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 Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]

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Eric
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MessageSujet: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Ven 30 Déc - 12:42


« ALBERT-JEAN ERIC DUREMPART VOUS ALLEZ OU COMME CA ? »
« Mais... Je vais me coucher Mère il est déjà tard et ce n'est pas bien de veiller tard alors du coup... »
« HORS DE QUESTION APRES CET ECHEC CUISANT AUX EXAMENS VOUS ALLER CONTINUER DE REVISER JUSQU'A NE PLUS ECHOUER ! »
« Oui mère... »


Et Eric repartit la mine basse. Il passa une 31e nuit blanche à réviser les matières sur lesquelles il a échoué. Une punition à la hauteur de son échec, après tout il avait eu 19,75/20 en Français, 19,5/20 en Histoire, 18/20 en Géographie (pour un échec comme ça il manqua d'ailleurs de se faire répudier) et 15/20 en Sport (le sport c'est moins grave, mais quand même, donc il faut bien entendu réviser aussi même la nuit, donc aller hop, en short/t-shirt et on va faire de l'athlétisme la nuit).

Le reste des notes ? Ah non, le maximum possible, voir un peu plus pour certaines matières, à force de révision et de talent le jeune Eric avait des notes qui dépassait presque l'entendement mais qui, visiblement, ne satisfaisaient pas ses parents. Lorsque le bulletin arrive la mère Durempart est collée à la boîte au lettre jusqu'à ce qu'il soit finalement à disposition, et regarde directement la moyenne générale. Pour le coup elle était bien trop basse. Vous imaginez, ça faisait 19,5 de moyenne générale, totalement inadmissible pour quelqu'un comme lui.

Conscient de son échec Eric se plia à sa punition et l'accepta la mort dans l'âme. A Drreamland le jeune reporter disparut quelques temps, au grand damn du Dream-mag qui se trouvait privé d'un reporter plutôt utile et relativement naïf. Lorsque finalement les révisions furent terminées pour lui Eric eut le droit a une vraie nuit de repos en récompense, avant de reprendre intensément pour deux ou trois nuits avant de reprendre le cour normal des choses.

Durant cette nuit de récompense le jeune voyageur la passa à se faire engueuler à Relouland pour avoir été autant absent, pour avoir manqué la Celestiafest ainsi que pleins d'autres trucs, donc au final la nuit ne fut pas si reposante. Malgré tout il garda son emploi de reporter, pour sa plus grande joie, en raison de son pouvoir toujours aussi utile. Il fut donc décidé qu'il reprendrait à partir de la nuit suivante et on lui demanda de trouver son sujet cette fois, car les gros sujets étaient déjà couverts par ceux qui n'avaient pas eu la fainéantise de bosser pendant tout ce temps. Eric accepta.

C'est ainsi que, quelques révisions plus tard, Eric se retrouva à Justicity, poussé par un profond sentiment rebelle d'injustice. Il ne tarderait sans doute pas à recouvrir ce sentiment pour éviter qu'il ne lui cause des problèmes dans sa réussite scolaire, pas si proche de la fin des études... Enfin presque proche. Malgré tout lorsqu'il arriva dans le royaume de la Justice Eric afficha un grand sourire bien gamin, redécouvrant les joies de Dreamland, avant qu'une créature ne s'approche de lui.

« Vous n'avez pas le droit d'être aussi émerveillé, vous aller devoir payé une amende. »
« Je pense que je n'ai pas dépassé le maximum, en vérité il me restait un quart de millième de millimètre en hauteur à passer tandis que vous m'avez stoppé – dieu soit loué – juste avant que je ne dépasse le temps maximal requis. De plus en vertu de mon affiliation au Dream-mag je possède une autorisation exceptionnelle de prolongation sur plusieurs domaines, notamment la respiration et la parole pour satisfaire les besoins du magasine. »

La créature se tut en entendant Eric lui répondre. Bon point positif, à force de chercher dans quelques bouquins poussiéreux l'on lit plein de trucs, la mémoire quasiment photographique du jeune reporter lui offrait une certaine habilité sur ce domaine. A force de passer beaucoup de temps dans l'un des royaume les plus chiants de Dreamland l'on s'habitue à ce genre de créature-pop up chiant. Le pire c'est que même au Dream-mag on l'avait déjà mis en garde contre les fouteurs de merde de ce royaume.

Eric s'éloigna de la créature restée conne, ceci dit il évita d'en faire trop, ça risquait de lui attirer encore plus d'emmerdes et plus d'emmerdes c'est rarement positif. Le jeune reporter vérifia sur lui qu'il avait toujours son attirail. Carnet, stylo, appareil photo... Nickel. Il était fin prêt à... Faire un reportage sur... Merde sur Justicity ? Mais cet endroit c'était un peu comme Relouland, en parler revenait à être inintéressant, l'enfer sur Dreamland !

Bon, plan B. Si le royaume est incapable de faire un sujet potable il fallait soit trouvé un événement impromptu pouvant servir de sujet, soit trouver un voyageur un minimum connu pour avoir une interview qui calera un peu l'appétit des boss de Relouland. Eric se gratta la tête en regardant la ville chiante autour de lui. Il allait rapidement devoir trouvé un truc à faire pour ne pas se retrouver le bec dans l'eau à la fin de la nuit. Après le savon de la nuit d'avant il fallait mieux éviter d'énerver encore un peu le Dream-mag, quand bien même ce dernier ne se passerait pas d'un reporter agissant gratuitement avec un pouvoir aussi sympathique.

Le voyageur dégaina sa carte et la fixa, cherchant des yeux quelque chose ou quelqu'un. Il finit par trouver quelqu'un qui ne semblait pas être d'ici, probablement un voyageur. Guidé par sa carte de Maraude il commença à se diriger vers l'individu en question. Tandis qu'il s'en approchait il fut arrêté par une créature assez mastoc, un flic visiblement, qui avait l'air un peu... Enervé. Bon après c'est le royaume qui est comme ça.

« Jeune homme ! Vous avez dépassé le temps limite à regarder une carte, veuillez me suivre en prison, vous êtes déclaré coupable ! »
« Queuah ? »
« Jeune homme ! Vous avez dépassé le maximum de chianteur dans votre expression, veuillez me suivre doublement en prison, vous êtes déclaré coupable. »


Ah ouais, merde, les flics sont juges... Hmm ça va poser problème tout ça. Eric resta immobile en fixant le colosse de police et commença à suer d'un peu partout. C'est vrai qu'ils étaient chiant ici.
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Bébert
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Ven 27 Jan - 13:58

Bébert se demandait s’il se montrait juste avec les autres sans-abris en leur demandant de partager équitablement l’argent qu’ils avaient récolté en faisant la manche. Il avait mis ce système en place afin d’aider les sans-abris qui ne parvenaient pas à obtenir suffisamment d’argent pour survivre mais certains cachaient l’argent qu’ils avaient récolté afin de profiter du système et cela le rendait injuste pour d’autres (dont faisait partie Bébert, même s’il ne s’en souciait pas.)

Allongé sur son carton, les yeux plongés dans la Voie Lactée, le clochard réfléchissait. Avait-il mis en place un système équitable et juste ? N’était-ce pas aux sans-abris d’assumer leurs responsabilités et de ne pas chercher à en abuser ?

C’est sans parvenir à trouver une réponse à ces questions qu’il finit par plonger dans le sommeil, et par apparaître à Dreamland, au royaume de Justicity.

L’endroit était plutôt urbain et beaucoup de grands bâtiments entouraient le clochard. Il y avait là un tribunal, un centre pénitencier, une cour de justice et quelques immeubles d’habitation sur lesquels des balances avaient été taggués. C’était plutôt étrange et Bébert frissonna, se demandant où sa réflexion nocturne avait pu l’emmener.

Ayant fini de découvrir les lieux, il finit par décider de se rendre en direction du tribunal : l’endroit devrait certainement posséder une espèce de zone d’accueil où on pourrait le renseigner sur le royaume où il venait d’apparaître.

Cependant, alors qu’il avançait vers le bâtiment, des cris attirèrent son attention : dans une rue située plus à droite, une espèce de colosse habillé comme un juge était en train d’aboyer sur un jeune  homme. Le clochard se rapprocha de l’agitation et finit par comprendre l’objet des aboiements : le garçon était accusé de « chianteur » et allait se faire mettre en prison pour ça.

Bien qu’il était loin d’être un héros, Bernard ne pouvait pas laisser une telle brute s’en prendre à un adolescent. Prenant son courage à deux mains, il se rua sur les deux personne.

- Hé ! Vous, là-bas ! Vous allez laisser ce pov’ garcon tranquille sinon je vais m’énerver !

Ce faisant, le SDF faisait tourner son doigt d’un air menaçant tout en prenant la voix la plus basse et menaçante possible. Le policier-juge se retourna vers Bébert, le dévisagea et l’attrapa à la volée avant de le plaquer au sol et de lui faire une clé de bras. Le pauvre invocateur de statue n’avait même pas eu le temps de réagir, trop surpris. Ses quelques batailles avec sa brute de sœur l’avaient habitué à se laisser faire dans ce genre de situation pour ne pas trop souffrir et il décida d’imiter du mieux qu’il pouvait la carpe.

Les yeux écarquillés de surprise, il se contenta d’ouvrir et de refermer successivement et muettement la bouche.

Le policier n’étant pas carpophobe, il se contenta d’invectiver le SDF.

