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 Quand on arrive en ville...[PV Arès]

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Lun 12 Juin - 18:53

Oooooh mais le masqué à présent à visage découvert se méprenait sur les intentions de Athom et sur le contenue de ses paroles. Il n'avait pas la moindre intention de faire du trash talk juste pour abaisser les défenses de son adversaire et le frapper. Il est bien au dessus de ce genre de choses. Non en fait, il parlait plus comme un sage qui essayait d’asséner une forme de vérité à son adversaire. Mais apparemment, le sphinx était bien trop embrumé par la peur, la colère et tout le reste pour l'entendre. Pendant que sphinx décidait de s'écorcher encore plus le cou et le visage comme s'il cherchait à rester méconnaissable, le lord canin continua ses propos de sa voix calme mais un peu enrouée par la fatigue de s'être battu depuis le début de la nuit.

- Tu as raison. je corrige ce que je viens de te dire. Tu n'es pas ce qu'on peu appeler à proprement parler un lâche... Du moins tu ne l'es plus papillon. Mais tu n'es toujours pas un VRAIS combattant et ce pour deux raisons. La première est que tu manque de résolution. Tu ne donne pas tout ce que tu as dans un combat ! Comment peux-tu te dire combattant ainsi ?! Le seconde est que tu ne sais même pas pourquoi tu te bats. Pour toi  même, pour les météors, pour tes amis, pour tes supérieurs, tes subordonnés, pour la gloire, pour la compétition, pour protéger, pour détruire ? Tu ne le sais pas toi même ! Qu'importe si la raison est futile, un combattant ait pourquoi il combat mais pas toi. Tu es un enfant Sphinx ! Tu ne sais même pas qui tu es et pourquoi tu es fait, ton but dans ce monde et c'est pour ça que tu te cache comme un lâche derrière ces masques ! Par ce que tu as trop peur de te confronter à ta réalité ! Tu n'es qu'un enfant ! Une larve !

Puis Sphinx passa à l'attaque tentant de prendre Athom de revers une nouvelle fois. Ce que vit venir le lord qui se tourna et tenta d'éviter l'attaque plutôt que la parer, ses pattes étant déjà bien assez blessées comme ça. Ça avait de quoi énerver encore plus sphinx, cette attitude presque paternaliste de Athom qui semblait presque prendre le voyageur en pitié. Comme si même si ce dernier essayait de lui dire « ce n'est pas grave !! tu essaies de me tuer mais c'est juste que tu es perdu, je te plains ». le pardon et la pitié sont parfois pire à vivre que la haine et la volonté de vengeance. Athom, de par son aura et ses paroles se rapprochait vraiment de ce qu'on pourrait appeler un moine guerrier. Plein de sagesse et d'humilité. Une force de la nature pacifiste qui sait cependant sortir les armes quand la situation l'exige.

A chaque frappe, sphinx projetait des gerbes de sang qui venaient éclabousser un peu Athom qui de voyait couvert de multiples petites brûlures chimiques à chaque coup qu'il évitait avec souplesse. Il contre-attaquait avec des attaques puissantes, rares mais ne frappant que quand il savait que son coups porterait au mieux. Il parvint ainsi à blesser lourdement l'épaule de Sphinx se blessant cependant une patte tant qu'elle était à présent incapable de bouger. C'était en quelque sorte un bras pour un bras grâce à la manœuvre suicidaire de Sphinx qui ponctua ça par un coup de tête gratiné qui fit reculer le lors qui se frotta la truffe avec son bras restant avant de continuer à parler à sphinx comme s'il était va voix de la sagesse.

- Tu as trouvé la résolution il me semble... Celle de donner tout ce que tu as dans ce combat ! Mais vas-tu trouver ta voie ? Par ce que moi... ça fait des années que je l'ai trouvé et que je suis prêt à tout perdre pour la suivre. Même prêt à mourir... Si tu ne sais pas pourquoi tu le fais, tu reste toujours aussi démuni.

Athom en même temps serra son poing alors que Sphinx le chargea, trompe en avant pour percer le lord canin. Son attaque porta, son appendice dégueulasse se plantant dans le bas ventre du lord et tenta d'aspirer le sang du lord qui était resté figé comme s'il voulait prendre l'attaque comme sphinx plus tôt. Les yeux jusque-là mi-clos du lord s'ouvrirent grand et prirent une couleur que Sphinx voyait pour la première fois depuis le début du combat. la couleur d'une fureur de vaincre indéfectible. Sphinx commençait à aspirer le sang du lord et s’apprêtait à lui recracher son propre sang à la face avec sa haine quand le poing restant du lord s’abattait sur le torse du morpheur. Sphinx ne sentit rien sur le coup. Il ne vit rien non plus. Il entendit seulement comme un claquement puissant. Ce n'était pas le bruit du poing contre son torse mais celui du poing du lord qui fouettait l'air avant de toucher son torse. Son coup avait atteint va vitesse du son. Un coup d'une puissance monstrueuse. Toutes les forces restantes et toute sa techniques peaufinée durant des décennies rassemblées dans un seul coup.

Le trompe de sphinx sortit du corps du lord alors que son propriétaire était propulsé à toute vitesse au travers de plusieurs immeubles qu'il traversé à toute vitesse. Sphinx traversa ainsi un quartier entier avant de finir au sol, inconscient, sonné par la puissance du coup envoyé par le lord qui garda sa position pendant plusieurs secondes.

- Je me bat pour mon peuple et je suis prêt à toute donner pour lui.

Le lord tomba à terre, un trou béant dans l'abdomen, un bras en bonne partie rongé par l'acide et couvert d'autres blessures. Il avait lâché ses dernières forces dans la bataille. Il était arrivé à sonner Sphinx mais il n'avait à présent plus la force de faire quoi que ce soit. Il sombra dans l'inconscience alors que son visage à terre regardait en direction du pavais, en flammes, le Kitsune duquel il voyait la tête derrière l'édifice.

- Je... je suis désolé. J'ai... manqué de résolution...

C'est ainsi que prit fin le combat sans doute le plus violent de cette nuit du Kitsune avec les deux protagonistes à terre séparés par un  quartier traversé de part en part par le passage d'un projectile vivant.

