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 La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]

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Bébert
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MessageSujet: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Ven 3 Mar - 12:59

Cette fois-ci, c’était non pas sur un manuel sur les dinosaures mais sur un exemplaire des milles et une nuit que le clochard était tombé. À la lumière d’un lampadaire, dans une artère de la Grosse Pomme désertée par les badauds, il s’était donc affalé contre son carton et avait commencé la lecture des contes orientaux.

Rapidement, il s’était pris d’admiration pour le confort dans lequel vivait les seigneurs de ces contes. Buffets gargantuesques servis par une armée de serviteurs et de servantes aux belles formes, pour ces immenses chambres décorées avec les soies et les pierres plus précieuses qui soient et cette vue sur ce désert, si… vaste et reposant.

Le trentenaire sentait peu à peu ses paupières se refermer et il priait pour connaître, ne serait-ce qu’à Dreamland, le confort d’une suite royale.

♦♦♦

C’est ainsi que Bébert se retrouva confortablement allongé dans le lit le plus gigantesque qu’il n’ait jamais vu, dans une chambre aussi vaste que la maison de ses parents. Etouffant un cri de joie, le sans-abri se mit à se frotter dans les couvertures, sentant contre la chaleur douce et revigorante d’une soie chauffante venue tout droit d’Elfila.

* C’est le plus beau jour de ma vie ! Vive Dreamland ! Si seulement Eve était là pour voir ça…

L’homme mal rasé et à l’odeur très forte continua de se frotter dans la literie, jusqu’à atteindre une chose plutôt douce, chaude et ronde. À côté de lui se trouvait une paire de fesses bronzées, huilées, qui appartenaient à une créature de rêve. La jeune femme, venue tout droit de Sboobland pour satisfaire les désirs lubriques du marchand auquel appartenait cette splendide demeure, s’étira comme un chat et se rendormit.

Bébert était un peu gêné et, après avoir attrapé la fine couverture de satin, il entreprit de recouvrir la jeune femme afin d’éloigner de son regard ces formes à damner un Saint. Il avait pris conscience que le lit était habité et se demandait s’il ne ferait pas mieux de filer à l’anglaise.

C’est alors qu’une porte s’ouvrit d’un coup et qu’une espèce de marchand obèse et recouvert de bandelettes en sortit. Il avait l’anaconda à l’air et le tenait comme s’il risquait de s’échapper.

- Cet enfoiré de Sharyard avait raison, chéri ! Ces dattes magiques et aphrodisiaques fonctionnent, on va enfin pouvoir reprendre notre petite nuit nupti….

C’est alors que le gros bonhomme se rendit compte qu’il n’y avait pas que sa dulcinée dans la chambre. Tentant maladroitement de dissimuler une certaine partie de son anatomie avec ses mains (bien qu’il ne pouvait pas trop vu la taille de l’engin : ces dattes ne devaient pas être homologuées), il se mit à pousser des cris de jouvencelles.

- GARDES ! GARDES ! Au secours ! Un demeure dans ma vagabond ! Vite ! Vite !

La demoiselle se réveilla en sursaut et se mit également à aider le marchand en gueulant elle aussi à tue-tête, tandis que Bébert, les mains plaquées sur les oreilles, tenta maladroitement de ramper vers la sortie et de fuir toute cette agitation. Tout ce qu’il parvint à faire fut de se retrouver au pied de la garde, constitué d’espèces d’homme aux visages constitués de bandelettes et au corps dissimulés dans d’épais vêtements noirs. L’un d’eux portait une hallebarde et ce fut avec la manche de celle-ci qu’il frappa violemment la tempe du sans-abri, l’expédiant au royaume des rêves… enfin, de Makuragi.

♦♦♦

Deux heures plus tard, le clochard se trouvait en plein milieu du désert, seul, désarmé, avec pour seule possession une gourde remplie d’urine. Dans son infinie gentillesse, le marchand avait décidé de ne pas condamner à mort le clochard mais de l’abandonner en plein désert, avec de quoi se désaltérer pendant quelques heures.

C’est ainsi que Bébert se retrouvait à marcher, las, perdu en plein milieu du désert, le visage brûlé par le soleil, les lèvres sèches. Il tentait de lutter contre la tentation de boire la gourde, refusant de s’abaisser à cela pour le moment. Mais il savait que s’il ne tombait pas rapidement sur une caravane ou sur une aide quelconque, sa vie de Voyageur n’allait pas tarder à s’achever.

Alors qu’il continuait de marcher, des hurlements se firent entendre, à mi-chemin entre le loup et le chien… Sans en avoir jamais vu, que ce soit physiquement ou à la télé, Bernard avait compris de quoi il s’agissait.

Des chacals.

Il se mit à marcher un peu plus rapidement et, afin de gagner des forces, porta la gourde à ses lèvres. Sentant une eau fraiche couler dans sa gorge, le clochard en eut le cœur gonflé de joie : désobéissant au marchand, l’un des gardes avait eu la miséricorde de ne pas remplir la gourde d’urine mais d’eau fraiche. Se sentant un peu moins mal, cela donna à Bébert un regain d’énergie et il allongea la foulée, tentant de s’éloigner au maximum des cris qui, hélas, ne faisaient que se rapprocher.

Après l’ascension d’une énième dune, le sans-abri décida de s’y arrêter pour attendre ses ennemis poilus. S’il persistait à marcher, il n’aurait pas assez d’énergie pour se défendre contre la meute.

Il se remémora ce qu’il savait sur ce genre d’animal : s’il parvenait à écraser le chef de meute avec une statue, il y avait des chances pour qu’il parvienne à les faire fuir, au moins jusqu’à la prochaine attaque. Solidement campé sur ses deux jambes, après avoir pris une seconde et longue gorgée d’eau (cela pourrait être sa dernière), il attendit avec détermination que les carnivores apparaissent.

Les chacals ne se firent pas attendre. Il y avait là une dizaine de canidés, tous beaucoup plus grands que leurs cousins du monde réel. Leurs dents étaient aiguisés et leurs yeux rougeâtres.

- Qu’est-ce que vous m’voulez ? Y a rien à manger sur ma pauvre carcasse, d’toute façon ! Partez !

Et le clochard agita les bras, en espérant décourager la meute.

Ce qu’elle fit, à sa grande surprise. Il commença à pousser des cris de joie et à s’enhardir, se lançant à sa poursuite, puis finit par comprendre qu’il n’était pas à l’origine de leur soudain repli. Mû par son instinct, il se retourna pour jeter un regard derrière lui.

Une jeune femme s’y trouvait, une Voyageuse d’après l’arrondi de ses oreilles. Elle était plutôt mignonne, bien qu’un peu jeune, et le clochard se gratta maladroitement l’arrière de la tête, ne sachant pas s’il devait la remercier de l’avoir sauvé, ou pas.

- C’est toi qui les as fait fuir ? Si c’est le cas, merci beaucoup ! Cela fait un moment que j’ai causé à personne, vu que ce désert est un brin… désert, ahaha ! Donc, désolé si tu trouves que j’cause beaucoup trop. Moi c’est Bébert ! Et toi, tu t’appelles comment ? T’es Voyageuse depuis longtemps ? Moi, j’ai une sœur qui s’appelle Eve, elle est un peu plus âgée que toi mais tu me fais penser à elle, même si elle n’est pas brune comme toi. Tu viens souvent par ici ?

