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 La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]

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Bébert
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MessageSujet: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Ven 3 Mar - 12:59

Cette fois-ci, c’était non pas sur un manuel sur les dinosaures mais sur un exemplaire des milles et une nuit que le clochard était tombé. À la lumière d’un lampadaire, dans une artère de la Grosse Pomme désertée par les badauds, il s’était donc affalé contre son carton et avait commencé la lecture des contes orientaux.

Rapidement, il s’était pris d’admiration pour le confort dans lequel vivait les seigneurs de ces contes. Buffets gargantuesques servis par une armée de serviteurs et de servantes aux belles formes, pour ces immenses chambres décorées avec les soies et les pierres plus précieuses qui soient et cette vue sur ce désert, si… vaste et reposant.

Le trentenaire sentait peu à peu ses paupières se refermer et il priait pour connaître, ne serait-ce qu’à Dreamland, le confort d’une suite royale.

♦♦♦

C’est ainsi que Bébert se retrouva confortablement allongé dans le lit le plus gigantesque qu’il n’ait jamais vu, dans une chambre aussi vaste que la maison de ses parents. Etouffant un cri de joie, le sans-abri se mit à se frotter dans les couvertures, sentant contre la chaleur douce et revigorante d’une soie chauffante venue tout droit d’Elfila.

* C’est le plus beau jour de ma vie ! Vive Dreamland ! Si seulement Eve était là pour voir ça…

L’homme mal rasé et à l’odeur très forte continua de se frotter dans la literie, jusqu’à atteindre une chose plutôt douce, chaude et ronde. À côté de lui se trouvait une paire de fesses bronzées, huilées, qui appartenaient à une créature de rêve. La jeune femme, venue tout droit de Sboobland pour satisfaire les désirs lubriques du marchand auquel appartenait cette splendide demeure, s’étira comme un chat et se rendormit.

Bébert était un peu gêné et, après avoir attrapé la fine couverture de satin, il entreprit de recouvrir la jeune femme afin d’éloigner de son regard ces formes à damner un Saint. Il avait pris conscience que le lit était habité et se demandait s’il ne ferait pas mieux de filer à l’anglaise.

C’est alors qu’une porte s’ouvrit d’un coup et qu’une espèce de marchand obèse et recouvert de bandelettes en sortit. Il avait l’anaconda à l’air et le tenait comme s’il risquait de s’échapper.

- Cet enfoiré de Sharyard avait raison, chéri ! Ces dattes magiques et aphrodisiaques fonctionnent, on va enfin pouvoir reprendre notre petite nuit nupti….

C’est alors que le gros bonhomme se rendit compte qu’il n’y avait pas que sa dulcinée dans la chambre. Tentant maladroitement de dissimuler une certaine partie de son anatomie avec ses mains (bien qu’il ne pouvait pas trop vu la taille de l’engin : ces dattes ne devaient pas être homologuées), il se mit à pousser des cris de jouvencelles.

- GARDES ! GARDES ! Au secours ! Un demeure dans ma vagabond ! Vite ! Vite !

La demoiselle se réveilla en sursaut et se mit également à aider le marchand en gueulant elle aussi à tue-tête, tandis que Bébert, les mains plaquées sur les oreilles, tenta maladroitement de ramper vers la sortie et de fuir toute cette agitation. Tout ce qu’il parvint à faire fut de se retrouver au pied de la garde, constitué d’espèces d’homme aux visages constitués de bandelettes et au corps dissimulés dans d’épais vêtements noirs. L’un d’eux portait une hallebarde et ce fut avec la manche de celle-ci qu’il frappa violemment la tempe du sans-abri, l’expédiant au royaume des rêves… enfin, de Makuragi.

♦♦♦

Deux heures plus tard, le clochard se trouvait en plein milieu du désert, seul, désarmé, avec pour seule possession une gourde remplie d’urine. Dans son infinie gentillesse, le marchand avait décidé de ne pas condamner à mort le clochard mais de l’abandonner en plein désert, avec de quoi se désaltérer pendant quelques heures.