*****

Lysandre pour sa part, sortit de sa prison vit ve Juge en train d'envoyer Carvey se briser le crâne contre les remparts de la ville.Contrairement à Joël, il décida de ne pas rester sans rien faire et d'aider autant qu'il pouvait le juge en décidant donc d'abandonner la dague du temps à Verne qui s'enfuyait pour quitter le royaume avec son maigre butin mais butin en poche tout de même. Lysandre ne sous-estima pas la créature marchande bien que celle-ci sembla être en grande difficulté et lança plusieurs manipulations du flux temporel pour aider le juge. Cependant, son zèle le perdit en ruinant sa manipulation du temps. En effet, Si lysandre avait tenté de juste ralentir Carvey ou d'accélérer les mouvements de Nathanaël, le marchand n'aurait jamais pu agir assez vite pour se sortir de cette situation. Cependant, en lançant deux flux temporels opposés aussi près il fut une erreur de calcule. En effet, Si Carvey et Nathanaël avaient été un peu plus éloignés l'un de l'autre, ça aurait aussi fonctionné. Mais lysandre en utilisant deux flux temporels contraire sur deux cibles se touchant venait de créer un paradoxe temporel qui fit que ses deux manipulations du temps s'annulèrent juste mutuellement. En effet, comment ralentir carvey si on accélère nathanaël qui est donc censé accélérer la vitesse de déplacement du marchand ? On peut aussi prendre le problème à l'envers. Comment accélérer va vitesse de frappe de Nathanaël si on ralenti de l'autre main les mouvements de Carvey ?les deux flux temporels se dissipèrent donc presque aussi vite qu'ils furent déployés, comme s'ils n'avaient jamais été lancés. Si seulement lysandre avait été moins gourmand... son soutien aurait pu aider Nathanaël.

Lysandre ne perdit pas espoir et tenta de se projeter sur Carvey pour lui trancher ve poignet seulement, va distance était vraiment trop grande. Surtout la hauteur ! Premièrement, même avec son pouvoir, lysandre n'avait aucun moyen de sauter assez haut et puis son pouvoir n'avait pas assez de jus pour lui permettre d'agir à temps. En effet, l'action s'était déroulé en moins de 5 secondes. Moins encore si on compte le temps que lysandre avait mis pour manipuler le temps et tenter de comprendre la situation et qu'il devait agir. S'il avait tenté de projeter son couteau sur le poignet de carvey, ça aurait peut être marché... mais même, projeter son couteau à cette distance avec une telle précision, ça aurait été une réussite surnaturelle. Un énorme coup de chance. Les tentatives d'aider Nathanaël furent donc vaines pour le contrôleur du temps.

Cependant, il pouvait encore aider le juge. En effet, comme venait de le sentir Joël, Arcos, le prince fit son arrivée. Il venait de traverser le palais tel une furie. Iv fut suivi par toutes les flammes du palais qui ve suivaient comme aimantées par lui. C'est donc couvert d'un manteau de flammes que le prince fit une entrée majestueuse devant le Kitsune qui fixait à présent ve prince commes 'il reconnaissait sa valeur princière. Ve pavais était donc par cette entrée sauvé des flammes qui avaient été rassemblées par Arcos et un dernier obstacle se dressait cependant entre le Kitsune et les météors. Le prince jeta un regard autour de lui et découvrit Nathanaël et joel sur les remparts ainsi que lysandre qui se trouvait un peu devant le prince à sa droite. Le prince s'annonça alors :

- Je suis le prince Arcos et je vais vous massacrer voyageurs ! Il ne restera absolument rien de vous quand j'en aurai finit ! Le Kitsune m'en soit témoins !

Cette entrée arrangeait peut être plus les plans de lysandre qu'il ne le pense. En effet, l'objectif secondaire qu'il s'était fixé était d'affaiblir le royaume canin et/ou sa position au sein des élémentaires en imposant laya la pacifiste comme reine, alors que rien ne prouvait qu'elle reste toujours pacifiste soit dit en passant. Mais s'il tue Arcos, que le roi meurt et que laya est portée disparue, kidnappée par les obscures.... le royaume sera sans famille royale légitime et sera peut être en situation de guerre civile comme celui des reptiles après la célestiafest. Ce royaume sera donc incapable de soutenir un effort de guerre. En plus à 3, un juge, un soldat d'élite et un soldat, ils pouvaient le faire !

En fait nan ! Le juge demanda à Joël de s'occuper de tout ça après avoir juré contre le marchand qui sembla avoir disparu tout comme Joy. Nath' ordonna à Joël et lysandre de s'occuper du prince pendant que lui s'occupait du Kitsune avant que ce dernier ne disparaisse, la nuit approchant de sa fin. Mais le prince ne l'entendit pas de cette oreille, bien que couvert de blessures et visiblement déjà un peu épuisé par des combats précédents, il cracha une langue de feu vers le juge des météors avant d'orienter sa tête vers Joël puis lysandre tel un lance-flammes, tout en restant sur une position stable sur ses appuis, prêt à contre-attaquer ou éviter une attaque.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Mar 13 Juin - 0:23

Ce qui se passait dans le palais ne me plaisait pas du tout, je pouvais sentir les flammes que j’avais relâchées à l’intérieur des murs du bâtiment se rassembler en un seul point. Elle était attirée, manipulée, corrompue par quelqu’un ou quelque chose. Et je savais très bien qui était le fauteur de trouble qui allait encore pointer le bout de son nez pour barrer la route à nos plans. Ou plutôt pointer le bout de sa truffe, pensez ce que vous voulez. Je grinçais des dents alors que j’entends le Juge qui commençait à laisser sa colère s’exprimer, tournant rapidement le seul œil valide qu’il me restait pour le voir, seul, sans Carvey, et surtout sans sceptre. Bordel ! Mais il s’était passé quoi pendant que je me préparais à l’arrivée du prince ? Où est passé le marchand quoi ! Personne ne vol les affaires des autres et disparait dans la nature !...

Je laisse tomber cette partie des évènements pour tourner brusquement la tête en direction du palais, voyant Arcos le prince canin faire sa sortie dans les jardins du palais et donc faire face à la grande muraille. Celle où Nathanael et moi-même nous trouvions pour en terminer une bonne fois pour toutes avec le Kitsune. Si je dois bien avouer une chose c’est que ces chiens lâchent pas le morceau, faut croire que quand leur seule divinité est de la partie il n’y a plus de question à se poser. Merde, je vais pas me mettre à philosopher sur l’implication de la religion dans des conflits, c’est plus le boulot de ceux qui pensent que les choses se règlent par la parole… Des conneries. J’entends ce que vomit Arcos à notre gueule à nous, les voyageurs. Je serre le poing, très fort, je grince encore plus des dents alors que je fixe la créature depuis mes hauteurs. Mes émotions influencent mes flammes, elles deviennent encore plus voraces, impulsives. Je suis énervé, mes pensées me font mal à la tête, mes oreilles sifflent alors que le chien se permet de nous menacer. Trop c’était trop.

▬ J’en ai rien à foutre de qui t’es ou de quelles paires de couilles royales tu sors, sale cabot ! Tu te crois supérieur parce que nous ne sommes pas de ce monde !? Je vais te montrer que nous les voyageurs… NE SE BAISSERONS JAMAIS DEVANT LES CREATURES DANS TON GENRE !