Le clochard, tellement heureux de retrouver une compagnie humaine, bombardait de questions et de réflexions la jeune femme. Pauvre Voyageuse…

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Cécilia Loguen
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Dim 4 Juin - 20:12

Je ferme la porte des toilettes turcs du zoo Safari en soufflant exagérément. Cassidy me sourit niaisement, comme si cela allait suffire à me faire oublier mes cinq heures passées à observer les animaux africains. Sa passion pour les animaux devient inquiétante, je ne sais définitivement plus quoi faire. Je crois que d’ici la fin de ma vie, j’aurais visité tous les zoos qui existent sur cette terre.
Une fois arrivée chez moi, je décide de commander chinois, espérant bêtement sortir les images des dromadaires à face écrasée qui me regardaient comme si j’étais un ovni ou je ne sais quoi. Manger chinois, c’est penser chinois.

Pari tenté, pari raté. Je m’endors en pensant à l’Afrique, au désert, à la chaleur, et aux dromadaires à la face écrasée qui m’ont fait rigoler toute la journée. Je sens que la nuit va être longue, et je m’endors, non sans quelques appréhensions.
Je me réveille dans un endroit assez…vide. Pour faire simple, tout ce qui m’entoure est…du vide. Je soupire légèrement et tourne sur moi-même, espérant voir quelque chose se différenciant du sable et du désert qui m’entoure. Malheureusement, cette tentative est un échec. Après quelques instants d’observation de ce désert si intéressant, je me reluque. Quoi de mieux qu’un pull et des chaussettes d’hiver pour se promener dans le désert ?
Il fait assez bon dans ma chambre, mais en tant que grande frileuse, je me couvre plus que ce qu’il ne faut et je préfère avoir chaud que froid. Sauf que dans ce royaume, la chaleur était insoutenable.

Je commence à réfléchir à une question existentielle : de quel côté vais-je partir pour trouver la civilisation ? Après quelques instants, je réalise que je n’ai pas de choix puisqu’il n’y a pas de côté…je me sens idiote durant quelques secondes (juste quelques secondes, ne rêve pas). Un sourire s’affiche donc sur mes lèvres, comme pour convaincre les grains de sable que je ne suis pas idiote.
Je m’élance donc droit devant moi, ou bien à gauche, enfin peut-être à droite, ou plutôt derrière…impossible de savoir.

Après un temps indéterminé de marche, des hurlements se font entendre. Je reconnais rapidement la provenance de ce son : des chacals.
Si j’en juge à ce que j’entends, ils sont une dizaine. Curieuse de savoir ce qui les fait se rassembler, je me dirige dans leur direction. Je dois grimper une plaine de sable pour atteindre finalement leur hauteur. Ce que je vois m'envoie une décharge électrique dans l'estomac : un Voyageur semble être en mauvaise posture. Mon premier instinct est de lui venir en aide, il est dos à moi et ne m’a pas encore vu. Mais la raison me fait faire un pas en arrière : et si ce Voyageur était dangereux ? Je me mords nerveusement l’intérieur des joues et trépigne du pied. Je ne vais quand-même pas le laisser se faire dévorer, si ?

- Qu’est-ce que vous m’voulez ? Y a rien à manger sur ma pauvre carcasse, d’toute façon ! Partez !

Le Voyageur se met à agiter les bras, sûrement en espérant faire fuir les chacals. Je sais déjà que cela me marchera pas, et je décide d’agir en tant que Cécilia, la jeune fille qui aide son prochain, peu importe les conséquences.
Je m’avance et apparaît devant la meute, qui, comme je le prévoyais, a l’air d’avoir peur de moi.
Je ne peux me retenir de laisser échapper un léger rire lorsque le Voyageur pousse des cris de joie. Ayant dû se rendre compte qu’il n’était pas la cause de leur départ, il se retourne vers moi et semble assez surpris, ce que je peux comprendre.

- C’est toi qui les as fait fuir ? Si c’est le cas, merci beaucoup ! Cela fait un moment que j’ai causé à personne, vu que ce désert est un brin… désert, ahaha ! Donc, désolé si tu trouves que j’cause beaucoup trop. Moi c’est Bébert ! Et toi, tu t’appelles comment ? T’es Voyageuse depuis longtemps ? Moi, j’ai une sœur qui s’appelle Eve, elle est un peu plus âgée que toi mais tu me fais penser à elle, même si elle n’est pas brune comme toi. Tu viens souvent par ici ?

J’écarquille rapidement les yeux devant tellement de paroles. Je prends le temps d’observer les alentours et surtout de réfléchir à ma réponse. Je reporte mon attention sur le Voyageur, dénommé Bébert et qui a des allures de…clochard. Je ne suis pas quelqu’un qui juge, donc je vais tenter d’apprendre à le connaitre.

- Enchantée, oui je les ai fait fuir, je suis heureuse de voir que tu n’es pas quelqu’un de dangereux. Je m’appelle Cécilia, je ne suis Voyageuse que depuis quelques mois et non, c’est la première fois que je viens ici. Toi aussi ? Si tu veux on peut rester ensemble, parce que je t’avoue que je ne sais pas où ce désert mène, mais plus on est, mieux c’est, non ?

J’affiche un sourire franc et sincère après ma tirade, espérant qu’il va accepter de me tenir compagnie durant cette traversée du désert.
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Bébert
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Mer 21 Juin - 12:06

La jeune femme était troooooop sympa et Bébert était vraiment content, comme l'on pouvait le voir au gigantesque sourire qui étirait ses lèvres craquelées par le manque d'hydratation. C'était marrant, Dreamland. Lorsque vous étiez dans une ville onirique, vous pouviez passer une nuit sans ressentir la moindre faim ou la moindre soif. Mais dès que vous étiez dans un désert, l'imaginaire des rêveurs faisaient que vous vous trouviez d'un coup obligé de boire sous peine d'être réduit à l'inaction.

- Oh, moi, dangereux ? Ahahahahahah ! J'aime pas me battre ! Cécilia, hein ? C'est un joli prénom.  En tout cas, moi aussi je voyage depuis peu et c'est la première fois que me retrouve à Saharia. J'ai atterri dans le harem d'un marchand et il m'a abandonné dans le désert avec ce qu'il pensait être une gourde d'urine mais qui était en fait une gourde d'eau, car l'un de ses serviteurs avaient eu la gentillesse de lui désobéir et de... Pardon, je pense que je te saoule avec toutes mes paroles...

Bébert guettait les réactions de la jeune femme, ayant peur de l'ennuyer et qu'elle décide finalement de retirer sa proposition. Il décida de la remercier pour sa proposition et de lui dire qu'il était heureux de l'accompagner dans ce désert, qu'avec une Voyageuse aussi douée, il n'avait pas peur des mauvaises rencontres.

Ils avancèrent donc dans le désert de Saharia. Bébert avait la gorge sèche mais cela ne l'empêchait pas d'essayer de faire la conversation.

- Du coup, c'est quoi ton pouvoir ? Moi c'est les statues, je peux invoquer des statues.

Une dune plus tard.

- Tu fais quoi à Dreamland ? Moi je rêve de devenir le plus grand des guides touristiques de ce monde, d'explorer tous ces hôtels et tous ces restaurants jusqu'à trouver le meilleur hôtel-restaurant de Dreamland !

Quelques dunes supplémentaires.

- Je pense que tu aimerais beaucoup ma sœur. Elle est danseuse professionnelle et parcourt les Etats-Unis avec sa troupe ! Elle est muette donc à Dreamland, c'est moi qui lui sert de traducteur, ahahah. Du coup, ça justifie le fait que je parle pour deux, non ?

Il ponctue sa tirade d'un clin d'œil.

Pendant ce temps, le sable sous leurs pieds commence à trembler puis à se retirer lentement tandis qu'une espèce de creux se forme à quelques dizaines de mètres d'eux, sur leur gauche. Si Cécilia et Bébert avaient été très familiers avec le désert de Saharia, ils auraient su que ce phénomène annonçait la présence d'un ver géant des sables et auraient probablement pris leurs jambes à leur cou. Mais ils ne connaissaient rien de la présence de ce gigantesque omnivore.

