour découvrir perché sur une poutre le dit terroriste.

"Merde... ça vas péterrrrrrrrr"
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Adam Bierce
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Sam 9 Aoû - 22:34

Everybody want to press the button

Les réactions face à la prise d’otage d’Adam furent divers et variées, comme on aurait pu s’y attendre. En même temps, il y avait plusieurs façons de réagir au putsch d’Adam. Et le nombre de personnes présentes dans la salle assuraient à lui seul un large éventail de réactions.

Il y eut tout d’abord les raisonnables, ceux qui comprenaient qu’Adam pouvait faire exploser le décor d’une simple pression du pouce (même si la série d’explosion serait beaucoup moins dévastatrice qu’il avait promis au micro quelques instants plus tôt, le mensonge, c’était le bien).  Ceux là restaient assis, tendus et nerveux par la situation, mais ils ne jouaient pas aux cons. Parmi eux se trouvaient aussi ceux qui avaient trouvé un smiley sous leur siège et qui s’étaient avancés sur scène. Leurs pas étaient équivalents à ceux des condamnés à mort montant sur l’échafaud. Une seule personne parmi eux semblait prendre la situation avec calme et même une certaine… confiance. Pour autant qu’une personne dans sa situation pouvait l’être. La personne en question était une jeune fille à la coupe et aux vêtements sobres. Mignonne selon les critères d’Adam, mais ses derniers avaient juste tendance à vérifier si la fille avait les cheveux courts ou non ; on a vu plus sectaire.

L’anarchiste tendit l’oreille tandis qu’elle parla au petit attroupement « d’acteurs ». Le ton de sa voix, plus ses paroles en elle-même convinrent Adam qu’il avait là une sympathisante de ces idées. Bon elle n’était certainement pas d’accord avec toute l’histoire des explosifs et tout ça mais le fait que quelqu’un s’attaquait au Théâtre Ambulant  n’avait pas l’air de la gêner. Bon point ça. Une idée terriblement amusante et aléatoire se forma dans la tête d’Adam en une fraction de seconde. Il sourit, ravi de sa propre propension à imaginer les pires conneries. C’était un plan de secours, à ceci près qu’un vrai plan de secours ne mettait pas la vie de son inventeur en danger. Mais il y avait longtemps qu’Adam avait cessé de ce préoccuper de ce genre de détail dans ces plans.

Avant que ses pensées n’aient le temps de former d’autres circonvolutions stupides, une voix se fit entendre dans tout le théâtre. C’était celle du gamin qui avait vaincu sa phobie quelques instants auparavant. Le marché qu’il proposa à Adam le fit sourire tellement il était naïf. Seul un minus de la Baby pouvait imaginer qu’un défi pareil avait du sens à Dreamland. Si cela n’avait pas été évident, Adam aurait du indiquer que toute tentative de marchandage recevrait pour réponse un appui aussi bref qu’explosif sur le détonateur qu’il détenait. Ayant oublié ce détail, il ne devait pas être étonné qu’un kikoo onirique tente le paris.

Chose étrange, bien que la blague était –il faut bien l’avouer, d’un niveau particulièrement bas du plafond, Adam se surprit à sourire lors de la chute alors qu’il connaissait déjà cette dernière.

Mais bien sûr crétin, se dit il. Le gamin a gagné ses pouvoirs après avoir vaincu sa peur du ridicule, le potentiel de ses blagues doit être renforcé par son pouvoir, c’est logique.

« J’ai ris, mais pas à la blague ; à l’idée que toi tu puise t’imaginer gagner ta liberté d’une façon aussi puérile. La prochaine fois gamin, essaie l’assassinat, c’est un moyen reconnu pour être plus efficace. »

Ce fut une autre voix qui, quelques instants à peine plus tard, répondit à Adam. Un truc du genre :

"Hé p'tite tarlouse, pourquoi tu t'en prendrais pas à quelqu'un de ton gabaris ?"

Pleine d’assurance et de clichés, la réplique avait plus l’air d’être là pour signifier à Adam que quelqu’un comptait lui faire la peau que le clouer par la profondeur de sa rhétorique. Surtout que le voyageur qui avait hurlé n’avait visiblement pas pris en compte le fait qu’Adam ne s’attaquait pas à une seule personne, mais à un théâtre dans sa globalité. Personne ne pouvait sérieusement insinuer que l’anarchiste manquait de courage en s’attaquant à plus faible et plus petit que lui. A moins qu’il ne prenne la réplique pour un compliment détourné, signifiant que la puissance et la majesté terroriste d'Adam faisaient qu'il aurait plus sa place en prenant en otage des royaumes entiers. Mais il se doutait bien que ce n’en était pas ça. Il repéra vite le gars qui avait crié dans la foule et leva le micro pour lui répondre.