D’un mouvement de la main je laissais les flammes que j’avais accumulée jusqu’à maintenant se déployer afin d’être prêt à les manipuler rapidement. Arcos décida alors de cracher son propre Feu sur nous, visant tout d’abord le Juge avant de les rediriger sur moi puis potentiellement sur Lysandre qui était pas loin du prince. Fronçant les sourcils, je bougeais rapidement le bras qu’il me restait afin de projeter mes flammes en guise de mur protecteur pour protéger Nathanael et moi-même. Je ne doutais pas de la puissance de l’élément du prince, mais JE suis un contrôleur de Feu, je me suis éveillé à Dreamland avec ce pouvoir, cette malédiction que je porte sur mes épaules depuis le début… JE suis le maître des flammes, et je ne me laisserais pas faire par une créature bâtarde qui croit pouvoir me surpasser sur la seule chose sur laquelle je pouvais me reposer dans ce monde qui me refuse, pour mon bien ou pour mon pire.

Je décide donc de prendre un pari risqué mais qui permettrait au moins à la recrue Lysandre de frapper directement le prince. Je fixe les flammes projetées par Arcos, utilisant ma seule main présente pour m’aider à me concentrer. J’essayais de visualiser, de différencier le torrent de flammes alors que mon élément se confronter à celui du prince… Je me concentrais quelques secondes avant de pousser jusqu’à mes limites mon contrôle sur le Feu, mes flammes qui formaient un mur jusqu’à maintenant ayant changée de direction pour désormais encercler celles d’Arcos et se resserrer tellement jusqu’à les étouffer… Non, jusqu’à les absorber pour qu’elles deviennent mes propres flammes. Ce sale chien avait bien réussi à se créer un manteau de Feu à partir de mes flammes, alors j’allais pas me gêner pour en faire de même !

Pourtant au même moment je sens que mon corps approche de ses limites, mes blessures saignant dangereusement alors que la plaie au niveau de mon bras coupé se rouvrait, dû au déchainement d’énergie que je déployais pour cette dernière action. Ce dernier assaut qui doit nous permettre de nous débarrasser de cet obstacle. Les flammes comme possédaient par ma volonté suivaient le mouvement de ma main, s’envolant quelques mètres avant de fondre directement sur le prince. Je crachais du sang alors que je venais de franchir mes propres limites, mais je décidais de poursuivre cette ultime attaque jusqu’au bout sur Arcos, afin de lui faire comprendre que les voyageurs ne doivent jamais être sous-estimés !

▬ LYSANDRE ! C’EST NOTRE SEULE CHANCE ! MONTRE LUI A QUI DOIT APPARTENIR DREAMLAND !!!!

Bien sûr, je n’avais plus assez de force pour achever une créature comme le prince, même avec une attaque de cette envergure… Mais Lysandre lui le pouvait ! Il doit attaquer au moment où Arcos encaissera l’attaque ou essayera de l’esquiver ! Il pouvait trouver le moment où le prince fera une erreur et la recrue devra lui planter sa dague dans le cœur !

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Mer 21 Juin - 19:05

À moitié inconscient, l'homme au visage découvert et couvert de sang réfléchissait aux paroles d'Athom. Le guerrier légendaire l'avait qualifié d'enfant, en insistant sur le fait que le masqué n'avait pas de résolution, ni de raison de se battre. En somme, il avait fait écho aux pensées du morpheur jusqu'à ce que le Sphinx passe à l'attaque et parvienne à obliger le Lord à maintenir un corps-à-corps défavorable au prix de son épaule.

Il était ensuite parvenu à transpercer le bas-ventre du Lord, mais n'avait pas pu pousser plus loin Athom dans ses retranchements. Le guerrier légendaire avait alors ouvert ses yeux en grand et envoyé balader Sphinx à l'autre bout du quartier. Le masqué en avait perdu conscience, et ne l'avait regagnée qu'une demi-heure plus tard.

Se sentant extrêmement faible, sa seule consolation était que le Lord devait être dans un état similaire et ne pourrait gêner Nathanaël et Joël. Le sang qui s'écoulait le long du corps du général rongeait les décombres qui s'amoncelaient autour de son corps, transformant la roche en nuage de poussière.

- Athom a raison. Il me faut trouver un but. La mort de Liam m'a fait perdre tous mes repères et si je ne trouve pas de véritable raison de me battre, je ne pourrais jamais avancer. Me battre pour me battre, m'entraîner pour devenir plus fort dans le seul but de vaincre des adversaires plus forts mais sans avoir d'objectif final... Tout cela est vide de sens. Il fut un temps, je voulais me venger de mon seigneur cauchemar ou juste échapper à mes créanciers... Et maintenant, je me bats pour des idéaux qui ne sont pas les miens, aux côtés de personnes avec qui, dans la majorité, je n'ai pas d'affinité... Et j'ai même entraîné Joël dans cette galère, même s'il semble bien s'y retrouver.

L'homme au sang acide tenta de se relever, sans succès. Ses membres supérieurs, habituellement dotés d'une force herculéenne, refusaient de porter son corps. Dans son état, un Major ou un Baby ambitieux aurait tôt fait de l'achever et de s'arroger le mérite de son exécution. Un bref regard autour de lui l'avertit qu'il ne risquait toutefois rien, surtout que sans son masque personne ne pouvait le reconnaître. Hormis son sang corrosif, il n'avait plus ses ailes, ses membres supplémentaires ou ses trompes.

- La seule chose positive dans mon actuel état d'esprit, c'est que je suis en mesure de ne pas redouter la mort et donc dans la capacité de prendre des risques plus ou moins calculés, ce qui est nécessaire lorsqu'on se bat contre des adversaires plus puissants ou même d'égale puissance. C'est ce qui me manquait, jusqu'à présent : mes adversaires donnaient tout ce qu'ils avaient et j'essayais de m'économiser un maximum. Et si je gagnais, c'est seulement parce que je les dominais totalement sur le plan physique, ou alors parce que j'entrais dans une folie meurtrière qui me permettait de prendre les risques nécessaires à leur mise à mort. Il faut que je retire de ce combat les leçons nécessaires à ma survie, voire à ma victoire, à mes affrontements futurs.

Il s'arrêta  un instant de causer tout seul et apprécia la brise qui caressait son visage. Cela faisait tant de temps qu'il n'avait pas endossé le déguisement d'Henri et put apprécier la fraicheur de l'air libre.

- Je me doute que tu ne m'entends pas causer, mais merci Athom. Ce combat m'était nécessaire pour tourner la page avec Liam et les météors... et pour comprendre qu'il me faudrait me trouver un véritable objectif et ne pas me contenter d'assumer des fonctions qui n'ont plus de sens à mes yeux...

Et ce fut sur ces dernières paroles que le démasqué se réveilla.

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Lysandre Videl
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Sam 24 Juin - 7:26



C'est inutile.

