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 Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]

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Lysandre Videl
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MessageSujet: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Sam 17 Déc - 16:46



♪ Back on Time ♪

Les flux temporels s'agitaient autour des lettres et des engrenages dessinés par l'encre de l'Oratorio. Lysandre, d'un air distrait, passa ses doigts le long de son bras, retraçant mécaniquement les contours du tatouage mystique. Le regard perdu dans le cycle de l'horloge, le Contrôleur du Temps méditait aux temps révolus. Tant de choses... tant de choses s'étaient écoulées depuis l'Aria de la Ruche. Et il avait pris part à si peu d'entre elles.

Le salon était bondé. Une vague odeur de chien mouillé se mêlait au marasme qui taquinait les narines du Voyageur. A quoi s'attendre d'autre de la part des habitants d'un royaume canin ? A sa droite, un humanoïde déjà ivre se vidait l'équivalent d'une bouteille de whisky dans ce qui ressemblait à un bol. A sa gauche, un Yorkshire lampait dans une vasque remplie de lait. Chaque coup de langue projetait une gerbe crémeuse tout autour de lui, colorant allègrement ses moustaches d'un blanc sali par la terre qui lui recouvrait les poils. Lysandre se tenait accoudé au bar, il n'avait pas encore touché à son cocktail.  

Derrière, habitants du Royaume Canin et visiteurs euphoriques se partageaient les tables de jeu et les boissons. Rires et éclats de voix chargeaient l'atmosphère déjà alourdie par l'épais nuage de fumée qui recouvrait le plafond. Pipes et cigares se consumaient au rythme du battage des cartes. Ici un croupier tirait le Black Jack, là-bas de petits mafieux jouaient au Poker.

Lysandre laissa son œil dériver de la trotteuse au visage de la serveuse qui passa derrière le bar. Il lui rendit le sourire qu'elle lui adressa, et l'observa silencieusement remplir son plateau des préparations disposées sur le comptoir par le patron. Le petit air malicieux qu'elle avait sur le visage lui rappelait celui de Pytie.

Ah, Pytie...

Après son passage à la Tour de l'Oracle, les propos de la créature étaient restés gravés dans sa mémoire. Même quand il avait commencé cette enquête inextricable et dangereuse en découvrant le corps d'une pauvre malheureuse sous le pont Saint-Michel. Même lorsqu'il avait affronté les I.D. au cœur de l'Opéra de Barrak. Désormais, il savait que rien de ce qu'elle avait pu dire n'était destiné à arriver. Du moins, pas d'une manière aussi limpide. La preuve la plus évidente de cette révélation étaient les événements bouleversants de la Celestiafest. Bouleversants pour le commun. Lysandre, lui, avait bien évidemment compté sur le coup d'éclat de l'armée des Voyageurs.

Celestiafest au cours de laquelle Joy s'était illustré. Le gamin avait de la ressource, il le savait déjà depuis le début. Dreamland entrait désormais dans une nouvelle ère, un ère de tensions tirées au clair et de créatures au visage découvert. La réalité du rêve, c'était l'inévitable conflit naturel. L'humain portait en lui les graines de la discorde. Celles-ci avaient germé en Dreamland depuis bien trop longtemps, si longtemps qu'elles ne pouvaient plus désormais se dissimuler en deçà de la structure des onirismes. Le Royaume Obscur s'était mis en marche, Deus s'était contenté de respirer, les Meteors avaient agi. Et ils agiraient encore ce soir.

Pendant des mois, le Contrôleur du Temps s'était tenu à l'écart des affaires du Monde des Rêves. Pour réfléchir aux propos de l'Oracle, d'abord. Parce que des prédictions irréalisables devaient forcément comporter un sens caché. Une double lecture qu'il ne pouvait pas laisser dissimulée à ses yeux dont la quête de vérité était au moins aussi intense que la soif d'un naufragé du désert. Jusqu'à présent, l'essentiel demeurait un mystère. Il n'avait pas non plus progressé d'un pouce sur la piste laissée par la Graine de l'Arbre des Rêves. En tant que Voyageur, Lysandre était presque aussi frais que le Baby qu'il avait été deux ans auparavant.