- Nous avons donc un excès de vitesse dans une rue à sens unique, un délit de mauvaise odeur, atteinte à la pudeur car votre accoutrement est clairement obscène, tentative d’agression sur agent dans l’exercice de ses fonctions, menaces et tentative d’intoxiquer l’air par l’utilisation à plusieurs reprises d’une arme bactériologique (aussi appelée « bouche »). Vous allez également me suivre en prison, en attendant que l’on vous condamne à mort.

Sous le choc, Bébert adressa un regard implorant au garçon.

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Eric
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Lun 30 Jan - 17:20


Eric semblait dépiter d'entendre ça, ça partait vachement mal comme reportage, mais bon au moins aurait-il l'occasion d'écrire un truc sur les systèmes judiciaires du royaume, eh bah ouais, le boulot avant tout. Du coup il réfléchissait à un moyen d'avoir son interview malgré son arrestation en devenir. Le flic ne semblait pas prêt à négocier, donc Eric c'était presque résolu, le Dream-mag le sortirait de là... Non ?

Bon, si, après tout pourquoi vouloir faire une crasse à Eric ? Aucune raison logique. Eric tenta bien de contester, mais alors qu'il levait les bras et s'apprêtait à s'exprimer le policier posa son doigt sur le bouche du reporter qui ne comprit pas tout. Un long « chuuuuuuut » vint lui faire comprendre que son interlocuteur ne voulait pas entendre un mot pour se défendre. Eric baissa les bras de déception.  Bon, tant pis, ce sera pour la prochaine fois.

Heureusement pour le jeune journaliste un héros se pointa, tel un justicier de justicity un type à l'accoutrement bizarre et à l'attitude pas très menaçante sembla venir épauler Eric. Un long sourire naquit sur le visage d'Eric, il s'imaginait déjà l'article de folie : un second super sauveur ! Hein ? Être sauver ? Ah ouais, aussi, mais là il se disait surtout qu'il pourrait y avoir un bon speech. Enfin bref, presque menaçant le nouvel arrivant demanda au garde de laisser Eric.

Visiblement apeuré la créature de Justicity se lança sur le nouvel arrivant et l'étala au sol comme une loque. Eric ferma un œil en voyant le plaquage en règle que venait de subir le voyageur. Celui-ci semblait totalement incapable de résister au soldat-juge de Justicity. Eric baissa les bras de déception, tout en rayant sur son carnet le début de reportage qu'il venait d'écrire intitulé « demi-sauveur ». Le second nom était « mega-sauveur », mais ce type n'avait pas l'air assez incroyable pour le titre mega. Mais au final sauveur n'allait pas non plus.

Le pauvre voyageur regarda avec un air de chien battu Eric qui soupira, pourquoi il sentait que ça allait encore empiré ? Pendant un instant Eric songea bien à se barrer de là en espérant que ce type serait le souffre douleur du policier tandis qu'il se barrerait... Mais le garde semblait vouloir buter le voyageur et Eric n'était pas assez connard pour le laisser faire une telle chose, il décida donc finalement de s'en mêler, sachant pertinemment que ça allait encore empirer.

« Mais ! Vous n'avez pas le droit ! Vous enfreignez la règle 4889b alinéa 479,5 au quatrième paragraphe cinquième phrase qui dit : tu ne dois point condamner trop de fois par minute ! Vous avez enfreint cette loi ! »

Bien sur, Eric inventa, mais bon, chiant comme étant ce royaume il devait bien y avoir des lois comme ça non ?

« QUOI ? NON ! Voyons, ce n'est pas celle-là, c'est la règle 61x alinéa 41 quatrième virgule qui stipule que l'on ne peut pas accuser trop quelqu'un. EN REVANCHE ! JE N'ENFREINS PAS LA LOI, JE SUIS LA LOI ! ET TOI GARNEMENT TU VIENS D'ÊTRE CONDAMNE A MORT POUR T'ÊTRE TROMPE DE LOI ! »

Ah ouais c'était la seule raison, par pour s'opposer à un juge-soldat ? Enfin bon, Eric ne nota pas, il laissa le garde se lever et lui foncer dessus en gueulant des lois et des verdicts incompréhensible. Un mince sourire apparut pendant une seconde sur le visage d'Eric, pour une fois qu'il avait prévu que ça parte un minimum en couille il avait bien préparé son coup. Le soldat lui bondit dessus et le voyageur du Dream-mag activa son pouvoir. Le soldat passa au travers du voyageur et se rétama par terre.

« AH ! Je suis insensible à la connerie dommage trouduc ! »

Puis Eric fit signe à l'autre voyageur de se tirer rapidement tandis qu'il se préparait à faire de même, car bon faut pas déconner, bluffer un coup oui, affronter un royaume, va te faire.
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Bébert
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mer 1 Fév - 17:44

Bébert avait misé sur le bon cheval. Enfin, sur le bon garçon : Eric déclara au policier qu’il avait enfreint une loi en condamnant le sans-abri à mort et, pendant quelques secondes, un sourire de soulagement traversa le visage de Bébert comme un cabriolet la route 66.

Hélas, le garde rétorqua que l’article n’existait pas sous cette forme (le garçon avait donc fait preuve d’une imagination et d’une intuition hors normes pour élaborer cette tentative !) et que le garçon était également condamné à mort, parce qu’il s’était trompé de loi.

En bref, la créature des rêves était une méchante créature dictatrice qui s’apprêtait à sauter sur le pauvre Voyageur qui avait tenté à son tour de sauver Bébert. Le sans-abri profita de l’inattention du juge-guerrier pour se relever et… et, rien car la créature avait déjà sauté sur le pauvre garçon, le traversant, tandis que les vociférations de Bébert se perdaient dans le vent.

- Vous ne pouvez pas faire ça ! Je suis un Voyageur très puissant et si vous continuez, je vais vraiment me fâcher et faire disparaître ce royaume avant même que vous n’ayez le temps de dire « Loutre » !

Le doigt de Bébert accomplissait de nouveau des ballets aériens pendant que le juge se relevait de sa chute et qu’Eric lui faisait signe de décamper.

- Ah… Euh… Sauve qui peut !

Oui, Bébert avait vraiment laissé échapper cette exclamation. Sa crédibilité venait de s’envoler aussi rapidement qu’un Francis Cabrel chaussé de rollers qui tente la descente d’une route montagnarde, un jour de verglas. Bref, très rapidement.

Le clochard se mit donc à courir à toute vitesse, sans se soucier de vérifier qu’il était suivi par le jeune garçon. Il prit la ruelle sur sa gauche et avala les mètres à toute vitesse, jusqu’à rejoindre une des artères principales de la ville. Là, sur sa gauche, d’autres juges le hélèrent et lui firent signer de s’arrêter (certainement pour le sermonner sur sa vitesse) et il décida de courir dans la direction opposée à la leur, parcourant la rue à toute vitesse.

Un bruit de course se faisait entendre derrière lui et il ne pouvait se retourner pour savoir s’il s’agissait d’Eric ou des policiers. Soudain, un sifflement provenant d’une ruelle adjacente se fit entendre et une créature ne portant aucun uniforme fit signe à Bébert de le rejoindre.

Ecoutant son instinct et doutant de pouvoir courir à cette allure encore longtemps, le SDF décida de lui faire conscience et bifurqua dans la ruelle. La créature s’appuya alors contre un mur tout ce qu’il y a de plus banal qui… pivota, permettant au clochard d’accéder à une espèce de studio plongé dans la pénombre.

- Bienvenue chez les marginaux, Voyageur. Nous sommes curieux de savoir ce que tu as pu faire pour te faire courser par la garde !

- Merci pour le coup de main mais il faut aider le garçon qui était avec moi, lui aussi a des ennuis !

-Ne t’inquiète pas, mes semblables vont se charger de lui porter secours, il devrait bientôt nous rejoindre.

Bébert ne répondit pas, se contentant de contempler d’un air pensif le mur dépourvu de la moindre aspérité qui avait pivoté autour d’un axe caché afin de lui ouvrir l’accès à cette zone secrète. Il espérait le voir pivoter une nouvelle fois pour voir apparaître ce jeune homme qui lui avait sauvé la vie.

Accaparé par Eric, il ne pensa même pas à demander à ses bienfaiteurs qui ils étaient ou ce qu’ils attendaient de lui (hormis des réponses à leurs questions).

[HDJ : Je te laisse imaginer la suite comme tu le sens, j’ai introduit ces « marginaux » mais tu peux les jouer comme tu le sens et leur donner les objectifs que tu veux Wink )

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Eric
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Ven 3 Fév - 16:21

Ce type était diablement étrange, et au moins marrant. Néanmoins quelque chose dans sa phrase interpella Eric, il affirmait être un voyageur puissant capable de détruire le royaume. Vrai ou pas ? Aucune idée, ça semblait un peu bizarre étant donné que le voyageur en question avait pas réussi à stopper le garde, mais peut-être voulait-il simplement ne pas révéler son pouvoir à n'importe qui ? Ça mérite une enquête ça tiens d'ailleurs.

Bon ok, il avait vraiment une façon de parler ridicule, mais après tout on pouvait très bien être totalement ridicule et puissant ? Peut-être voulait-il juste masquer cela à tout le monde ? Cela mit la puce à l'oreille d'Eric qui voyait déjà un titre arriver dans sa tête : « un voyageur inconnu mais incapable ! » ça sonnait bien non ? Non ? Bon, les titres après Eric n'avait jamais été très doué pour les trouver, si bien qu'en général les siens étaient pas retenus.