Lysandre s'arrêta de courir et coupa les flux temporels accélérateurs dès l'instant où il comprit qu'il ne pourrait pas atteindre sa cible. De toute façon, la tête de la créature se dirigeait droit vers les briques, dans 2... 1...

...

Le Contrôleur du Temps ferma les yeux, se pinça l'arête du nez et inspira profondément. Le type venait littéralement de disparaître. Pourquoi, comment, il avait bien sa petite idée sur la question. Peut-être avait-il fait son vœu pour se tirer avec le sceptre. Quoi qu'il en soit, l'artefact était perdu. Rouvrant les yeux, le Meteor dressa un sourcil et tenta de percevoir les flux temporel autour de lui. Oui, le temps semblait toujours couler autour de son corps. Il claqua même des doigts pour créer de petites étincelles invisibles de son propre pouvoir. C'était ça, il avait toujours le Contrôle du Temps. Et pourtant, s'il faisait un petit récapitulatif de ses efforts depuis le début de la nuit...

Retourner un gang sans foi ni loi : échec.
Venger la mort d'un frère d'armes: échec.
Trancher une créature absurde: échec.
Trouver la chambre de la princesse: échec.
Faire un speech à la princesse: échec.
Sauver un garde pour en faire un argument face à la princesse: échec.
Devancer l'obscur Ares dans la traque de la princesse: échec.
Princesse Laya: perdue.
Faire en sorte que cet abruti de Verne répare la chose: échec.
Conserver la Dague du Temps : échec.
Dague du Temps: perdue.
Empêcher Joy de contrarier le cours de l'Histoire: échec.
Empêcher une créature de se tirer avec le Sceptre d'Athia: échec.
Sceptre d'Athia : perdu.
Contrôler le motherfucking time : motherfucking échec.

Décidément, cette première nuit de retour aux affaires, celles qui comptent et qui pèsent vraiment dans l'Histoire, ce n'était vraiment pas sa nuit. Il avait perdu beaucoup trop en échange de trop peu. C'était peut-être un signe qu'il n'était pas assez fort. A moins qu'il ne mette pas assez de cœur à la tâche.

Il leva les yeux vers le Kitsune d'un air contrarié. Il venait de perdre la Dague du Temps pour rien, et la présence de la déité onirique n'était peut-être pas étrangère à toutes ses déconvenues. La seule manière pour qu'il se réveille et ne tire pas à vue sur le premier malfrat venu pendant son service, il la connaissait. Pour que sa nuit ne soit pas complètement morte, il fallait que le Kitsune ne voie jamais son Aube, et meure à la place. S'il fallait que Lysandre réussisse une chose cette nuit, c'était d'empêcher l'Aube.

Il jeta un coup d’œil au Juge Mullens, désormais libre de faire ce qu'il aurait déjà dû faire bien plus tôt. Ce dernier leur lança d'ailleurs ses dernières instructions, au soldat d'élite et à lui-même, avant de se retourner vers leur objectif final.

Des éléments prometteurs ? Je n'ai tenu aucune de mes promesses, cette nuit. Songea le Voyageur temporel en fronçant les sourcils, en se retournant vers l'arrivée fracassante du prince du royaume, et en resserrant son étreinte autour de la poignée du couteau de combat.

Arcos sembla prendre une profonde inspiration, préparant quelque chose. Il fallait le tuer pour permettre au Juge Mullens de réussir. C'était la seule option possible. Le roi mourrait, le prince mourrait, le Kitsune mourrait... Mais la princesse était aux mains des obscurs. Lysandre avait l'intime conviction que le royaume Canin tomberait entre les mains du Royaume obscur. Mais il n'en avait rien à faire, il pouvait bien arriver l'Apocalypse sur cet endroit, tout ce qu'il voulait désormais c'était le voir tomber en déliquescence.

Il y eut un échange entre le soldat d'élite Hamel et Arcos, après quoi ce dernier cracha sa gerbe de flamme. C'est dans ces moments qu'avoir un puissant Contrôleur du Feu à ses côtés est toujours agréable. Joël fit quelque chose avec son pouvoir, il enroba les flammes du cabot princier, et les retourna contre lui. D'un cri, il poussa Lysandre à faire la seule et unique action qu'il restait à accomplir désormais, alors même que le Contrôleur du Temps s'élançait dans le sillage du brasier, droit sur le royal canin. Ainsi, c'était à lui de le faire.

"A qui doit appartenir Dreamland ?" Je le sais, nous le savons, nous les Meteors... Et le reste de l'onirisme va l'apprendre.

Dans un Swift Tailor, lame au clair, le Voyageur temporel fondit à toute vitesse sur la bête. Qu'elle encaisse les flamme de Joël ou qu'elle les esquive, il saurait trouver l'instant subtil, le moment fugace et saisissable par l'intime conscience du temps qu'il était seul à pouvoir appréhender. Lysandre se retrouva au contact avec Arcos, plongea son regard dans le sien, et claqua sa technique Underhand Trick. L'acier s'insinua dans un mince couloir temporel, et feinta le prince dans le temps et dans l'espace.

L'idée: lui faire croire être attaqué à la carotide à un instant précis. L'objectif: frapper droit au cœur une micro-seconde après.

La lame se plongeant dans la chair du cabot, Lysandre s'approcha de son oreille et lui susurra:

"Vois ton royaume sombrer dans l'oubli. Contemple ta dynastie s'éteindre et le ciel s'embraser sous ta propre flamme dévoyée. Observe une dernière fois ton dieu obsolète s'évanouir dans les limbes d'où il n'aurait jamais dû sortir. Admets la seule et unique vérité. Cette douleur, c'est réel. La réalité, pure et dure, tout ce qui importe au bout du compte. Tu entres dans le sensible le plus concret qui soit, proche de l'humain dans toute sa splendeur,comme tu ne l'as jamais été. L'Aube venue, il ne restera plus rien de toi. Ta marque onirique s'éparpillera dans le Temps comme des cendres sous les braises et des larmes sous la pluie. Aussi sûr que la chaîne autour de mon poignet demeure le symbole du vrai monde à travers le rêve, nous allons triompher de toi et des autres, vous nos créatures, nous vos créateurs. Vos maîtres légitimes. Les Meteors, les Voyageurs, les rêveurs..."

Son visage se contracta sous l'effort alors qu'il tournait et retournait le couteau dans la plaie, serrant le prince dans une étreinte mortelle. Peu importait les circonstances, qu'Arcos se débatte ou se roule pour chercher l'air et la vie. Lysandre y apporta un point final, déclamant d'un ton sans appel :

"Ce monde nous appartient."
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Sam 24 Juin - 16:40

Joël mettait ses dernières forces dans la bataille pour tenter de prendre le contrôle des flammes d'Arcos. Déjà, il parvint avec succès à les empêcher de toucher le juge qui venait de tourner le dos au prince pour enfiler des gants magiques, lui permettant de toucher le Kitsune avant de sauter en direction du bas du dos de ce dernier. Il allait le faire, arracher une queue du Kitsune qui observait le prince s'agiter face aux deux météors.

