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 Alastar [Terminée]

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Alastar
Le Boulet
 Le Boulet
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Pouvoir : Invocateur d'armes blanches
Points de Réputation : 500 points
Messages : 27

MessageSujet: Alastar [Terminée]   Ven 27 Jan - 3:15


Cahill Alastar
"C'est par où déjà ?"
Ton personnage...
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Nom : Cahill.
Prénom : Alastar.
Surnom : Al' ou Ali'
Age : 20 ans.
Sexe : Homme.
Où habites-tu ? Les îles Vénetiennes, Nouvelle-Orléans, Etats-Unis.
Activité :  Apprenti bibliothécaire et écrivain amateur méconnu.
Ton histoire...
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♠ Description Physique : Alastar mesure un peu moins d'un mètre soixante-dix pour un poids avoisinant les cinquante-cinq kilogrammes. C'est un jeune homme que l'on qualifierait donc de petit et mince, un poids plume. Sa frêle carrure laisse supposer qu'il n'est pas doté d'une force impressionante. S'il n'a pas une musculature particulièrement imposante, celle-ci serait plutôt à peine sculptée au prix de rares efforts, il sait en revanche faire preuve d'une certaine souplesse et d'une grande vivacité quand cela s'avère nécessaire notamment lorsqu'il est confronté à sa peur.

En s'approchant un peu plus de lui, on constate avec évidence son teint pâle, preuve qu'il ne s'expose que très peu fréquemment aux rayons de l'astre solaire ainsi que les traits fins de son visage. On le pense volontiers plus jeune que son âge et beaucoup de gens le prennent encore pour un adolescent, ce qui a tendance à l'agacer. Beaucoup s'interrogent donc sur les nuances blanches grisonnantes de ses cheveux, dues à une canitie précoce et subite. Il ne coiffe d'ailleurs que très rarement sa courte chevelure et n'utilise aucun gel ni laque, mais cache son front avec une frange.

Ses yeux, qui sont toujours à demi clos, ainsi que les cernes qui se trouvent au-dessous laissent croire à un manque de sommeil, mais en étant un tant soit peu examinateur il n'est pas difficile de remarquer son regard rougi par la consommation de marijuana. Il a toutefois la chance d'avoir de beaux yeux et les gens qui les observent sont plus intrigués par les teintes vertes du jade et la pureté cristalline de la glace qui se reflètent dans ses iris. Le bibliothécaire gratifie souvent les autres d'une moue songeuse, comme s'il était perdu dans ses pensées.

En le voyant, on le trouve immédiatement flegmatique et ce n'est qu'absolue vérité. Au quotidien, Alastar n'est pas un adepte de l'effort et a une forte tendance à la paresse. Ses déplacements manquent cruellement de grâce et paraissent lents lorsqu'on les compare à ceux d'une personne lambda. Il traîne des pieds, avance le dos légèrement voûté et semble parfois tituber ou rester immobile un instant pour d'obscures raisons. Cette mollesse intrigue ou suscite les moqueries, mais Al' feint de ne pas se rendre compte qu'il évolue à une vitesse différente du monde qui l'entoure.

En ce qui concerne sa manière de se vêtir, le voyageur n'est pas très difficile et ne possède pas de style que l'on pourrait clairement définir. Il porte ce qu'il aime, même si les vêtements de sa réalité ne sont pas très excétrentiques. De manière générale, il n'est pas rare de le voir habillé d'une chemise et d'un jeans lorsqu'il se travaille. À Dreamland, l'allure d'Al' sera fortement influencée par ses souvenirs, ses connaissances, son imagination et l'état dans lequel le jeune homme se trouve avant de s'endormir.

♠ Caractère : Plutôt discret, Alastar n'est pas de ceux qui se font remarquer et cherchent à tout prix l'attention d'autrui. D'une certaine manière, si les autres pouvaient l'oublier de temps à autre ça l'arrangerait. Il tente bien de leur faire comprendre, en les ignorant, en s'isolant dans son imaginaire. Il a beau faire comme s'ils n'étaient pas là, les gens reviennent sans cesse vers lui. Par exemple, cette pauvre étudiante qui vient sans arrêt lui demander où se trouve telle ou telle section tout en se vantant de connaître par coeur la bibliothèque lorsque ses camarades sont là. Ce que l'idiot ne comprend pas, c'est que celle qu'il voit comme une sotte a en fait le béguin pour lui. Une évidence qu'il est le seul à ne pas remarquer. Il y a des choses comme ça, sur lesquelles Ali' a un train retard et de manière générale cela concerne ses relations avec les autres.

Il n'est pas méchant pour autant et fait un bon ami et confident, mais il faut apprendre à le connaître. Il sait garder un secret, car il est conscient du poids qu'implique une révélation, même s'il n'a jamais franchi ce cap et ne s'est jamais totalement livré depuis sa seizième année de vie. Ses potes le définissent comme peu bavard, mais très à l'écoute. Cela le définit bien. Il est plutôt ouvert et surtout particulièrement curieux. Ce qui le pousse parfois à poser des questions gênantes ou agaçantes. Le voyageur fait preuve d'une franchise qui peut s'avérer déconcertante. Il dit ce qu'il pense sans trop se soucier de la manière dont les autres vont réagir et des conséquences que cela pourrait avoir sur sa personne. Ses aînés le prétendent irrespectueux, mais cela ne le dérange absolument pas. Il sait tout de même reconnaître ses torts et n'hésite pas à s'excuser lorsqu'il estime que cela doit être fait.

