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 Toutes les prisons du monde [solo Diavolo]

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Diavolo Mayor
Tyler Durden au chomedu
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MessageSujet: Toutes les prisons du monde [solo Diavolo]   Mer 22 Fév - 17:53




- Wargh, j’ai oublié de fermer le Club !


Réveil brutal. Sol froid. Odeur de charognes. Où je suis bordel ? Sol noir. Odeur de sang, il y a la guerre quelque part, dans les sous-sols, tout vibre et puis tout s’arrête dans un silence. Je ne peux pas bouger, je viens de capter, merde. La guerre se déroule quelque part entre mon esprit et mon intestin, elle reste dans les tripes et j’ai envie de dégueuler. Je me tourne dans le noir et je sursaute alors qu’une voix apparaît dans l’obscurité quasi totale.




- Vomis pas ici, c’est ta cabane pour dormir.
- Tu veux peut-être m’avaler, ouais ?
- Fais pas le malin. Au début on fait le fier, dans cte taule, pis après tu commences à parler tout seul, tu deviens fou, t’as des hallucinations. Faut pas croire, t’es cinglé mais personne ne vient. Ton pote de cellule commence à se ronger les bras avec les dents, et tu dois assister au spectacle sonore, bruyant, et laisser l’agonie envahir ton sommeil. Jusqu’à ce qu’il commence à sérieusement puer. L’enfoiré. Puis après tu apparais, traîné par des gardes. Comme une apparition. J’ai cru que mes yeux allaient fondre à cause de la lumière…
- Putain, mais qu’est-ce que tu causes...tu t’appelles coco ?
- Conrad. Hans Conrad, ancien général de l’armée de la 9ème heure. On m’a mis au placard. La duchesse n’aimait pas trop que j’ouvre ma gueule, tu sais.
- Condoléances, mon pote.
- J’ai perdu personne, merci.
- T’as l’air d’être mort pour pas mal de gens, ce qui commence à m’inquiéter c’est le fait qu’on se cause, dans l’histoire.
- On est dans la même merde mec.
- Non, tu te goures.
- Sans vouloir te commander, t’es enfermé dans le temple de la 9ème, tu deviendras soit le toutou de la duchesse, soit un mec qu’on laisse crever la bouche ouverte.
- Non, tu te goures.
- MAIS OUVRE LES YEUX BORDEL ! Tu dors sur mes excréments ! Tu vas rien bouffer pendant des semaines ! On va finir par se bouffer la gueule, qu’on le veuille ou non.
- Non, tu te goures.
- Okay, t’es déjà complètement con ou taré, okay, on a décidé de me finir en m’enfermant avec un déficient mental...tu m’approches je te défonce. J’ai peut-être des chaînes empêchant d’utiliser mon pouvoir, mais je sais encore mettre des tartes. Même s’ils ont déboîté mes deux épaules...mes propres hommes, putain, t’imagine…
- Mec, ça fait des années que je vis dans la merde, que je suis un toutou, que je suis mort pour pas mal de gens qui veulent me voir mort. Je crevais la bouche ouverte, et c’est mes proches que j’assassinais, dans un grand éclat de rire cynique. Le médaillon m’a apporté des réponses, et la voie à suivre. J’suis pas comme toi, je ne suis pas un enfermé politique ou militaire.
- C’est ça, tout le malheur du monde sur tes épaules. Putain..à qui je parle en fait ? Je t’ai donné mon matricule, sans réponse.
- Diavolo Mayor. Accompagné par MC Bokken et Popol Mayor. MC Bokken a été pris en flag par la patrouille, j’suis tout seul avec bite et...bah sans mon couteau du coup.
- Mayor, comme les Mayors de la guerre ?
- Eux-mêmes, la famille d’enculés ouais.
- Hum, alors avec toi, je tiens ma chance de sortie...j’ai déjà quelques plans de prévus et…
- Non, ferme ta gueule.
- Que quoi ? Mais je te dis que…
- Tu dis que c’est l’enfer ici, pourtant tu sembles tenir le choc…
- Ouais, en tant que général, j’ai le droit de reprendre des forces une fois tous les quinze jours. Et c’est le meilleur traitement des taules du 9ème temple.
- Conrad, c’est ça ?
- Conrad Hans, je te l’ai déjà dit, Mayor.
- Pour toi ce sera Diavolo Mayor, Seigneur de la Guerre, maître incontesté de l’Armageddon, des pucelles brésiliennes, vainqueur du Top Chef du coin des Gourmets, avec félicitations du DreamSpoon pour ma fameuse tourte à la menthe d’elfila, à la viande de bisous-bulles revenue dans un confit à l’armagnac. Excusez-moi du peu.
- Non sérieusement, c’est ça ton cv ?
- Ok, ça y est, je suis vexé. Ferme-la un peu que je cogite.