Par ce que oui, c'est ça notre préoccupation ici. Le combat de joël et lysandre contre le prince canin.  Joël parvenait tant et si bien à prendre le contrôle des flammes d'Arcos qu'il parvint à le dépouiller de son manteau de flammes. Mais il était incapable de mettre plus de force dans ce feu pour tenter de brûler le prince des chiens. S'il avait été plus en forme, il aurait peut être pu espérer parvenir à ce résultats mais son état d'épuisement l'en empêchait. C'est donc entièrement intouché ou plutôt non blessé par l'attaque de flammes de Joël que Arcos se retourna vers lysandre. Il devait d'abord s'occuper de celui-ci avant d'espérer vaincre Joël au corps à corps. Il avait assez vite compris la situation notre brave prince. Comme quoi, il est pas si con. Il avait vu que Joël était pas au sommet de sa forme mais que c'est pas pour autant que ses flammes le blesseraient, il devait donc d'abord s'occuper de l'autre avant d'achever Joël et de présenter ses cendres à Béhémus, ça lui ferait certainement plaisir.

Mais il n'avait pas prévu les changements soudains de trajectoire de Lysandre. C'est quoi ce pouvoir qu'il a ce voyageur ?! Un téléporteur ?! Nan c'est pas ça ! On dirait qu'il se téléporte ou qu'il devient  plus rapide mais c'est pas vraiment ça non plus. Il enflamme une de ses pattes avant en tentant une attaque sur le météor qui disparut soudain et réapparut pour tenter de lui planter sa dague dans le cou. Il tenta une esquive mais c'était une nouvelle feinte faite avec son pouvoir et le coup fut destiné au torse de la créature. La dague passa entre deux côtes et Lysandre commença à tourner la dague pour faire souffrir le prince dont l'air fière avit disparu, tordu par une grimace de douleur. Une fois que Lysandre eut finit son discours, le regard du prince reprit un peu de sa superbe. Il déploya les forces qui lui restaient en combat pour coller un énorme coup de sa patte griffue sur Lysandre, coup qui brûla et projeta le voyageur à lka fois, le forçant en plus à lâcher sa dague qui resta fichée dans le torse de la créature, non loin de son cœur.

- Je t'autoriserai à me parler seulement quand tu seras mort misérable voyageur ! Aaaaaaargh!!

Il tentait de retirer la dague mais sans succès à cause de ses pattes griffues. Et c'est pas plus mal par ce que si on retire la dague, il va pisser le sang et se vider et c'est certain qu'il mourra. Alors que si c'est fait médicalement, avec des soigneurs non loin, il pourrait survivre.

- Votre monde ! Hahaha ! Vous prenez vos rêves pour des réalités ! Qu'est ce qui vous fait penser que c'est votre monde ?! Hein ?! Ce monde est le notre à nous les créatures ! C'est vous les esprits éphémères ! C'est vous qui n'êtes que de passage dans ce monde !

Il se tordait de douleur en disant cela avant de se relever et de déployer tout autour de lui de puissantes flammes, Et en fait, plus ça allait, plus les flammes s'étendaient, se rapprochant de Lysandre qui serait totalement incapable de passer une brasier comme ça. En plus, la colère et la douleur, ainsi que la détermination du prince rendait son contrôle sur ses flammes plus puissant. Joël n'aura pas autant de facilité que plus tôt pour prendre le contrôle de ce feu.
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Joël Hamel
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Sam 1 Juil - 14:29

Bien Lysandre ! Voilà comment on plante un prince ou tout autre con d’une famille royale ! Je pouvais pas m’empêcher de m’imaginer un instant en train de faire la même à ce salaud de Behemus… mais hé, j’ai toujours le droit de rêver. Un jour j’aurais ma revanche, sûrement, peut-être… Enfin bref, c’est pas le sujet d’aujourd’hui. Pour le coup le blondinet avait bien réussi à poignarder chirurgicalement Arcos, ses feintes étaient super bien placées ! Je suis content de l’avoir dans mon camp que contre moi pour le coup. Cependant… Faut croire que c’est pas une bête avec des gênes du Royaume du Feu pour rien : son élément était lui aussi affecté par ses émotions et là j’imagine très bien à quel point il devait être énervé.

J’essaye de reprendre une respiration assez calme, j’y arrive pas. Je sens mon cœur battre à fond dans ma poitrine, ça m’empêche d’avoir les idées claires, voir le prince autant déployer son Feu ça m’énerve, ça me rappelle l’élément de connard de Seigneur, ça me donne envie de le lui faire bouffer. Ma main et mes jambes tremblent légèrement, rien de visible vu de loin mais c’était un fait j’avais déjà dépassé le point de non-retour avec mes capacités actuelles. J’avais réussi à renvoyer les flammes d’Arcos une première fois, je ne pense pas que la seconde se passera aussi facilement. Le chien est énervé, il sacrifie le contrôle pour la puissance, pas con. Je le regarde alors qu’il essaye de retirer le bout de métal planté dans son torse, il abandonne, trop compliqué et dangereux sûrement.

Il continue de nous vomir dessus son délire, des rêves pour des réalités ? A qui il appartient ? Tss, je crois que son cœur pompe plus assez de sang pour son cerveau. J’essaye de rester calme, je le regarde depuis le haut des remparts… J’ai pas la force de descendre et assister Lysandre, la seule chose que je peux faire c’est attendre… Et le provoquer.

▬ T’as vraiment rien compris hein ? Tu me diras, ça m’étonne pas que tu comprennes pas, même des seigneurs avec des siècles voir des millénaires comme ce chien de Deus n’ont toujours pas saisi le message… C’est pas qu’une question de créature ou de voyageur pauvre con ! Il n’y a que les rêves et les cauchemars dans ce monde… Et pour les rêves de ceux qui me sont chers, j’hésiterais pas un seul instant à éclater toutes les saloperies dans ton genre !

Une attaque enflammée partait sur Lysandre, je pourrais pas la dévier à temps, je sais même pas si je pourrais le faire de manière efficace. Je fais confiance à son agilité pour s’en sortir. Je regarde le prince alors que de nouvelles flammes apparaissaient sur ma peau, le défiant en lui faisant signe de se ramener avec ma main.

▬ Tu veux vérifier qui de nous deux vivra une existence éphémère ? Viens ! Je vais te montrer à quoi ça ressemble le pouvoir du Feu !

Bordel dépêche-toi Nathanael, ça devrait pas être compliqué de voler la sucette à un enfant qui bouge pas depuis 20 tours ! Je pourrais sûrement repousser Arcos avait un Bombo surprise au moment où il grimpera jusqu’à moi… Mais je sais pas comment les choses se passeront après.