C’est ainsi que Bébert se retrouvait à marcher, las, perdu en plein milieu du désert, le visage brûlé par le soleil, les lèvres sèches. Il tentait de lutter contre la tentation de boire la gourde, refusant de s’abaisser à cela pour le moment. Mais il savait que s’il ne tombait pas rapidement sur une caravane ou sur une aide quelconque, sa vie de Voyageur n’allait pas tarder à s’achever.

Alors qu’il continuait de marcher, des hurlements se firent entendre, à mi-chemin entre le loup et le chien… Sans en avoir jamais vu, que ce soit physiquement ou à la télé, Bernard avait compris de quoi il s’agissait.

Des chacals.

Il se mit à marcher un peu plus rapidement et, afin de gagner des forces, porta la gourde à ses lèvres. Sentant une eau fraiche couler dans sa gorge, le clochard en eut le cœur gonflé de joie : désobéissant au marchand, l’un des gardes avait eu la miséricorde de ne pas remplir la gourde d’urine mais d’eau fraiche. Se sentant un peu moins mal, cela donna à Bébert un regain d’énergie et il allongea la foulée, tentant de s’éloigner au maximum des cris qui, hélas, ne faisaient que se rapprocher.

Après l’ascension d’une énième dune, le sans-abri décida de s’y arrêter pour attendre ses ennemis poilus. S’il persistait à marcher, il n’aurait pas assez d’énergie pour se défendre contre la meute.

Il se remémora ce qu’il savait sur ce genre d’animal : s’il parvenait à écraser le chef de meute avec une statue, il y avait des chances pour qu’il parvienne à les faire fuir, au moins jusqu’à la prochaine attaque. Solidement campé sur ses deux jambes, après avoir pris une seconde et longue gorgée d’eau (cela pourrait être sa dernière), il attendit avec détermination que les carnivores apparaissent.

Les chacals ne se firent pas attendre. Il y avait là une dizaine de canidés, tous beaucoup plus grands que leurs cousins du monde réel. Leurs dents étaient aiguisés et leurs yeux rougeâtres.

- Qu’est-ce que vous m’voulez ? Y a rien à manger sur ma pauvre carcasse, d’toute façon ! Partez !

Et le clochard agita les bras, en espérant décourager la meute.

Ce qu’elle fit, à sa grande surprise. Il commença à pousser des cris de joie et à s’enhardir, se lançant à sa poursuite, puis finit par comprendre qu’il n’était pas à l’origine de leur soudain repli. Mû par son instinct, il se retourna pour jeter un regard derrière lui.

Une jeune femme s’y trouvait, une Voyageuse d’après l’arrondi de ses oreilles. Elle était plutôt mignonne, bien qu’un peu jeune, et le clochard se gratta maladroitement l’arrière de la tête, ne sachant pas s’il devait la remercier de l’avoir sauvé, ou pas.

- C’est toi qui les as fait fuir ? Si c’est le cas, merci beaucoup ! Cela fait un moment que j’ai causé à personne, vu que ce désert est un brin… désert, ahaha ! Donc, désolé si tu trouves que j’cause beaucoup trop. Moi c’est Bébert ! Et toi, tu t’appelles comment ? T’es Voyageuse depuis longtemps ? Moi, j’ai une sœur qui s’appelle Eve, elle est un peu plus âgée que toi mais tu me fais penser à elle, même si elle n’est pas brune comme toi. Tu viens souvent par ici ?

Le clochard, tellement heureux de retrouver une compagnie humaine, bombardait de questions et de réflexions la jeune femme. Pauvre Voyageuse…

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Cécilia Loguen
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Dim 4 Juin - 20:12

Je ferme la porte des toilettes turcs du zoo Safari en soufflant exagérément. Cassidy me sourit niaisement, comme si cela allait suffire à me faire oublier mes cinq heures passées à observer les animaux africains. Sa passion pour les animaux devient inquiétante, je ne sais définitivement plus quoi faire. Je crois que d’ici la fin de ma vie, j’aurais visité tous les zoos qui existent sur cette terre.
Une fois arrivée chez moi, je décide de commander chinois, espérant bêtement sortir les images des dromadaires à face écrasée qui me regardaient comme si j’étais un ovni ou je ne sais quoi. Manger chinois, c’est penser chinois.