Son employeur déclare souvent que le bibliothécaire est vit dans son monde, qu'il profite de son travail pour lire à longueur de journée. Ces accusations ne sont pas totalement fausses et Ali' admet volontiers qu'il s'isole dans sa petite bulle de temps en temps, loin des tracas de la vie réelle. Il lui arrive ainsi d’errer dans des endroits inconnus et de se perdre. Ses retards fréquents lui valent d'ailleurs de nombreuses railleries de la part de ses amis et de sa famille. Il est vrai que sa consommation de marijuana et de résine de cannabis ne lui facilite pas forcément l'existence, mais son sens de l'orientation a toujours été mauvais. Sous cet aspect de type un peu perché se cache en réalité un être doté d'une d'une culture variée, de facultés d'analyse et d'une intelligence insoupçonnables.

Le jeune homme se met parfois dans des situations périlleuses et généralement il n'hésite pas à fuir comme un lâche, notamment lorsqu'il s'agit de violence. Al' n'aime pas se battre, mais il sait faire preuve de courage dans certains moments, principalement si l'enjeu représente un intérêt à ses yeux ou qu'il est témoin d'une injustice flagrante. Actuellement Alastar n'a qu'une maigre expérience du vaste potentiel de Dreamland. Il n'y a été voyageur que pendant trois nuits, les deux premières ont été dignes de ses pires cauchemars tandis que la troisième l'a laissé perplexe. Il ignore ce qu'il doit penser de ce monde tout en espérant secrètement y retourner et en apprendre plus sur cet univers qui lui est inconnu.

♠ Histoire : La vie d'un enfant est une perpétuelle aventure entre réel et imaginaire. On passe son temps à jouer, parcourant des contrées irréelles en rencontrant des créatures qui nous effraient ou que l'on pense combattre. Comme de nombreux bambins, Alastar s'imaginait en chevalier dans sa cotte de mailles, épée à la main pour affronter des monstres fantastiques, parfois dotés d'apparences cauchemardesques. Armé de sa branche de bois, il fendait l'air et tailladait le tronc de ce malheureux cyprès chauve espérant abattre la bête, qui ne tombait pourtant jamais.

Élevé par un grand-père conservateur dans un célèbre musée et une grand-mère artiste peintre, Al' eut une enfance riche de découvertes. Il se rendait tous les week-ends au Metropolitan Museum of Art de New York où il passait le plus clair de son temps à admirer la galerie des armes et des armures. Lorsqu'il en avait le temps, son aïeul lui contait volontiers les histoires de ces combattants. Il liait bien souvent la réalité aux mythes des diverses civilisations représentées, épargnant au petit le plus sanglant, le plus sordide et le plus triste. Selon ses désirs, on l'inscrivit aux cours d'escrime pour lui permettre de se dépenser et de rencontrer d'autres enfants.

La vie d'Alastar était des plus paisibles et des plus banales. Il commença l'école à six ans et se fit rapidement des amis, mais on lui fit toutefois sauter une section. Les longs moments passé aux côtés de ses grands-parents ainsi que son apprentissage de la lecture et de l'écriture en leur compagnie lui offraient un peu d'avance sur ses camarades. Il parvint néanmoins à s'adapter à ce changement, s'intégrant à sa nouvelle classe. Passionné par les livres et les histoires que narrait l'encre couchée sur le papier, il dévorait inlassablement de nombreuses oeuvres en tout genre.

Avec ses multiples lectures, le petit garçon découvrit alors la triste vérité cachée derrière les lames qu'il admirait encore de temps à autre au musée. Toutes ces épées, ces lances, ces dagues et ces haches n'avaient jamais servi à vaincre des monstres. Ces instruments ôtaient la vie des hommes. Depuis ce choc émotionnel,  il ne retourna plus dans la galerie des armes et des armures. Cette période marqua donc la fin de l'âge tendre du jeune Al'.

Au cours de sa douzième année d'existence, Ali' tomba amoureux pour la première fois et connut cette année-là sa première peine de coeur. Elle s'appelait Eleanor et se passionnait pour l'histoire. Il adorait passer du temps et parler avec elle, mais la demoiselle avait prétexté que ces raisons n'étaient pas suffisantes pour former un couple avant de prendre progressivement ses distances de l'adolescent pour ne plus jamais lui adresser la parole par la suite.

En pleine période de rébellion face aux figures d'autorité qu'incarnaient ses grand-parents, il ne s'éloigna pas pour autant de sa grand-mère qui égayait ses journées en lui montrant de magnifiques tableaux et en lui narrant ses exploits à travers un monde onirique qu'elle nommait Dreamland. L'ancêtre n'avait jamais eu les idées bien claires et beaucoup la qualifiaient d'originale voire même de marginale. Mais elle s'en moquait bien, elle peignait et vendait ses oeuvres à une clientèle de connaisseurs. Pour eux aussi les univers qu'elle figeait sur des toiles existaient bel et bien et cela lui suffisait.

Pour s'évader, à son tour il décida de figer ses propres mondes, mais au travers de l'écriture. En dépit de sa crise d'adolescence, il restait brillant dans ses études. Ses notes en sport avaient subitement chuté depuis qu'il avait arrêté l'escrime trois ans plus tôt, mais Alastar se maintenait dans la moyenne et cela lui convenait. Il découvrit ensuite certaines substances illicites et les activités sportives devinrent un lointain souvenir, remplacé par l'intégration à un groupe de jeunes rebelles fumeurs de joints qui aimaient initier les autres à leurs délires.