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Dim 2 Juil - 7:50



"Argh !"

Lysandre fit son vol plané dans les règles, une violente douleur lui ébranlant toute la surface du thorax. Il atterrit lourdement sur le dos quelques mètres plus loin, crachant un peu de sang sous l'impact. Dans un grognement, il se mit à quatre patte, stabilisa ses membres et se releva en observant le prince cabot se débattre sous l'effet de son couteau. Alors que Lysandre tenait de nouveau bon sur ses deux jambes, le royal chien fit de même avec ses pattes, cherchant à se débarrasser sans succès de l'arme fichée entre ses côtes.

Il déblatéra quelques inepties chères aux créatures, tout en déployant ses flammes. Ces propos piquèrent au vif le Voyageur temporel en train de regarder son costume de Meteor déchiré, ouvert sur les chairs calcinées et sanguinolentes de son torse. L'un des complexes du jeune homme venait d'être atteint: ne pas être immortel. Savoir qu'un jour, il disparaîtrait, son passage sur le monde ne laissant d'autres traces que ce qu'il aurait accompli jusque là. Et, durant ce laps de temps, les secondes, les minutes et les heures s'égrenant inexorablement, sans pouvoir être arrêtées qu'à Dreamland. S'il avait triomphé de la phobie en devenant Voyageur, il n'avait pas abandonné pour autant de l’amertume associée à ses démons. C'est à ce moment que le soldat d'élite Hammel répondit, ne pouvant sans doute souffrir plus longtemps l'arrogance de cette chose en train de mourir.

Les flammes se rapprochaient de Lysandre, la chaleur grimpant rapidement près de lui. Plus d'arme, seulement son pouvoir et lui seul pour permettre au Juge Mullens d'en finir. Qu'est-ce qu'il fabriquait, d'ailleurs ? Il allait encore falloir occuper Arcos, au moins le temps que cette queue soit tranchée, au mieux jusqu'à ce que le prince rende son dernier aboiement. Esquissant une grimace en encaissant la douleur provoquée par les griffes de feu, le Contrôleur du Temps se mit alors à courir dans tous les sens tout en déployant sa technique d'accélération temporelle, tout autour du prince et de son dôme de flammes. Toujours suffisamment près pour que ses gouttes de sueur lui rappellent la dangerosité du feu, jamais assez pour se brûler réellement. Sa course erratique rappelait vaguement le vol statique et inégal d'une libellule, sans doute une véritable plaie pour le prince canin qui ne devait pas savoir où frapper.

"On ne vit pas longtemps... Mais on est bien là. Toi... tu n'existes pas ! Et nous te le rappelons à chaque instant. Clama le Meteor d'une position à une autre, le son de sa voix parvenant aux oreilles d'Arcos à la manière d'un effet Doppler."

On avait donc deux Meteors en train d'insulter et de provoquer un Prince de Dreamland à la manière de gars des banlieues harcelant un bourgeois du Seizième, en mode "va mourir" jusqu'à ce que le Juge achève son oeuvre. Il était TEMPS, Nathanaël !

Si Arcos finissait malgré tout par tourner son attention sur le Juge, Lysandre se tenait prêt à déployer absolument tout ce qui lui restait en réserve pour freiner autant que possible la vitesse de propagation des flammes. Mais avec un peu de chance, la créature rendrait l'âme avant, épuisée par les esquives du Contrôleur du Temps. C'était de toute façon une course d'endurance. Lysandre souffrait terriblement des blessures occasionnées par la créature.
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Lun 3 Juil - 22:12

Il prit une profonde inspiration. Derri-re lui, c'était l'enfer. Littéralement. Le feu se déchaînait. Mais sa concentration n'en était pas moins absolue. Il faisait fie de la bataille entre ses hommes et le prince canin. Il regardait le dieu canin droit dans les yeux, sérieux, grave. Il pesait complètement la conséquence de son acte. De leurs actes à eux les météors, de ce qu'il s'apprêtait à faire. C'est lentement qu'il s'était mis à enfiler des gants. On se demandait ce qu'il avait en tête. Il avait cette créature voleuse en tête. Il n’arrivait pas à se l'enlever. Comment allait l dire à Silva et kyle qu'il avait bêtement perdu le sceptre à cause d'une créature. Même pas un seigneur, un lord. Un vulgaire marchand ! Allez ! Il faut arrêter de penser à ça. Ça hurle derrière lui. En ville quelques combats font encore rage mais de moins en moins nombreux. Ça sent le feu, les cendres, la destruction et le sang.

Il prend une autre grande respiration, les yeux fermés. Il fixe alors le dieu canin qui ne regardait plus les combats. En fait, il avait tourné le doc à la capitale et s'apprêtait à s'en aller. La nuit du Kitsune touchait à sa fin. C'est le moment. Il se plie sur ses genoux et saute en direction de la créature légendaire d'un bond rapide et puissant de plusieurs mètres. Quelle force ! Il attrape au vol l'une des queues du renard géant et atterrit au sol. Il retient de sa force herculéenne l'avancée de la créature qui cesse alors de progresser. Elle se fige, pousse sur ses pattes pour tenter d'avancer, sans succès. Le voyageur met encore plus de force dans sa préhension du membre du monstre géant. La bête recule. Il lâche la queue et effectue un autre bond pour se rapprocher du kitsune. Il saisit une autre des neuf queues de la bête à la base cette fois. Elle est énorme. Il n'arrive pas à la saisir parfaitement d'une main. Il met toute sa force dans cette poigne tant et si bien que ses doigts s'enfoncent dans la chaire du Kitsune qui saigne alors et glapit de douleur sans cependant parvenir à se défendre. L'autre bras du juge des météors s'active alors. Sa main se pose sur la croupe du dieu canin. Et il commence à tirer. Il met la puissance phénoménale de son corps qu'il maîtrise à la perfection pour tenter d'arracher la queue de ce pauvre animal. Des veines se gonflent sur la tempe et sur les bras du juge. Après quelques secondes à forces, d'un coup, la résistance disparaît. La queue se retire du reste du corps de l'animal géant qui tombe alors à terre en un glapissement terrible. On sentait la douleur de l'animal légendaire dans ce cri qui fit frémir tous les chiens du royaume. Le Kitsune tomba sur le flan et peu à peu disparut, s'estompa comme s'il n'avait jamais existé, comme un mirage.

