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 La déchéance de Dörk City | Pv Drasur [+16A]

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Joël Hamel
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MessageSujet: La déchéance de Dörk City | Pv Drasur [+16A]   Dim 14 Mai - 18:40

Joël ouvrait lentement les yeux alors que son réveil sonnait juste à côté de lui. De ses yeux fatigués il passait sa main sur l’appareil pour l’éteindre rapidement, ne voulant pas réveiller sa femme qui était toujours en train de dormir à ses côtés. A moitié repliée dans la couverture, elle semblait fuir instinctivement les petits rayons de lumières qui passaient à travers le volet de leur chambre, ce qui faisait un peu sourire le père de famille. Il restait quelques instants à observer le visage endormi de Valentine, les sentiments qu’il ressentait allant au-delà du simple plaisir sur la beauté dormant avec lui chaque soir. Mais elle n’était pas la seule beauté à la maison, il y en avait une autre qui pour une fois restait paisiblement endormie la matinée. Pendant que Joël s’était préparé pour aller ouvrir le bar/café ce matin, il en profita pour laisser un mot sur la table de la cuisine, indiquant qu’aujourd’hui serait une bonne journée pour aller se balader à la plage dans l’après-midi.

Comme presque tous les matins c’était à Joël d’ouvrir le café le matin, passant l’aspirateur puis rapidement la serpillière pour essayer de rendre le tout un peu plus présentable. Dès qu’il avait fini ça il allait rapidement faire les comptes de la veille, comptant l’argent tout en organisant la caisse qui parfois pouvait être dans un désordre sans nom. En même temps c’était la période où les touristes venaient en masse, pas étonnant que les soirées deviennent très vite arrosées dans l’établissement de Joël qui devenait un véritable bar une fois la nuit tombée. Comme chaque matinée le père de famille voyait entrer les habitués du matin, ces personnes qui ne vont pas tarder à commencer leur travail mais qui viennent quand même prendre un café ou lire le journal tranquillement. Joël connaissait tout le monde par ici alors ce n’était pas compliqué d’engager la conversation avec la plupart, que ce soit pour prendre des nouvelles de leur famille ou d’écouter ce qu’ils avaient à dire sur l’actualité. Pas mal de choses à dire sur la France dernièrement mais bon, depuis Saint-Denis c’est pas comme si ils se sentaient concernés parce ce qu’il se passait là-bas. Il se tenait au courant du minimum syndical, qui sera le nouveau président, ses promesses etc.

Puis tout à coup une personne rentre dans le café, tournant sa tête à droite et à gauche à la recherche de quelque chose ou de quelqu’un. Joël reconnaissait la belle rousse qui s’approchait du comptoir pour s’adresser à lui, bien que sous les yeux de cette dernière on pouvait y voir de larges cernes, comme si elle avait passé un mauvais rêve.

▬ Valentine ? Ca ne va pas ?
▬ Joël j’ai besoin de ton aide, c’est important.

Fronçant les sourcils, Joël relevait ses yeux à l’attention du reste du café pour voir s’il n’y avait rien d’urgent et invita sa femme à passer derrière le comptoir, de là où ils pouvaient rejoindre la cuisine en passant la porte de service. Une fois loin des regards douteux, l’homme aux cicatrices invita sa bien-aimée à s’asseoir tranquillement sur une chaise et il lui offrit toute son attention.

▬ Qu’est-ce qu’il se passe Valentine ? Alice va bien ?
▬ Oui quand je suis sortie elle dormait encore, je…
▬ Pourquoi tu ne l’a pas emmenée avec toi ? Tu sais bien qu’on ne peut pas la laisser toute seule à la maison..
▬ Je sais Joël mais écoute moi ! Je retourne pour elle dans moins de 5 minutes ! Ca à voir avec Dreamland…
▬ Quelqu’un t’a attaqué ? Tu es suivie ? Où ça ? Par qui ?
▬ Non pas moi ! Une amie à moi qui m’a sauvée la vie par le passé… Elle a des ennuis.

Joël écoutait avec silence les détails de toute l’histoire, à propos de l’amie de Valentine, Judy. Apparemment elle serait détenue prisonnière dans un endroit malfamé de Dreamland, rassemblant un nombre important de crapules en tout genre. Curieux, le contrôleur de Feu demanda davantage de détails afin de savoir les circonstances autour de Judy, pourquoi elle se trouvait là-bas etc. De ce qu’il avait compris, l’amie de la belle rousse avait été capturée par un royaume pour avoir tentée de voler un bien précieux. Plutôt que de l’enfermer ou de la faire passer à Justicity, ils avaient préféraient la vendre à l’un des dirigeants d’une pègre locale appelée « les Yokuz ». Joël avait un nom et un lieu, c’était tout ce qu’il lui fallait s’il voulait s’occuper de cette histoire. Mais Valentine lui retira l’idée de partir saccager cet endroit en lui affirmant qu’elle s’était elle-même rendue là-bas pour essayer de libérer son amie…

▬ Mais tu es folle ! Ils t’ont fait quelque chose ? Tu es prisonnière ?!
▬ Non ! Je suis allez les voir pour les convaincre de la laisser partir, mais ils n’ont rien voulu entendre car ils ont… Son acte de propriété.
▬ Tu t’attendais à quoi venant de la part d’esclavagistes ? Bien sûr qui laisserait pas partir une marchandise.
▬ Je sais… Mais j’ai réussie à faire un marché avec eux.

Joël ouvrait grand les yeux alors qu’il décroisait les bras, son expression s’assombrissant avant que la colère ne prenne le dessus sur le ton de sa voix qui se faisait plus forte.