Extrayant ses anneaux des dunes comme un diable sortant de sa boîte, le ver géant dévoila sa gueule aveugle, suffisamment large pour avaler les deux Voyageur sans avoir besoin de les réduire en morceaux avec sa centaine de dents affutées.

Comment les deux compères allaient réagir à cette menace imprévue ?

Le clochard, d'abord pris de terreur, se reprit et décida d'invoquer une statue au-dessus du trou d'où provenait la bête, parvenant à la clouer momentanément au sol.

Cécilia allait-elle profiter de cette ouverture pour attaquer ?

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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Jeu 29 Juin - 13:40

Visiblement, Bébert apprécie ma compagnie, puisqu'il sourit énormément. Je me demande même s'il ne sait pas faire que cela, sourire. C'est un être très étrange mais assez mystérieux. Curieusement, il me fait assez rire, ce personnage.

- Oh, moi, dangereux ? Ahahahahahah ! J'aime pas me battre ! Cécilia, hein ? C'est un joli prénom.  En tout cas, moi aussi je voyage depuis peu et c'est la première fois que me retrouve à Saharia. J'ai atterri dans le harem d'un marchand et il m'a abandonné dans le désert avec ce qu'il pensait être une gourde d'urine mais qui était en fait une gourde d'eau, car l'un de ses serviteurs avaient eu la gentillesse de lui désobéir et de... Pardon, je pense que je te saoule avec toutes mes paroles...

Au ton qu'il a employé, j'ai su qu'il ne mentait pas. Après tout, il n'avait vraiment pas l'air dangereux. C'est quelqu'un qui parle beaucoup, même plus que moi. Pourtant, je suis une fille qui parle, c'est le moins que l'on puisse dire. Je comprends désormais lorsque mes parents me disaient que je les saoulais...mes parents. Pourquoi faut-il que je pense à eux ? Je chasse vite cette pensée et me concentre sur mon interlocuteur. Je laisse échapper un léger rire en entendant la fin de sa tirade. Je me demande comment il fait pour ne pas se perdre lui-même dans sa tête. Ce Bébert est vraiment très spécial. C'est alors qu'il me remercia pour la proposition et qu'il me fit part de son bonheur quant à m'accompagner dans le désert. Moi qui avait peur de m'ennuyer, j'étais désormais soulagée.

- Eh bien moi, j'ai atterri ici en pensant aux animaux du désert. Je t'avoue que cela me rassure que tu veuilles bien rester avec moi, je débute un peu ici.

Nous avancions dans le désert saharien. Je sentis que Bébert souhaitait parler avec moi et cela ne me déplaisait pas.

- Du coup, c'est quoi ton pouvoir ? Moi c'est les statues, je peux invoquer des statues.

J'allais répondre, mais Bébert me devance en enchainant sur une autre tirade, alors je décide de me raviser et me dis que je répondrais après.

- Tu fais quoi à Dreamland ? Moi je rêve de devenir le plus grand des guides touristiques de ce monde, d'explorer tous ces hôtels et tous ces restaurants jusqu'à trouver le meilleur hôtel-restaurant de Dreamland !

Il allait reparler, mais cette fois-ci je ne l'ai pas laissé faire (il faut quand-même que je m'impose, non mais !). J'ai rapidement débité le début de ma phrase pour ne pas lui laisser le temps de me poser encore des questions, et surtout parce que j'avais presque oublié la première qu'il m'avait posée.

- Les statues ? Woah, impressionnant ! Moi, je peux me transformer en louve. Enfin, partiellement pour l'instant. Et lorsque je suis en meute, je suis plus rapide et je me transforme plus rapidement. Quant à ce que je fais à Dreamland, eh bien je ne sais pas trop encore. Pour l'instant je découvre les lieux, je me familiarise.

A peine quelques dunes plus tard, Bébert enchaine sur un autre sujet et je laisse échapper un léger rire en entendant le sujet abordé.

- Je pense que tu aimerais beaucoup ma sœur. Elle est danseuse professionnelle et parcourt les Etats-Unis avec sa troupe ! Elle est muette donc à Dreamland, c'est moi qui lui sert de traducteur, ahahah. Du coup, ça justifie le fait que je parle pour deux, non ?

Je suis vraiment touchée par son histoire, cela ne doit pas être facile de vivre sans pouvoir parler. Je perds doucement mon sourire lorsque je sens le sol trembler sous mes pieds. Aux aguets, je remarque que le sable se retire doucement sur notre gauche, à quelques dizaines de mètres. Ne comprenant pas ce qu'il se passe, je fronce les sourcils et reste sur mes gardes.

Rapidement, un ver géant fait surface en ouvrant sa gueule, dévoilant des centaines de dents affutées. Effectivement, il va y avoir un problème. Je me concentre afin de transformer mes avants-bras, même si cela ne me servira pas à grand-chose face à ce monstre, et je jette un coup d'oeil à Bébert qui fait jaillir du sol une statue. Celle-ci parvient à clouer momentanément au sol le ver géant.

C'est alors que, dans un élan de courage, je me précipitais jusqu'au ver qui mesurait des centaines de mètres de plus que moi. Ayant peur d'arriver trop tard, je me concentrais pour augmenter ma vitesse et arrivais plus rapidement devant la gueule du monstre. Réfléchissant à toute vitesse, je me demandais où est ce que je pourrais cisailler la peau afin que cela lui fasse le plus de mal. Si ma meilleure amie me voyait faire du mal à un animal, elle me tuerait. Sauf que celui-ci n'est pas très gentil, et surtout, il n'est pas en cage.
Je prends une décision et décide de grimper à l'aide de mes griffes sur la tête du ver qu'il faut escalader. Je parviens à le faire grâce à mes griffes qui me servent d'appui et me permettent de rester accrochée.
Une fois en haut, essoufflée, je me dirige vers ses yeux et prends une grande inspiration avant de planter mes petites griffes dans les yeux globuleux du ver qui laisse échapper un cri assourdissant de douleur. Je grimace à l'entente du son, qui me brise les tympans. Le sentant bouger, je me dépêche de redescendre et celui-ci se relève avant même que je n'ai pu mettre les pied sur le sable. Je jette un regard à Bébert, qui observe la scène, au loin. Soudainement, je sens que je prends de la hauteur et je ne réfléchis pas, je plante mes griffes dans la peau du ver en espérant ne pas être éjectée. J'espère réellement que le Voyageur va trouver une solution pour me sortir de là.
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Bébert
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Lun 17 Juil - 18:49

Cécilia était parvenu à escalader la tête du gigantesque ver et à planter ses griffes dans ses yeux. La créature se mit à pousser des cris déchirants qui firent vibrer le sol et forcèrent le clochard à se couvrir les oreilles de ses mains. Il observa la jeune femme tenter de redescendre du gigantesque monstre et poussa un cri de stupeur quand la créature parvint à déloger la statue qui l’handicapait par la seule force de ses anneaux et se mit à élever sa gueule vers le cielm comme s’il s’agissait d’un gigantesque cobra.

Célicia, qui était bien trop haut pour pouvoir se laisser tomber, s’était cramponnée au monstre avec ses griffes et semblait en proie à la panique. Il fallait que Bébert l’aide mais il ne lui avait malheureusement pas menti lorsqu’il avait déclaré ne pas être doué pour se battre.

- Tiens bon, Cécilia ! Je vais te sortir de là ! Eh, vilain monstre pas beau ! Ohé ! Regarde-moi, je suis délicieux ! Viens me manger, approche-toi, n’ais pas peur ! C’est moi qui t’ais fait bobo à la queue, ne veux-tu pas te venger ?! Allez, viens mon grand !