« Oh excuse moi mon grand, je n’avais pas remarqué que j’étais en train de défier un théâtre entier dont une partie était occupée par des voyageurs. Pardonne moi si j’ai donné l’impression d’afficher une quelconque supériorité écrasante, numérique ou autre. »

Si la situation actuelle amusait bien Adam, la suite lui fit perdre en partie son sourire. Regardant toujours le vantard qui l’avait défié, l’anarchiste remarqua que le triste sire était en train de regarder droit dans sa direction. Le sinistre bâtard. se dit il. Le gars devait avoir une vision d’aigle pour réussir à voir une silhouette humaine masquée par une poutre, plus d’une dizaine de mètres de hauteur et des ténèbres environnantes du au fait que malgré les multiples projecteurs parcourant le plafond, ce dernier n’était pas éclairé. Mais on était à Dreamland et tout y était possible. L’heure était venue de sortir son plan de secours, celui qu’il avait imaginé et voyant la sympathisante voyageuse. prenant son micro, il dit :

« Hey, je vois que l’on m’a trouvé. Alors les règles à ce sujet là sont clairs. Je fais pèter le théâtre, nous avec, et on ne parle plus de tout ça. Mais je ne suis pas vraiment du genre à suivre les règles, pas même les miennes. Ainsi je me permet de les violer sans vergogne et d’accorder un sursis à l’audience. »

Là dessus, Adam lança le détonateur. Ou plutôt, il lâcha le détonateur et se servit de son pouvoir afin de l’envoyer avec une parfaite précision… dans la main de Juliet. C’était tout de même beaucoup plus rigolo comme ça. Et puis fournir de quoi faire exploser le théâtre à une parfaite inconnu avec qui il ressentais seulement un bon feeling était une idée suffisamment aléatoire pour trouver grâce aux yeux d’Adam. Ce dernier porta le micro à sa bouche et entonna :

« The power of Fire is your. Je sais, c’est une terrible responsabilité. Détruire ou ne pas détruire cet antre de la lâcheté et du moutonnage ? Afin de t’aider au maximum ma chère, permet moi de te dire ceci :

Tout d’abord, j’ai menti concernant la puissance des explosifs. Je serais étonné que ces derniers fassent plus qu’exploser une majeure partie du public. Le théâtre flambera également mais on s’en moque un peu, hein ? Bref, pas de quoi déclencher l’énorme cratère que je vous ais promis auparavant.

Sache aussi que si retirer des vies te déplait, et bien… on s’en moque ici : le public n’est composé que de rêveurs ou de voyageurs. Que des gens qui ne feront que se réveiller si tu appui sur le bouton. Même si la perte de leur pouvoir et de leurs souvenirs foutront bien le seum aux voyageurs. En tout cas, je n’ai pas placé de plastique sur la scène. Je n’en veux absolument pas aux victimes de la raillerie populaire, bien au contraire. Je me suis arrangé pour que ce soit le public qui bouffe.

Enfin, si tu exprimes quelques craintes au sujet du voyageur qui m’a découvert, n’ai pas peur. Notre fringant héros est visiblement en train d’utiliser son pouvoir pour protéger sa petite personne. Notez tous par ailleurs qu’il ne fait absolument aucun effort pour protéger de la même manière un seul de ses voisins. C’est beau l’héroïsme désintéressé de nos jours, l’hypocrisie aussi. »

« Allez ma grande, à toi de jouer. »


hrp : Humars, ne prend pas ombrage des propos de mon personnage envers le tien, ils n'appartiennent qu'à lui, Adam est une vraie langue de pute
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Dim 24 Aoû - 20:24



Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens.
feat. adam & humars Δ quinzième nuit

Autour de toi, tout va vite. Trop vite. Il y a d'abord cette blague qui part et qui fait rire, même toi, alors que tu hais ce genre d'humour et que ce gosse doit quand même être bien taré pour ne sortir que des blagues parlant de sexe. Mais ça, ce n'est rien dans ta tête, tu arrives encore à suivre le déroulement des choses. Même si c'est de la folie. Tenter une telle négociation, c'est prendre le risque de tout faire exploser. Mais rien ne vient, rien hormis une voix inconnue qui s'élève dans la salle, directement adressée à cette sorte de terroriste. Tes yeux cherchent à trouver d'où la voix provient, comme la majorité des personnes dans la salle ; il te suffit de suivre le regards des autres pour trouver la personne qui a prononcé ces mots. Un gosse. Juste un putain de gosse qui risque de tous vous faire sauter alors qu'il regarde la plafond.