▬ En échange de sa liberté, j’ai promis au chef de Yokuz de lui trouver quelqu’un qui pourra lui régler n’importe quel problème… Et sur le moment je n’ai pu penser qu’à toi.
▬ Ce ne serait pas plus simple que j’aille là-bas et que je la sauve de mes propres moyens ? Au passage ça t’éviterais de te mettre inutilement en danger !
▬ Si on la sort de là elle sera chassée ! Ils l’ont marquée et elle est forcée de se réveiller au même endroit chaque nuit.
▬ Tss un Tempo Temperus, va savoir comment des petites frappes ont pu mettre la main là-dessus…
▬ S’ils ne lui enlèvent pas la marque ça ne servira à rien de la sortir de là. Je suis désolée Joël, je n’arrête pas de t’embarquer dans des histoires, je…

Le balafré poussait un long soupire avant de tapoter la tête de sa femme, souriant légèrement alors qu’il posait un genou à terre pour lever ses yeux vers les siens, saisissant doucement l’une de ses mains. Il souhaitait la rassurer, et il savait qu’il pouvait le faire.

▬ Ne t’inquiète pas mon cœur, je m’occupe de tout. Peu importe les dangers, je serais toujours là pour te protéger. Je sauverai ton amie.
▬ Merci…

_______________

Dörk City:
 

Lorsque Joël posa pour la première fois les pieds dans cette cité, il sentit ses narines lui brûler à cause de l’odeur. Une odeur puante qui sortait probablement d’un mélange étrange et tortueux entre le sang, le vomi ou bien le sperme. L’air, aussi corrompu soit-il, portait avec lui une certaine lourdeur qui fatiguait déjà le contrôleur du Feu. Lui qui était devenu presque insensible aux changements de températures, cela ne l’empêchait pas d’avoir du mal à respirer dans un endroit pareil. Il traversait les rues saccagées de cette ville, y apercevant de nombreuses ombres qui l’observaient depuis les fenêtres brisées et les balcons sur le point de s’effondrer. Clairement, le voyageur avait l’impression d’être au beau milieu d’HLM en ruines. Sur cette pensée il aperçut du grabuge une dizaine de mètres plus loin, trois hommes en train de donner des coups de pieds à un quatrième par terre. Le bonhomme était replié sur lui-même et se protéger la tête, même si le prix a payer était le sacrifice du reste de son corps. Sans même adresser un regard aux hommes, le balafré poursuivait sa route alors qu’il pouvait encore entendre les gémissements et divers appels à l’aide de la créature.

Joël s’adressait à la plupart des habitants qui lui paraissaient louches, comme ces créatures qui étaient bien mieux habillés que les autres racailles du bled putride. Bien sûr ils refusèrent de parler, laissant leur méfiance prendre le dessus sur la raison alors qu’ils commençaient à menacer le contrôleur de Feu. Grossière erreur alors que le revers du poing enflammé de Joël calma les ardeurs des hommes, l’homme aux cicatrices n’hésitant pas à ordonner à ce qu’on le guide jusqu’au repaire des Yokuz. Et vite. Ce n’était pas avec leurs vulgaires couteaux ou petits pistolets qu’ils allaient pouvoir repousser le voyageur, alors ils préfèrent ravaler leur fierté et le guidèrent directement à la gueule du loup. Dans un coin reculé des quartiers Est de la ville on pouvait y trouver une série de boîtes de nuits. D’un regard acéré Joël pouvait remarquer le nombre importants d’alcooliques qui trainaient sur les trottoirs, se faisant soigneusement récupérés par les prostitués qui hésitaient pas à leur donner quelques pilules pour redonner aux ivrognes un petit cachet. L’ambiance était malsaine et il n’était même encore entré dans l’une de ces boîtes, c’était pour dire.

Les gangsters montrèrent le chemin au contrôleur du Feu qui s’arrêta en face de l’édifice le plus grand du quartier : une boîte de nuit. C’était original. En tout cas l’entrée était bien plus contrôlée que les autres et les gardes semblaient être mieux armés, eux. Joël tenta de se frayer un chemin mais un vigil faisant la même taille que le voyageur le stoppa, plaquant sa main massive sur le torse de Joël afin de l’arrêter net.

▬ VIP seulement.
▬ Ton boss m’attend, alors le fait pas attendre.
▬ Ouais c’est ça, le coup du « je connais le patron » on me l’a un peu trop faite, alors si tu veux bien dégager avant que je…

Il n’eut même pas le temps de terminer sa phrase que le contrôleur de Feu frappa soudainement son nez avec son front, faisant voler en éclats les lunettes du vigil alors que son nez était tordu et commencé déjà à saigner. Le garde affichait une mine colérique à l’attention de Joël, alors que lui avait un simple sourire sur les lèvres alors qu’il le défiait du regard d’oser l’attaquer.

▬ Alors, je passe ou pas ?
▬ Espèce de...
▬ Attends !

Un autre homme vint saisir l’épaule du vigil, plaquant sa main contre sa propre oreillette pour écouter attentivement les informations qu’on lui transmettait. Petit à petit son regard changeait et il informa l’homme au nez cassé qu’il devait laisser passer le voyageur. Affichant un sourire triomphant, Joël se délectait de la scène alors qu’il pouvait voir la colère noire grandir de plus en plus dans le regard de la créature, avant que cette dernière ne s’écarte et le laisse passer. Plutôt que de vous ennuyer avec une description longue et chiante de la boîte autant passer au passage le plus intéressant : la rencontre avec le boss des Yokuz. Joël avait dû monter plusieurs escaliers et passer plusieurs portes avant d’arriver jusqu’au bureau du prétendu patron de tout le merdier sonore en-dessous de leurs pieds. L’homme étant de dos au voyageur, c’était à Joël d’engager la conversation.