Le ver regardait avec ce qu’il lui restait d’yeux l’espèce de microbe puant qui gesticulait et ne semblait pas le comprendre. Le clochard accentua ses gesticulations, entreprenant une espèce de danse de la pluie improvisée. Le ver continua son ascension, sans sembler s’en soucier. Le SDF eut alors une idée : il invoqua une statue juste devant lui, avant de faire un magistral « TADAM » avec ses bras.

Le ver finit par faire le lien entre le grain de sable gris et géant qui avait fait mal à sa queue et la minuscule chose gesticulante. Ses yeux s’étrécirent et de la fumée surgit de deux espèces de narines géantes. La locomotive vivante plongea à toute vitesse vers le clochard qui se dit qu’il ferait mieux de commencer à courir.

- Cécilia ! Profites-en pour sauter !

La jeune femme n’était en effet plus qu’à quelques mètres du sol, cela devrait être suffisant…

Le ver ouvrit sa large gueule, prêt a gober le sans-abri et lui faire rejoindre la masse considérable de sable déjà ingérée par la créature du désert…

- Non, Germaine ! N’avale pas ce… truc ! Cela pourrait te rendre malade !

Le ver s’arrêta instantanément, ses dents de la taille d’une porte frôlant presque les jambes du sans-abri qui fit encore quelques pqs, pour faire bonne mesure, avant de s’arrêter et de s’effondrer sur le sable brûlant. Ses jambes refusaient de fournir davantage d’effort, il avait déjà trop marché. Allongé au milieu de la dune, il chercha l’origine de la voix qui lui avait sauvé la mise.

- Qui a parlé ? Ahem… Je veux dire, merci de nous avoir sauvé mais pourriez-vous montrer, s’il vous plait ?

Un petit monticule de sable se créa et une espèce de limace à lunettes en sortit. Elle faisait deux mètres de long, un mètre de diamètre, avait un triple menton, un maquillage loin d’être harmonieux et un casque de chantier sur la tête. Un badge accroché à une espèce de chemise qu’elle éventrait indiquait « Louise, conductrice de travaux ». Elle portait un mégaphone dans sa main droite qu’elle approcha du clochard.

-Sauvé !? Vous êtes un rigolo, vous ! Vous avez endommagé notre terraseur et perturbé le bon déroulement d’un prolongement du métro… Si vous saviez la galère administrative et financière que cela a été pour obtenir le permis de construire d’une telle infrastructure avec le bouleversement géopolitique survenu depuis le retour du seigneur du désert…. Et vous, vous vous permettez d’interrompre notre pauvre foreuse durant sa pause syndicale ??? Vous n’avez pas honte, saletés de voyageurs tire-au-flanc ?

La limace gueulait tellement fort que les cheveux du sans-abri en était plaqués en arrière. Il s’agissait d’une torture mentale de la pire espèce : le contenu du discours craché par la conductrice de travaux était soporifique mais si sonore que son récepteur n’avait pas le loisir de s’endormir. Un cauchemar.

Le SDF chercha Célicia du regard, pour la voir faire face à une espèce de gigantesque limace de sexe masculin. Il ne pouvait pas voir d’où il était, mais le mollusque affichait un badge « Jabba, Directeur des ressources humaines ». D’une voix posée, se passant la langue sur sa gueule absente de lèvres, il laissa échapper un rire gras avant de parler à la jeune femme.

- N’écoutez pas ma collègue, elle a passé une *slurp* mauvaise nuit à cause de ses treize derniers-nés. Vous nous avez mis légèrement en retard, que diriez-vous de *slurp* nous prêter main forte ? Vous feriez une très bonne *slurp* secrétaire. Très bonne, même.

Son regard se faisait insistant, comme s’il visualisait la jeune femme dans un ensemble de deux pièces.

Quant à Bébert, la limace avait décidé de lui expliquer le fonctionnement de l’administration saharienne… Autant dire que c’était barbant et que la barbe et les cheveux du SDF blanchissaient rien que de l’écouter…

- Ok, ok, ok, ok ! Je vais vous aider ! Que me proposez-vous de faire pour me racheter ? Pourriez-vous m’offrir tout de même à boire ? Et n’embêtez pas la jeune femme là-bas, c’est ma nouvelle amie !

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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Mer 9 Aoû - 15:37

Alors que je sentais mes forces s'affaiblir, j'entendis Bébert crier, mais je ne compris pas tout ce qu'il disait à cause du vent et de la poussière qui me bouchaient les oreilles. Le sable me brouillait la vue et je ne saurais même pas dire si je suis encore accrochée au monstre.

- Tiens bon, Cécilia ! Je vais te sortir de là ! Eh, vilain monstre pas beau ! Ohé ! Regarde-moi, je suis délicieux ! Viens me manger, approche-toi, n’ais pas peur ! C’est moi qui t’ais fait bobo à la queue, ne veux-tu pas te venger ?! Allez, viens mon grand !

Le ver arrêta de gesticuler, le sable ne volait presque plus, je pus donc apercevoir Bébert, en train de...danser. Bon, j'avoue qu'il ne m'a pas menti quand il m'a dit qu'il ne savait pas se battre. Je sentis alors qu'il n'allait pas pouvoir m'aider, malgré toute la bonne volonté qu'il y mettrait, quand, soudain, je vis une statue jaillir du sol. Je soupire alors de soulagement et me sens projetée en avant, mais je me rattrape de justesse en plantant mes griffes de louve dans la peau du ver.
Celui-ci plongea à toute vitesse vers Bébert, qui commença à courir. Inquiète pour lui, je l'observais s'éloigner tandis que le ver le rattrapais rapidement. Lorsqu'il m'intima de sauter, je réfléchis à comment je pourrais arrêter le monstre une fois à terre, ce qui me paraissait impossible. Le temps que je réfléchisse, le ver avait ouvert sa grande gueule et s'apprêtait à gober le SDF tout entier. Prise de panique, je sautais à terre et me postais à côté de Bébert, mais cachée de la vision du monstre. Prête à agir si le ver tente quoique ce soir.

- Non, Germaine ! N’avale pas ce… truc ! Cela pourrait te rendre malade !

Le ver s'arrêta alors, et je fronçais les sourcils, ne comprenant pas d'où pouvait provenir cette voix. Bébert recula et tomba à terre, je me dépêchais donc de venir le voir mais fut arrêtée en pleine course par un obstacle plus que dérangeant.

- Qui a parlé ? Ahem… Je veux dire, merci de nous avoir sauvé mais pourriez-vous montrer, s’il vous plait ?

J'entendis Bébert parler à voix haute, et je me rassurais en me disant que s'il était capable de parler, c'est qu'il ne devait pas être si mal en point.
Face à moi, se tenait une limace nommée "Jabba, Directeur des ressources humaines", et la façon dont il me regarde ne me plait pas du tout. C'est alors qu'il ouvre sa bouche (malheureusement) et me parle de...moi.

- N’écoutez pas ma collègue, elle a passé une *slurp* mauvaise nuit à cause de ses treize derniers-nés. Vous nous avez mis légèrement en retard, que diriez-vous de *slurp* nous prêter main forte ? Vous feriez une très bonne *slurp* secrétaire. Très bonne, même.

Je lachais un énième soupir et me retenais de pleurer tellement la laideur du ver me dégoûtait et cela m'offusquais au plus haut point. Voir son regard se balader sur mon corps me donna envie de vomir mes tripes.

- Bon, écoute-moi, espèce de limace répugnante qui donnerait envie de vomir au vomi lui-même. Je-ne-suis-pas-intéressée, toi comprendre ? Ou moi devoir expliquer autrement ?

J'avais parlé un peu fort, mais je m'en fichais. Honnêtement, rien de pire ne pouvait se produire, si ce n'est que la limace en question me mange toute crue. Mais bon, comme je suis à son goût, je ne pense pas qu'il souhaitera détruire une si belle beauté...enfin, j'espère.