En tant que soldat onirique, la donne était différente. Pour s'intégrer aux rangs de l'armée des Voyageurs, le Contrôleur du Temps avait enchaîné les tâches et les missions d'ordre secondaire. Il comprenait mieux désormais comment fonctionnait l'organisation que Sane et Sphinx lui avaient permis d'intégrer. Il avait pu apercevoir les Juges, et se rendre compte de la profondeur avec laquelle était ancrée en eux la mission qu'ils s'étaient attribuée. Il n'était pas question de fanatisme, mais au contraire d'un réalisme psychique et politique à faire vibrer la corde sensible du policier qu'il était dans le monde réel.

Cette période de calme représentatif lui avait d'ailleurs permis de se recentrer sur les obligations qui le tenaient à une veille permanente au quotidien. Le "Tueur de Saint-Michel", comme la presse l'avait très rapidement surnommé, était toujours en cavale. Il n'avait pas laissé d'autre victime derrière lui depuis la pauvre Alice. Cependant, ce malade connaissait Dreamland, c'était une certitude. Et il connaissait également la localisation de l'endroit où il vivait. La note anonyme découverte au seuil de sa porte lui avait d'abord occasionné des sueurs froides. Et puis, très vite, l'adrénaline du défi s'était substituée à l'effroi de la menace de mort.

Encore cette nuit, le jeune lieutenant de police gardait un oeil autour de lui. Le gars le connaissait, il l'avait forcément déjà croisé. Fort heureusement, il ne s'en était pas pris aux autres Voyageurs impliqués dans l'affaire. La petite Lou Watson était encore bien vivante, il en allait de même concernant Artegor Nissirios et Bambi Mist. Parce qu'il en était convaincu: les trois témoins évoluaient aussi dans Dreamland. Toute cette histoire était une vaste mise en scène destinée à lui prouver quelque chose. Lui prouver quoi ? Là encore, les propos de la Pytie résonnaient à l'intérieur de lui comme le tintement d'une cloche de Notre-Dame à laquelle Quasimodo se serait pendu par le cou...

Le jeune homme attrapa nonchalamment son verre d'alcool au bord duquel il trempa ses lèvres. Le goût était atroce. Il vida le contenu d'un trait, et le reposa d'un geste sec en le claquant sur le comptoir. Il se retourna, posa les coudes en arrière et croisa les jambes, avisant la salle. Oh, il n'y avait pas là que des chiens. Il y avait vraiment toute sorte de créatures et des Voyageurs. Ici comme à l'extérieur, tous se pressaient dans Canin-ville dans l'espoir d'être aux meilleures loges pour le spectacle. Lysandre esquissa un sourire.

Et quel spectacle.

Il émit un hoquet de rire et se leva, plongeant une main dans son long parka de cuir. La serveuse passa devant lui, il déposa quelques essences de vies sur son plateau et traça son chemin au milieu des clients de l'établissement. Ses doigts libres furetaient le long des arabesques dessinées sur la poignée de la Dague du Temps. La Nuit du Kitsune promettait de faire date dans les mémoires. Que resterait-il de la superbe des créatures après un coup pareil, un de plus ?

Le Voyageur Temporel poussa la porte et s'extirpa du bâtiment, s'arrêtant sur le seuil. L'avenue était en pleine affluence. Il se glissa dans la foule et se laissa porter par son mouvement jusqu'au niveau d'une impasse, qu'il emprunta comme s'il savait exactement où aller. Au bout de celle-ci, il s'arrêta devant une benne à ordure. Jetant un coup d’œil à droite et à gauche, il souleva le couvercle, poussa un soupir et plongea son bras à l'intérieur. En le ressortant, il empoignait fermement une petite créature aux allures de Téléttubie miniature qui rouspétait bruyamment.