▬ Que les choses soient claires : je suis ici pour Judy et je compte pas repartir d’ici sans elle. Apparemment t’as passé un marché avec mon contact alors dépêche-toi de me dire ce que tu veux qu’on en finisse.
▬ Tu baisses d’un ton en présence du boss, sale petite merde de voyageur ! Tu crois que c’est parce que t’as pu venir jusqu’ici que tu peux te comporter comme un roi ?!
▬ Y’a qu’un seul roi ici à Dörk City et c’est le boss ! Alors tu fermes ta gueule et t’attends qu’on te demande de l’ouvrir !
▬ T’as dis quoi p’tit con ? Tu veux vraiment qu’on fasse ça à ma manière ?

Là ça commençait à sérieusement sentir le brûlé alors qu’on pouvait déjà voir des étincelles brillaient dans le regard de Joël qui exprimait bien son mécontentement. Ces types mériteraient qu’ils les crament tous et qu’il se casse mais il a promis à Valentine qu’il ferait ça avec le moins de dégats possibles. Ni lui ni elle ne voudraient que Judy paye les frais du manque de patience du contrôleur de Feu. Finalement le boss fit signe de la main à ses subbordonnés, leur ordonnant visiblement de la fermer puisqu’ils baissèrent l’échine et gardaient la tête baissée. Le fameux boss se retournait en direction de Joël.

Boss Yokuz :
 

▬ Joël Hamel, contrôleur du Feu. Lorsque j’ai acheté cette petite voleuse je n’aurais jamais imaginé pouvoir attraper un aussi gros poisson. Aussi mordant puisses-tu paraître.
▬ Où est Judy ?
▬ Patience, le moment viendra où tu pourras la voir. Mais j’ai besoin que tu me rendes quelques services d’abord…
▬ Tss, j’ai pas vraiment le choix…

______7 jours plus tard______

Tenue :
 

De retour dans une rue sombre et paumée de cette cité, une petite lumière s’allumait au fin fond de l’allée. Un petit homme âgé d’une quarantaine d’années était assis sur une pile de caisse, une partie de son visage couverte de son propre sang à cause de l’entaille plus ou moins profonde sur son arcade. Il avait une cigarette entre les lèvres qui venait tout juste d’être allumée, le doigt enflammé de Joël se retirant lentement alors qu’il laissait le droit au pauvre bougre de fumer une clope. Peut-être sa dernière s’il ne donnait pas au contrôleur de Feu ce qu’il était venu chercher, et vite. De son visage neutre, supportant son regard glacial, il s’asseyait en face de l’homme blessé alors qu’il jouait avec une petite flammèche entre ses doigts.

▬ Tu avais 30 jours pour rembourser ta dette, il est temps de payer maintenant.
▬ Par pitié… Donnez moi plus de temps, je vous promets que je…
▬ Non, aucun délai supplémentaire ne sera donné à un camé comme toi. Plutôt que de tout dépenser en consommation t’aurais dû réinvestir pour lancer ton petit réseau. Maintenant t’as deux choix : tu payes en liquide, ou tu payes avec ton corps.
▬ A-a-avec mon c-corps ?
▬ Avec toutes les merdes que prennent chaque jour les gens dans le coin, la demande d’organes a dégringolée. Les docs sont aux anges mais il ont toujours besoin de stock. En gros ils ont besoins de mec comme toi qui ont pas trop niquer le foie avec l’alcool, par exemple.
▬ Mais j-je…
▬ Le reste de ta dépouille sera sûrement envoyée à la boucherie de Butch, en plus d’être un pro pour se débarrasser des cadavres il arrive à faire avaler à ses clients la chaire de créature. Même si je trouve ça dégueu, j’vois très bien ta famille manger leur steak tranquillement sans savoir que c’est to…

L’homme n’attendait pas la fin de la phrase pour commencer à vomir à ses pieds, ainsi qu’aux pieds de Joël. Imperturbable, le contrôleur de Feu venait à saisir d’une poigne ferme la tignasse sombre de l’homme pour lui relever la tête et le regarder dans les yeux. Le voyageur pouvait lire dans son regard la peur et le désespoir, comme s’il savait qu’une mort certaine approchait à grand pas…

▬ Tss, je te donne une journée de plus. Si demain j’ai pas mon argent, c’est Butch qui s’occupera de ton cas.
▬ Merci… Je sais pas c-comment je vais faire, mais merci…
▬ Blablabla… Du nerf, essuie toi la bouche et prends un tic-tac, pense à ta fille que tu vas embrasser ce soir.

Joël relâchait le bonhomme après lui avoir mis une légère tape sur la joue, se relevant pour quitter la petite ruelle et soupirer pendant de longues secondes. Il venait de menacer de mort un père de famille, comme lui. Ca faisait toujours bizarre mais le voyageur préférait ne pas y penser, préférant passer à autre chose et vite. Comme la prochaine personne sur sa liste. En essayant de saisir le papier dans la poche de sa veste, il voyait la marque du Tempo Tempurus sur sa main, ce qui le fit tiquer alors qu’il grimaçait légèrement. Cela fait une semaine que le contrôleur de Feu joue les collecteurs d’impôts pour les Yokuz, sans quoi ils refuseront de libérer l’amie de Valentine. Joël a rencontré Judy qui était devenue l’une des danseuses les plus primés de la plus grosse boîte du gang de l’Est. Il s’est assuré à ce que rien ne lui soit arrivé pendant qu’il était là mais cela commençait à faire pas mal de services déjà… Peut-être était-il temps de mettre les choses aux claires. En attendant il ne devait pas trop trainer dans le quartier où il se trouvait en ce moment qui était tenu non pas par les Yokuz mais par une autre pègre toute aussi dangereuse : les Chyn-Wah.