En général les gens de Relouland prenaient son article, changeait le titre, changeait le nom du journaliste, changeait la raison de la présence et 15 ou 20 autres petits trucs avant de le sortir avec un petit « mouais tu feras mieux la prochaine fois... » à destination d'Eric, avec pour but de le motiver encore un peu plus à faire un meilleur article encore. Bon la méthode était plus ou moins efficace, mais Eric ne se démotivait pas, le pigiste en chef lui avait dit qu'un jour chaque article qu'il fera serait en première page !

Enfin bon, derrière le flic s'énerva et les deux voyageurs s'enfuirent. Au départ Eric suivait le petit vieux, mais par maladresse il marcha sur un lacet mal fait et s'étala sur une poubelle en gueulant à l'impact. Le garde tenta de se saisir de lui et Eric se dématérialisa. Il fit rapidement son lacet tandis que le garde s'acharnait à attraper un fantôme. Une fois ceci fait le voyageur se remit à courir à pleine vitesse, désactivant son pouvoir.

« HAAAAAAALTE ! VOUS ETES EN ETAT D'ARRESTATION POUR USAGE ILLICITE DE LACETS ! »


Pourquoi les lacets et pas le pouvoir ? Bordel, vraiment, cette ville c'était le bordel, même relouland devait être plus accueillant. En faisant jouer son nouveau niveau d'athlète de collège Eric tenait à peu près la distance tout en réalisant que le petit vieux devant avait disparut. Derrière le policier s'énerva et dégaina une espèce de ciseau géant, qu'il approche de la tête d'Eric eeeeeet... Coupa ! Eric lui gueula quand il vit les lames au niveau de son cou.

Par réflexe il plongea bien sur sa droite dans une ruelle juste avant l'impact, le garde manqua son virage et perdit un peu de temps. Eric en profita pour se relever, le garde le rattrapa donc et la course continua. Le garde coupa encore, le jeune collégien usa de son pouvoir pour annuler l'effet, puis le garde recoupa. La situation continua pendant plusieurs tandis qu'Eric gueulait comme un con un peu partout qu'on l'aide. Finalement, plus par peur que par réel intérêt, il sauta à travers un mur grâce à son pouvoir, mur qu'il traversa, tandis qu'un gros « bong » se fit entendre quand le garde à pleine vitesse se le mangea.

A l'intérieur Eric découvrit le petit vieux de tout à l'heure et quelques autres personnes, étonnées qu'il soit rentré par là et non par par un autre mur. Bah quoi ? Pourquoi ce mur là plutôt qu'un autre ? Eric aurait bien haussé les épaules, mais il était occupé à haleter comme un bourrin pour le moment. Ces types n'avaient pas l'air agressif, tant mieux. L'un s'approcha d'Eric, s'assurant de son état, le jeune reporter voulut paraître cool et leva un pouce en signe d'approbation, qui retomba aussitôt tandis que l'un des types prenait la parole.

« Eux... Bienvenue ? C'était... Enfin, vous avez l'air d'avoir pas mal énervé la garde. »
« Han han han... Han... Han... Ouais... Han... Han... Je fais souvent cet effet là... Han... Han... Han... Aux gens... Han... Han... Han... »


De quoi diable parlait-il ? Ça, pas certain que lui-même le savait. Dans tous les cas Eric était allongé en position de fatigue majeure et galérait à regarder ceux l’accueillant.
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Bébert
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Jeu 9 Fév - 8:30


OST : Eric is on the floor !


Voyant que Bébert ne répondait pas à leurs questions, les marginaux fixaient eux-aussi le mur, en attente. Certains semblaient sceptiques : en effet, ils avaient menti à Bébert pour que ce dernier se calme et réponde à leurs questions. Personne n'avait été envoyé à sa recherche.

D'autres étaient bien plus optimistes et croyaient en leur bonne étoile. Ceux-là regardaient le bout de mur avec la même lueur dans le regard que le clochard. Et soudain, Eric apparut mais pas du côté où tout le monde attendit. On entendit un gros BONG puis le jeune garçon fit son apparition, haletant comme un poisson glacé qui se convulserait sur le plancher.

Il leva un pouce afin de montrer qu'il était encore en vie.

* Quel garçon plein de ressources ! *

Les marginaux lui souhaitèrent la bienvenue tandis que le garçon se laissait glisser vers le sol, où il tenta de reprendre sa respiration. La ressemblance avec une truite ne se faisait que plus marquante et Bébert se surprit à se demander si le jeune homme pouvait faire concurrence à IceJJFish dans son état.

- Maintenant que vous êtes tous là, vous allez avoir la gentillesse de répondre à nos questions, n'est-ce pas ? Pourquoi vous-êtes vous fait courser par la garde ? Êtes-vous également des Voyageur révolutionnaires désireux de renverser le Seigneur de Justicity et son régime dictatorial ?

- Dictato-quoi ? Euh non, j'ai juste gueulé afin de protéger le gosse. Quant à Eric, il va vous l'dire, j'pense !

Tous les regards se portent sur le jeune garçon qui semble n'avoir pas totalement recouvré ses esprits. Ou serait-ce un effet d'optique ? Bref, tout le monde est en attente d'une réponse que le narrateur ne commentera pas afin de laisser de la liberté à son partenaire de rp qui le fait bien rire.

- Vous avez juste gueulé et toute la garde a accourue ? Êtes-vous un Voyageur très puissant ?

- Bon, Gregory, ton interrogatoire de trente ans a assez duré. Grâce à notre jeune ami ici présent, la garde va bientôt débarquer pour encercler le bâtiment et il va nous falloir emprunter le passage secret pour rejoindre notre quartier général. Voyageurs, je ne vais pas passer par quatre chemins : nous avons besoin de vous pour renverser le pouvoir à l'œuvre. Si vous nous prouvez que vous pouvez nous être utiles, nous nous chargerons de vous apporter tout le soutien nécessaire. Sinon...

Le vieil homme au look de syndicaliste qui venait de s'exprimer claqua des doigts et tout un attirail meurtrier apparut entre les mains de ses compagnons. Entre les mains des marginaux, il y avait des manuels aux titres évocateurs ("Votre patron vous exploite ? Réagissez !", "108 recettes faciles pour révolutionnaires vivant sous terre", "Manuel de survie en tribunal hostile", "Code pénis vol.3", "Sous la robe de l'avocat(e)") sur lesquels du sang séché laissait présager qu'ils avaient bien plus servi à enfoncer des crânes qu'à pénétrer des consciences par le biais de la lecture.

Le message était clair et Bébert déglutit. Il n'aimait pas être au centre de l'attention et sentit qu'il allait lui falloir démontrer son utilité. S'armant de courage, il se demanda ce qu'aurait fait Batman à sa place. Il bomba le torse et se redressa au maximum, avant de déclarer d'une voix qui se voulait grave et virile.

- Rhodin ! Réponds à mon appel !

Une statue de plusieurs tonnes apparut au niveau du plafond et tomba sur le sol, écrasant quelques marginaux sous son poids. Bernard, qui avait mal visé et voulait initialement la faire tomber dans une zone où il n'y avait personne, étouffa le "Oups" qu'il s'apprêtait à laisser échapper. Le mal était fait, il fallait assumer alors que les révolutionnaires prenaient ça comme une attaque et s'apprêtaient à se ruer sur lui.

-Calmez-vous, les copains!

De mémoire d'homme, jamais le mot "copain" n'avait été prononcé avec autant de sérieux. Le sans-abri prit même la liberté de lever son doigt magique, qu'on surnommerait plus tard le "Doigt de l'autorité". Même un chef d'entreprise philosophe n'aurait pu obtenir un tel silence et un tel calme avec  si peu de parole. Faut dire que la perspective de (re)prendre une statue sur le coin de la figure n'attise pas tant les conflits.

On dit que la musique adoucit les mœurs ? La sculpture aussi.

- Vous avez eu votre démo. Lorsque mon pouvoir s'active, des gens meurent. C'est la raison pour laquelle j'évite de l'activer pour rien. Je peux faire pleuvoir des centaines de statues comme celle-ci. Maintenant, rendons-nous à votre passage secret et vers la victoire !

Commençant presque à croire à ses propres paroles, le clochard se mit à marcher d'un pas qui se voulait assuré. Il se sentait désolé pour les morts qu'il avait (involontaire ? maladroitement ?) causés mais il avait pas fait exprès et ils l'avaient menacé...

- Euh, monsieur, c'est pas par là...

- Aaaaah...

Un petit silence de circonstance prit place.

- Et on fait quoi du garçon ?

- On le prend avec nous, bien sûr !

Encouragé par les paroles du clochard, un gentil révolutionnaire lâcha son manuel pour aller proposer son aide au garçon.

Puis, Bébert et sa suite s'engouffrèrent dans le passage secret.

* Comment j'vais faire pour me sortir de ce pétrin... *

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Dernière édition par Bébert le Jeu 16 Fév - 14:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mar 14 Fév - 17:43

Roh ! Et puis voilà que ça se met à gueuler de partout ! Qu'ils s'engueulent tous comme une bande de glands, et voilà qu'ils se tapent dessus ! Et puis maintenant il y a un dragon. Tandis qu'Eric tentait de s'énerver en voyant la scène il pigea qu'un truc allait pas quand il vit un dragon. Il se retourna jusqu'à se retrouver à plat ventre pour fixer l'endroit. Bon, c'était pas un dragon, c'était un mur. Mais quand tu le prends de côté, là un peu comme ça, ben je suis désolé, mais il y a un bon gros point commun.