Cherchant Bébert du regard, je me dirigeais vers lui et jetais un dernier regard à la limace derrière moi. Oups, je l'ai peut être blessé. Je crois qu'il pleure...bon, tant pis. Au moins, il arrêtera de me draguer, franchement, il est pire que les gars en boite de nuit lui.

- Ok, ok, ok, ok ! Je vais vous aider ! Que me proposez-vous de faire pour me racheter ? Pourriez-vous m’offrir tout de même à boire ? Et n’embêtez pas la jeune femme là-bas, c’est ma nouvelle amie !

J'entendis la fin de la tirade de Bébert et sourit légèrement en entendant le mot "amie". Par contre,
il est hors de question que je travaille avec ce Jabba, directeur de je ne sais quoi, aussi pervers que laid.

- Hum hum, j'ai juste une petite requête...nous allons vous aider, bien entendu. Seulement, il va y avoir un petit soucis. Votre collègue, Jabba, m'a énormément manqué de respect, et j'exige qu'il soit tenu à l'écart de moi, et de Bébert. Vous ne souhaitez pas que votre chantier soit à nouveau abîmé, n'est-ce pas ?

J'offrais mon plus beau sourire hypocrite et pris une tête de chien battu à Louise, la conductrice de travaux. Elle me reluqua comme si j'étais un animal (ah mais attendez...j'en suis un ahah, autant pour moi) et hocha la tête, vaincue. Un sourire triomphant orna mes lèvres, et je me frottais les mains.

- Bon, par quoi on commence ?

Louise fit exclure Jabba, qui inondait actuellement le désert à force de trop pleurer, et nous amena dans les bureaux. Enfin, bureaux est un bien grand mot. Leurs bureaux ne sont autres que des oasis sur lesquelles ils s'assoient. Les arbres leur servent de grattoir, et les feuilles des arbres servent de papier. Oh, et ils écrivent avec la pointe de leur queue. Je sais, c'est répugnant. Louise nous expliqua ensuite que nous allions devoir guider les chantiers 17458 et 17459. Ne me demandez pas pourquoi ils ont des numéros aussi compliqués à retenir, moi-même je me demande s'il n'auraient pas fumé un peu trop de sable pour inventer des choses pareilles. Avec Bébert, nous nous sommes donc rendus sur les chantiers (situés à l'autre bout du désert, bien entendu), avec nos casques de limace sur la tête, et nos deux feuilles de palmiers, qui en passant pèsent 10 kilos chacune (sinon cela n'aurait pas été drôle), et notre bonne volonté. Nous voilà donc arrivés sur les chantiers 17...bon vous avez compris.

- Bébert, quand tout ça sera terminé, rappelle-moi de ne plus jamais mettre les pieds au Saharia.
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Jeu 10 Aoû - 14:46

Aller dans les bureaux des limaces du désert n’avait pas été de tout repos car l’oasis les constituant n’était pas à côté du lieu où ils se trouvaient. En plus, il n’y avait pas de réel moyen de se repérer, chaque dune ressemblait à la suivante comme sa jumelle et s’ils n’avaient pas été guidés par la gigantesque limace, Bébert aurait eu le temps de mourir vingt fois de soif avant de trouver leur destination ou ne serait-ce qu’une autre oasis.

Bref, autant dire qu’il se précipita vers l’eau pour s’y désaltérer avec la passion d’un amoureux transi retrouvant sa moitié après deux ans d’exil. Il n’eut ainsi pas vraiment eu le temps de s’intéresser aux mœurs particuliers des limaces concernant la calligraphie et la gestion de leur épiderme. Il eut toutefois le loisir de constater que la source d’eau leur servait à la fois de siège et de toilettes...

Il manqua de vomir dans l’eau lorsqu’il en fit la découverte, alors qu’une limace séchant ses larmes en fit l’ignominieuse démonstration.

Il s’essuya le coin de la bouche avec du sable, se rendit compte que c’était une mauvaise idée lorsque des grains se glissèrent dans sa bouche, tenta de les enlever avec ses doigts et se mit à cracher partout en laissant échapper des petits cris de rage.

C’est dans cet état cocasse que le trouvèrent Cécilia et Louise.

-Je crois que j’ai bien fait d’empêcher Germaine d’avaler ce truc, je me demande s’il n’a pas la rage…pensa à voix haute la limace.

Elle avait au départ envisagé de recruter les deux Voyageurs afin de les obliger à travailler mais commençait à regretter son idée. Le DRH, dont la femne était actuellement en phase terminale de cancer du mucus, avait la larme facile et la Voyageuse avait déclenché l’une de ses énièmes crises de larmes. Incompris à cause de son physique disgracieux, la pauvre créature avait seulement voulu l’aider en lui proposant un job pas trop difficile, qui ne demandant que d’avoir une apparence agréable et une capacité à supporter les maux de pied (foutus talons) et l’attente.

Quant à l’autre Voyageur, il avait l’air contaminé par une espèce de maladie mentale de forte intensité.

La limace se dit qu’elle devait s’en débarrasser et les envoyer le plus loin de leur chantier le plus important.

- Votre attention, s’il-vous plait. J’ai trouvé en quoi vous allez pouvoir nous être utile : les deux vers de nos chantiers 17458 et 17459 ont de grandes difficultés à se repérer et nous voudrions que vous les guidiez à travers le désert. Pour cela, nous vous confierons des feuilles de palmier afin que vous y consigniez les difficultés rencontrées pour aider vos successeurs, et des casques afin de vous protéger du soleil et des éventuelles chutes d’excréments. Si vous êtes efficaces, vous serez bien entendu grassement payés 200 EV par tête.[Des questions ?

- On fait comment pour trouver ces deux chantiers ?

♦♦♦

Durant plusieurs heures, Bébert et Cécilia avaient marché dans le désert, suivant une espèce de petit ver à pattes qui remuait sa queue comme un toutou tout en les guidant durant leur traversée. La créature était si docile qu’il n’y avait nulle besoin de laisse et les deux Voyageurs pouvaient se consacrer pleinement à la fastidieuse tâche consistant au port d’une feuille de palmier aussi lourde qu’inutile.

Ils déduirent qu’ils étaient arrivé à bon port lorsque le ver guide se mit à creuser frénétiquement le sol avant de s’y enfouir et de disparaître dans le sol.


Une brusque secousse fit tomber le clochard au sol.

Ce ne fut pas un mais deux gigantesques gueules pleines de dents qui surgirent du sol. Les chantiers 17458 et 17459 étaient constitués d’un ver bicéphale, qui possédait donc deux têtes ce qui rendait la tâche de construire des galeries de métro plutôt difficiles. Il s’agissait d’un chantier non surveillé et inutile, et la seule raison pour laquelle ce ver handicapé travaillait était pour rendre honneur à sa mère qui avait été l’une des foreuses les plus appréciées en son temps.

Ainsi, Louise les avait envoyé ici pour s’en débarrasser, en sachant pertinemment qu’ils auraient du mal à se faire obéir du ver et à ne serait-ce qu’à ne pas se faire dévorer par lui, puisqu’aucune limace ne le pilotait.

C’est toutefois un Bébert inconscient du danger qui tapota la narine frémissante de la colossale créature.

- Hey, salut copain ! Moi c’est Bébert et elle c’est Cécilia. Nous sommes ici pour t’aider à agrandir le métro dreamlandien. T’es prêt, mon tout beau ?

La créature laissa échapper un hurlement épouvantable, faisant vibrer les alentours et s’effondrer une dune de sable. Les cheveux dressés et collés par une espèce de substance brunâtre, le visage couvert de salive, un Bébert impassible laissa échapper un petit rire.