Ali' entra au lycée à quinze ans, il ne se montrait plus aussi intéressé par les études que par le passé. Il s'ennuyait sur sa chaise, somnolant à moitié. Sa seule préoccupation allait à la jolie rousse aux cheveux frisés assise juste devant lui qui elle non plus ne semblait pas particulièrement fascinée par les cours d'histoire de monsieur Bern. Ils avaient fini par faire leur première, deuxième puis troisième fois successivement sans grand romantisme dans les vestiaires des mecs. Elle s'appelait Joan. Il se souviendrait toujours de l'odeur et la douceur de sa peau nacrée.

__

Il n'oublierait jamais l'époque de ses seize ans, car ce fut au cours de cette année, un onze octobre que son existence fut bouleversée à jamais. La journée avait commencé normalement, chaque jeudi il retrouvait l'amour de sa vie devant chez elle, ils marchaient main dans la main jusqu'au lycée ensemble puis flânaient une vingtaine de minutes sur l'herbe humide avant de rejoindre leur professeur de littérature madame Castel à la bibliothèque pour y mener des recherches sur le fameux Roméo et Juliette, de Shakespeare. Une oeuvre que Joan et lui qualifiaient de "chiante à en gerber" lui préférant de loin la Tempête ou encore Songes d'une nuit d'été, qui leur rappelaient la magie de leurs enfances respectives.

Ce jour-là, il n'y avait pourtant rien de féerique. Joan et lui avaient échangé leur ultime baiser sur la pelouse trente minutes plus tôt. Un cri se fit entendre dans les couloirs, puis trois personnes se ruèrent dans la bibliothèque. Ils étaient tous élèves en dernière année. Ils pleuraient et semblaient effrayés, l'un d'entre eux tenta bien d'expliquer la situation, mais aucun son n'était sorti de sa bouche. Un autre adolescent, prénommé Jack, était alors entré furibond. Il s'était jeté sur madame Castle et s'acharnait sur elle sans que le jeune Alastar ne puisse voir ce qu'il avait en main.

Il y avait du sang, beaucoup de sang et la prof' n'avait pas braillé bien longtemps. Son corps était parcouru de soubresauts et Alastar faillit vomir. Certains profitèrent de la diversion pour fuir et le chaos se propagea à travers l'établissement complet. On entendait des hurlements mêlés aux détonations provenant sûrement d'armes à feu. Al' voulait s'échapper, emmener l'amour de sa vie loin d'ici, mais il était paralysé par la vue de ce meurtrier penché sur le cadavre ensanglanté. Il avait un rictus mauvais sur le visage, mais le plus effrayant restait la lame qu'il offrait volontiers en spectacle aux élèves encore présents.

Beaucoup reculèrent, mais Ali' était figé par la peur. Une pauvre folle s'était alors jetée sur l'assassin. Il avait beau faire deux têtes de plus qu'elle et taillé pour la guerre, elle lui avait sauté sur le dos et le ruait de coups de poing sur le crâne. Le jeune criminel vacilla quelques secondes avant de balancer l'idiote au sol. Cette sotte c'était Joan et elle s'apprêtait à subir le même sort que la désormais défunte madame Al' distinguait parfaitement la lame du meurtrier, jusqu'à ce qu’elle pénètre violemment la chair de son amour. Elle hurla de douleur et se débattit.

L'assassin la cogna pour la faire cesser avant de s'asseoir sur sa poitrine. L'adrénaline et la weed qu'il avait fumé une heure plus tôt faisaient effet et Ali' se jeta sur Jack. Jack émit un hoquet de surprise quand le genou d'Al' lui percuta la tempe. Après un craquement sourd, leur meurtrier s'effondra. Joan gisait au sol, inconsciente... Alastar l'examina quelques secondes, mais elle ne respirait plus. La mâchoire du jeune homme se serra et des larmes perlèrent le long de ses joues. Il se penchait alors sur l'assassin et s'emparait de sa lame luisante d'hémoglobine.

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Le lendemain, il s'était réveillé dans une chambre aux murs blancs, des barreaux aux fenêtres. Un infirmier l'avait alors informé qu'il se trouvait au sein d'une clinique psychiatrique, dans une aile destinées aux adolescents perturbés. Ils l'appelaient de cette manière, mais le lieu ressemblait un peu à une prison. Après s'être saisi du couteau ensanglanté, il n'avait plus aucun souvenir de ce qui lui était arrivé.

Quelques jours plus tard, une brève entrevue avec la police en présence du médecin, il avait compris que l'assassin avait repris connaissance, qu'ils s'étaient battus et qu'Alastar l'avait tué. On le ménagea, lui épargnant le fait qu'il s'était acharné jusqu'à l'arrivée des autorités et qu'ils avaient dû user de la force pour l'arrêter. Joan était encore en vie. Elle était encore en vie !

Ali' passa six mois dans cet institut, de longs jours durant lesquels il n'eut aucune nouvelle de sa bien-aimée. Ses grands-parents lui rendirent souvent visite, rien ne semblait avoir changé pour eux. Pourtant Al' était effrayé à présent, paniqué à l'idée de pouvoir à nouveau faire du mal aux personnes qui l'entouraient. Peut-être qu'il était fou, même si ce satané docteur s'évertuait à dire qu'il subissait simplement un violent traumatisme, mais que son état n'avait rien d'inquiétant. L'adolescent s'acharnait néanmoins à refuser tout objet tranchant.