Il frappait à la porte du restaurant local qui avait l’air d’être fermé aujourd’hui, pour une raison qu’il ne connaissait pas.

▬ Sors de là Beng-wui. Je sais que t’es là, me fais pas attendre tu veux. Je peux devenir très violent et tu le sais.

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Drasur
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MessageSujet: Re: La déchéance de Dörk City | Pv Drasur [+16A]   Ven 19 Mai - 12:25


Encore une nuit de rêve qui s'annonçait, génial. Drasur commençait à réellement douter du soi disant hasard de ses apparitions dans ce monde, pourquoi atterrissait il si rarement dans des endroits paisibles au véritable charme onirique ? Il n'en avait aucune idée, mais ce qui l'entourait était loin de ce qu'il s'était imaginé explorer le jour où il appris qu'il était désormais un arpenteur des rêves. Où étaient les cascades de chocolat, les maisons en bonbon, les lutins sympas et les champs de raclette ? Qu'est ce qu'il aimerait enfin trouver cet endroit, pourtant il persistait à se retrouver dans ce genre d'endroits. Était-ce son inconscient qui le poussait à se diriger vers de telles aventures ? Est ce qu'il se détestait tellement que sa propre psyché le poussait à galérer nuit après nuit ? Tant de questions sans réelle réponse, alors qu'il déambulait dans des rues délabrées de cette ville en ruines. Son cigare à la bouche, il observait avec dédain tous ces gens qu'il considérait comme des déchets de l'humanité, enfin leur équivalent dans ce monde du moins. Il dégageait un mépris palpable tout en gardant à l'esprit que sa propre situation dans le monde réel n'était pas la plus optimale non plus. Il était parfaitement conscient qu'au moindre mauvais choix de sa part, il finirait à la rue et connaîtrait très certainement le même destin que ces pauvres gens, à devoir se procurer des psychotiques pour rendre son existence un minimum vivable. Ses boyaux se tordaient rien qu'à cette idée, rendant son expérience dans ce royaume de malheur encore plus désagréable qu'elle ne l'était déjà. Et pourquoi était il là de toutes manières, pour trouver un homme ayant trahi tous ses principes ainsi que sa famille ? La belle affaire, il aurait mieux fait de s'endormir à la vue d'un bon vieux film érotique des familles, il aurait passé sa nuit dans une orgie de plaisirs charnels au moins. Permettons nous un retour rapide sur les événements ayant menés notre héros dans ce trou à rat, afin de clarifier sa présence ici ainsi que sa très mauvaise humeur.

____

Dans l'obscurité de sa chambre, la lueur vacillante de sa cigarette produisant une des seules rares lumières, accompagnant le clignotement constant de la led bleue de son ordinateur. Le silence n'était brisé que par les vibrations répétées, suivant presque un rythme donné, de son portable retourné sur la table de chevet. Un fin rayon de lumière s'échappait de l'interstice entre l'appareil et le bois noir du meuble, indiquant la réception de messages en continu, que le jeune homme se faisait un plaisir d'ignorer totalement. Il était déjà bien loin dans ses pensées, grinçant des dents entre deux bouffées de fumée cancérigène. Sa cigarette tremblait entre ses doigts, témoignant de sa colère grondant au plus profond de lui, cette haine brûlante qu'il n'arrivait pas à contrôler. Il s’efforçait, aussi dur que ce soit, de visualiser son père dans son esprit. Il avait fait de même la veille, passant un moment tout aussi désagréable avant de se laisser emporter par le sommeil, tout ça pour se retrouver dans un royaume de la quatrième zone. Mais ses songes de la veille étaient plus de l'ordre du questionnement, alors qu'il se demandait comment le bâtard l'ayant engendré avait bien pu l'oublier lui et sa famille. Il avait pensé à le confronter dans le monde onirique depuis le moment où il appris qu'il suffisait de penser à quelqu'un pour l'y rejoindre. Mais il avait préféré, comme toujours, éviter de penser à lui. Ce souvenir du traumatisme qu'il avait vécu alors qu'il n'était qu'un gamin était bien trop douloureux pour lui et même plus de quinze ans plus tard, il ne savait toujours pas comment réagir à part s'énerver tout seul. Il avait vaincu le départ inopiné de son paternel comme un abandon pur et simple, ce dernier s'étant vaguement justifié par des combines dans lesquelles il trempait l'empêchant de rester auprès des siens. Pourtant ce n'était pas assez pour le jeune homme au sang chaud et il considérait tout ça comme une trahison pure et simple de tous les principes avec lesquels il avait grandis.