Enfin bon, Eric ferma les yeux, car c'est pas tout mais il avait toujours l'impression de tourner alors qu'il était étalé comme une loque au sol. Ça c'est pour avoir fait beaucoup trop de course sans échauffement et dans un trop petit temps. Eric était de loin un athlète de bas niveau, laissant simplement la peur le guider lorsqu'il devait autant courir. Il ressentait simplement une envie soudaine d'être le plus grand athlète au monde, et ça c'est vendeur !

Hum... Bref. Le plus grand athlète du monde ne pigea, au final, pas grand chose à la discutions pourtant intéressante qui avait lieu en fond. Enfin, la vérité c'est qu'il respirait plus fort que le commun des mortels ne parlait, forçant certains à hausser le ton pour se faire entendre, les plus orgueilleux certains diront. Sans doute, très fort probable même. Toujours est-il que dans l'instant présent ils étaient assez nombreux à se demander pourquoi un gamin avait le même souffle qu'un buffle.

Enfin, malgré tout le talent de fouine du jeune garçon se posa là, tranquille, il parvint à saisir le principal de la conversation : la révolte grondait à Justicity. Et PUTAIN il y a rien de plus intéressant qu'une révolte pour un article, ni une ni deux Eric décida de son article du jour, avec quand même un bref passage pour parler de demi-sauveur de tout à l'heure, qui n'avait pas l'air de piger tout ce qui se passait, tant mieux, personne pige jamais rien aux révoltes. Même pas les révoltés.

Bah ouais, la preuve, les deux voyageurs devinrent des révoltés malgré eux. Et ce malgré la défaillance diplomatique du demi-sauveur qui largua un morceau de rocher qui devait bien peser une tonne sur le premier pecno venu se revolter. Il argumenta ensuite qu'il pouvait en faire pleuvoir pleins, et que donc il était super puissant et tout et tout. Eric se releva, l'air perplexe en l'entendant dire que son pouvoir était redoutable. Il fit un signe de la main, durant une demi-seconde, à celui venu l'aider, en lui faisant bien comprendre qu'il était trop occupé, qu'il avait pas le temps de se faire aider.

« Mouais... J'ai connu mieux. Un jour à la Celestia j'ai croisé un mec vachement balaise capable de rendre son corps tout dur. Après, t'es peut-être balaise aussi, je dis pas, mais bon, c'est juste que bon, je te connais pas, pourtant je suis bien informé à Dreamland, et puis en plus faire pleuvoir des statues, bah... Enfin bref. »

Puis Eric se tourna pour suivre le reste du groupe dans leur marche vers la révolution. Il ne termina jamais sa phrase, de peur de vexer. Par contre il sortit son calepin, griffona un début d'article, puis sortit l'appareil photo et photographia un début de photos. En gros, voilà le jeune morpheur en plein travail, à chercher le moindre détail qui pourrait, avec de la chance, le placer en première page du Dream-mag la prochaine fois. Nan pas lui, son article.

Bande de branquignoles. Enfin bon, l'éternel collégien semblait plutôt emballé par le mouvement, si bien qu'il commença quelque chose ressemblant à un interrogatoire de chaque personne. Nom, origine, âge, profession, couleur des chaussettes, groupe sanguin, pokemon préféré, mario ou luigi, taille, poids, longueur des doigts de pieds etc etc... Enfin bref, tout un tas de questions utiles qui ne manquèrent pas de le faire se faire envoyer bouler une bonne dizaine de fois, si bien qu'il finit à côté du demi-sauveur, l'air un peu amère.

« Mouais... Pas très coopératif ceux-là. Dommage il y a un sacré article à écrire là. Donc bon, va falloir être plus tacticien durant cette nuit. Enfin, je pense quand même qu'on a des chances de voir un truc digne d'être écrit en premier page, et ça c'est cool. »

Un sourire intéressé aux lèvres Eric ressortit l'appareil photo pour prendre son camarade voyageur en photo, ça ferait une bonne miniature. Le Flash ? Bien entendu qu'il était activé.
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Jeu 16 Fév - 15:22

OST : Chantons (en russe) pour la Justice ! BLBLBLBL


Quoi de mieux pour un groupe de révoltés qui tentent de rester secret et de se faire tout petit que de se faire interviewer par un jeune reporter qui compte révéler leur existence à tout Dreamland ? À vrai dire, on pouvait difficilement faire pire niveau conflit d'intérêts et il était normal que le jeune Eric se fasse légèrement rabrouer. S'il n'y avait pas eu la menace de recevoir une sculpture sur le coin de la figure, certains des rebelles auraient fait taire le jeune garçon.

Alors, qu'en vrai, un tel reportage pouvait peut-être aider leur cause ! Si Eric parvenait à montrer dans son article que c'était des citoyens plutôt normaux (avec des choix personnels tout à fait conventionnels comme celui de choisir Salamèche en starter) et qu'ils se rebellaient car leurs conditions de vie au sein du royaume de la Justice étaient... injustes (ahah) bah peut-être qu'un mystérieux groupe de super-héros déciderait de rendre justice à Justicity ?

Enfin, cette idée n'avait effleuré aucune des têtes présentes, pas même celle de Bébert qui avait tenté de prendre sa plus belle pose lorsqu'Eric l'avait pris en photo. Les mèches rebelles de sa chevelure dissimulant énigmatiquement ses yeux, entrouvrant légèrement ses lèvres, il essayait d'avoir l'air mystérieux et intelligent : tout l'inverse de l'image qu'il dégageait quotidiennement en somme !

Au final, heureusement que ses cheveux lui cachaient les yeux car le flash lui avait fait fermer les yeux et il s'était mangé, l'instant après, un mur. Bah oui, il faut éviter de se faire prendre en photo en marchant, surtout dans un passage secret !

- C'est ce truc qui va nous mener à la victoire...

Se drapant dans le peu de dignité qui lui restait, le clochard s'éloigna de la paroi qu'il avait écrasé avec son nez et reprit sa marche. Ils finirent par arriver dans une espèce de grande salle plongée dans la pénombre que les rebelles éclairèrent en allant allumer des torses.

Ils se trouvaient dans une espèce d'amphithéâtre : certainement celui d'une faculté de droit. L'endroit avait l'air désaffecté et des gigantesques toiles y étaient tissés ci-et-là.

- Bienvenue dans le dernier baston de la véritable Justice : l'ancienne faculté Jean-Jacques Rousseau. C'est ici que nous gardons la plupart des anciennes lois et des vieux réglements que, depuis plusieurs centaines d'années, les seigneurs de Justicity n'appliquent plus. On y trouve également l'ancien exemplaire de la Déclaration des Droits du Citoyen, dans lequel figure beaucoup d'articles qui remettent en cause la juridiction de ce royaume...

- Et nous y cachons également des armes. Les forces de l'ordre ont presque oublié cet endroit qui est considéré comme maudit, ils ne penseront jamais à venir nous chercher ici. Il leur faudrait des années de paperasse et de démêlés avec les magistrats pour obtenir un permis d'investigation dans la zone où l'on est : Law Legato n'aime pas trop qu'on remue le passé.

Les rebelles allèrent allumer les torches murales encore éteintes et s'assirent sagement dans les rangs de l'amphi, ne laissant que Bébert, les deux leaders et Eric sur l'estrade de l'amphi. Ils étaient arrivé ici en passant au travers d'un gigantesque tableau qui faisait office de mur et dont l'une des portes peinte menait au passage secret (et était donc une véritable porte).

- Maintenant que nous sommes tous ici, nous avons tout le temps que nous désirons pour réfléchir à notre plan de rébellion. Qu'avez-vous donc à nous proposer, Voyageurs ?

- Hum... Je pense que je vais laisser mon camarade parler en mon nom.

Bébert se savait incapable de réfléchir à un plan de cet acabit et espérait que l'intellect du garçon soit à la hauteur de la longueur de ses interviews.

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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Lun 20 Fév - 18:37

Un ma-gn-fique cliché que celui-là, décidément si un jour Eric fait la première page de son journal pour sur elle y sera. C'est pas tous les jours qu'un voit un nez aussi finement écrasé contre une paroi, le jeune reporter n'était pas peu fier d'être parvenu à prendre la photo au bon moment. Après, certes, ça ferait peut-être un peu moins plaisir au clochard de voir sa trogne écrasée dans le dream-mag, mais pour Eric c'était un moyen d'avoir un article qui fait mouche !

Après tout on lui a dit, un jour son nom sera marqué avec un article. Bon, pas aujourd'hui, mais demain peut-être, qui sait ? Donc bon, cette photo lui donnait une chance de plus de réussir son objectif, à savoir devenir un nom connu pour le dream-mag et faire le métier de rêve que ses parents qualifient de « fouillle-pire-que-la-merde ». Enfin, lui il trouve ça chouette donc il ne va pas se priver de le faire ici où il ne risque rien de leur part.

En espérant juste qu'ils ne deviennent jamais voyageurs, car bon là ce serait vraiment la merde, mais genre vraiment vraiment. Le ghost reporter se disait qu'il n'y aurait sans doute pas moyen de trouver pire chose que ce simple fait, que quelqu'un de sa connaissance soit voyageur, car sinon profiter de lui deviendrait aussi simple que de s'appeler Jean-Luc-Noel Detarobert. Quoi ? Bah si c'est simple.