- C’est qui qui est content d’avoir trouvé de nouveaux copains ? C’est qui qui a mérité des caresses ? C’est dix-septounet ! Il est pas trop mignon, Cécilia ?

Le ver laissa échapper un petit cri d’incompréhension. Normalement, il ouvrait sa gueule, tout le monde fuyait et il les dévorait. Chacals, dunes, brigands, nomades, marchands, nul n’échappait à sa gueule béante et tous fuyaient à son approche. Et voilà que cette petite créature frêle lui parlait calmement et caressait sa gueule comme le faisait Bernie, son dresseur, du temps où il n’était qu’un petit vermisseau d’à peine quelques mètres de long ?

Sans trop comprendre pourquoi, le ver se vit soudain à apprécier le petit bonhomme et à ne pas le voir comme de la nourriture. Il avait envie qu’on continue à le caresser et à lui parler avec des mots étranges, et pas d’avaler tout ce qui l’entourait. Etait-ce la ressemblance comportementale avec Bernie ? Le fait d’avoir le même QI ? De sentir aussi bon ? Ou le fait que le clochard avait également avalé du sable quelques heures plus tôt ce qui les liait par les liens sacrés du sable chaud ?

La cause importait peu, mais le clochard venait de devenir ami avec un ver géant à deux têtes et handicapé mental de plusieurs dizaines de tonnes.

- Qu’est-ce qu’on fait, Cécilia ? On essaie de monter sur son dos et de le guider ?

Non loin de là, dissimulé derrière une dune, deux créatures dissimulées dans une espèce de vêtement blanc qui les recouvrait entièrement échangeaient des messes basses en observant le spectacle des deux Voyageurs et du gigantesque ver…

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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Lun 14 Aoû - 15:29

A peine étions-nous arrivés à l'oasis que Bébert se jetait dans l'eau. Choquée par ce geste, je levais mon doigt et m'apprêtais à lui indiquer que cette oasis permettait aux limaces de faire leurs besoins mais Bébert s'en est apparemment rendu compte seul. Je mords ma lèvre pour m'éviter de rire lorsque le SDF s'empresse de s'essuyer la bouche...avec du sable, aggravant ainsi plus son cas.

-Je crois que j’ai bien fait d’empêcher Germaine d’avaler ce truc, je me demande s’il n’a pas la rage…pensa à voix haute la limace.

Je laissais alors échapper un léger rire en mettant ma main devant ma bouche, espérant que Bébert n'allait pas prendre cela pour de la moquerie, je trouve juste la réaction de la limace hilarante. La limace sembla réfléchir durant quelques instants, visiblement perdue dans ses pensées. Soudainement, je me rappelle que j'ai de l'eau dans mon sac. Je sors alors ma bouteille et la tend à Bébert, qui semble toujours aussi d'esprit rageur.

- Je ne me souvenais plus que j'en avais...tu peux la finir si tu veux.

- Votre attention, s’il-vous plait. J’ai trouvé en quoi vous allez pouvoir nous être utile : les deux vers de nos chantiers 17458 et 17459 ont de grandes difficultés à se repérer et nous voudrions que vous les guidiez à travers le désert. Pour cela, nous vous confierons des feuilles de palmier afin que vous y consigniez les difficultés rencontrées pour aider vos successeurs, et des casques afin de vous protéger du soleil et des éventuelles chutes d’excréments. Si vous êtes efficaces, vous serez bien entendu grassement payés 200 EV par tête. Des questions ?

Je hausse un sourcil et hoche la tête en entendant la question de Bébert. Il a raison, comment allons-nous trouver ces fichus chantiers ? Je commence à regretter de ne pas m'être fait avaler toute crue par la limace, tout à l'heure.

♦♦♦

Pendant ce qui me semblait être une éternité, nous avons suivi un petit ver gluant qui ne cessait de remuer sa queue comme un chien bien dressé mais qui, je l'avoue, nous guidait plutôt bien. Essoufflée par la feuille de palmier qui semblait peser d'innombrables kilos, je priais pour que notre trajet se termine bientôt.
Justement, mes pensées furent entendues, puisque le ver creusa et disparu de notre champ de vision. Je soupire alors en lâchant la feuille de palmier et en m'excusant auprès de Bébert, épuisée.

Soudain, une brusque secousse fit tomber Bébert et me fit perdre l'équilibre, mais heureusement, mes heures de danse dans le monde réel ne me servent pas à rien, je me suis donc rattrapée de justesse avant de finir étalée dans le sable.

Mes yeux doublèrent de volume en découvrant la vision de deux gigantesques vers aux dents aiguisées. Je déglutis difficilement et soupire en secouant la tête, comprenant que ce chantier est non surveillé. Mon esprit assimila peu à peu que l'aimable limace nous a juste envoyé ici pour nourrir ce fameux ver à deux têtes. Lassée, je regardais Bébert, espérant qu'il ait une idée de génie permettant de nous sortir de ce pétrin.

Je regrettais vite mon choix en remarquant que Bébert s'approchait de la créature comme si ce n'était qu'un vulgaire petit animal inoffensif. Laissant échapper un léger cri étouffé par ma peur, j'écarquillais les yeux et murmurais un "Bébert !" presque inaudible.

- Hey, salut copain ! Moi c’est Bébert et elle c’est Cécilia. Nous sommes ici pour t’aider à agrandir le métro dreamlandien. T’es prêt, mon tout beau ?

Le hurlement que laissa échapper le monstre me fit hérisser les poils, et j'imaginais le pire quant à la suite des événements. Au lieu de prendre ses jambes à son cou, le SDF laissa échapper un léger rire, et je me tapais machinalement le front en secouant la tête, vidée de tout espoir de pouvoir nous sortir de là. Mais qu'est-ce-que ce Bébert a dans la tête ? Il cherche vraiment à mourir ?

- C’est qui qui est content d’avoir trouvé de nouveaux copains ? C’est qui qui a mérité des caresses ? C’est dix-septounet ! Il est pas trop mignon, Cécilia ?

Un deuxième cri du ver parvint à mes tympans, mais celui-ci semblait moins agressif que le précédent. Peut-être qu'il s'apprêtait à manger Bébert tout cru ? N'empêche, lorsque le SDF me regarda, je croisais mes bras et appuyais mon regard pour qu'il comprenne que ce n'est pas de cette manière que l'on va sortir de là vivants.

Sans que je ne comprenne pourquoi, le ver se détendit et poussa légèrement la paume de la main de Bébert, comme s'il quémandait des caresses. A ce moment précis, je pense que plus rien ne peut me choquer plus que...ça.

- Qu’est-ce qu’on fait, Cécilia ? On essaie de monter sur son dos et de le guider ?

Je manquais de m'étouffer avec ma salive, puis j'explosais de rire. Au bout de quelques secondes, lorsque je vis que Bébert ne rigolait pas, je compris qu'il était sérieux. Et je me dis que j'allais vraiment mourir ici, avec lui, et ce ver ignoble.

- Tu rigoles là ? Il ne va faire qu'une bouchée de nous...non, non hors de question !

D'un coup, je sentis une odeur étrange, et je savais que ce n'était ni l'odeur de moi et Bébert, ni celle du ver. Je reniflais alors légèrement et tournais sur moi-même, cherchant à comprendre. Mon flair étant légèrement plus développé lorsque je suis dans Dreamland, je suis capable de sentir jusqu'à un kilomètre, pour l'instant. Je sais donc que cela ne vient pas de très loin. Je m'approche donc de Bébert, toujours en train de caresser le ver géant. Faisant de très petits pas, je regarde Bébert, puis le ver. Une fois à leur hauteur, je parle assez bas, au cas où ces individus ne m'entendent.