Toute son adolescence, il avait toujours la même réponse à la fameuse question lui demandant ce que son père faisait : il disait ne plus en avoir. Il n'entrait pas plus dans les détails, espérant que ses interlocuteurs se contenteraient de croire à sa mort pour les empêcher de poser plus de questions. Pourtant lui le savait qu'il était parti parce que ce n'était qu'une merde, une merde qui revendait des substances et qui était tombé dedans, une merde qui avait laissé sa propre femme prendre les retombées de ses trafics alors qu'il était rentré au pays. Il aimait d'ailleurs à croire qu'il était mort, ça le rassurait, il se disait qu'il le méritait bien de toutes manières. Pourtant, depuis qu'il était un adulte, il gardait tout de même en lui l'envie profonde de le confronter, maintenant qu'il était un homme, qu'il s'était construit seul, avec la seule aide de sa mère. Il se surprenait souvent à se dire que le jour où il le retrouverait, si il n'était pas mort, il le tuerait lui même. Tout ça n'étant bien entendu qu'un ramassis de connerie qu'il se répétait dans son fort intérieur pour se rassurer en quelques sortes. Pourtant la donne avait changé maintenant qu'il était voyageur, il avait les moyens de le confronter, d'avoir des vraies réponses et surtout de se venger de l'enfance qu'il n'avait jamais réellement eu à cause de cet enfoiré. Alors il s'efforçait de penser à lui, à l'homme qu'il était, malgré tout le dégoût qu'il lui inspirait, car même si il avait disparu purement et simplement de sa vie réelle, il comptait bien le trouver dans Dreamland et lui casser sa gueule, si ce n'est plus.

Il se sentait partir, rattrapé par le sommeil. Il ne savait pas vraiment quoi espérer, le trouver en tant que voyageur ou rêveur. Dans le premier cas, il pourrait avoir une réelle discussion avec lui et tourner la page sur tout ça, si bien sûr il arriverait à se contrôler. D'un autre côté, si il n'était qu'un rêveur, il prendrait un malin plaisir à hanter ses nuits comme l'inverse avait été le cas, sauf qu'il pourrait le tuer à volonté, ce qui lui ferait du bien, à défaut de lui apporter de réelles réponses. Après quelques minutes, il ouvrit les yeux dans ce qui semblait être un désert, une cité immense trônant à quelques centaines de mètres de lui. Un rapide regard autour de lui confirmant qu'il était seul, il ne comprenait pas. Son père n'existait il vraiment plus, était il donc vraiment mort ? Des sentiments contraires l'assaillirent, il ne savait pas comment interpréter son arrivée ici, il avait encore plus de questions qu'auparavant et ça il n'arrivait pas à le supporter. Puis, soudainement, alors qu'il se dirigeait lentement vers la cité plus loin, une sorte d'homme rat jaillit du sol à quelques centimètres du jeune homme, lui bloquant le chemin. D'une voix nasillarde presque cartoonesque, la créature engagea la conversation.

« Stop ! Pas un pas de plus ! Personne n'entre ni ne sort de Dörk City ! Ordre de la tata !
- Leopon, ça te dit quelque chose ?
- Hahaa naïf, même si je le savais je te dirais rie-ARGH. Drasur choppa la créature par la gorge et la leva quelques centimètres au dessus du sol avant de continuer.
- J'suis pas d'humeur à rire. J'attend deux réponses, est ce que Leopon te dit quelque chose et si oui, où est il ?
- Gaaah arrête ça, tu m'fais mal graaaaah.
- Plus je perds patience et plus j'appuie. Et je suis extrêmement impatient.
- Je ... Je peux rien te dire, j'suis tout en bas de la hiérarchie ... La Famille n'a aucune information sur ce qu'il se passe dans cette ville, mais si tu ... Graaaah j'arrive plus à respirer ...
- Tu es lent dans tes explications, beaucoup trop lent.
- BENG-WUI ! Va voir ... argh ... Beng-wui ... »

Satisfait de la réponse qu'il venait d'obtenir, le voyageur balança le corps fluet de la créature sur le côté. Cette dernière repris alors une respiration aussi forte qu'elle ne semblait douloureuse, se tortillant au sol. Il n'avait pas de réelles informations mais il avait un nom, ce qui était amplement suffisant si il s'en servait correctement. Faisant fi de ce qu'il avait entendu à propos de la Famille, organisation dont il avait vaguement été mis en garde par son seigneur, il avança d'un pas décidé vers la ville dont il connaissais désormais le nom.

____

Nous sommes donc de retour au moment où Drasur déambulait dans les rues, son cigare en bouche, expirant d'épais nuages aux relents de vanille. Suite à une rapide ellipse, nous retrouvons notre héros rêvant depuis un peu moins d'une heure. Il a entre temps violenté psychologiquement un sans abri lui suppliant une dose, en lui promettant qu'il en avait une en échange d'informations concernant ce fameux Beng-wui. Le pauvre accro cracha tout ce qu'il avait comme informations dans l'espoir d'une piqûre gratuite, avant d'atteindre le fond du fond alors que l'invocateur s'éloigna de lui sans lui avoir préalablement donné la récompense qu'il attendait. En temps normal, il aurait détesté faire ce genre de choses, mais il n'était plus vraiment lui même cette nuit, il n'était pas motivé par sa recherche habituelle d'endroit pour glander ou d'émerveillement dans ce monde, non, c'était la haine pure qui le poussait. Et chaque seconde à crapahuter dans ce merdier accentuait sa colère aveugle.

Après plusieurs longues minutes de marche, alors qu'il se sentait lourdement observé par les dizaines de regards fuyants provenant des fenêtres alentours, Drasur arriva à destination. Un petit restaurant modeste qui, d'après les dires du sans abri d'auparavant, appartenait à l'homme qu'il cherchait. Le quartier était calme, un peu trop à son goût d'ailleurs, mais il n'avait pas de temps à perdre à tenter de sécuriser le périmètre en prenant de la hauteur ou quoi que ce soit. Il pénétra ainsi dans le restaurant par la porte de devant. Une fois à l'intérieur, il constata l'absence claire et nette de clients, la salle principale étant assez sombre. Il verrouilla la porte de bois derrière lui en tournant la clé présente dans la serrure et s'avança. Un vieil homme aux allures de pur cliché asiatique sortit de la cuisine et s'approcha doucement de lui, l'air paniqué. Il tira une grande bouffée de son cigare avant que l'intéressé de lui adresse la parole.