Le plafond. « Putain oui. » Tes yeux s'élèvent pour voir enfin l'oiseau sur son perchoir. Tu l'avoues, il a eu une idée de génie en s'installant en hauteur, car la vue y est toujours plus belle. Tu aurais fait de même. Mais tu te serais juste perché là haut, sans pour autant installant des explosifs partout dans le théâtre. Parce que tu n'as jamais eu les couilles de ce genre de choses. Parce que tu n'auras jamais eu les couilles de faire quoi que ce soit si ça explose maintenant. Tu n'oses même pas sourire, même si tout ceci prend une tournure intéressante. Tu as trop la peur au ventre, aux tripes qui se nouent encore plus. Cette envie de survivre, de ne pas mourir tout de suite. Parce que cette vie, tu l'aimes, même si ce monde est pourri. Et puis, il y a des gens pour tenter de changer le monde. Comme lui. Lui qui répond sans craintes à la pseudo-intimidation de l'adolescent et à la blague du gamin. Sûr de lui. Pas comme toi. Toi qui l'écoute parler et qui, sans même comprendre comment, te retrouves avec la télécommande des bombes entre les mains. Tu la regardes sans savoir quoi en faire ; et il se remet à dialoguer alors que tes yeux sont toujours fixés sur l'objet. Tu es toujours sur scène, tu es sauve, peu importe si ça explose ou non.

Les rôles s'inversent. Celle qui a l'habitude de regarder se fait observer. Oh, tu les sens ces regards sur toi. Tu sais qu'ils attendent tous de savoir ce que tu vas faire ; étant persuadés que tu es la dîtes complice ; toi qui te met à sourire face à cette révélation. Toi qui survivras même si tu appuis sur le bouton. Au fond, peut-être que tu l'es sans le savoir, cette complice. Parce que tu as fortement envie de tout faire sauter. Parce que ça serait une solution, radicale, certes, mais une solution comme une autre. Et que ces connards mourrons tous. Et ils seront obligés d'avoir de nouveau peur, de retourner à la case départ se faire un nom. Ils devront renaître. Et cette idée de plaît, car ce n'est pas un meurtre. Mais l'adrénaline procurer par le choix qui s'oppose à toi n'est pas suffisant pour te faire commettre l'acte. Car ça serait trop rapide. Tu veux en jouer, comme ils ont jouaient à rire de ces pauvres personnes qui ont dû passer sur cette scène. Alors tu relèves la tête et tu parles haut et fort, pour que toute cette sale t'entende.

Δ Vous savez quoi ? Je ne sais même pas si je vais faire exploser ce théâtre, bien que l'envie n'y manque pas. Alors on va jouer à pile ou face. Enfin, à un truc qui y ressemble. Si l’aile gauche apparaît, vous êtes sauvés. Si ce n'est pas le cas, ça explose.

Ils ne comprennent sûrement pas de quoi tu parles, mais toi tu sais. Tu mets la boîtier dans ta main gauche, afin qu'il tombe si le bon membre se transforme, et que tu puisses appuyer dessus si ce n'est pas le cas. Tu prends même le temps d'enlever tes chaussures, afin de ne pas les trouer s'ils se métamorphosent. Et après, tu prends le temps de sourire, les regardant une dernière fois. Et tu ne fermes pas les yeux, pas un instant, pour voir leur réaction lorsque ça se passera. Tu respires profondément. Et tu expires doucement. Tu sens les os bouger en toi, ta peau se transformant petit à petit en des dizaines de plumes noirs jais. Tu sens tes orteils se rétracter, les griffes de la serre s'enfonçant dans le bois de la scène. Et ton sourire ne te quitte pas. Ta vue se trouble un instant. Pas étonnant, il n'y a qu'un de tes yeux qui s'est retrouvé changé. Alors tu te retrouves avec cet œil gauche qui est tellement ouvert qu'on peut clairement voir que la forme de la pupille a changé, qu'elle n'y a plus vraiment d'humanité. Et il y a ce bras, le droit, qui c'est aussi métamorphosé en aile. Sans compter du pied se trouvant du même côté, où se tient si fièrement ta patte. Et tu ricanes de plus belle. Tu as toujours ton bras droit. Tu as toujours ce putain de bras. Et ça te met dans un état de joie euphorique que même toi, tu ne comprends pas. Tu ne cherches pas à comprendre, tu ne cherches plus à rien. Alors tu appuis, sans aucune hésitation. C'est le jeu après tout.