Pari tenté, pari raté. Je m’endors en pensant à l’Afrique, au désert, à la chaleur, et aux dromadaires à la face écrasée qui m’ont fait rigoler toute la journée. Je sens que la nuit va être longue, et je m’endors, non sans quelques appréhensions.
Je me réveille dans un endroit assez…vide. Pour faire simple, tout ce qui m’entoure est…du vide. Je soupire légèrement et tourne sur moi-même, espérant voir quelque chose se différenciant du sable et du désert qui m’entoure. Malheureusement, cette tentative est un échec. Après quelques instants d’observation de ce désert si intéressant, je me reluque. Quoi de mieux qu’un pull et des chaussettes d’hiver pour se promener dans le désert ?
Il fait assez bon dans ma chambre, mais en tant que grande frileuse, je me couvre plus que ce qu’il ne faut et je préfère avoir chaud que froid. Sauf que dans ce royaume, la chaleur était insoutenable.

Je commence à réfléchir à une question existentielle : de quel côté vais-je partir pour trouver la civilisation ? Après quelques instants, je réalise que je n’ai pas de choix puisqu’il n’y a pas de côté…je me sens idiote durant quelques secondes (juste quelques secondes, ne rêve pas). Un sourire s’affiche donc sur mes lèvres, comme pour convaincre les grains de sable que je ne suis pas idiote.
Je m’élance donc droit devant moi, ou bien à gauche, enfin peut-être à droite, ou plutôt derrière…impossible de savoir.

Après un temps indéterminé de marche, des hurlements se font entendre. Je reconnais rapidement la provenance de ce son : des chacals.
Si j’en juge à ce que j’entends, ils sont une dizaine. Curieuse de savoir ce qui les fait se rassembler, je me dirige dans leur direction. Je dois grimper une plaine de sable pour atteindre finalement leur hauteur. Ce que je vois m'envoie une décharge électrique dans l'estomac : un Voyageur semble être en mauvaise posture. Mon premier instinct est de lui venir en aide, il est dos à moi et ne m’a pas encore vu. Mais la raison me fait faire un pas en arrière : et si ce Voyageur était dangereux ? Je me mords nerveusement l’intérieur des joues et trépigne du pied. Je ne vais quand-même pas le laisser se faire dévorer, si ?

- Qu’est-ce que vous m’voulez ? Y a rien à manger sur ma pauvre carcasse, d’toute façon ! Partez !

Le Voyageur se met à agiter les bras, sûrement en espérant faire fuir les chacals. Je sais déjà que cela me marchera pas, et je décide d’agir en tant que Cécilia, la jeune fille qui aide son prochain, peu importe les conséquences.
Je m’avance et apparaît devant la meute, qui, comme je le prévoyais, a l’air d’avoir peur de moi.
Je ne peux me retenir de laisser échapper un léger rire lorsque le Voyageur pousse des cris de joie. Ayant dû se rendre compte qu’il n’était pas la cause de leur départ, il se retourne vers moi et semble assez surpris, ce que je peux comprendre.

- C’est toi qui les as fait fuir ? Si c’est le cas, merci beaucoup ! Cela fait un moment que j’ai causé à personne, vu que ce désert est un brin… désert, ahaha ! Donc, désolé si tu trouves que j’cause beaucoup trop. Moi c’est Bébert ! Et toi, tu t’appelles comment ? T’es Voyageuse depuis longtemps ? Moi, j’ai une sœur qui s’appelle Eve, elle est un peu plus âgée que toi mais tu me fais penser à elle, même si elle n’est pas brune comme toi. Tu viens souvent par ici ?