Joan et sa famille avaient quitté la ville et les grands-parents Cahill en firent de même. Les Cahill trouvèrent un nouveau foyer en Louisiane et on tenta de vivre avec les fêlures d'Ali. Il ne pouvait voir aucun couteau et sa grand-mère avait dû se résoudre à les cacher et à prévenir son petit-fils avant de s'en servir. Chaque plat qui nécessitait d'être coupé était servi précoupé dans l'assiette afin d'éviter un bouleversement.

Le choc avait fait blanchir la chevelure de l'adolescent et celui-ci ne cessait de prétexter que tant que la couleur naturelle de ses cheveux ne serait pas revenue, il refusait de sortir et d'attirer l'attention. Son psychiatre venait chaque jour pour ses séances, mais les progrès ne se montrèrent que l'année suivante. Alastar acceptait enfin de se raser, même s'il avait fallu plusieurs essais et quatre malaises avant d'arriver à un résultat véritablement satisfaisant. Il prit des cours à domicile et obtint son diplôme à dix-sept ans.

Il entra à l'université, cumulant des études d'histoire et de littérature sans trop savoir dans quelle voie s'engager. Le jeune homme n'avait pas eu le temps de véritablement réfléchir, autrefois il souhaitait travailler dans un musée, puis voulut devenir médecin et enfin vétérinaire. Al' avait abandonné cette idée, rien que la pensée de tenir un scalpel lui donnait des sueurs froides et la chair de poule. L'étudiant tentait de se défaire de son passé, il mettait ses cheveux grisonnants sur le compte des teintures et mentait éhontément sur cette phobie des objets tranchants et des armes blanches.

Lors d'un repas, le jeune homme avait dû expliquer devant son dealer et ses amis qu'ils ne pouvaient absolument pas se servir de certains couverts parce que tout petit il avait vu sa grand-mère se couper un doigt avec un couteau de cuisine. Une histoire qui avait généré quelques rires gênés et moqueurs de la part de l'assistance. Il avait menti éhontément et il était prêt qu'on le prenne pour une taffiole plutôt que pour un taré qui s'était acharné sur un type à l'agonie. Il leur offrait au moins de quoi s'amuser un peu et eux ils lui offraient de quoi se défoncer. Un échange de bons procédés.

Tout ce qu'il avait écrit avant de fumer à nouveau était sombre et ne lui ressemblait pas. Il avait toujours été joyeux et épris de fantaisies, mais il les croyait mortes avec ce foutu enfoiré de Jack et sa bande de malades. Le type qui lui avait arraché son passé et qui pourrissait son avenir depuis la tombe. Les autres croupiraient en prison, du moins il l'espérait. La weed anesthésiait sa peine. Il ne se souvenait plus de son visage depuis un moment maintenant, tout ce qu'il voyait, c'était cette arme brandie par une silhouette floue et cette masse informe et rouge qui gisait à ses pieds.

Alastar oubliait aussi Joan, le temps d'une nuit qu'il passait dans les bras d'une autre, mais il ne se livra jamais complètement à ces relations éphèméres. Le jeune homme se répétait souvent qu'il n'était pas le seul être sur terre à avoir des problèmes, certains connaissaient certainement des traumatismes bien plus forts que le sien. Le années n'effaçaient pourtant rien. Ali' ne supportait toujours pas la vue d'une lame ou de ce qui pouvait y ressembler. Le simple fait d'ouvrir une enveloppe avec un coupe-papier lui retournait encore l'estomac.

Ses premiers stages dans une grande bibliothèque furent laborieux, car on le jugea trop mou, trop flegmatique. Il ne prenait pas la peine d'accueillir les visiteurs et faisait généralement comme s'ils n'étaient pas là. Le jeune stagiaire passait son temps le nez dans les bouquins et se moquaient bien des remarques de ses responsables. Il se rattrapait néanmoins en faisant preuve de connaissances variées. Il lui arrivait aussi de faire la lecture aux enfants qui découvraient l'univers palpitant de la littérature. Beaucoup revenaient pour son talent de conteur, même s'il était parfois un peu étrange. Ce fut grâce à cela qu'il put, à la fin de ses études, obtenir un emploi dans une petite bibliothèque de quartier.


♠ Dreamland : Depuis qu'il a treize ou quatorze ans, Alastar note les rêves et les cauchemars dont il se souvient dans un carnet. Les textes qui suivent en sont des extraits. Ceux-ci ne sont pas forcément complets, car il n'était pas un aventurier à cette époque.

Je me balade tranquillement dans un labyrinthe aux murs formés par de grands buissons fleuris. Le ciel et bleu et le soleil brille et quelques oiseaux chantent. Je croise une jeune fille et je la salue de la main. Elle ne me répond pas, comme si elle ne me voyait pas. Je poursuis mon chemin, m'engouffrant dans une somptueuse allée de rosiers rouges. Je m'arrête un instant, je saisis délicatement l'une des fleurs du bout des doigts et j'y approche mon nez. J'inspire profondément, l'odeur est agréable. Soudain cette étrange femme chauve, vêtue d'une robe victorienne carmin, surgit du buisson une hache à la main. Je commence à courir et elle me suit, vociférant des paroles dont je ne me souviens plus.
Je me suis réveillé en sursaut.


Je ne me rappelle plus vraiment du lieu où je me trouvais, mais je me suis couché complètement défoncé. Je crois qu'un type m'a couru après en réclamant ses tartes, mais je n’ai pas trop compris son délire. Le pire dans l'histoire, c'est que je me souviens surtout de ma grand-mère en bikini qui m'invitait sans cesse à la suivre et à sauter dans des flaques d'eau avec elle avant de s'éclipser je ne sais où.