I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real
The needle tears a hole
The old familiar sting
Try to kill it all away
But I remember everything




Tu parles que je cogite, après avoir bastonné mon amour, Neferynn, l’ancienne gardienne de j’sais plus quoi, je pense surtout à son visage ravagé, et le sourire qu’elle a eu encore que je lui refaisais la vitrine en mode rénovation totale, ravalement de façade comme elle avait l’habitude. J’ai toujours tapé mes femmes, parce que l’amour c’est comme ça, profondément violent, fait de morsures, griffures, claques, coups, poings, étranglements, étouffements et coups de couteaux sur le torse. Que ne se méprenne pas, c’est valable dans les deux sens. Les connards fleur bleue parlent de parade nuptiale, alors que c’est une parade sanglante, on se sent mieux avec les coups qui pleuvent. Ça marche comme ça, à Fightland, Et les pisse-froids et les tarlouzes qui disent que la violence ne résout rien, et que se frapper par amour est idiot n’ont jamais aimé ni pratiqué l’amour comme il se doit. Le sang doit gicler à un moment, comme le reste des fluides. Les cris de plaisir sont des cris de douleurs. Elle le savait, raison pour laquelle elle me frappait aussi, on s’est battu comme des chiffonniers dans des hôtels sordides, des bas-fonds terrifiants, sorties de bars, sorties alcoolisées où elle me tapait pour frapper ses erreurs, ses regrets, son ancienne vie, ses complexes, et toutes les douleurs qu’il faut expulser un jour en gueulant jusqu’à saigner dans la gorge, avoir des lames de rasoir dans les larmes, et hurler jusqu’à l’épuisement total, pour tout dégager. C’était ça, nos parades ; c’était nous, Neferynn, Diavolo, en guerre contre nous-mêmes, pour mieux nous retrouver purifiés, décomplexés, dans la plus parfaite des harmonies. Un vrai couple de guerrier, en bataille perpétuelle l’un contre l’autre, dans la paix sur l’oreiller comme sur le champ de bataille. Je me souviens d’une nuit, on s’est couru l’un après l’autre, à poil dans Kazinopolis, après avoir ravagé notre suite. On avait pris je ne sais plus trop quoi avant, de la picole et de la barbaque version amants. On a couru nuit, on ne portait que des armes et on s’est battu à coups de poignards dans la rue, avant que les soldats ne débarquent. Elle m’a entaillé l’épaule droite, les jambes et elle a tenté de me castrer, cte chienne ! Je lui ai débloqué la mâchoire, elle a mangé de la soupe pendant une semaine ! De toute façon après on est resté collés l’un à l’autre pendant tout ce temps, dans une suspension et un apaisement total, jusqu’au prochain coup qui partirait, au prochain coup d’éclat, le prochain reproche ou la prochaine jalousie. Tout expulser, et soir après soir, se retrouver autour d’un repas, parler géo-politique, faire les gens bien...elle s’en ennuyait, alors, une fois notre nid d’amour retrouvé, nous deux avec les yeux en feu, avec des désirs aussi puissants qu’un uppercut d’un Mayor, et que son propre crochet du droit, on s’est mis mutuellement à feu et à sang, par tous les moyens. La pure et dangereuse passion, l’amour vécu puissamment par tous les sens, et la folie qui guette à chaque virage, à chaque baiser, à chaque claque où t’as peur de déborder, de frapper trop fort, de l’envoyer définitivement à Edénia. Elle y pensait aussi, même si elle me le disait pas, et je sentais, dans sa libération totale et déchaînée qu’elle m’avait choisi pour ça – elle savait que je lui tiendrai tête. Elle savait qu’elle pouvait enfin donner comme recevoir, et que je le savais. Que j’allais anticiper, qu’elle aurait à me prouver de quoi elle était faite. Une nana comme on en fait plus. Kate, la voyageuse avec qui je vivais avant de fuir de Fightland, avait aussi le sens du combat, mais la conversation allégée sur l’oreille, plutôt concentrée sur mon chibre. Neferynn se croyait quant à elle débarrassée des hommes, et voilà qu’elle rencontre le roi des surmâles. Au delà du mâle alpha, le sur mâle est en lutte de testostérone contre lui-même avant tout


Je pense à elle dans cette cage à lapins. Je pense à Carvey. Je pense à Vladimir. Je pense...pas à grand-monde en fait ? Je me rends compte à cet instant précis que j’aimais Neferynn car sans elle, j’risquerais de mourir en solitaire, de ne plus jamais ressentir ce qu’elle m’a fait ressentir, de ne plus vivre follement, dangereusement, dans le risque entier, tout à fait complet...mettre sa vie en danger pour mieux s’en inquiéter, et faire s’inquiéter des gens proches, des gens qu’on estime. Voir dans leurs yeux que c’est passé à rien du point final. C’était ce qu’on aimait chez l’autre, sans aucun doute. La douleur muette de l’inquiétude, même quand on part ensemble se déchirer dans tous les sens et s’envoyer ensemble, bras dessus, bras dessous, tout en fusionnant, jusqu’à l’hosto. Sacrée nana putain, et si je dois sortir, c’est uniquement pour elle que je dois le faire. Je sors un mollard et je le balance vers la tête estimée du Général. Loupé. Je l’entends réagir pourtant.