Et la secousse ne tarde pas, comme les flammes et le nuage de poussières qui en suit. C'est ton œuvre, et la sienne aussi. Tu n'es pas toute seule, vous êtes à deux sur ces meurtres ; non, ces réveilles. Et ça te rassure un peu. Car au fond, tu as cette boule au cœur, celle qui te dit que tu n'aurais peut-être pas du. Que c'était peut-être le mauvais choix. Tu es tiraillée, c'est le cas de le dire. Dans ta tête, tout se bouscule, et tu ne peux que regarder ta main avec le boîtier noir dedans. Tu l'as vraiment fait. Toi ? Tu n'en es même pas sûre. Après tout, qui de la bête ou toi avait appuyé ? Des fois, tu oublis presque que vous n'êtes qu'un. Que tu n'es que cet oiseau de malheur.



[hrp; je tiens à préciser que le changement de membres a été tiré au hasard grâce au lancé de dès de FA du coup voilà. ♥ 8D]
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Harry Goldfarb
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Mar 11 Nov - 9:36

"L'oiseau en cage, un simple thaumatrope..."

Le premier réflexe de Humars fut certe de se laisser enrouler par April mais de sauver le petit blagueur en le serrant dans ses bras... Quel acte d'héroïsme pathétique pourrait-il se dire dans quelques temps en y repensant. Il avait échappé à la mort pour cette fois, ce ne fut pas le cas de Ambios et de April ! Quand il revint à lui et qu'il regarda le télé-kinésiste et son sourire de contentement sur les lèvres ! il lui ferait bien ravaler sa fierté ! Mais il y a des ennemis contre lequel il faut parfois céder le pas.

"Tu veux du théatre ?" il le regarda droit dans les yeux, ensuqué par le choc et portant  le petit dans les pommes.

"Viens donc, je te défie, je te met au défi... Montre nous ce spectacle, montre nous ce qui vaut la peine d'avoir fais perdre toute ces vies !"

Il serra les poings regardant dans le vide ces cadavres et tous ces blessés...

"Et toi tu est contente ? J'espère que tu regrette ton coup de sang sale poufiasse ! Tu avais le choix ne dit pas le contraire...."

Humars leur tourna le dos il avançait d'un pas déterminé mais tremblant, écorché, brûlé ! Il marchait sur ces morceaux de braise, dans les flammes, mais la plus ardentes des chaleurs était au fond de lui ! Il se demandait pourquoi avoir fait ça... Il se demandait si l'absurdité du théatre ambulant méritait l'absurdité de cet attentat, cet homme venait quand même d'empêcher qu'on ne rabaisse plus les pauvres gens en les tuant. Humars lui pensait que ce n'était pas en tapant sur la gueule d'un con qu'on le rendrait plus intelligent. C'est d'ailleurs pour cela qu'il était parti sans engager de combat, plus pour ça que par peur et crainte de représailles.

Il ne savait pas si les laisser en vie était une bonne chose, il était en cette ère, comme le justicier d'un monde sans éthique, dénué de sens. Seul face au monde, et pas n'importe lequel, celui des rêves...

Il parti avec la détermination qu'à leurs prochaine rencontre Adam et Juliet périrait ! Et si vous vous approchiez de lui vous pourriez l'entendre fredonner un air :

"I'm a poor lonesome cow-boy !"

"L'oiseau ne sera pas libre pour autant, tant que l'illusion demeurera..."
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Adam Bierce
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MessageSujet: Re: Lancer des tomates, c'est démodé; lançons donc des italiens. {pv. adam & humars   Ven 14 Nov - 16:27