Son cousin s'appelle comme ça, en quoi c'est bizarre ? C'est quoi encore ces apprioris sur les prénoms ? Bah le petit collégien c'est bien Albert-Jean Eric Durempart, et personne ne lui dit quoi que ce soit, alors laissez Jean-Luc-Noel tranquille ok ? Le prochain qui rigole je lui colle une torgnolle made in paschezmoi. Enfin bon, dans tous les cas, cette photo = victoire. L'équation fut simple à résoudre pour Eric.

Devant le petit groupe de rebelles un porte s'ouvrit et les voyageurs entrirent, bientôt acceuillis par un cours d'histoire, apparemment ils allaient commencer leur révolution ici. Ouah. Joli endroit. Le réfugié/rebelle/héro se mit à expliquer le lieu et son importance, Eric écouta absolument t... Rien. Il se prit au jeu en photographiant le moindre centimètre carré de cette salle, de sorte à pouvoir trouver la meilleure photo le jour venu.

« Oh ! Idée ! Je vais faire un plan des souterrains avec les emplacements de chaque truc pour pouvoir avoir un plan dans l'article ! »


Il manqua de se féliciter lui-même tandis qu'il sortait son bloc-note et traçait la carte de ce qu'ils avaient vu des souterrains. Doté d'une grande mémoire ce n'était pas difficile, même si cela restait impressionnant. Cela le devint un peu plus lorsqu'il commença à dessiner divers passages que les rebelles n'avaient pas montré aux voyageurs. Sous les yeux effarés des créatures le jeune voyageur finit par révéler son astuce, une carte qu'il tenait en main.

« Qu... Comment tu fais ça ? »
« Ca ? Bah grâce à cette carte ! »
« C'est quoi ce truc, on voit rien. »
« Normal, faut se concentrer un peu plus. C'est la carte de maraude, un truc vachement chouette. »


L'objet magique du jeune voyageur, une carte représentant le royaume dans lequel il se trouve et pouvant voir chaque détail du royaume, ainsi que les personnes présentes, même si l'on y voit pas, hélas, l'identité de ces personnes. Une carte volée au dream-mag avant d'y rentrer d'ailleurs... Une carte qui attirait la convoitise des rebelles, jusqu'à ce qu'Eric s'arrêta de gribouiller et regarde la carte avec un air... Étonné.

« Mais, vous aviez pas dit que les gens venez pas ? »
« Euh t'écoutais ? »
« D'une vague oreille ouais. »
« Bah ouais c'est un endroit... Enfin voilà quoi... »

« Ouais, bah toujours est-il qu'il y a des gens qui arrivent. »


Les rebelles semblèrent surpris, encore un peu plus lorsqu'une porte arrière s'ouvrit dans un grand fracas, laissant une dizaine de créature au look de brigands entrer dans la salle, précisément ou et quand Eric l'avait dit. Le silence plana un instant entre les deux groupes, tandis qu'Eric reprit son dessin.

« Oh putain des rebelles ! »
« Oh putain des bandits ! »
« Faut dire ça aux gardes ! »
« Faut les arrêter ! »



Et puis là, ça part en couille, les bandits partirent dans toutes les directions possibles pour rejoindre la surface et alerter les gardes, à côté de ça les rebelles les poursuivaient et au milieu les deux voyageurs. Eric se redressa l'air content de son dessin pas mal précis. Puis il observa un peu la situation.

« Bon. On fait quoi ? Si je veux mon article sur la révolution faut qu'elle arrive, ou tente quoi... »
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mer 22 Fév - 21:58

[url= https://www.youtube.com/watch?v=VA6M3pRFYMs]
OST : Musique épique et sérieuse pour un combat de longue haleine !
[/url]

Eric n'avait pas voulu parler à la place de Bébert. Il avait préféré montrer sa carte à qui voulait la voir afin de faire son nain-téressant. Et bien, Bébert avait quand même été sauvé de la perspective de griller sa véritable condition de Voyageur moisi et néophyte par l'arrivée d'une bonne dizaine de bandits. Beaucoup de Voyageurs se diraient : bandits = méchants, méchants = taper, taper = réputation. Pas Bébert. Le Voyageur se dit que c'était l'occasion rêvée pour fausser compagnie aux fanatiques qui l'avaient amené dans cette zone secrète.

Si le papi/chef sectaire/chef révolutionnaire/prof d'histoire avait dit vrai, la zone était plus ou moins à l'abri de toute investigation policière malgré les vociférations de certains bandits qui menaçaient de balancer les rebelles aux gardes. Croyaient-ils que les gardes allaient gentiment recueillir leurs témoignages sans les mettre sous les verrous alors qu'ils étaient prêt à arrêter quelqu'un sous le prétexte qu'il ne voyageait pas à dos de son lapin ?

Enfin bref, Bébert se disait que c'était le moment de fuir. Le soucis, c'est que certains bandits avaient emprunté le passage secret (qui était resté ouvert) et qu'ils étaient peut-être encore dedans. Et Bébert avait pas des masses envie de se jeter dans un corridor noir (qui lui avait déjà mis un 1-0 lors du dernier round contre son pif) avec le risque de tomber nez écrasé à nez en bonne santé avec plusieurs bandits.

Il observa les alentours et vit que quelques sectaires étaient en train de se battre contre des bandits qui n'avaient pas eu le temps de fuir, parant et attaquant avec des bouquins de droit tandis que les autres ripostaient avec des marteaux de juges.

- Perso, je suis d'avis de se barrer discrètement d'ici afin de pas se faire tuer par la police ou ces allumés, mais je sais pas par où on pourrait passer... Peut-être devrait-on les aider durant encore un petit moment ! Quant à ta révolution, t'as vraiment besoin d'être en plein milieur pour écrire ton article ? Et la photo que t'as prise de moi était flatteuse ? J'ai essayé de présenter mon meilleur profil, héhé !

Bébert décida donc, cohérent avec ses paroles, de tenter une frappe chirurgicale. Sa cible ? L'un des bandits qui se situaient tout en haut des gradins de l'amphi (pour info, Bébert et Eric étaient environ en bas des gradins, entre les premiers rangs et le tableau/passage secret -si mon collègue narrateur confirme mes dires). L'invocateur de statue se concentre, lève le poing et évite de penser à son échec d'il y a plusieurs dizaines de minutes. La statue chute sur le bandit, l'écrase.

Bébert soupire de soulagement même si c'est un peu dégueulasse. Mais les gradins sont légèrement en pente grâce à la superposition de plusieurs marches, et la statue a atterrie au niveau de l'arête de l'une d'entre-elles... Elle se penche en avant, bascule et tombe sur le flanc, se mettant à rouler et entraînant avec elle les dizaines de bureaux massifs en bois qui étaient -avant d'être brutalement arrachés- fixés au sol.

Une espèce de gigantesque vague constituée d'une statue de marbre et de plusieurs tonnes de bois compactés par elle glisse de plus en plus vite vers Bébert et Eric, écrasant l'unique bandit rescapé et les rebelles qui l'entouraient en ricanant il y a encore quelques secondes...

- Oups...

Bébert se mit à courir comme un dératé vers le passage secret sans regarder derrière-lui, arrivant traverser le tableau de justesse avant d'être écrasé par la masse de bois et de pierre. Dans l'agitation, il n'avait pas fait attention à Eric et ne savait pas si le jeune homme était parti avant, après... Bref, il ne savait rien et se sentait un peu seul dans ce corridor étroit et sombre.

Scrutant l'obscurité sans rien voir (les bandits avaient éteint toutes les torches), il se mit à lancer d'une petite voix un :

- E... Eric ? Tu... Tu es là ? Ne joue pas aux fan... fantômes, s'il te plaît !

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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mar 28 Fév - 17:25


Bon. Ca partait vraiment en couille cette histoire de révolution. Les brigands se mirent à attaquer les révoltés, puis à se barrer pour chercher des flics. Les révoltés se mirent à attaquer les brigands, puis à se barrer pour chopper les brigands. En gros : c'était un beau bordel. Au milieu Eric prenait quelques photos, notait les punch lines que les combattants se balançaient à la gueule entre eux, tout en essayant de faire une carte explicative de ce qu'il nommait « le premier combat vers la reconnaissance ». Un titre bien joli pour décrire un pugilat digne d'une baston de barre.

Tandis qu'il se pointait au milieu de la baston, photographiant chaque combat avec une rapidité exemplaire, le clochard à ses côtés prit la parole, affirmant qu'il voudrait opter pour l'idée de se barrer, mais qu'il savait pas où donc qu'il préférait voir pour les aider encore un peu avant de se barrer... Puis il demanda si Eric avait vraiment besoin d'être au milieu pour l'article, puis si la photo et de lui était bonne. Tandis qu'il continuait son boulot inlassablement Eric lui répondit.