- Qu’est-ce que tu fous, le Mayor ?
- Ferme-la encore un peu, tu veux, troufion ?
- Tu vas tout de suite baisser d’un ton, sinon je refais les murs avec ton sang ! Putain de gosse gâté !
- Moi ? Gâté !
- Ouais, quand on est né avec une cuillère en or dans le fion, on est gâté ! Un Royaume en héritage pour monsieur, et toutes les exactions permises...tu peux pas savoir comme on a des mecs qui auraient donner leurs vies juste pour te botter le cul et t’apprendre la vie.
- C’est sûrement ceux que j’ai croisés pas loin, et qui m’ont servi de casse-croûte. J’sais que t’étais général, mais si tu veux pas finir en sac de couchage pour Popol Mayor, jte conseille de rapidement fermer ce qui te sert d’urinoir, à savoir ta putain de gueule.
- Tu oses me menacer, tu vas…
- Oh ta gueule putain.




I wear this crown of thorns
Upon my liar's chair
Full of broken thoughts
I cannot repair
Beneath the stains of time
The feelings disappear
You are someone else
I am still right here



J’essaye de réfléchir, quoi ! Le mec pige pas. Je sens quelqu’un qui bouge dans la taule. Je capte dans l’instant que le colocataire a une longueur de chaînes plus élevée que la moyenne, et surtout beaucoup plus que la mienne. Je me concentre à fond, et j’essaie de sentir là où il pourrait frapper. Les pieds ? Enchaînés. Il va essayer de m’envoyer un bon crochet, sur le crâne pour m’assommer et après m’étrangler. De toute façon faut pas hésiter, c’est devenu un assassin en puissance. Comment je le sais ? Il est clairement là depuis longtemps, et je suis là pour le nourrir, ou pour satisfaire l’expérience de quelqu’un. Tu mets pas un général fou et un Prince de Dreamland dans la même cellule, surtout s’ils sont amenés à rapidement se détester. Plusieurs idées depuis ce point : soit je le bute purement gratuitement et je bouffe son cœur pour me nourrir et retrouver des forces, soit l’emprisonnement avec ce connard est voulu. Je suis un toutou, je suis encore dans la merde, je suis encore et toujours dominé par quelqu’un, oui. Mais j’ai Neferynn. Elle vaut le coup qu’on se batte pour elle, et je vais sortir de là, pour la faire sortir elle. J’esquive le coup en glissant au sol, je développe mes jambes pliées depuis le début, je fais chuter le bonhomme qui tombe avec ses chaînes. Une prise de soumission issue du catch, et le mec commence à voir rouge. Enfin je suppose, pasqu’on est dans le noir. En tout cas je sens sa peau que je presse de toutes mes forces, et sans me vanter, toutes mes forces dans la gueule ça fait bobo.


- Pitié...arrêteeeeeeuh !!!!
- Je t’ai dit de la fermer. On t’a enfermé parce que t’es une putain de souris de labo, mec. J’étais ta dernière expérience, et t’as perdu, maintenant fais-moi le plaisir de creveeeeeeer ! Abruti de première, on n'enferme pas un Général sans arrière-pensée ! Maintenant laisse-moi la place, va mourir !



Avec mes pieds, j’essaie d’étrangler son cou, tout en le maintenant sur lui. C’est compliqué, dans le noir, avec toutes ces chaînes, mais je compatis à la douleur des backrooms des clubs sado-masos de Fightland du coup, doit y avoir de l’ambiance en fait. A force de pousser sur mes pieds, je déchire le cou du bonhomme, je crée des fissures dans sa peau, et la tête saute. Il était fatigué, un Général du Royaume Obscur n’allait pas mourir comme ça. Soudain, je me rends compte que ma poitrine est en feu, le médaillon me brûle depuis cinq minutes, et j’ai une forme de lancée...ok, ça explique, mais ça me fait flipper...j’en avais aucunement conscience…

La porte de la niche s’ouvre, et je vois une lumière aveuglante. J’ai l’impression qu’on m’a tué, mais non. On me chope par les épaules, je sors à la lumière.


- Où j’vais ?
- Voir la 9e Duchesse. A qui tu parlais dans ta cellule ? on t'entend causer depuis le bout du couloir !! T'es le seul prisonnier mais tu déranges tout le monde toi !
- Personne. Avance bordel, t'es un garde alors garde-moi !




Attendez, je relis mes notes sur les blagues misogynes...okay c’est bon, on peut y aller !



What have I become
My sweetest friend
Everyone I know goes away
In the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

If I could start again
A million miles away
I would keep myself
I would find a way

_________________

Avec mon air aigri amer, galbé comme un fil de fer  
Affûté pour la guerre j'roule pour la maison mère
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