« Nous ne servons pas de repas monsieur, veuillez partir.
- J'suis pas là pour grailler, c'est toi Beng-wui ? J'ai des questions à te poser, Leopon ça te dit quelque chose ? »

Le vieil homme arbora alors un regard troublé, comme si la mention de ce nom terrifiait le littéralement. Puis, avant que Drasur ne hausse le ton face au manque de réponse de son interlocuteur, un grand bruit provenant de la porte suivi d'un homme à la voix grave attira l'attention de l'invocateur qui tourna la tête. Durant les secondes qu'il lui fallut pour renvoyer son regard vers le vieil asiatique, ce dernier se ruait déjà vers l'arrière boutique, renversant une table dans sa hâte, ce qui produisit un vacarme incroyable. Agacé au plus haut point, le bordelais se mis à la poursuite de sa cible mais fut vite stoppé, alors que deux silhouettes plus qu'imposantes surgirent de la cuisine. Soupirant un grand coup face à tous ces événements, il leva les poings pour se mettre en position de combat. Entre le tambourinement à la porte derrière et la disparition de Beng-wui, il ne manquait bien évidemment plus que des hommes de main au physique d'armoire à glace, génial.
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Joël Hamel
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MessageSujet: Re: La déchéance de Dörk City | Pv Drasur [+16A]   Sam 10 Juin - 12:33

Le contrôleur de Feu avait bien frappé à la porte histoire de se faire entendre, marteler le bois avec son poing pour faire du bruit était devenu une habitude après quelques jours dans cette cité. Il savait d’avance que les propriétaires avaient trois réactions types : soit ils décident d’ignorer Joël et cela forçait le voyageur à s’inviter de force à l’intérieur, soit ils ouvrent la porte de leur propre gré et lui font face ou bien… Soit ils décident de prendre la fuite par l’arrière. Joël soupirait en commençant à contourner le restaurant, ayant entendu pas mal de vacarme venant de l’intérieur. A tous les coups ce vieux Beng Wui pensait qu’il pouvait entuber le contrôleur de Feu, il était bien loin de la vérité. Dès que Joël passait la tête sur la ruelle menant vers les sombres recoins du restaurant, il pouvait voir le vieil homme typé asiatique qui venait d’ouvrir en fracas sa propre porte menant à l’arrière du bâtiment.

▬ Crois pas que je vais me faire avoir une deuxième fois Beng Wui ! Il est temps de payer pour ce que t’as fai… WOW !

Joël se rabattait contre le mur le plus proche afin d’éviter un hachoir lancé par le vieil homme, sa précision avec la lame de cuisine surprenant toujours le voyageur. La dernière fois qu’il lui avait rendu visite le contrôleur de Feu avait déjà reçu le hachoir en plein dans l’épaule, ce qui avait bien gâché la soirée de Joël. Pas question de se prendre le même coup une deuxième fois, cette fois-ci le voyageur s’élançait pour fondre en direction du vieillard mais ce dernier hurlait à l’aide en regardant vers l’intérieur de son restaurant. Le contrôleur pouvait voir émerger du bâtiment une masse de muscle avec une longue queue de cheval, même si le bonhomme était davantage dans la catégorie sur-poids lourd. Joël fronçait les sourcils alors qu’il voyait les tatouages sur le bras du sumo, de quoi l’irriter davantage alors que d’un mouvement de la main il accumulait des flammes sur le mur à côté de l’homme à la queue de cheval.

▬ Dégage gros porc, j’ai d’autres Chyn-wahs à fouetter !

Une puissante Colonne de Feu émergeait sur le côté du sumo, ce dernier étant littéralement propulsé par les flammes afin d’être balayé de force en direction du restaurant. Joël n’avait même pas besoin de s’assurer de l’état du bonhomme pour savoir qu’il ne s’en relèverait pas d’un coup pareil, décidant d’accélérer le pas afin d’attraper Beng Wui par le tablier et le descendre de force du grillage qu’il essayait de grimper pour s’échapper. Tenant toujours fermement la cible par son vêtement, Joël le frappait de son poing libre directement au visage afin de le « calmer » d’un bon coup dans les gencives. Le vieux homme fini par placer ses bras par-dessus son visage pour se protéger d’un deuxième coup, attaque qui ne vint jamais puisque Joël commença à trainer de force Beng Wui à l’intérieur du restaurant. Ils enjambaient sans grosse difficulté le sumo flambant encore un peu des restes de la Colonne de Feu, le voyageur finissant par atterrir directement dans les cuisines sales et mal entretenues des lieux. Il pouvait entendre du bruit venant de la salle principale, de quoi lui indiquer qu’il y avait potentiellement d’autres ennemis. Des gardes engagés par Beng Wui ? De nouvelles flammes s’allumaient entre les doigts du contrôleur alors qu’il continuait de trainer derrière lui le pauvre vieil homme qui commençait à pleurer silencieusement. Cela n’a jamais été une mauvaise chose de se faire attraper, et surtout pas à Dörk City…

▬ Si vous voulez pas finir en tas de cendres je vous laisse 3 putain de secondes pour dégager le plancher ! 1 ! 2 !...

Joël s’arrêtait de compter alors qu’il pouvait voir un autre gaillard du même gabarit que le flan enflammé à l’arrière de la boutique s’être fait rétamé par un autre homme. Le contrôleur fronçait légèrement les sourcils alors qu’il regardait le type… Il avait l’impression de l’avoir déjà rencontré, mais où ?... Ah ! Ca y est cela lui revenait, c’était le voyageur qui changeait de masques aussi vite qu’il s’était fait rétamer par Knuckles dans Gameland, la mémoire lui revenait assez facilement.