« Boh moi je pense qu'on peut rester avec eux voir comment ça évolue. C'est toujours mieux d'être au cœur de l'action pour la raconter, c'est du pro-ffe-ssio-na-lisme. Au journal on m'a dit ceci : tu ne peux jamais vraiment dire la forme d'une balle, sauf quand elle t'arrive dans la poire, donc c'est toujours mieux d'être dans le pan pan. Mais sinon, ouais, magnifique photo, promit je la mettrai en première page de mon article pour le dream-mag. »

Puis il recommença à mitrailler. De photos. Mais sinon, aider ? Bah non, un journaliste est neutre, il ne prend pas parti dans un combat, qu'importe celui-ci . Bébert, en bon demi-sauveur qu'il est, décide d'intervenir, tandis qu'il lève son poing Eric le prend en photo, une ou deux fois, puis la statue qui tombe, la tête du brigand en-dessous, puis l'état d'écrasement en devenir de son corps, puis la giclée de trucs en tout genre.

Eric dégueula un coup sur le côté sans crier garde, puis vider son estomac des horreurs qu'il avait photographié, puis se remit à photographié tandis que son collègue exprimait un certain... Echec ? Eric ne comprit pas trop, jusqu'à ce qu'il pointe son appareil photo vers le haut des gradins et prit deux photos. Une vague de pierre et de bois. Qui se rapproche ? Eric baissa son appareil, constatant que tout était en train de foutre le camp. Révolutionnaires et Brigands étaient emportés par la vague, le clochard avait déjà mis les voiles.

« DAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA FUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUCK ? »

Eric bondit en voyant la masse lui arriver dessus puis se mit à brailler à pleine voix, montrant sa peur de l'évènement. Il se retourna et commença à courir vers le panneau, bientôt rattrapé par l'énorme masse de pierre et de bois. Les brigands et révolutionnaires furent balayés, Eric fut prit dans l'avalanche, ainsi périt le journaliste le plus petit de Dreamland.

Quoi que. Un bruit, comme un cri lointain, était à peine audible du côté de Bébert, tandis qu'il demandait à Eric son état le bruit grandissant, un bruit de peur, ou destiné à faire peur ? Se rapprochant de plus en plus, jusqu'à ce qu'un Eric à peine opale traverse la paroi de bois et de marbre bouchant l'entrée à la pièce. On pouvait voir encore la salle à travers Eric, il était en parti transparent avec un petit côté blanc. Il avait les bras en l'air et l'air menaçant.

Il traversa droit Bébert en gueulant avant de s'étaler au sol plusieurs mètres plus loin, tout en soufflant et en regagnant son apparence originale. Heureusement que ce pouvoir était quand même cool. Enfin, tout en haletant Eric s'adossa au mur et tourna la tête vers le clochard.

« Désolé, pas le choix, je devais jouer en fantôme, ou finir en crêpe à tartiner, mais c'est pas trop mon délire, du coup plutôt le fantôme. »
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mer 1 Mar - 12:22

Pendant que le clochard se souciait de son ami,
 Il lui sembla entendre dans l'ombre un faible bruit.
C'était un branquignole de l'armée en déroute,
Qui se trainait sanglant sur le bord de la route.
Râlant, brisé, livide et mort plus qu'à moitié,
 Et qui disait : - M'écrasez pas, par pitié !
 
Bébert, ému, tendit au bandit qui voulait se faire la belle
Une main qui se voulait rassurante, fraternelle
Et dit: - Désolé, mais vous alliez nous blesser...
Tout à coup, au moment où le clochard baissé
Se penchait vers lui, Eric, finalement pas si mort
Traverse le mur et Bébert, tout en criant très fort
L'ado a les bras levés, le teint pâle et fait peur
 
- AAAAAAARGH ! AU SECOURS !
UN FANFAN... UN FANTÔME !!!

 
Le sans-abri a si peur que la narration en perd de sa poésie et que le plagiat d'Après la bataille de Victor Hugo s'arrête là. Quant au moribond, assommé par l'arrivée fracassante d'Eric, il sombre dans l'inconscience sans que l'ado ne puisse s'en rendre compte car l'obscurité règne en maître.
 
Et Bébert se plaque contre la paroi comme s'il pouvait la traverser, cherchant à mettre le plus de distance entre lui et la créature morte-vivante. Il était pas du genre froussard mais n'avait jamais été fan des fantômes et des morts-vivantes.
 
Le clochard ne se demandait pas si c'était normal que le fantôme halète, tant il était tétanisé par la peur.
 
- Fan... tô...me... d'Eric... J... Je suis... dé... dédé...solé.... J... Je... vou....lais pas te... tu... tu... tututu... tu... tuer ! déclara d'une voix sourde et hachée le clochard, tout en claquant des dents.
 
L'ectoplasme essayait de communiquer avec lui, en lui déclarant notamment qu'il n'avait pas le choix : c'était soit il devenait un fantôme, soit il finissait en crêpe à tartiner. Le sans-abri se calma, ayant compris que le spectre ne comptait pas se venger, ou du moins pas immédiatement.
 
- Tu veux dire qu'à la mort d'un Voyageur, le dieu de Dreamland nous donne le choix de nous transformer en fantôme ou en crêpe ? Mais c'est giga trop cool ! Donc si je meurs à Dreamland, je peux flanquer la frousse à Eve quand je voudrais ? Visiter tous les hôtels que je veux ?
 
Les possibilités semblaient infinis et le sans-abri se voyait déjà transparent et hurlant, persécutant tous les méchants employés d'hôtels et de bains publics qui avaient refusé de le laisser rentrer dans leur établissement onirique. Son enthousiasme soudain avait effacé sa peur.
 
Cependant, un détail ne tarda pas à le chiffonner et il s'arrêta dans sa rêverie, avant de se gratter la barbe d'un air songeur.
 
- Mais attends, il y a un problème dans cette histoire... Qui voudrait être transformé en crêpe ? C'est bizarre !
 
♦♦♦
 
Un peu plus loin, à la sortie du passage secret.
 
- Chef Roger, z'êtes sûr qu'on a bien fait de laisser tomber Marc ? C'est lui qui avait des contacts chez les juges...
- Romuald, Romuald, Romuald... Tu as bien vu comme moi qu'il perdait trop de sang et qu'il n'aurait fait que nous ralentir ? Sale histoire, cela dit... Se faire transpercer l'entrejambe par un éclat de marbre, on a vu agonie plus clémente...
- Mais on devrait pas revenir sur nos pas ? Histoire de l'achever ou de l'aider, 'fin d'faire un truc quoi... Il était gentil, c'était toujours lui qui allait chercher l'eau à la cantine pénitentiaire...
-Oh et puis merde ! Viens, on y va ! *rentrant à l'intérieur du passage secret, en direction de là où sont Eric et Bébert* MARC ! TIENS-BON, ON ARRIVE !
 
Même les bandits avaient le droit à leur quart d'heure d'héroïsme.


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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mar 7 Mar - 17:20

Roh bah non... Voilà qu'il se met à flipper celui-là. Eric pencha sa tête vers la droite, plus ou moins, en voyant le clochard se mettre à gueuler comme un bourrin lorsque le ghostmorpher sortit du mur. Comme si il avait vu un fantôme ce con là ! A tel point qu'il s'excusa au fantôme d'Eric pour l'avoir tuer. Le collégien leva un sourcil puis regarda derrière lui, rien. Assis en tailleur il se demanda si le clochard ne devenait pas un peu fou.

« T'es sur que ça va ? »

Face à l'explication, pourtant clair, de ce qu'il s'était passé le clochard arriva à la conclusion qu'à la mort on peu se transformer en fantôme ou en crêpe. Bon, apparemment il était pas à Dreamland depuis longtemps, en bon petit journaliste Eric comprit qu'il était temps pour lui de lui faire un cour, tout en se présentant. Il se redressa et prit une pause classe avant d''activer son pouvoir, redevenant un fantôme.

Il avait un sourire fier aux lèvres tandis qu'il traversait Bébère de part en part, cinq ou six fois, puis traversa le mur, tout en gardant un air fier sur ses lèvres. Il évitait malgré tout d'avoir l'air hostile, sait-on jamais, ça peut-être dangereux un lent d'esprit apeuré. Puis Eric se mit à expliquer les choses au voyageur un poil plus vieux que lui.

« Alors nous, on a pas ce choix en mourant, si on meurt à Dreamland, c'est retour au stade de rêveur, perte des souvenirs de voyageur et des pouvoirs. Mais moi je suis très particulier. Moi c'est Eric et je peux devenir mort ! Ou au moins mort-vivant, je suis Eric, Reporter du Dream-mag et Ghostmorpher. »

Il garda un franc sourire tandis qu'il se présentait en prenant une pose digne du commando Ginyu. Un vrai petit con celui-là, mais au moins il était fier de sa prestation, entamant presque une danse tandis qu'à côté un corps gémissait, apparemment il y avait un blessé, mais Eric ne voulait pas interrompre sa transformation.

« A Dreamland je suis capable de devenir un fantôme à volonté, donc de devenir intangible, ethéré si tu veux. En bref, je suis méga cool of the dead. Par contre, toi tu peux pas, toi tu peux devenir le meilleur maçon de Dreamland par contre. »


En un sens Eric se demandait si le Bébert avait une quelconque connaissance du monde onirique. En bon petit premier de la classe qu'il était le Ghost Morpher avait commencé à bien connaître le monde des rêves, surtout qu'être au Dream-mag ça aide comme truc. Puis un bruit interrompit Eric, des gens qui gueulent au bout du couloir, venant du bout du passage secret. Un groupe de... Gens, surgit en gueulant qu'ils venaient pour Marc.