- Bébert ! Je sens des odeurs étranges, comme s'il y avait d'autres gens sur ce chantier. Et j'ai un mauvais pressentiment. Je pense savoir d'où ça provient, toi tu n'as qu'à rester avec ton am...pardon avec le ver, et si jamais tu m'entends crier, tu peux venir à ma rescousse, on fait ça ?

Plutôt soulagée à l'idée de m'éloigner du ver géant, je souris doucement et m'éloigne aussi doucement que lorsque je me suis approchée, ne voulant pas brusquer le nouveau meilleur ami de Bébert.

Je me dirige donc vers l'odeur en rampant au sol. Heureusement, comme il fait nuit, je ne me brûle pas avec le sable. Soudain, après quelques vingtaines de mètres parcourus, j'entends des voix.
Mais je ne comprends pas quelle langue est parlée, je ne connais pas ce langage et cela ne fait qu’accroître mon inquiétude. Je fronce les sourcils et m'approche encore un petit peu, comprenant ainsi que ces créatures ne sont pas des humains. Ils sont dissimulés derrière une dune, ils ne me voient pas puisque j'arrive par la gauche, et ils observent Bébert et le ver géant.

En me penchant légèrement, j'arrive à apercevoir leur tenue : un vêtement blanc qui les recouvre entièrement, tellement qu'il est impossible de voir leur visage. Je souffle légèrement et me recule un peu, ne sachant pas trop quoi faire. Ma curiosité prenant le dessus, je passe de l'autre côté de la dune et je rate mon coup : je souhaitais me laissais glisser dans le plus grand des silences, mais au lieu de cela, j'ai glissé et j'ai dévalé comme une cruche la pente. Une fois en bas, je remarque que ma joue et mon bras sont légèrement irrités : encore une fois, j'ai eu de la chance qu'il fasse nuit, sinon je pense que j'aurais un peu cramé. Je me relève alors, ayant presque oublié la présence des deux créatures, et lève la tête. Je lâche un hoquet de stupeur lorsque je me rends compte qu'ils sont juste face à moi, me regardant comme si j'étais un objet à étudier. On dirait un peu des scientifiques. Je plante mes mains sur mes hanches, bien décidée à savoir qui sont ces créatures, et tente de voir sous leur capuchon blanc, en vain.

- Qui êtes-vous ? Et pourquoi vous nous espionnez ?
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Mar 15 Aoû - 11:54

Cécilia ne voulait pas monter sur le ver géant et Bébert était un peu décu.

- Mais Cécilia, il est gentil ! C’est pas un monstre, c’est Dix-sept, regarde comme il aime mes caresses ! N’est-ce pas, Didi ? C’est qui qui aime les caresses de Papa Bébert ?

Le clochard se mit à caresser de plus belle l’immense créature, qui se mit à étrangement vibrer. Était-ce sa manière de ronronner ? En tout cas, la créature semblait aux anges et beaucoup apprécier son nouvel ami, qui rompait la solitude et l’ennui qu’elle éprouvait dans le désert. Sa seconde tête ne tarda pas à s’approcher également de l’invocateur, quémandant elle-aussi de l’affection.

- Elle, c’est Cécilia. Cé…ci…lia. Il ne faut pas la manger, elle est gentille !

Le ver poussa un espèce de cri plutôt grave et secoua légèrement la tête en signe d’assentiment.

- Tu comprends ce que je dis ? Oh, mais tu es trop fort, Didi ! T’as vu , Cécilia, il est trop intelligent ! Cécilia ?

La jeune femme agissait étrangement, comme si elle était gênée par une odeur.

- Oh, excuse-moi… Cela fait une semaine que j’ai pas pris de douche, mais je pensais pas que ça te gêne…

La jeune femme l’interrompit et lui expliqua que le problème ne venait pas de lui mais…. d’ailleurs. Etait-ce un problème métisse ? Marchait-il pieds nus dans la ville, et en sandales dans la jungle ? Dans le désert, le mélange était facile, et Bébert était très simple : il fut donc confus et ne comprit pas trop où voulait en venir la jeune femme. Si elle avait un mauvais pressentiment, pourquoi ne restait-elle pas avec ses copains ?

- Mais euh, t’es sûre de pas vouloir rester ? Dis Cécilia, tu mécoutes ?

Souriant comme une benêt, la jeune femme s’éloignait lentement, suivi par un Bébert qui occtroyait par sa seule présence un malus de -100 en discrétion.

- Eh, c’est pas drôle, je veux pas que tu te mettes en danger, moi d’abord !

Mais la jeune femme semblait trop concentrée pour lui accorder de l’attention, il décida donc de changer d’approche.

- Didi, reste-là, je vais la suivr. À de suite mon tout beau.

Et un sans-abri trotinant dans le sable, suivi par un ver de plusieurs dizaines de mètres de haut, tenta de donner la filature à une morpheuse louve qui se déplaçait ventre à terre.

♦♦♦

- Qui sssssssommes-nous ? En quoi ssssssssela peut-il intéresssssssser une morte ? siffla la créature la plus proche.

Sortant de sous les plis de ses tissus, un Kris (une espèce de dague asymétrique) apparut dans sa main gauche et la créature bondit sur la jeune femme, tentant de lui en porter un coup.

Son compagnon sortit une espèce de baguette émettant une lumière rougeâtre mais ne l’utilisa pas, semblant craindre de toucher son compagnon. Tant que la jeune femme restait au corps à corps, elle ne devrait pas trop avoir de soucis à se faire.

Une forme sombre se mit soudain à dévaler la pente, tête en avant.

- J’aaaaarriiive Céci… Bwooooooargh !

Gueuler la bouche ouverte en dévalant une dune de sable était une très mauvaise idée, sauf lorsqu’on cherchait à imiter un ver de sable géant et à avaler son poids en grains de sable.

Derrière Bébert, Didi crut bon de l’imiter et la dune ne tarda pas à disparaître, avalée par une gueule géante et béante qui se dirigeait vers Cécilia et ses deux adversaires.

Légèrement sur le côté, les yeux recouverts de sable, Bébert crachait et pestait contre sa stupidité.

- Désolé Cécilia, je viens t’aider, ne meurs pas de suite, attends-moi, j’ai du sable plein la bouche. Quant à toi, Didi, c’est pas bien, il faut obéir à Papa Bébert ! !

Lorsque le clochard parvient à se nettoyer les yeux, une scène étrange et cocasse s’offrait à lui.

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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Jeu 17 Aoû - 15:49

Bébert me fit comprendre son mécontentement et sa déception lorsque je refusais de monter sur le ver géant. En même temps, il faudrait être fou pour ne pas avoir peur.
Suite à cela, Bébert pensa que son odeur me dérangeait, alors que ce n'était pas du tout la cause de mon trouble. Une fois que je lui ai parlé de mes interrogations, le SDF me parla, mais j'étais déjà trop loin pour entendre.
♦♦♦

- Qui sssssssommes-nous ? En quoi ssssssssela peut-il intéresssssssser une morte ? siffla la créature la plus proche.

Leurs voix me firent froid dans le dos, et je soupirais intérieurement en me demandant quand est-ce-que j'allais sortir d'ici. Enfin, si je sortais d'ici. Soudain, l'un des deux individus devant moi fit apparaitre un Kris. Comprenant rapidement ce qu'il allait se produire si je ne bougeais pas, je me décalais et esquivais à la dernière seconde l'attaque de cet espèce de truc blanc répugnant. Je m'époussetais alors les vêtements et soupirais en observant l'individu, à terre, tentant de se relever.

Je m'asseyais alors sur lui, totalement à mon aide, et l'écrasais de tout mon poids. Non mais pour qui se prend-il lui ? Je lui arrachais la dague des mains et la jetais le plus loin possible en direction opposée de son compagnon. Je ne souhaite pas le tuer, je veux d'abord qu'il m'explique pourquoi il veut ma mort, et aussi qu'est-ce-qu'il est.