"M'sieur Lysandre ! Laissez-moi tranquille ! J'ai plus rien à fout' de la vie !
- Tu ne vis même pas, Gâteau. Ton existence est une chimère."

Le Contrôleur du Temps lâcha la créature, qui s'étala de tout son long sur le sol en soulevant une gerbe de poussière. Le nommé Gâteau toussa, se releva douloureusement et se mit à sangloter. Il était sale, poisseux, et passablement ivre.

"Cesse de pleurer. C'est pour ça que ta femme t'a quitté.
- Elle m'a pris mes enfants... Heu... Heuuuuu ! Snif. Elle est partie avec cet idiot d'Al Ambic... Pouaaaaaah ! Snif !
- Et change de disque, claqua le jeune homme en s'adossant contre la surface du mur. Tu es venu me trouver pour te prouver que tu valais encore quelque chose, non ?
- J'veux vivre une aventuuuuuuure... heuuuuugnh ! Snif. Pour qu'mes gamins soyent fiers de moaaaaaaaheuheuheuuuuuu... !
- Tais-toi un peu. Sinon tu rentreras à Ingurgite comme tu en es parti."

Le malheureux père de famille sembla se faire violence en gonflant ses joues pour couper le son des sanglots. Son nez rouge et épaté sembla frémir. Lysandre leva les yeux au ciel, et extirpa de sa poche la montre à gousset qu'il avait dénichée au hasard d'un village la Troisième Zone la première fois qu'il avait mis les pieds dans cette dernière.

C'était encore récent. L'opération remontait à deux, trois semaines, peut-être, à l'occasion d'une mission d'extorsion. Le village en question avait été fondé par des expatriés du Royaume du Temps, c'est pourquoi son supérieur hiérarchique l'y avait envoyé lui en particulier. En voyant son pouvoir à l'oeuvre, les créatures n'avaient même pas eu besoin d'être menacées. Elles avaient apparemment eu vent du Voyageur qui avait insulté Chronos en dérobant l'artefact que le Seigneur du Temps convoitait depuis des centaines d'années. Les essences de vie avaient été données de bonne grâce.

Quelques jours plus tard, Gâteau s'était présenté à Lysandre dans cet état misérable, l'accusant d'être responsable de sa déchéance. Plus agacé que réellement concerné par l'état de la créature, le Meteor avait décidé de se servir de lui pour les tâches ingrates. Tâches qui incluaient de porter son uniforme. En quelques jours, le vigneron d'Ingurgite était devenu à Lysandre ce que Sancho Panza était à Don Quichotte. Une situation qui, résolument, n'était pas vouée à s'étirer dans la durée.

"Tu n'as pas oublié mon sac ?
- ... Ze l'ai, répondit la créature en persévérant dans son effort pour ne pas pleurer.
- Tiens, attrape, fit le Voyageur temporel en lui envoyant un mouchoir en papier.
- ... Berzi.
- Suis-moi, fit le jeune homme en rangeant la montre et en remontant la ruelle."


Dernière édition par Lysandre Videl le Mar 20 Déc - 18:50, édité 1 fois
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Joy Killamanjiro
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 18 Déc - 15:10




- Et puis je m'suis habitué
Et tu reviens d'une autre planète
Et tu débarques en f'sant la tête
Et tu crois que je vais faire la fête
J'aurais du changer la serrure
Ou t'obliger à m'rendre ta clé
Si j'avais pu imaginer
Que tu r'viendrais me troubler
Va t'en va t'en ferme la porte…