« WAAAAAAH ! »


Eric flippa et fit un grand pas en arrière, marchant sur les testiboules du pauvre Marc agonisant au sol, celui-ci se redressa en gueulant, Eric trébucha sur lui et envoya la tête du gentil brigand sur le mur, celui-ci s’assomma à l'impact. Le ghost morpher fit un grand sourire en fixant les bandits, puis Marc, et prit la décision de répondre.

« Marc s'est absenté pour le moment, puis-je prendre un message s'il vous plait ? »

A la vue des visages énervés des bandits, le message allait se faire à coup de poings et de pieds, ou au moins d'insultes bien goulues.
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mar 7 Mar - 21:51

Eh ben dis donc, Eric était un petit gars vraiment gentil ! Accompagné de son fidèle sourire de petit intello fortiche et satisfait, il fit un petit cours accéléré à Bébert sur les conséquences de la mort dans le royaume onirique et sur son propre pouvoir, ponctué par les "Aaaaaaaaaaaah" enthousiastes du clochard. Il en profitait pour faire une démonstration de son pouvoir en traversant plusieurs fois le SDF, et cela amusa beaucoup Bébert.

- Il est trop rigolo, ton pouvoir ! Tu dois pas t'ennuyer !

Et fallait dire que la manière qu'avait le petit bonhomme de se mettre en avant et de prendre des poses de justicier était vraiment trop mignonne. S'il n'avait pas déjà eu une petite sœur, Bébert l'aurait presque adopté tant il trouvait ça cool d'avoir un petit frère intelligent capable de tout lui expliquer sur Dreamland, un peu comme le ferait un petit canasson ailé, mais en version humanoïde.

- Bah non, j'veux pas devenir le meilleur maçon de Dreamland, je veux devenir le plus grand guide touristique de tous les temps !

Et ce fut au tour du clochard de bomber le torse, fier comme un amiral de Marine. Bon, comme il faisait plutôt noir dans le passage secret, son compagnon ne pouvait le distinguer qu'à grand peine, mais c'était déjà ça.

-Mais attends, si tu peux traverser les murs, ça veut dire que tu peux... aller dans tous les hôtels que tu veux ! Mais t'as trop de la chance, perso j'me fais toujours refouler... Tu veux pas qu'on échange nos pouvoirs !? Invoquer des statues, c'est cool, non ?

Le clochard venait de se faire couper dans sa proposition par des cris venus de l'autre bout du passage secret. Un duo de brigands débarqua afin de sauver un certain Marc. Le sans-abri se souvint alors du pauvre petit bandit blessé et regarda dans la direction du corps. Il eut ainsi l'occasion de voir un Eric effrayé lui marcher sur les parties sensibles et lui envoyer la tête (une nouvelle fois) dans le mur.

- Ouille..

Pendant ce temps, Eric se décida à leur répondre, leur proposant de laisser un message.

- Oui, alors on voudrait lui dire que s'il est encore en vie, on l'att...

Le sous-fifre un peu simplet eut droit à un coup de coude de la part du Chef Roger.

- Mais putain, Romu', tu vois pas qu'il se paye ta tronche ? Qu'est-ce que vous avez fait de notre pote ? Faites gaffe, on est pas là pour rigoler et on hésitera pas à vous foutre des grosses torgnoles, saloperies de fanatiques !
- Oui, des torgnoles ! Des torgnoles !
- J'crois qu'ils ont pigé l'idée, Romu'.
-Désolé chef...

Bébert se gratta la tête, un peu mal à l'aise.

- Eh bien, on a rien fait à votre pote... Euh, il s'appelle comment déjà ?
- Marc!
- Marc, oui voilà. Bref, on lui a pas fait grand chose. J'ai juste provoqué la chute de la statue qui a causé le déluge de mobilier et Eric lui a marché sur les couilles, mais onapasfaitexprès, onestdésolé ! s'exprima très bas et très rapidement Bébert, honteux.

Au fur et à mesure que le SDF se ratatinait sur place, tout penaud, les bandit s'échauffaient, leurs visages devenant rouges de colère.

-C'est vous qui avez blessé Marc ? Mais on va vous le faire payer ! On va voir si vous trouvez amusant d'être réduits en pièces !

Il agrippa une batte de baseball d'une main ferme et s'avança vers Bébert qui ne savait pas comment réagir. Il était partagé entre le fait d'utiliser son pouvoir et de causer une nouvelle mort ou de se laisser frapper. De plus, les bandits n'avaient pas tort : ils avaient blessé le pauvre Marc. C'était Bébert et Eric les méchants de l'histoire, ils méritaient d'en prendre plein la gueule.

- Je comprends.

Bébert protégea son visage avec ses bras et se mit en boule, pendant que les coups pleuvèrent sur lui. Les bandits s'en donnaient à cœur joie et le plus simple des deux, qui était armé d'un rouleau de papier journal, se tourna avec Eric.

- Alors comme ça t'as marché sur les couilles de mon copain ? Tu vas payer !

Armé de son prospectus, il était bien décidé à lui exploser les parties sensibles, même s'il n'avait que... Il avait quel âge, le Eric ?

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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mer 15 Mar - 17:52


Nop, pas d'ennuis, mais pas grâce au pouvoir. Si le jeune reporter ne s'ennuyait jamais c'était bien car il avait toujours du boulot pour le dream-mag, faut bien faire tourner la maison, c'est un des pilliers du journal après tout ! Bon, un pillier dans l'ombre car on voit jamais son nom sur les articles, mais quand même les patrons lui disent tous qu'il est un élément important et que donc il doit toujours bosser un peu plus dur.

Et bah ça convient terriblement bien au petit voyageur qui se plait à se dire qu'il est vraiment utile là. Et en plus ça lui permet d'oublier les détails concernant ses révisions intenses dans le monde de tous les jours, il a un rattrapage à passer et une note minimale de 19,75 à avoir, donc autant dire qu'il y a du boulot. Ses parents ont malgré tout acceptés de lui faire une fleur en baissant le minimum de 20 à 19,75 et franchement, ça, c'est vachement sympa.

Bébert donna ensuite son rêve, pas devenir maçon, dommage le ghost reporter avait un autre surnom en tête pour le clodo, mais le plus grand guide touristique. Eric pouffa un coup de rire en le regardant, puis reprit son sérieux et voyant à quel point celui-ci semblait tenir à son rêve. Il se gratta rapidement la tête puis répondit au clochard au sujet du rêve.

« Guide ? Mais tu connais pas Dreamland. »

Ca contrastait un peu avec le torse bombé du clochard, enfin, au moins, il avait de l'espoir. Eric ravala rapidement ses paroles puis jeta un coup d'oeil dans sa veste, y observant la carte de maraude, vache ce truc pourrait être vachement utile au clochard si c'était bien là son objectif. Le collégien fixa un instant le clochard et voulut prendre la parole, il fut interrompu par les brigands, puis il écrasa les couilles de l'autre, toussa toussa.

Un dialogue se lança entre les brigands et Bébert qui semblait, tant bien que mal, de défendre les deux voyageurs dans cette affaire de casse couille et de tombepierre. Enfin voilà quoi, globalement c'était pas leur faute. Mais apparemment les hors-la-loi ne prenait pas la chose ainsi. Finalement ils semblaient avoir une furieuse envie de défoncer les deux voyageurs pour quelques idées stupides. Eric sembla grogner un peu avant de répondre.

« Nan mais, ça va pas ? Oh ? C'est vous les méchants bande de moules, vous êtes des brigands, moi je suis un reporter et lui c'est un maçon/guide touristique. Vous êtes du mauvais côté de la loi, donc vous êtes des méchants. CQFD, vous êtes en tord. »

Malgré sa plaidoirie plutôt réussie les bandits ne se décidèrent pas à arrêter et un commença à tabasser le pauvre clochard. Le second vint pour péter les couilles d'Eric avec du papier journal. Il envoya un bon coup en mode uppercut, Eric passa en fantôme. Le coup vint heurter le menton de l'autre brigand assomé derrière, le faisant se reveiller en gueulant. Le simplet se jeta alors sur lui pour le rassurer, lui demandant si tout allait bien.

Eric prit ses marques, il fit un cadre avec ses doigts vers le postérieur du brigand, tira la langue, calcula l'angle, les possibilités et le moyen le plus efficace de renverser la situation. Puis il s'élança. D'un large mouvement Eric envoya son pied entre les jambes du brigand, celui-ci s'immobilisa lorsque le pied du collégien rencontra la boîte à bijoux de papa. Le brigand s'effondra au sol en gueulant tandis qu'Eric se retournait vers l'autre qui arrêtait un peu de tabasser le clodo pour faire un magnifique facepalm.

« Bon, écoute, vous nous cassez les couilles les vilains. Alors dégagez de là, sinon je vous casse les œufs et je me fais une omelette avec ! »

Eric tenta tant bien que mal d'avoir l'air classe et puissant, mais bon, il faisait deux têtes de moins que son adversaire et un mètre de large en moins. David contre Goliath ? Non, un remix, disons... Le journaliste contre l'autre type chelou. Mine de rien, avec autant de gros mots, ses parents l'auraient déjà faits castrer.
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Dim 19 Mar - 13:31

Malgré la démonstration d'Eric digne de ses notes en mathématiques dans le monde réel, les brigands ne furent pas aussi impressionnés que ses profs et décidèrent de les passer à tabac. L'un d'eux s'en prit donc à Bébert tandis que l'autre tentait de s'attaquer à Eric.