J’écarquille rapidement les yeux devant tellement de paroles. Je prends le temps d’observer les alentours et surtout de réfléchir à ma réponse. Je reporte mon attention sur le Voyageur, dénommé Bébert et qui a des allures de…clochard. Je ne suis pas quelqu’un qui juge, donc je vais tenter d’apprendre à le connaitre.

- Enchantée, oui je les ai fait fuir, je suis heureuse de voir que tu n’es pas quelqu’un de dangereux. Je m’appelle Cécilia, je ne suis Voyageuse que depuis quelques mois et non, c’est la première fois que je viens ici. Toi aussi ? Si tu veux on peut rester ensemble, parce que je t’avoue que je ne sais pas où ce désert mène, mais plus on est, mieux c’est, non ?

J’affiche un sourire franc et sincère après ma tirade, espérant qu’il va accepter de me tenir compagnie durant cette traversée du désert.
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Bébert
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Mer 21 Juin - 12:06

La jeune femme était troooooop sympa et Bébert était vraiment content, comme l'on pouvait le voir au gigantesque sourire qui étirait ses lèvres craquelées par le manque d'hydratation. C'était marrant, Dreamland. Lorsque vous étiez dans une ville onirique, vous pouviez passer une nuit sans ressentir la moindre faim ou la moindre soif. Mais dès que vous étiez dans un désert, l'imaginaire des rêveurs faisaient que vous vous trouviez d'un coup obligé de boire sous peine d'être réduit à l'inaction.

- Oh, moi, dangereux ? Ahahahahahah ! J'aime pas me battre ! Cécilia, hein ? C'est un joli prénom.  En tout cas, moi aussi je voyage depuis peu et c'est la première fois que me retrouve à Saharia. J'ai atterri dans le harem d'un marchand et il m'a abandonné dans le désert avec ce qu'il pensait être une gourde d'urine mais qui était en fait une gourde d'eau, car l'un de ses serviteurs avaient eu la gentillesse de lui désobéir et de... Pardon, je pense que je te saoule avec toutes mes paroles...

Bébert guettait les réactions de la jeune femme, ayant peur de l'ennuyer et qu'elle décide finalement de retirer sa proposition. Il décida de la remercier pour sa proposition et de lui dire qu'il était heureux de l'accompagner dans ce désert, qu'avec une Voyageuse aussi douée, il n'avait pas peur des mauvaises rencontres.

Ils avancèrent donc dans le désert de Saharia. Bébert avait la gorge sèche mais cela ne l'empêchait pas d'essayer de faire la conversation.

- Du coup, c'est quoi ton pouvoir ? Moi c'est les statues, je peux invoquer des statues.

Une dune plus tard.

- Tu fais quoi à Dreamland ? Moi je rêve de devenir le plus grand des guides touristiques de ce monde, d'explorer tous ces hôtels et tous ces restaurants jusqu'à trouver le meilleur hôtel-restaurant de Dreamland !

Quelques dunes supplémentaires.

- Je pense que tu aimerais beaucoup ma sœur. Elle est danseuse professionnelle et parcourt les Etats-Unis avec sa troupe ! Elle est muette donc à Dreamland, c'est moi qui lui sert de traducteur, ahahah. Du coup, ça justifie le fait que je parle pour deux, non ?

Il ponctue sa tirade d'un clin d'œil.

Pendant ce temps, le sable sous leurs pieds commence à trembler puis à se retirer lentement tandis qu'une espèce de creux se forme à quelques dizaines de mètres d'eux, sur leur gauche. Si Cécilia et Bébert avaient été très familiers avec le désert de Saharia, ils auraient su que ce phénomène annonçait la présence d'un ver géant des sables et auraient probablement pris leurs jambes à leur cou. Mais ils ne connaissaient rien de la présence de ce gigantesque omnivore.