Le carnage était impressionnant, tout ce que l’explosion n’avait pas cuit ou réduit en poussière se réduisait à des morceaux de barbaques lancés aux quatre vent. Bon il n’y avait pas tant que ça non plus vu qu’Adam était une tanche en démolition et qu’il n’avait pas non plus mis la main sur un stock nucléaire. néanmoins le résultat final restait un panorama à clouer pas mal de tripe. Le tout restait à relativiser car seul une partie du public avait été touché par les déflagrations ce qui faisait que l’immense majorité, si ce n’était la totalité des personnes touchées étaient des rêveurs et des voyageurs. Des gens que l’on ne pouvait tuer : on ne pouvait que leur faire mal ou les réveiller ; ils ne laissaient d’ailleurs aucun cadavre vu que ces derniers trépassaient en un panache de fumée. Au final, les gens restant dans les décombres étaient seulement les blessés, qui allaient passer une sacrée mauvaise fin de nuit avant de se réveiller tout tremblotant dans leur lit en se jurant de ne plus jamais retourner au Théâtre Ambulant de leur vie et (avec un peu de chance) de ne plus se moquer de quelqu’un gratuitement. Au final on n’était loin du carnage d’un véritable attentat. Si Adam n’avait pas de problème pour seringuer des mecs qui le méritaient vraiment il ne se sentait pas l’âme d’un tueur en série.  

Pour l’heure, il était plutôt en pleine crise d’hilarité. Il avait oublié qu’il avait placé du plastic sur les poutres soutenant sa cachette. Après l’explosion il s’était donc retrouvé sur le plancher des vaches avec un joli morceau de charpente qui lui écrasait la jambe. L’hilarité de la situation plus le fait que la demoiselle sur scène avait manifestement effectué son acte en fonction du hasard avaient trouvé une résonance quelque part dans son esprit et des petits rires nerveux s’échappaient par intermittence de son larynx sans qu’il ne leur trouve une origine déterminée.

Comble du bonheur, son héros de shonen préféré avait survécu. Naturellement, ce dernier restait totalement hermétique au fait que les victimes étaient dans un monde où elles ne pouvaient pas mourir et à la beauté théâtrale de l’explosion dont son post-déroulement avait été un théâtre dans un théâtre (même si Adam comprenait qu’il était sans doute l’un des seuls individus de la pièce à être sensible à ce dernier point). Conformément à sa mythologie, le voyageur cria quelques imprécations au télékinésiste avec une telle véhémence qu’Adam crut bien qu’ils allaient devoir en venir aux poings. Cela aurait été dans la logique des choses que l’invocateur de reptiles tente de corriger le gros vilain terroriste par la voie martiale. Entre deux toux comiques, Adam lui répondit :

« Attend je compte les cadavres… et bien ce fut vite fait : j’ai toujours été rapide pour compter jusqu’à zéro. Mais je t’en prie si tu souhaites venger des morts qui n’en sont pas, si ça t’amuse te battre pour la cause de réveillé, vas-y. Tu es libre. »

Curieusement, le voyageur ne lui sauta pas à la gorge et partit sans rien faire pour régler « l’injustice » qu’il avait sous les yeux. Adam se dit qu’il faudrait lui poser la question de ce volte-face le jour où il le recroiserait. Le bonhomme avait pourtant l’air d’être chaud comme la braise. Comme quoi on ne pouvait pas tout prévoir à l’avance.

Avec une grimace, Adam usa de son pouvoir pour dégager la poutre et boita entre les décombres, en direction de la scène. Il voulait voir comment allait la voyageuse qui avait pressé le bouton. Adam savait que lui, il n’avait aucun problème moral à faire péter des trucs dans le monde des rêves mais il savait que ce n’était pas le cas de tout le monde. Une fois arrivé à hauteur de Juliet en lui tapota l’épaule en une vague tentative de réconfort, si réconfort il y avait besoin.

« Et bien, c’était un pile ou face original ma foi. Lui dit-il en se préparant une cigarette qui avait par miracle échappé à l’apothéose. Au final on a des gens qui vont y réfléchir à deux fois avant de retourner se moquer des gens dans ce théâtre et des gens qui vont y réfléchir à deux fois avant de se moquer des gens tout court ; et tout ça sans remplir d’engrais les cimetières dreamlandiens. Mission accomplit comme qui dirait. Ça fait quel effet d’avoir purifié par les flammes un haut lieu de la lâcheté humaine ? Fais gaffe, paraît qu’on y prend vite goût. Lâcha Adam avec un petit rire. Il termina avec un clin d’œil. Au plaisir de te voir à une autre occasion.

Et c’est clopi-clopant qu’il quitta le théâtre. Le boitillage fit qu’il avait beaucoup moins de classe que le voyageur précédent mais ce fut un beau boitillage ; avec coucher de soleil et tout et tout.
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