Je suis sur un bateau, l'océan est agité et la brume nous entoure. Le capitaine semble effrayé par ce qui nous arrive. Il a l'air un peu plus jeune que moi, mais je ne me rappelle plus exactement de son visage. Une vague s'élève subitement, prête à engloutir le navire. Lui et moi nous nous regardons, la peur au ventre. Nous hurlons, puis la tempête s'abat sur nous.
Je me suis réveillé en sursaut.


J'étais attaché au sol par les poignets et les chevilles. Je pouvais tourner la tête, mais je ne pouvais pas faire beaucoup plus. Chacun de mes mouvements faisait tinter les chaînes qui me clouaient au au dalles froides du parquet. La pièce était sombre, mais par endroit je distinguais des taches de sang qui maculaient les murs blancs. Divers outils pendaient du plafond, mais il m'était impossible de dire ce qui m'arrivait. J'entendais d'autres voix autour de moi, mais je ne comprenais pas leurs paroles. L'un des outils se décrocha du sol et m'effleura la joue. Je constatais alors qu'il s'agissait d'un couteau, le même que celui qu'avait utilisé Jack. J'entendis un hurlement en écho à mes suppliques.
Je me suis réveillé en sursaut.


Je suis au musée, mais il est bien plus grand qu'il ne l'est dans le monde réel. J'y vois un nombre incalculable de salles de cinéma, chacune d'elle contenant une pièce de collection rangée sous une cloche de verre à côté d'un écran géant. Soudain, de véritables scènes d'histoire se déroulent sous mes yeux. Tout ressemble à un dessin animé pour enfant. Je ne me souviens plus du tout des différentes saynètes, mais je me rappelle encore avoir ri aux éclats lorsque je les regardais, comme si j'étais encore un vrai gamin.

__


Alastar marchait tout en observant le paysage dans la pénombre. Ses jambes avançaient sans même qu'il n'y pense et même lorsqu'il voulut faire demi-tour, celles-ci continuèrent de le porter vers un lieu qui ne lui paraissait pas rassurant. Après avoir suivi un chemin fait d'une infinité de pierres couvertes d'un liquide noir et visqueux que le jeune homme assimilait à du pétrole, il déboucha finalement sur un précipice. Le vide ne l'effrayait pas et il aurait préféré s'y jeter mille fois plutôt que de s'engager sur ce filin d'acier qui se révéla presque aussi tranchant qu'une lame. En dépit de la douleur provoquée par les entailles sur la plante de ses pieds, il jouait malgré lui à l'équilibriste, avec pour seule envie celle de fuir à toute vitesse.

Son corps ne lui obéissait pas et la marionnette qu'il était atteignit finalement l'autre bord. Il aurait aimé expirer de soulagement, mais ce ne fut pas le cas. Devant lui étaient soigneusement dressées deux longues tables rectangulaires protégées par des nappes d'un blanc immaculé. Elles n'étaient pas recouvertes des mets les plus délicats, ni même des alcools les plus enivrants. Il fit un pas en arrière, cette fois-ci le rêveur reprenait le contrôle de ses membres. Il voulut faire demi-tour, impossible. Il voulut cligner des paupières, impossible. Le bibliothécaire enjamba une flaque carmin. L'estomac du jeune homme se nouait. Ses yeux se posaient alors sur les instruments de mort qui s'offraient à lui. "J'suis au paradis des psychopathes !" soufflait-il apeuré en scrutant toutes les lames. Ali' tremblait.

Le rêveur entendit un bruit métallique, il désirait ardemment se retourner sans en être capable. Il avait pu détourner le regard des armes pour fixer le sol crasseux, mais maintenir cette position lui demandait un effort considérable, anormal. Al' distinguait une ombre qui semblait humaine. Son propriétaire s'approchait lentement de lui, sans que le jeune homme ne puisse l'observer. Il pâlissait. D'autres personnes se trouvaient dans la pièce et elles ne paraissaient pas plus rassurées que lui. Un rire sinistre brisa le silence et une voix caverneuse se fit entendre. "Nous allons jouer une fois de plus, voyons lequel d'entre vous tiendra le plus longtemps cette fois. Tâchez de me distraire !" Chacun des indivus présents bougea, chacun à un rythme différent. Certains luttaient, les mouvements saccadés et les gestes brusques l'attestaient. Ils avaient l'air d'une troupe d'automates dont on aurait négligé l'entretien.

Ils formaient alors une file indienne dans l'allée entre les deux tables, puis s'avancèrent tour à tour vers une gigantesteque boîte de métal dotée d'une porte par laquelle même un titan aurait pu passer. Dès qu'ils furent tous entrés, la seule sortie disparut sous leurs yeux et tous parurent à nouveau totalement libres de leurs mouvements. Personne n'y comprenait rien et Alastar crut d'abord que les extraterrestres existaient et qu'il l'avait sorti du lit pour lui faire subir un panel d'expériences toutes plus désagréables les unes que les autres. Il était encore bien loin de se douter que tout ceci n'était qu'un cauchemar. Les murs de métal et le sol ne tardèrent pas à bouger et tous purent constater avec effroi que cette immense boîte était constituée d'une multitude de lames et de piques en tout genre.