Extrayant ses anneaux des dunes comme un diable sortant de sa boîte, le ver géant dévoila sa gueule aveugle, suffisamment large pour avaler les deux Voyageur sans avoir besoin de les réduire en morceaux avec sa centaine de dents affutées.

Comment les deux compères allaient réagir à cette menace imprévue ?

Le clochard, d'abord pris de terreur, se reprit et décida d'invoquer une statue au-dessus du trou d'où provenait la bête, parvenant à la clouer momentanément au sol.

Cécilia allait-elle profiter de cette ouverture pour attaquer ?

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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Jeu 29 Juin - 13:40

Visiblement, Bébert apprécie ma compagnie, puisqu'il sourit énormément. Je me demande même s'il ne sait pas faire que cela, sourire. C'est un être très étrange mais assez mystérieux. Curieusement, il me fait assez rire, ce personnage.

- Oh, moi, dangereux ? Ahahahahahah ! J'aime pas me battre ! Cécilia, hein ? C'est un joli prénom.  En tout cas, moi aussi je voyage depuis peu et c'est la première fois que me retrouve à Saharia. J'ai atterri dans le harem d'un marchand et il m'a abandonné dans le désert avec ce qu'il pensait être une gourde d'urine mais qui était en fait une gourde d'eau, car l'un de ses serviteurs avaient eu la gentillesse de lui désobéir et de... Pardon, je pense que je te saoule avec toutes mes paroles...

Au ton qu'il a employé, j'ai su qu'il ne mentait pas. Après tout, il n'avait vraiment pas l'air dangereux. C'est quelqu'un qui parle beaucoup, même plus que moi. Pourtant, je suis une fille qui parle, c'est le moins que l'on puisse dire. Je comprends désormais lorsque mes parents me disaient que je les saoulais...mes parents. Pourquoi faut-il que je pense à eux ? Je chasse vite cette pensée et me concentre sur mon interlocuteur. Je laisse échapper un léger rire en entendant la fin de sa tirade. Je me demande comment il fait pour ne pas se perdre lui-même dans sa tête. Ce Bébert est vraiment très spécial. C'est alors qu'il me remercia pour la proposition et qu'il me fit part de son bonheur quant à m'accompagner dans le désert. Moi qui avait peur de m'ennuyer, j'étais désormais soulagée.

- Eh bien moi, j'ai atterri ici en pensant aux animaux du désert. Je t'avoue que cela me rassure que tu veuilles bien rester avec moi, je débute un peu ici.

Nous avancions dans le désert saharien. Je sentis que Bébert souhaitait parler avec moi et cela ne me déplaisait pas.

- Du coup, c'est quoi ton pouvoir ? Moi c'est les statues, je peux invoquer des statues.

J'allais répondre, mais Bébert me devance en enchainant sur une autre tirade, alors je décide de me raviser et me dis que je répondrais après.

- Tu fais quoi à Dreamland ? Moi je rêve de devenir le plus grand des guides touristiques de ce monde, d'explorer tous ces hôtels et tous ces restaurants jusqu'à trouver le meilleur hôtel-restaurant de Dreamland !

Il allait reparler, mais cette fois-ci je ne l'ai pas laissé faire (il faut quand-même que je m'impose, non mais !). J'ai rapidement débité le début de ma phrase pour ne pas lui laisser le temps de me poser encore des questions, et surtout parce que j'avais presque oublié la première qu'il m'avait posée.

- Les statues ? Woah, impressionnant ! Moi, je peux me transformer en louve. Enfin, partiellement pour l'instant. Et lorsque je suis en meute, je suis plus rapide et je me transforme plus rapidement. Quant à ce que je fais à Dreamland, eh bien je ne sais pas trop encore. Pour l'instant je découvre les lieux, je me familiarise.

A peine quelques dunes plus tard, Bébert enchaine sur un autre sujet et je laisse échapper un léger rire en entendant le sujet abordé.