Juste à côté de ça, le juge tenait encore dans sa main l'énorme queue géante du Kitsune arrachée. Cette dernière commença peu à peu à changer de forme. Elle rapetissait pour prendre la forme d'un sceptre recouvert d'une sorte de fourrure. On aurait dit que l'objet était fait de chaire, et de sang, que c'était biologique. Un sceptre de 35 cm de long surmonté d'une petite tête de renard. Le juge le regarda avec une sorte de sourire en coin. Il avait perdu un sceptre pour en gagner un autre. Quelle ironie. En tous cas il était heureux. Les légendes étaient vrais ! Celui qui arrache une queue du Kitsune obtiendra un puissant objet magique chargé de la puissance du dieu canin. De puissants pouvoirs de guérison. Il se tournait vers la ville et d'un saut arriva en haut des remparts aux côtés de Joël. Sous ses yeux, le prince canin à terre, mort. La vue de la mort de son dieu l'avait terrassé. Au moment où il vit le Kitsune succomber, les flammes autour de lui s'étaient éteintes et il s'effondra. Si on regardait le cadavre encore brûlant du prince, on pouvait voir que des larmes avaient coulées de ses yeux clos. L'impensable pour lui était arrivé et cela était venu à bout de ses dernières forces. Il était mort presque immédiatement après ça. Aux 4 coins du royaume on pouvait entendre les cris, les pleurs, les hurlement de loups s’élever comme un ultime hommage à un dieu assassiné. Il contemplait son œuvre, leur œuvre sans aucune trace de réelle satisfaction. Puis il ouvrit va bouche et sa voix puissante porta dans toute la ville. Tout le monde pouvait l'entendre.

- Votre dieu est mort ! Le Kitsune est mort ! Votre prince est mort ! Votre royaume est à terre ! Nous avons fait ça ! Les météors ont terrassés votre dieu et votre puissance. Que cela serve d'avertissement à tout Dreamland. Nous ! Les voyageurs ! Ne sommes pas vos inférieurs ! Nous ne sommes pas plus faibles que vous les créatures ! Nous vous l'avons prouvés cette nuit encore ! Que cette nuit serve de leçon à votre peuple ainsi qu'à tout Dreamland.

Un écho persista sur ses derniers mots alors qu'un silence de mort avait envahit toute la ville. Nathanaël se tourna vers Joël puis le sceptre dans sa main. Il pointa alors le sceptre vers Joël. Un nuage vaporeux sortit du sceptre et vint entourer Joël qui pouvait se sentir entouré d'une aura réconfortante, douce. Ses douleurs disparaissaient, et il sentait l'énergie qui l'avait quitté revenir. Et mieux encore, la blessure sur son visage se refermé, il pouvait de nouveau voir de son œil touché et son bras repoussa doucement. Nathanaël sourit à Joël. En fait, il faisait ça surtout pour tester les effets du sceptre. Mais il faudra allers plus loin pour découvrir ses capacités réelles. Ses limites.

- Brûles moi ça... et partons !

Il dit juste ça à Joël alors que son regard s'était porté sur le palais royal. Il attendit que Joël s'exécute et que Lysandre les rejoigne pour quitter le royaume. Ils s'éveillèrent peu de temps après. Les météors l'avaient fait. Ils avaient vaincu le royaume canin et tué le Kitsune. Mais un tel acte ne restera très certainement pas impunis.
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Joël Hamel
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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Mar 4 Juil - 14:44

Ca commençait à sérieusement chauffer par ici, le prince des chiens a vraiment décidé de puiser dans ses dernières ressources pour alimenter ses flammes. C’est comme si son propre sang lui servait d’huile, et sa rage comme étincelle pour allumer le tout. J’avais beau regarder de haut Arcos, je sentais mes jambes trembler de plus en plus à force d’insister à rester debout. Si je gardais pas une certaine image devant mon adversaire, comment je pourrais attirer son attention ? Surtout que comme le prince… J’étais un homme fier, impossible que j’admette ma défaite aussi facilement. J’empathie un peu avec lui, je connais pas toute l’histoire qu’il porte sur ses épaules mais je le ressens à travers ses flammes, il n’a pas vécu de très belles journées jusqu’à maintenant. Malheureusement j’ai ma propre histoire à continuer, et je ne pouvais permettre un nouvel échec se rajouter dans mes hauts-faits. Empathie ou pas, je reste un Meteors, et il reste une créature. L’un de nous deux mourra ce soir, et je compte bien être celui qui repartira la tête haute, et sur ses épaules.
 
Lysandre était probablement du même avis que moi, le soldat décidant de tourner autour du prince des chiens pour le déstabiliser. Bonne stratégie, ça me laissera quelques secondes supplémentaires pour rassembler mon souffle et me recharger un minimum en énergie. Je ne quittais pas du regard les yeux haineux de la créature, directement pointée sur moi ainsi que sur le Kitsune dans mon dos. Je l’attendais, je patientais ce duel au sommet des remparts… Mais ce combat n’aura jamais lieu. Derrière-moi j’avais finis par l’entendre, quelque chose que j’étais préparé à entendre depuis le début de cette soirée, le cri que nous étions venus arracher : le Kitsune venait de mourir. Dans ma surprise je me retourne dans la direction du Juge, le voyant recouvert de sang… Et avec un sceptre entre les mains. Le Kitsune disparaissait petit à petit, rendant son dernier souffle dans un silence morbide alors que son dernier hurlement fut si triste et douloureux. Mon corps sentait un autre souffle être arraché, mes flammes réagissant à celles d’Arcos. Je regarde le prince qui tombait à terre, à bout de force. Je n’avais pas besoin de vérifier pour constater que son Feu faiblissait, lentement, doucement… Avant de disparaître.
 
Notre dernier ennemi venait de mourir, l’ultime rempart face à notre objectif était tombé, le bouclier de notre cible était brisé… Au même titre que le cœur du royaume tout entier. Nathanael montait lui aussi sur le rempart, à côté de moi, utilisant sa maîtrise de son corps pour décupler le son de sa voix et annoncer à tout le royaume notre victoire. Pas celle des Meteors, pas celle des soldats qui se sont battus, mais la victoire des voyageurs. Je perdais mes forces, tombant à genoux alors que j’ai dû mal à rester droit en utilisant mon unique bras valide. J’avais perdu beaucoup de sang, beaucoup d’énergie… Si le combat avait duré, je serais sûrement mort moi aussi. Dans toute la cité je pouvais entendre les échos des pleurs des créatures, la perte de leur divinité était trop cruelle pour elles. C’est comme si je pouvais entendre le royaume tout entier alors que moi-même je n’étais qu’à la capitale. Alors que tout commençait à devenir sombre, je sentis une chaleur réconfortante… C’était différent de mes flammes, c’était plus doux, plus saint, plus agréable… Mon esprit se vidait alors que je sentais la douleur disparaître, remplacée par une sensation de confort. Doucement j’ouvrais l’œil qui avait été frappé par le chien mafieux, passant un nouveau regard sur les alentours du palais. Des chiens se prosternaient, écroulés… Tous avaient la tête baissée, les larmes étant la seule chose qu’ils pouvaient laisser échapper.
 