▬ Drasur ? J’pensais pas te retrouver dans un trou aussi paumé, faut croire que Dreamland est plus petit qu’on ne le croit. C’est toi qu’a rétamé Monsieur Propre là ? Y’a peut-être de l’espoir pour toi à l’avenir hahaha.
▬ Pitiez, je peux rien dire, si je parle je vais…
▬ La ferme, tu parleras de ton propre chef ou sinon je me charge de te faire cracher tes secrets en même temps que tes tripes…. Oh, deux secondes.

Le portable dans la veste de Joël vibrait depuis quelques secondes déjà, forçant le contrôleur à décrocher tandis qu’il balançait Beng Wui aux pieds de Drasur, pas vraiment gêné d’avoir jeté comme un déchet un pauvre vieil homme.

▬ Je sais bien que ça se fait pas de te demander un service alors qu’on vient à peine de se retrouver mais tu peux me le surveiller 5 minutes ? Merci. Donc ouais j’allais te dire, t’as les yeux bridés qui commencent sérieusement à me les briser…

Le contrôleur de Feu s’écartait lentement de la pièce pour être davantage au calme dans la cuisine, discutant avec le patron des Yokuz qui semblaient avoir besoin d’un rapport.

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MessageSujet: Re: La déchéance de Dörk City | Pv Drasur [+16A]   Mer 14 Juin - 17:30


Tenant ses poings devant lui dans une garde à peu près correcte, témoignant encore une fois de son manque clair de connaissances des arts nobles du combat, Drasur se tenait prêt. Alors oui, il n'avait jamais intégré de réel dojo où un maître aussi sage que sa barbe est longue aurait pu lui transmettre un style de combat millénaire dont il était le seul au monde à encore le connaître, mais il savait se débrouiller. Son style bien qu'un peu plus brouillon, lui suffisait amplement. Il s'était entraîné dans les rues, à casser des bouches uniquement poussé par sa bestialité et, fort heureusement pour lui, l'armoire à glace devant lui semblait être allée à la même école que lui. En effet, il ne restait plus qu'une seule de ces armoires à glace, le second accompagnant Beng Wui vers les cuisines. Cela rassura un tantinet notre héros qui, bien que confiant en ses capacités et pas mal de mauvaise humeur sur le coup, se voyait mal s'occuper des deux colosses assez facilement pour récupérer le propriétaire du restaurant derrière. La tâche semblait ainsi un peu plus simple pour lui, une phrase apparaissant dans son esprit comme pour signaler le début des hostilités : "mode cassage de bouche : on".

Dans une sorte d'union de leurs esprits combatifs, le sumo semblait comprendre également qu'il était temps de s'y mettre et, de ce fait, chargea de tout son poids vers l'invocateur. Prenant une vitesse non négligeable, la créature arriva en trombe vers Drasur qui se vit forcé de prendre une décision en moins d'une seconde. En effet, malgré les progrès qu'il était conscient d'avoir fait récemment, se prendre une telle masse de plein fouet, même à vitesse minime, ça doit piquer. N'ayant pas vraiment la place de se lancer dans une esquive acrobatique, il attrapa une chaise et l'envoya s'exploser sur le crâne en avant de l'asiatique, tout en effectuant un petit pas de côté histoire d'être certain de ne pas se prendre 200 kilos d'un mec ayant grandi dans un buffet à volonté. Le colosse semblait sonné mais pas réellement blessé, plus confus qu'autre chose, comme une bête sauvage ne comprenant pas où son dîner est passé. Ce qui amena une réflexion à notre héros : si il perdait, est ce que le gros allait le manger ? C'était possible en effet, vu la circonférence de son être à la limite d'avoir son propre champ gravitationnel, il n'y aurait rien d'étonnant au fait qu'il ne gobe ses adversaires vaincus. C'est ainsi qu'une nouvelle motivation apparut en Drasur, le poussant à enchaîner son attaque avec une bonne vieille patate de forain dans la tempe de son ennemi, avant d'enchaîner sur un doigt dans l’œil droit de la bête.

Le bibendum se mit à hurler, certainement un peu déçu d'avoir perdu l'usage d'un de ses yeux, alors que l'invocateur lui, ricanait comme un enfant attardé devant un carambolage. En effet, dans sa grande maturité, il avait enfoncé son majeur dans l'iris de son adversaire, cherchant un jeu de mot marrant à lui lâcher pour bien souligner ce fait. Il n'eut pas vraiment le temps de le faire puisque la bête désormais enragée, attrapa le bordelais de ses deux mains, le leva au dessus de lui comme si de rien n'était avant de le balancer vers les cuisines. Traversant une plaque de plâtre avant d'atterrir lourdement contre un énorme frigo en fonte, il mit quelques secondes à se remettre du choc. Heureusement pour lui, son adversaire du moment galérait un peu à le rejoindre, ne passant pas entièrement par le trou crée par le passage en trombe de Drasur. Haha, les blagues sur les gros c'est vraiment les meilleures.