- Je pense que tu aimerais beaucoup ma sœur. Elle est danseuse professionnelle et parcourt les Etats-Unis avec sa troupe ! Elle est muette donc à Dreamland, c'est moi qui lui sert de traducteur, ahahah. Du coup, ça justifie le fait que je parle pour deux, non ?

Je suis vraiment touchée par son histoire, cela ne doit pas être facile de vivre sans pouvoir parler. Je perds doucement mon sourire lorsque je sens le sol trembler sous mes pieds. Aux aguets, je remarque que le sable se retire doucement sur notre gauche, à quelques dizaines de mètres. Ne comprenant pas ce qu'il se passe, je fronce les sourcils et reste sur mes gardes.

Rapidement, un ver géant fait surface en ouvrant sa gueule, dévoilant des centaines de dents affutées. Effectivement, il va y avoir un problème. Je me concentre afin de transformer mes avants-bras, même si cela ne me servira pas à grand-chose face à ce monstre, et je jette un coup d'oeil à Bébert qui fait jaillir du sol une statue. Celle-ci parvient à clouer momentanément au sol le ver géant.

C'est alors que, dans un élan de courage, je me précipitais jusqu'au ver qui mesurait des centaines de mètres de plus que moi. Ayant peur d'arriver trop tard, je me concentrais pour augmenter ma vitesse et arrivais plus rapidement devant la gueule du monstre. Réfléchissant à toute vitesse, je me demandais où est ce que je pourrais cisailler la peau afin que cela lui fasse le plus de mal. Si ma meilleure amie me voyait faire du mal à un animal, elle me tuerait. Sauf que celui-ci n'est pas très gentil, et surtout, il n'est pas en cage.
Je prends une décision et décide de grimper à l'aide de mes griffes sur la tête du ver qu'il faut escalader. Je parviens à le faire grâce à mes griffes qui me servent d'appui et me permettent de rester accrochée.
Une fois en haut, essoufflée, je me dirige vers ses yeux et prends une grande inspiration avant de planter mes petites griffes dans les yeux globuleux du ver qui laisse échapper un cri assourdissant de douleur. Je grimace à l'entente du son, qui me brise les tympans. Le sentant bouger, je me dépêche de redescendre et celui-ci se relève avant même que je n'ai pu mettre les pied sur le sable. Je jette un regard à Bébert, qui observe la scène, au loin. Soudainement, je sens que je prends de la hauteur et je ne réfléchis pas, je plante mes griffes dans la peau du ver en espérant ne pas être éjectée. J'espère réellement que le Voyageur va trouver une solution pour me sortir de là.
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Lun 17 Juil - 18:49

Cécilia était parvenu à escalader la tête du gigantesque ver et à planter ses griffes dans ses yeux. La créature se mit à pousser des cris déchirants qui firent vibrer le sol et forcèrent le clochard à se couvrir les oreilles de ses mains. Il observa la jeune femme tenter de redescendre du gigantesque monstre et poussa un cri de stupeur quand la créature parvint à déloger la statue qui l’handicapait par la seule force de ses anneaux et se mit à élever sa gueule vers le cielm comme s’il s’agissait d’un gigantesque cobra.

Célicia, qui était bien trop haut pour pouvoir se laisser tomber, s’était cramponnée au monstre avec ses griffes et semblait en proie à la panique. Il fallait que Bébert l’aide mais il ne lui avait malheureusement pas menti lorsqu’il avait déclaré ne pas être doué pour se battre.

- Tiens bon, Cécilia ! Je vais te sortir de là ! Eh, vilain monstre pas beau ! Ohé ! Regarde-moi, je suis délicieux ! Viens me manger, approche-toi, n’ais pas peur ! C’est moi qui t’ais fait bobo à la queue, ne veux-tu pas te venger ?! Allez, viens mon grand !

Le ver regardait avec ce qu’il lui restait d’yeux l’espèce de microbe puant qui gesticulait et ne semblait pas le comprendre. Le clochard accentua ses gesticulations, entreprenant une espèce de danse de la pluie improvisée. Le ver continua son ascension, sans sembler s’en soucier. Le SDF eut alors une idée : il invoqua une statue juste devant lui, avant de faire un magistral « TADAM » avec ses bras.