Malheureusement pour moi, ces créatures sont coriaces et j'ai du mal à tenir un combat équilibré. Premièrement, je tente de le griffer avec mes griffes, ce qui déchire légèrement son voile blanc. Sérieusement, s'ils avaient une voix moins flippante, j'aurais pu croire qu'il s'agissait des frères de Casper. Alors que j'étais en train de blesser la créature, j'entendais la voix de Bébert.

- J’aaaaarriiive Céci… Bwooooooargh !

Je me retournais, comme mon adversaire, et je me dis que nous avions atteint le pompon. Bébert était en train de dévaler la pente, suivi de près par le ver géant à double tête. Désespérée, je me reculais au dernier moment et évitais que Bébert ne me rentre dedans en arrivant en bas de la pente.
Le ver géant, quant à lui, entraina la chute d'une dune et déclencha une poussière de sable qui nous ravi tous.

- Désolé Cécilia, je viens t’aider, ne meurs pas de suite, attends-moi, j’ai du sable plein la bouche. Quant à toi, Didi, c’est pas bien, il faut obéir à Papa Bébert ! !

Je me retournais alors rapidement et décidais d'aller me mettre à côté du ver géant, priant pour que ce dernier effraie nos deux adversaires. Soudain, une idée germa dans mon esprit et un sourire futé étira mes lèvres.

-Si vous ne nous dites pas qui vous êtes, j'ordonne à notre ver de vous tuer, est-ce clair ?

Soudain, les deux créatures se mirent à trembler comme des feuilles, j'avais donc vu juste. Je souris alors fièrement et plante mes mains sur mes hanches, attendant une réponse de leur part.

- Nous sssssommes des adorateurs du grand ver. Nous pouvons contrôler les vers, dont celui-ci, dirent-ils en le pointant du doigt et en souriant malicieusement.

Je pouvais parier que mon visage était aussi blanc que leurs tuniques. Je me retournais alors vivement vers Bébert, espérant que la relation qu'il a instauré avec son ver nous sortira de là, et nous permettra de le contrôler malgré les pouvoirs des sectaires. Et puis, qu'est-ce-que cela signifie ? Qu'ils contrôlent un ver géant ? Autant de vers qu'ils veulent ? Je ne comprends pas tout.
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MessageSujet: Re: La louve et le clochard [PV Cécilia Loguen]   Mar 22 Aoû - 12:18

Didi était en train d’ouvrir sa gueule démesurée et de les menacer avec. Pas les sectaires, mais bien Bébert et Cécilia.

- Mais que fais-tu, Didi ? Nous sommes copains ! On ne grogne pas à l’adresse de son maître !

Une petite boule au ventre se formait dans celui du SDF. Il avait toujours envié ses camarades d’infortune qui possédaient des chiens et avait été ravi de trouver, en ce ver géant, l’animal de compagnie qui lui manquait tant.

- Ne perds pas ton temps, Voyageur. Il n’obéira plus qu’à nousm, déssssssssormais. Nous ssssssommes ses maîtres et je peux t’assssssurer qu’il ne nous grognera pas desssssus. En quelque ssssssorte, tu sssssssseras exaucssssssssé. Kssssssiksssssssiksssssikssssiksssssi !

Que retenir de ceci ? Que Bébert avait perdu son nouvel ami ? Que les sectaires avaient un rire étrange ? Que…

- Vous bluffez ! Allez, Didi, attaque les vilains môssieurs en blanc qui veulent s’en prendre à Papa Bébert.

Le ver se déplaça mais pas dans la direction escomptée. Il déplaça sa gigantesque carcasse vers Cécilia qu’il tenta d’avaler d’un coup de mâchoire. Le sang de Bébert se mit à bouillir dans sa veine. Après lui avoir volé son nouveau compagnon, les deux êtres abjects s’en prenaient à sa toute nouvelle amie ?

- Okay, vous l’aurez voulu !

Le clochard fonça vers le sectaire le plus proche, tentant de lui décocher un coup de poing aussi lent que maladroit que la créature esquiva sans le moindre problème.

-Kssssiksssiksss… Sssssurgh!

Se moquant du clochard, totalement mis en confiance par la pathétique attaque du Voyageur maigrichon, le sectaire n’avait pas eu le temps de réagir lorsque plusieurs tonnes de pierre avaient transfomé son corps en une masse indistincte de tissu, d’os et de sang.

Le Penseur de Rhodin,gigantesque statue dressée sur un socle ensanglantée, fit un clin d’œil au dernier de sectaires. Ce dernier agita sa baguette de manière menaçante, faisant apparaitre une boule de feu qu’il envoya dans la direction du clochard.

Bébert fit apparaître une autre statue devant lui, afin de se protéger de l’assaut. La chaleur se fit rapidement insoutenable alors que le sectaire lançait attaque sur attaque, tout en faisant des pas de côté afin de contourner Bébert. La pierre n’en restait pas indemne et elle se craquelait, alors que ses pores se déformaient du fait de la dilatation thermique due à la chaleur.

Jouant le tout pour le tout, Bébert bondit hors de sa cachette et se mit à sprinter dans le sable, maudissant ses jambes frêles et indisciplinées, tentant lui aussi de contourner la créature tout en s’en rapprochant. Il ne pouvait se permettre d’invoquer une statue pour se protéger et ne pouvait compter que sur sa vitesse (qui était pas bien élevée) pour esquiver les assauts de la créature.

Le manieur de la baguette était loin d’être stupide et se décida d’anticiper la course du clochard tout en reculant prudemment afin de maintenir une certaine distance entre eux deux. Il avait compris qu’il allait finir comme  son camarade s’il le laissait trop approcher.

Il lançait donc des boules de feu quelques mètres devant le clochard, afin de l’obliger à s’arreter net pour les esquiver, tout en ordonnant au ver de continuer de pourchasser la Voyageuse et de la dévorer.

Ce qui devait arrriver arriva. Le clochard finit par glisser sur le sable, à s’étaler de tout son plat et à se prendre une boule de feu qui embrasa son corps. Il laissa échapper un cri déchirant, et un miracle se produisit : l’un des cerveaux de Didi fut réceptif à la fréquence de cette onde sonore et une larmiche lubrifia son œil immense alors qu’il se détournait de Cécilia pour se jeter vers le sectaire à la baguette de flamme, qu’il dévora sans grande cérémonie.

Puis, il se précipita vers la torche humaine qui lui servait de maître et l’éteignit en laissant couler de sa gueule immense suffisamment de bave pour nourrir un bataillon de limaces.

Bébert, qui était toujours en train de s’égosiller, fut rapidement étouffé par une espèce de mucus odorant et étonnament réconfortant, tandis que la douleur disparaissait peu à peu, laissant place à une sensation de vide.

La bave des vers de sable avait des vertus cicatrisantes mais également anesthésiantes. Cela leur permettait de facilement réparer les énormes plaies internes que l’ingestion de roches et de lions du désert leur causaient. Ainsi, grâce à l’intervention de Didi Ex Machina, Bébert était sauf. Saint et sauf, si la destruction d’un sectaire pouvait être considéré comme un acte pieux.

- Chéchilia….Du ba bien ? tenta d’articuler le sans-abri, la bouche rendue pâteuse par l’antiseptique naturelle.

♦♦♦

Loin de là, dans l’obscurité la plus totale, des centaines d’yeux rougeâtres brillent d’un éclat mauvais.

- Grand Padichah, nous ne ressssssentons plus la préssssence de Sssaur et de Sssaur.

Un sifflement très grave se fit entendre.

- Très bien, nous enverrons donc Sssaur et Sssaur à leur recherche, Votre Laideur.

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