Certaines sortaient lentement du plancher d'acier pour former une cloison, isolant Ali' des autres victimes, d'autres jaillissaient de ce même mur pour embrocher le rêveur. Une pointe de lance faillit bien lui transpercer le poitrail, mais il eut le temps de se mettre de côté. Il récoltait une belle estafilade de laquelle du sang s'écoulait déjà. Il serra les dents, refusant de crier de douleur. Son t-shirt était ruiné. Il voulait s'allonger et se recroqueviller sur le métal froid, s'endormir et se réveiller dans sa chambre. La pièce trembla puis chacune des lamelles d'acier qui recouvraient le sol se mit à bouger, en rythme. La boule dans l'estomac du jeune homme commençait à remonter jusque dans sa gorge. Il crut défaillir un instant puis le pire arriva. Sous ses pieds il avait l'impression que des lames de ciseaux s'ouvraient et se refermaient, l'obligeant à bondir sans cesse sous peine de perdre ses pieds.

Le mur qui le séparait se pivota à l'horizontale, lui laissant le temps de constater qu'il ne restait qu'une poignée de personnes de l'autre côté. Certains suppliaient qu'on les libère, qu'on mette fin à cette torture. Alastar revivait alors ce fameux jour, à l'époque de ces seize ans. La journée qui fit basculer toute sa vie et qui l'avait détruit. Malgré les larmes qui roulaient le long de ses jours, il sentait la colère monter en lui. Le mur, toujours à l'horizontale, commença à balayer la pièce de droite à gauche à l'image d'un balancier. La grande lame de métal prit de la vitesse. Elle ressemblait à un sabre incurvé qui fendait l'air. L'arme géante s'apprêtait à faucher les pauvres victimes lorsque le bibliothécaire fit rempart de son corps chétif. Il préférait mourir plutôt que de voir quelqu'un d'autre perdre la vie sous ses yeux. L'acier stoppa sa course sans lui causer un seul dommage.

Le sol s'ouvrit et une voix maugréa des paroles qu'il n'eut pas l'occasion d'entendre, car son réveil sonnait. Ce matin-là, Alastar s'était éveillé avec une étrange impression. Ce cauchemar était différent de ceux qu'il avait pu faire jusque là.

Il faisait plutôt chaud. Le voyageur se tenait immobile, en appui sur la paroi de boue solide et pourtant encore humide. Il commençait à transpirer et à s'inquiéter. Le jeune homme avait l'impression de tourner en rond depuis plusieurs heures sans trouver une seule échappatoire. Pourquoi se tenait-il là, au beau milieu de cette étrange grotte ? Ali' ne parvenait pas à se souvenir exactement ce qu'il faisait avant d'atterrir là. Il avait peut-être un peu trop fumé aujourd'hui. Une goutte lui tomba sur le nez et il sursauta puis s'essuya le visage avec le bord de sa manche. Al' levait la tête et posait son regard sur la voûte. Des stalactites pendaient telles des lames pétrifiées qui pouvaient s'abattre sur lui n'importe quand. Le bibliothécaire se courbait instinctivement et reprit sa marche à un rythme effréné.

Une forte odeur de soufre ou d'oeuf pourri, il n'aurait su le dire précisément, embaumait le lieu de son ignoble puanteur. Alastar déboucha finalement dans une cavité qu'il n'avait pas remarquée auparavant. Plus il s'engouffrait profondément dans la grotte et plus les effluves nauséabonds devenaient persistants. Le voyageur glissa dans une flaque de boue et s'écroula les fesses les premières dans la bourbe. Par chance, personne ne l'avait vu tomber, mais il écoperait sûrement d'un hématome sur le fessier. Ses mains ne trouvèrent aucune prise sur la paroi lisse. Il peina à se relever, mais parvint à se remettre sur pieds. Ses vêtements souillés et humides dégageaient à présent une odeur écoeurante. La chaleur du lieu lui permit toutefois de se défaire de sa chemise et de son pantalon, qu'il abandonna là.

Le voyageur vagabondait en caleçon, recherchant désespérément la sortie de ce labyrinthe infernal. En prêtant l'oreille, il entendait le bruit de l'eau qui s'écoule. À cause de l'écho, il lui était difficile de distinguer où se trouvait exactement la source. Le bibliothécaire avait l'impression qu'il la cherchait depuis des heures lorsqu'il aperçut la vapeur qui émanait d'un bassin bouillonnant. Il ne voyait là que de la fange, mais décida tout de même de s'en approcher. Un nuage de buée lui chatouilla les narines et la réaction fut immédiate, d'abord la nausée puis il rendait la totalité de son dîner sur le sol déjà crasseux. Alastar venait de repérer la source de toute la puanteur qui se répandait dans le dédale. Il ne s'attardait pas et après avoir craché, le jeune homme continua d'avancer. Il déboucha sur un cul-de-sac et se résigna à rebrousser chemin.

Ali' s'engagea sur une voie différente de celle empruntée précédemment, se demandant s'il pouvait véritablement sortir de cet enfer. Le voyageur échouait alors dans une pièce circulaire au milieu de laquelle se trouvait un rocher. Al' remarqua finalement une porte, elle faisait tache dans le décor et n'avait rien à faire dans un environnement si éloigné de la civilisation. Elle était taillée dans du bois sombre et massif, munie d'une poignée ronde et d'une serrure dorées. Le bibliothécaire se précipitait vers la clenche, la fit pivoter dans tous les sens, tenta de pousser puis de tirer, sans succès. Il eut beau s'acharner, la sortie demeura scellée l'obligeant à se résigner. Anxieux, il faisait les cent pas en tournant dans la salle. Il refusait de faire demi-tour si près du but. Le jeune homme s'installa un moment sur la roche centrale, le temps de réfléchir.