J’observais avec silence la foule en larmes, mes doigts fraîchement reformés tremblant légèrement. Je ne savais pas si ces tremblements étaient dus à mon soin soudain et donc à la reprise de sensations, je ne savais pas… J’entendais l’ordre du Juge qui m’ordonnait de brûler le palais, ou du moins ce qu’il en restait. Je regarde Nathanael un instant, je me sens hésiter au fond de moi… Avant que je ne sente mes flammes apparaître sur plusieurs parties de mon corps. Je regarde mon Feu entre mes mains, même si au final mes yeux se perdaient dans l’élément destructeur de Dreamland. Je serre le poing fermement, plus qu’il ne faudrait. Je sens mes ongles déchirer lentement ma paume… Ce Feu était bel et bien le mien, je suis un contrôleur de Feu, je n’ai d’autres choix que de suivre cette route, ce chemin qui me mènera vers d’autres combats, vers d’autres créatures, vers d’autres personnes qui pleurent mes actes… Depuis quand ai-je commencé à douter de mes convictions, moi, Joël Hamel ?...
 
Joël resta silencieux pour le reste de la nuit alors qu’il descendait du rempart, marchant en direction du palais. Il passa à côté du corps inerte d’Arcos, lui adressant un regard mitigé, plusieurs sentiments et émotions se mélangeant dans l’esprit et le cœur du contrôleur de Feu. Sans tarder il fit appel à son contrôle des flammes pour intensifier celles qui étaient déjà présente dans la bâtisse, les rendant plus sauvages, affamées, destructrices… De ses mains il manipulait le Feu, le guidant à travers les murs du palais afin d’embrasser entièrement ce dernier, allumer un incendie qui ne s’éteindra qu’au moment où il n’y aura plus âme qui vive à l’intérieur de ces murs… Le contrôleur se tournait alors vers ses deux camarades, marchant dans leur direction et les dépassants même. Il rabaissait son foulard, le mettant légèrement plus bas alors qu’il gardait la tête baissée. Quelle ironie, il était prêt à mourir pour ses aspirations égoïstes contre des guerriers protégeant leur famille et leur divinité. Au bout du compte, les guerriers étaient morts en échouant, et lui repartait indemne… Sans pour autant oser garder la tête haute alors qu’ils fuyaient les rues de la capitale.
 
Il se réveillait sur son canapé, ouvrant légèrement les yeux. Jamais il n’avait éprouvé un tel réveil depuis qu’il était devenu voyageur. Son « rêve » avait généré bien plus de noirceur qu’il ne le pensait, ses paupières lourdes et son esprit embrumé venant à renforcer cet étrange sentiment qu’il ressentait. En relevant légèrement la tête, il pouvait voir tous ses chiens à ses côtés, les plus gros étant couchés en bordure du canapé tandis que les plus petits étaient posés contre le père de famille. Ils se sentaient rassurés en présence de Joël, mais ce dernier pouvait quand même les sentir trembler alors qu’ils étaient toujours endormis. Le voyageur senti quelque chose se briser en lui alors qu’il venait à prendre le plus jeune de ses chiens entre ses bras, Jackie. Il le ramenait contre lui alors que sa voix tremblait légèrement, ses yeux devenant humides et chauds alors que les larmes commençaient doucement à tomber.

 
▬ Je suis désolé… Pardonnez cet imbécile…
 
Joël pleurait en silence alors que ses animaux se réveillaient un par un, observant leur maître se détruire lentement à l’intérieur alors qu’ils allaient tous contre lui, certains allant lécher ses joues salées par ses pleurs. Joël faisait face pour la première fois à ce sentiment qu’il avait toujours fuis…
 

Regret.

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MessageSujet: Re: Quand on arrive en ville...[PV Arès]   Sam 8 Juil - 6:50



♪ Dogtown's Dusk ♪

Pas de pitié, pas la moindre. Juste un sourire de satisfaction et une expression triomphale se gravant sur son visage à la manière d'une fresque iconique. Un sentiment de joie incommensurable s'empara de lui. Arcos s'effondra, ses flammes s'éteignant en même temps que son dernier souffle. La queue de la divine bête fut tranchée. Le cri d'agonie qui résonna dans l'air n'arracha rien d'autre au Voyageur du Temps qu'une expiration d'essoufflement.

Il ne fut pas atteint par les conditions atroces dans lesquelles le pauvre animal fut abattu par Nathanaël. Il avait déjà tué suffisamment de créatures pour ne plus être affecté par la charcuterie et la disparition d'une entité qu'il ne considérait pas plus réelle que les autres, sinon moins. Ils ne venaient pas de commettre un crime horrible, blasphématoire et malsain. Non. Ils avaient réalisé une profession de foi, un acte de résolution. Un véritable bloc de granit glacé, une plaque d'acier inoxydable, voilà ce qu'était devenue l'âme du jeune homme. Voilà à quel niveau d'insanité elle était rendue à présent.

Le Juge annonça à tous la réalité telle qu'ils devaient l'entendre: le règne des Voyageurs était pour bientôt. Une dynastie était tombée, les murs de leur arrogant palais succombant lentement aux flammes du renégat Joël. Sans le moindre respect pour le cadavre de leur adversaire, le Voyageur temporel décocha un coup de pied dans sa mâchoire. Il retira le couteau planté dans son abdomen d'un geste sec, laissant le sang se répandre sous sa dépouille inerte, la flaque inondant son pelage du rouge sanglant de la défaite. La lame servit à déchausser l'une des canines du prince tombé. Nonchalamment, Lysandre jeta ensuite le couteau par-dessus son épaule et rangea la dent dans ses vêtements. Il en ferait une arme par la suite, un Croc d'Arcos, symbole de cette nuit sans Aube. Une Dague d'Os pour déchirer les chairs de l'irréel.

Cette nuit, perdu dans la spirale d'une vendetta absurde, Lysandre avait continué sa descente vers les profondeurs de ses propres tourments. La félicité terrible qui l'avait investi aurait dû remettre en question les valeurs et la droiture morale qu'il se targuait de porter dans le réel, en tant que représentant de l'ordre et agent de la vérité. Un degré avait été franchi ce soir, un nouveau cap dans la démence dégénérative qui le poussait chaque nuit à revêtir l'uniforme des Meteors. Jusqu'où pouvait encore aller la détermination implacable d'un tel soldat ?

Alors qu'il s'éloignait de Canin-ville en compagnie du Juge et du soldat d'élite, le sceptre du Kitsune en leur possession, le jeune homme gardait les yeux rivés vers l'horizon. Il dégustait la saveur de la victoire à l'intérieur et en silence, égrenant les conséquences de leur triomphe sans compter les peines et les sacrifices consentis pour venir à bout de leur quête. Il ne se retourna même pas pour contempler le Crépuscule de flammes, de sang et de larmes qui s'empara du Royaume Canin.
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