Cela permis ainsi au voyageur de se relever et d'analyser son environnement, alors que la montgolfière s'approchait dangereusement. D'un geste vif, le jeune homme attrapa une cuve d'huile dans la friteuse industrielle et la balança en direction du sumo, lui brûlant allègrement tout le haut du corps dans un "pshhhht" caractéristique. Profitant encore une fois de la douleur horrible infligée à l'armoire, il enchaîna en attrapant la queue de cheval du bison, avant de le tirer violemment vers le bord d'un des plans de travail. Le choc fut assez violent pour mettre le balourd dans les vapes, ou le tuer, à vrai dire il n'en avait aucune idée et les deux résultats lui allaient très bien. Mais pour être certain d'avoir bien terminé le travail, il le fit glisser sur le comptoir reliant la cuisine à la salle principale, l'obligeant à porter son corps inerte à bout de bras. D'un geste rapide, il enjamba lui même le comptoir avant de mettre un dernier coup de pied au colosse, se préparant à enchaîner sur une petite remarque, juste pour la classe.

« T'as cherché la merde avec le mauvais gars, face de citro- WHAT THE FUCK ?! »

Sans même lui laisser le temps de terminer sa punchline qui, comme toute réplique digne d'un film d'action du millénaire dernier allait se terminer sur une remarque incroyablement raciste, le second sumo traversa l'arrière boutique dans un énorme fracas. Il fut rapidement suivi par l'entrée dans le bâtiment d'un homme tirant Beng Wui. Un sourire en coin apparut alors sur le visage de Drasur qui pensait avoir perdu sa cible pour de bon, ignorant totalement la menace du gars aux doigts flamboyants. Quel que soit sa raison à lui de chopper le restaurateur, cela arrangeait l'invocateur. Puis, après quelques secondes, il reconnut la masse de muscles, c'était le contrôleur de feu qu'il avait rencontré à Gameland. Il s’appelait ... Il n'en avait aucune idée, est ce qu'il lui avait donné au moins ? Depuis tout ce temps dans son esprit il le surnommait "Go muscu" ou d'autres sobriquets dans ce genre, peu glorieux donc. Une bribe de mémoire lui revenait, quelque chose qui commençait par Jo ... Joseph ? Joestar ? JoeYstarr ? Il maudissait sa mémoire bancale alors que le contrôleur lui prouvait que lui n'avait pas oublié son nom, la situation allait devenir pas mal gênante si il ne trouvait pas une pirouette. Il décida de tenter un surnom, craignant tout de même de se prendre une boule de feu si ça ne passait pas.

« Ah bah Jojo', si je m'attendais à te croiser ! Ouais c'est moi qui l'ai tatané, merci d'avoir ramené le bon Beng Wui, j'ai deux ou trois questions à lui poser moi même. »

Le surnom avait l'air de passer, il s'en tiendrait à ça avant que sa mémoire ne lui revienne. Dans tous les cas, cela lui faisait plaisir de rencontrer une tête connue, ça rendait la chose plus facile. Notamment grâce à la confiance que plaçait en lui Joel, laissant Beng à ses pieds alors qu'il s'éloignait pour répondre à un coup de téléphone. Tirant une chaise pour s'installer devant le propriétaire du rade, il ramassa un paquet de cigarettes visiblement tombé de la poche de l'armoire d'auparavant avant de s'en sortir une. Il fit un geste de briquet rapide à Joel qui s'éloignait, ce dernier lui allumant sa clope à distance d'un claquement de doigt. Ok, ça il fallait bien l'avouer, c'était la grande classe. Un léger sentiment de jalousie se mit à naître en lui, alors qu"il s'imaginait balancer des vagues de feu partout. Mais trêve de rêveries, il décida de mener son interrogatoire pendant les quelques minutes que lui accordait le Meteor.

« Bon, on va recommencer depuis le début donc. Leopon, ce nom te dit quelque chose ou pas ? Réfléchis bien à ta réponse.
- ... Je ne peux pas ...
- Ah la la ... Pourquoi rendre tout ça plus compliqué que ça ne l'est déjà ? Tu me fais chier tu le sais ça ? Bon alors ... Qu'est ce que tu fous allongé au sol bordel, un peu de dignité.»

Puis, Drasur comprit, un peu tard pour être honnête. Que Beng Wui se colle au sol ne l'étonnait pas tant que ça, s'imaginant l'enfer que vivait actuellement le vieil homme, ne lui évoquant qu'un vague sentiment de pitié. Pourtant, il y avait une raison à cela, alors que des moteurs de moto rugissaient à travers la porte d'entrée. Un éclair de lucidité traversa l'esprit de l'invocateur alors qu'il se jeta au sol, le bruit de sa chute complètement camouflé par les tirs de deux armes automatiques arrosant allègrement l'intégralité du restaurant. Après une trentaine de secondes d'arrosage intensif de plomb, les tirs s’arrêtèrent enfin. L'intérieur du restaurant était complètement défoncé, tout ce qui se trouvait à plus de cinquante centimètres du sol s'étant pris des dizaines de balles. Beng Wui profita de la situation pour prendre ses jambes à son cou, défonçant la porte ressemblant d'avantage à un gruyère géant d'un coup d'épaule. Tentant encore d'évaluer la situation, Drasur se leva quelques secondes plus tard, juste assez vite pour voir à travers le trou béant de l'entrée Beng Wui grimper dans un van noir partant à toute vitesse, soulevant un épais nuage de poussière derrière lui. Pour couronner le tout, deux créatures aux mêmes traits que ceux d'auparavant, mais en beaucoup moins baraqués, se placèrent côte à côte au niveau de la porte avant de continuer d'arroser l'endroit. Sa survie étant en jeu, Drasur se jeta derrière le comptoir afin d'éviter de se prendre une balle, avant d'hurler à l'attention de son collègue.

« Sans vouloir te commander, si t'es encore vivant une bonne boule de feu des familles ce serait pas mal là dans l'immédiat ! »
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