Peut-être que la serrure n'était qu'un leurre, peut-être que la pièce cachait une énigme qu'il devait résoudre pour s'échapper. C'était le seul espoir qu'il lui restait, car sa frêle carrure ne lui permettrait certainement pas d'enfoncer la porte. Il remarqua alors une barre d'acier qui dépassait du rocher et sous celui-ci on pouvait lire, deux mots gravés dans la pierre, "bonne chance". Sans même y réfléchir, Al' saisissait la tige entre ses doigts puis tira d'un coup sec. Quelqu'un s'exprima aussitôt. "Par ton geste, nous voici liés par un pact..." Le jeune homme avait déjà lâché la manette de métal qui était en réalité le manche d'une dague. La porte ne s'était pas ouverte et Alastar fuyait en hurlant. Il regardait droit devant lui, courant à toute vitesse. Derrière lui, toujours la même voix qui criait. "Attends-moi ! Attends-moi ! Laisse-moi le temps de t'expliquer mec !"

Le voyageur n'envisageait pas une seule seconde de se retourner et encore moins d'attendre ce qui le pourchassait. Il se mit dans un recoin, espérant que la chose passerait sans le voir. "Tu sais, à partir de maintenant, peu importe, où tu te trouveras, je te localiserai toujours." La voix paraissait étrangement proche, comme si son poursuivant se trouvait près de lui. Il toisa de côté, constatant avec effroi que la dague volait à présent à côté de lui. Al' couru de plus belle. Il n'avait jamais entendu une lame parler. Tout ceci prenait une tournure des plus invraisemblables. La veille déjà, il avait vécu une expérience des plus troublantes et ce ne fut qu'un rêve. Serait-ce possible qu'il soit de nouveau en plein songe ? Ce fut l'instant que choisit son réveil pour lancer la radio. Le bibliothécaire s'éveillait alors sur la musique She's a Rainbow des Rolling Stones.

__

Il n'y avait que de la terre battue et des rochers de diverses formes et tailles qui couvraient sol. Encore une fois, Alastor ignorait totalement où il se trouvait. Envahi par le doute, il se posait de nombreuses questions. Chacune d'entre elles apparaissait sur les pierres et les nuages. "Suis-je encore dans un rêve ?" "Est-ce qu'il y a quelqu'un ?" "Pourquoi tout ce que je pense s'inscrit dans le paysage ?" Certains cailloux souriaient, dévoilant toutes leurs dents. "C'est quoi ce bordel ?" Un massif rocheux venait de lui tirer la langue. "Merde ! Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?" "Nous sommes au royaume des doutes, mec c'coup-ci faut vraiment que t'arrêtes de jouer au con et que tu m'écoutes !" Il s'agissait de la même voix métallique et stridente que celle de son poursuivant dans son rêve de la veille. La lame parlante l'avait encore retrouvée. "Putain, qu'est-ce que j'fais ? Il doit bien y avoir un endroit où je peux me cacher, non ?" Le jeune homme fixait le paysage désolé, se tenant sur le qui-vive.

"Et v'là qu'il va encore s'barrer... T'es au courant que j'sais lire et que tous les doutes que tu vas avoir, je vais les voir au moment même où tu les penses ?" "Il dit la vérité ?" Les nuages prenaient la forme de ses pensées. "Évidemment pauvre tâche !" Le jeune homme doutait encore. "Là-bas, c'est pas une crevasse ? Si je saute, est-ce qu'il osera me suivre ?" Ali' commençait déjà à courir lorsque la dague lui barra la route, volant juste devant son visage. Ses petites ailes ressemblaient à celles d'une chauve-souris. Sa lame avait l'air particulièrement usée, mais cela ne signifiait pas qu'elle ne représentait aucun danger. Le bibliothécaire recula. "Bordel, t'es vraiment bouché toi. Les humains sont toujours aussi cons." L'arme s'impatientait. "Avant que tu commences à te poser d'autres questions ou que tu envisages de nouveau l'option de te tirer. Sache que je serai toujours avec toi de toute façon." L'épée marqua une pause devant le visage à la fois triste et effrayé du jeune adulte. Il ne semblait pas comprendre grand-chose à la situation.

"Bon, l'humain. Déjà j'te veux aucun mal. Pas la peine de stresser. En plus, faut qu'tu saches que là t'es dans un rêve, si t'avais pas encore capté." Al' chancela puis tomba les genoux les premiers au sol. "Bah dis donc mon gars t'as l'air d'être une sacrée tapette toi ! Faut pas grand-chose pour te perturber." Le voyageur osait à peine cligner des yeux, tout ceci semblait si réel. "Pourquoi ça a l'air si vrai ?" "C'est simple, tu n'es plus un rêveur ordinaire à présent. D'une certaine manière, tout ce qui se passe existe véritablement, tu es à Dreamland." La dague marquait une pause, tournant autour d'Alastar.

"Il faut que tu saches que si tu meurs ici, tu meurs aussi dans ton monde." Il s'agissait là d'un mensonge, mais l'arme blanche voulait voir la réaction du peureux, mais celui-ci était ailleurs. Des larmes roulèrent sur des joues d'Ali. "Pourquoi faut-il que l'on me retire encore une chose que j'aime ? Je n'ai plus le droit de rêver ? Faut-il qu'ici aussi je vive un enfer ?" Le pauvre se lamentait sur son sort, lui qui aimait tant dormir, il allait à présent vivre un cauchemar permanent.