Bernard s'étant mis en boule et étant dans une optique de non-violence, il se laissa faire et ne tarda pas à cracher du sang, lorsqu'une dent éclata dans sa bouche en une dizaine de morceaux.

Mais son compagnon moins âgé ne se laissa pas faire : il esquiva la première attaque de brigand en utilisant son pouvoir. Ce fut le moribond nommé Marc qui prit l'attaque à sa place (décidément, ce n'est que dans la douleur que ce pauvre mec se sera déMARCquer) ce qui eut pour effet de pousser son tortionnaire malgré lui à lui présenter ses excuses et à baisser sa garde (et son postérieur).

Eric en profita pour réaliser une attaque audacieuse nommée le Brise-Noix qui fit mordre la poussière au brigand, puis enchaîna avec une punchline de type solide et amusante. Il était classe et le chef arrêta de frapper Bébert pour se tourner vers lui.

Tout en comptant les dents qui étaient tombées et en se frottant les oreilles d'où coulait son sang, le clochard se tourna vers Eric en tremblant fébrilement, ses yeux s'écarquillant de surprise et d'émerveillement. Le gosse était en train de lui sauver la vie et avait une classe folle, malgré sa petite taille. La violence n'était pas une solution mais le jeune reporter avait du cran !

- Jolie punchline mais j'espère que t'as rien contre la langue de bœuf : j'vais pas t'faire ravaler que tes paroles !

Et il enchaina avec un coup de poing dans le ventre... du moins, c'était ce qu'il semblait faire en apparence. En réalité, c'était une feinte et il fit semblant de frapper du poing droit, puis du genou gauche, avant de réellement tenter d'attraper Eric par ses vêtements et d'essayer de lui balancer un coup de genou dans les parties. L'idée était de lui faire utiliser ses pouvoirs avant et de frapper lorsqu'il se matérialiserait.

Récupérant son souffle, Bébert était à quatre pattes, au-dessus d'une légère flaque de vomi sanguinolent agrémentée de quelques dents. Il poussa sur ses bras maigrelets afin de se relever et vacilla, ayant du mal à tenir ses jambes qui tremblaient comme des branches prises dans une tempête. Son oreille interne était très endommagée et il lui semblait que le sol se tremblait énormément.

Mais, même s'il était totalement contre la violence, il ne pouvait laisser un gamin se faire agresser devant lui, sans rien faire. Il pensait que les brigands allaient se contenter de passer leurs nerfs sur lui. Il fit un pas, puis un autre, marchant vers l'agresseur d'Eric. Le simplet était lui-aussi parvenu à se remettre sur ses jambes et, se tenant les parties d'une main, il levait l'autre afin de frapper Eric dans son angle mort.

Bébert ne pouvait en supporter davantage. Ses sourcils étaient froncés, sa respiration saccadée et il sentit la colère s'emparer de ses membres et les rendre moins tremblotant. Elle le galvanisait et le remplissait d'une énergie qu'il ne lui restait plus qu'à diriger sur leurs ennemis.

- Eric ! Protège-toi !

Puis, une statue apparut au-dessus du trio de belligérants et les écrasa sous une tonne et demi de marbre.

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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Sam 1 Avr - 9:20

Cet espèce de cérémonie bizarre commençait à devenir inquiétante, deux mecs en position de protection des bijoux de famille, Eric debout face au dernier adversaire, bizarrement l'air sur de lui. Bah ouais, après tout il approche de la ligue M le coco, il a déjà affronté et vu des types plutôt chaud. Grant, un dragon, un seigneur, Sphinx, Tim', pas que des combats contre des types totalement incapable ou des faiblards.

L'homme en face commença à frapper, le coup vers le ventre fit faire un pas en arrière, puis se baissa pour éviter le crochet. C'était peut-être la première fois qu'Eric réalisait qu'il était capable de bouger aussi vite et de voir les mouvements de l'adversaire. Il s'immobilisa finalement au coup suivant, sans pour autant perdre son air sur de lui. Le coup arriva et passa au travers d'Eric. Prit d'une certaine fierté son adversaire voulut en profiter pour attaquer au moment de la matérialisation.

Quelle ne fut pas sa surprise quand il perdit l'équilibre en tentant d'attraper Eric, passant au travers alors que le jeune reporter le toisait avec un regard satisfait et quelque peu arrogant. Le sourire aux lèvres d'Eric en indiquait pas mal sur sa fierté dans ce combat. Pour une fois que se séances de sport dans la vie de tous les jours lui servaient. Il soupira en fixant son adversaire avant de reprendre la parole d'un air plutôt... Arrogant ? Mais stupidement arrogant, le genre complètement exgagéré.

« Ah la la la... Voyons, je suis le Ghost Morpher, en d'autres termes, je me transforme en fantôme, c'est une forme, je n'ai pas de limite de temps, je me rematérialise quand je veux, pauvre tâche. »

Il était fier de lui, même s'il avait menti. Il avait une limite temporelle, car ça épuise de se transformer mine de rien, mais pour le coup, son adversaire avait intérêt à ne pas être pressé pour l'instant s'il voulait forcer Eric à perdre. Pas un très bon combattant ce gamin, mais il a au moins le mérite de pas être con. Son regard se planta sur le bandit une dernière fois, puis devint sérieux, tentant de se faire menaçant.

« Tu ne peux PAS me battre, alors dégage d'ici. »

Du bluff ? Bah ouais, transformé il ne pouvait pas le battre, mais l'inverse est vrai aussi doooonc... Bah voilà quoi, ça allait ressemblait à rien s'ils s'affronter tous les deux ainsi. Le jeune voyageur du Dreammag fut interpellé par son collègue clochard lui demandant de se protéger. L'air interrogatif Eric le fixa, puis regarda au-dessus de sa tête et flippa. Il plaça ses bras en croix au-dessus de sa tête tandis que la statue tombait.

Le choc fit deux bruits : CLANK et SPROTCH. Deux magnifiques bruits, le sol vs la statue et le bandit vs la statue. Le bandit perdit. Eric s'extirpa aussi bien que mal de la statue en haletant puis revint à sa forme originale, se laissant tomber au sol, adosser au mur et fixant Bebert. Il l'avait quand même échapper belle pour le coup. Il soupira avant de reprendre la parole.

« Ca va ? Enfin bon. Tu peux dire ce que tu veux, mais tes statues c'est dangereux, parce que putain, c'est lourd quand même ça. Ca fait deux fois que je vois l'intérieur, et ben j'ai pas envie de m'en prendre une sur le coin de la goule. »

Il fixa le plafond quelques instants, comme se reposant. Une nuit bien agité donc il ferait le récit au Dreammag, à défaut de pouvoir faire plus intéressant pour le moment. En tout cas ce fut tout de même pas mal divertissant.
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MessageSujet: Re: Au pays des gens pas chiant [PV Bébert]   Mer 24 Mai - 13:19

Le bandit belligérant fut réduit à l’état de crêpe, répandant ses organes internes sur la voie publique (ce qui devait être un crime). La colère lui étant passé, Bébert ressentit de l’inquiétude pour Éric, espérant qu’aucun des trucs à la forme bizarre et à l’odeur écœurante n’appartienne au petit Voyageur. Tout cela lui donnait l’envie de vomir mais l’inquiétude était plus forte et le son de la respiration, puis de la voix d’Eric fit pousser un soupir de soulagement au sans-abri. Il écouta ce que le jeune homme avait sur le cœur avec attention.

- Oui, ça va et toi ? Ouais, les statues sont lourdes, ouais, ouais. Moi non plus, j’aimerais pas m’en prendre une sur le coin de la goule… enfin, gueule.

La conversation atteignait un point culminant de… nullité et de platitude. Le clochard s’embourba dans une soupe de mots qu’il n’avait pas l’habitude d’employer, tentant tant bien que mal de socialiser avec le jeune reporter. Il se mit donc à lui raconter ses déboires dans le monde réel, ses rêves, ses objectifs, entrant dans une espèce de monologue plus ou moins interactif (mais qui n’obtenait aucune réaction de la part d’Eric, qui était adossé dans la pénombre aux dernières nouvelles du clochard.

Cela faisait du bien à Bébert de se livrer à quelqu’un, à un étranger qui n’allait pas le juger et avec qui il avait partagé tant d’évènements dangereux. Le moment était peut-être mal choisi mais le sans-abri avait besoin de se changer les idées, de ne pas penser aux restes des bandits dont l’apparence et l’odeur lui donnaient envie de rendre son déjeuner. Il parla un peu d’Eve, de son ambition de devenir guide touristique, de l’éventualité d’un partenariat entre lui et le Dreammag.

Puis, il s’enhardit et décida d’aller rejoindre Eric contre le mur. Il ne voyait pas le visage du Voyageur, ni ses réactions, et cela le perturba. Il s’approcha de la zone de pénombre, et ne découvrit qu’une vulgaire paroi et quelques aspérités.

Le morpheur n’était pas là. S’était-il réveillé ? S’était-il enfui, saoulé par le déballage de vie du new-yorkais ? Son petit cœur meurtri, le clochard se laissa tomber sur le sol, ses fesses heurtant quelque chose de mou, spongieux et rosâtre…

Prenant conscience de ce dont il s’agissait, il vomit et se réveilla au même moment, recouvrant le carton sur lequel il somnolait d’une espèce de flaque verdâtre.

- Maman, maman ! Regarde, le monsieur sans maison a vomi ! s’écria la charmante bambine d’un couple de touristes.

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