Le ver finit par faire le lien entre le grain de sable gris et géant qui avait fait mal à sa queue et la minuscule chose gesticulante. Ses yeux s’étrécirent et de la fumée surgit de deux espèces de narines géantes. La locomotive vivante plongea à toute vitesse vers le clochard qui se dit qu’il ferait mieux de commencer à courir.

- Cécilia ! Profites-en pour sauter !

La jeune femme n’était en effet plus qu’à quelques mètres du sol, cela devrait être suffisant…

Le ver ouvrit sa large gueule, prêt a gober le sans-abri et lui faire rejoindre la masse considérable de sable déjà ingérée par la créature du désert…

- Non, Germaine ! N’avale pas ce… truc ! Cela pourrait te rendre malade !

Le ver s’arrêta instantanément, ses dents de la taille d’une porte frôlant presque les jambes du sans-abri qui fit encore quelques pqs, pour faire bonne mesure, avant de s’arrêter et de s’effondrer sur le sable brûlant. Ses jambes refusaient de fournir davantage d’effort, il avait déjà trop marché. Allongé au milieu de la dune, il chercha l’origine de la voix qui lui avait sauvé la mise.

- Qui a parlé ? Ahem… Je veux dire, merci de nous avoir sauvé mais pourriez-vous montrer, s’il vous plait ?

Un petit monticule de sable se créa et une espèce de limace à lunettes en sortit. Elle faisait deux mètres de long, un mètre de diamètre, avait un triple menton, un maquillage loin d’être harmonieux et un casque de chantier sur la tête. Un badge accroché à une espèce de chemise qu’elle éventrait indiquait « Louise, conductrice de travaux ». Elle portait un mégaphone dans sa main droite qu’elle approcha du clochard.

-Sauvé !? Vous êtes un rigolo, vous ! Vous avez endommagé notre terraseur et perturbé le bon déroulement d’un prolongement du métro… Si vous saviez la galère administrative et financière que cela a été pour obtenir le permis de construire d’une telle infrastructure avec le bouleversement géopolitique survenu depuis le retour du seigneur du désert…. Et vous, vous vous permettez d’interrompre notre pauvre foreuse durant sa pause syndicale ??? Vous n’avez pas honte, saletés de voyageurs tire-au-flanc ?

La limace gueulait tellement fort que les cheveux du sans-abri en était plaqués en arrière. Il s’agissait d’une torture mentale de la pire espèce : le contenu du discours craché par la conductrice de travaux était soporifique mais si sonore que son récepteur n’avait pas le loisir de s’endormir. Un cauchemar.

Le SDF chercha Célicia du regard, pour la voir faire face à une espèce de gigantesque limace de sexe masculin. Il ne pouvait pas voir d’où il était, mais le mollusque affichait un badge « Jabba, Directeur des ressources humaines ». D’une voix posée, se passant la langue sur sa gueule absente de lèvres, il laissa échapper un rire gras avant de parler à la jeune femme.

- N’écoutez pas ma collègue, elle a passé une *slurp* mauvaise nuit à cause de ses treize derniers-nés. Vous nous avez mis légèrement en retard, que diriez-vous de *slurp* nous prêter main forte ? Vous feriez une très bonne *slurp* secrétaire. Très bonne, même.

Son regard se faisait insistant, comme s’il visualisait la jeune femme dans un ensemble de deux pièces.

Quant à Bébert, la limace avait décidé de lui expliquer le fonctionnement de l’administration saharienne… Autant dire que c’était barbant et que la barbe et les cheveux du SDF blanchissaient rien que de l’écouter…

- Ok, ok, ok, ok ! Je vais vous aider ! Que me proposez-vous de faire pour me racheter ? Pourriez-vous m’offrir tout de même à boire ? Et n’embêtez pas la jeune femme là-bas, c’est ma nouvelle amie !

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