Le voyageur prenait un coup d'aile en plein visage. "Ouh la mon p'tit gars ! Si tu commences comme ça, j'donne pas cher de ta peau. Même une gamine de cinq ans n'aurait aucun mal à t'exterminer !" Les mots de la lame ne rassuraient guère le triste bibliothécaire. Elle décida de s'éloigner un moment, laissant le temps à son interlocuteur de se remettre de ses émotions. La dague voletait dans les alentours. Elle marmonnait des paroles que le jeune homme percevait à peine et qu'il préférait ne pas écouter de toute façon. Alastar prenait progressivement conscience qu'il se montrait pitoyable. Quiconque aurait appris que ses rêves se déroulaient dans un monde bien réel, aurait sauté de joie. Cela signifiait que la magie des songes existait bel et bien. Qu'importe la mort quand la fantaisie devient concrète, car la vie dans sa réalité ne contenait quant à elle aucune véritable fantasmagorie. En dépit de tout cela, il ne pouvait se réjouir.

L'épée ailée revint finalement vers lui. "T'as décidé de prendre racine ici ? Au fait, moi c'est Touristo." L'arme laissa quelques secondes de silence puis tenta une nouvelle approche. "T'as le droit d'parler aussi t'sais." Le voyageur se relevait, puis tendait mollement la main avant d'arrêter brusquement son geste en toisant son interlocuteur inhumain. "Tu peux m'appeler Al'. Tu es une arme qui parle ?" Il soulignait une évidence, mais Touristo répondit directement. "C'est plus compliqué que ça, mais ça sert à rien que je t'explique, tu comprendrais rien." Le bibliothécaire se mit en marche, gardant le silence. Il observait au loin de silhouettes en forme de point d'interrogation qui avançaient dans la même direction que lui. Ils passèrent sous plusieurs arches de pierres et disparurent à l'horizon. "En gros, ici c'est Dreamland et tout est possible, c'est tout ce que j'ai besoin de savoir, c'est ça ?" Il s'exprimait sur un ton désabusé. "C'est qu'tu commences à m'plaire mec ! On va dire que c'est ça, mais tu découvriras vite que même si tu es dans un rêve, certaines choses ont leurs limites. Toi par exemple..." Le réveil le tirait de cette rêverie pour le ramener vers sa réalité. Dreamland existait donc bel et bien, ou il devenait complètement fou.

__

J'aime -
1. Dormir.
2. Lire.
3. Ecrire.
4. Fumer un peu de weed.
5. Les fast-foods, les restaurants et traiteurs qui livrent tard.
Je n'aime pas -
1. La violence.
2. L'injustice.
3. Manger avec des couverts.
4. Cuisiner.
5. Aller chez le coiffeur


- Phobie : Peur des objets tranchants, et plus particulièrement des armes blanches.

- Pouvoir : Même s'il l'ignore, Al' est un invocateur d'armes blanches.

- Objet magique : Aucun en sa possession pour le moment.

• Le personnage sur ton avatar : Je ne sais pas.
• Rang spécial désiré : "Le boulet", couleur : #42daa3. Merci d'avance.
• Relation prédéfinie : Vous pouvez, dès la création de votre fiche, demander des relations prédéfinis avec des perso déjà existant sur le RP. Pour faire une demande et plus d'info', voire ici
• Code du règlement :

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• Prénom ou pseudo: Ol.
• age: 22 ans.
• comment as-tu connu le forum ? En cherchant un forum Rp.
• Connais-tu Dreamland ? Ouaip, mais je ne connaissais pas avant de m'inscrire ici. J'ai terminé le tome 16 aujourd'hui.
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Joy Killamanjiro
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MessageSujet: Re: Alastar [Terminée]   Dim 29 Jan - 21:04

Bonjour et bienvenue à Dreamland Infinity !




Mais que vois-je, encore une présentation de grande qualité ? Mes larmes ne cessent de couler, cela fait tellement plaisir de voir de nouveaux visages ! Donc oui, on sent que ta fiche est bien travaillée et très fournie en terme de qualité, on apprécie vraiment parcourir les nombreuses lignes que tu nous as pondues. J’ai vu très peu de fautes, le plus souvent d’inattentions, donc bien joué de ce côté-là ! J’ai également bien aimé la partie Dreamland qui est vraiment immersive en termes de voyage onirique, même si c’est assez léger on ressent le moment où la peur n’est plus un obstacle pour le personnage et ça c’est un bon point ! Dommage qu’on ait encore l’impression qu’il avait encore peur des lames (ou bien est-ce seulement le fait de voir une dague volante qui parle qui l’aurait surpris ?)


En tout cas ! Pour moi tout est bon, tu es donc validé en tant que N°1933 de la Ligue B. Les portes d’un tout nouveau monde s’ouvrent à toi, et tu devras t’armer d’une Fiche technique pour survivre aux nombreux défis ! N’oublie pas de laisser une trace de tes aventures avec une belle Fiche de suivi.


Bonne chance, voyageur !
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Alastar
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MessageSujet: Re: Alastar [Terminée]   Dim 29 Jan - 22:13

Salut et merci Joy.

Pour expliquer la réaction du personnage, disons que même s'il a surmonté sa peur, il ne reste pas très fan des armes que ce soit en rêve ou dans le monde réel. En imaginant que l'arme en question possède sa propre conscience, parle et bouge, ça reste quand même un peu flippant pour lui oui. ^^
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MessageSujet: Re: Alastar [Terminée]   

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Alastar [Terminée]
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