- Mais c'est pas vrai, Monsieur Franck, sérieusement, je peux avoir l'info ou pas ?
- Continue de me caresser la tête pendant que je ronronne…
- T'es un chien, Seigneur Franck, un chien ! Tu devrais pas ronronner !
- Ouais, Michicotte quand elle revient d'chez ses darons à Félinia, elle me dit la même chose quand on se balade ensemble et qu'on se renifle le…
- Oui ! Merci ! Stop ! Pas besoin des détails Sinor Franckes...eurk...encore une nuit de cauchemars, pour un voyageur ça craint.
- P'tit gars, j'vais te dire, les femmes c'est comme les poils à l'adolescence...à un moment t'en as plein le cul…
- Merci Messire Franck, bon je peux l'avoir l'info ?
- Est-ce que je t'ai mis au jus sur ma romance avec l'une des Soeurs Moretum, de la Cité des Chauve-Souris. J'avais une touche avec la frangine, mais c'est la cadette qui m'a mis en laisse. Et j'peux te dire qu'elle ne suçait pas que du sang…
- Bon sang, hé ho Sir Franck, l'info s'il te plait, ça fait trois heures que je poirotte devant ton kiosque, je vais louper le Kitsune par ta faute !
- T'en fais pas, petiot, le renard à neuf queues partira pas sans avoir lécher les roubignoles du chef Francky. A une époque on était comme ça, lui et moi...
- Ouais, okay, mais là c'est une question qui concerne une Princesse de Dreamland, tu l'as vue ou tu me racontes des craques ? Fais gaffe, Senorito Franquito, je connais ton business avec les huskies de la banlieue nord, et j'vais leur dire que tu te balades du côté des caniveaux de l'avenue centrale avec la Patronne. J'déconne pas, Francky mon pote, Monsieur Franck, il me faut l'info.
- Tu me brises le cœur, Joyou. Me menacer, moi, alors que j'ai pris soin de toi pas plus tard qu'hier en t'indiquant le palais royal où serait la nana que tu recherches...
- J'y suis pas encore allé. Ta crise d'épilepsie tu sais...j'ai veillé ton petit corps de bouledogue aigri toute la nuit d'hier, et je t'ai écouté chanter...arrête de baver sur mes shoes, s'teup.
- Ha putain, mais tout ça c'est à cause de Michocotte, elle me fout la tension comme des puces.
- T'es trop sensible, même pour un bouledogue qui a peur de ses croquettes.
- Je t'ai dit qu'elles étaient trop salées. Ces biscuits sont plus comme avant, puis on m'a volé ma coupelle...pas possible, cette ville sent le chien mouillé et la chienne de concours. Y'a plus de place pour les honnêtes gens, j'te le dis mon gars !
- T'es un vendeur de kiosque et indic pour les forces canines de la ville, tu crois pas que tu pousses un peu, Lord Franckiche ? Et n'essaie pas de changer le sujet, dis-moi l'info.
- Okay p'tit, mais j'te suis. J'ai besoin d'une escorte pour me balader en ville, la bande de Yamchien, tu sais, le Doberman du quartier sud, ouais, bah comme qui dirait je leur dois quelques croquettes de vie. On sera pas de trop avec ton mètre soixante.
- Je prends ça comme un compliment. Okay je t'accompagne, mais une fois arrivé à bon port, dans ton échoppe habituelle, tu me dis où se trouve la Princesse Lili-Anna...promis ?
- Meeeeec, Monsieur Franck tient toujours ses promesses.



Devant un kiosque à dreamags de Canin-ville, le matheux était arrivé la veille pour l'événement du Kitsune. En se baladant, il avait aidé aux préparatifs, la mise en place de la ville, il avait bu un coup avec une bande de loubards voyous dont Franck, et suite à une crise d'épilepsie après un concours de poker foiré lamentablement par le bouledogue, Joy l'avait ramené chez lui, à savoir dans une niche à l'intérieur de son kiosque.  Depuis, une journée et des heures difficiles et nocturnes avaient sonné, et Joy commençait à maudire sa générosité. Franck était le genre de chiens à renifler partout, surtout quand ça sentait la merde...Depuis sa rencontre, il avait été menacé quatre fois et avait assisté à deux bagarres de chiens juste devant le kiosque, dont une qui avait débuté par le sifflement admiratif de Franck sur le passage d'une belle colley blonde platine et de son mec, un berger allemand taillé par la blitzkrieg. Les clichés ont la vie dure oui.

Une partie de lui restait pour ne pas laisser le bouledogue seul dans la nature, dans le mystère réel de sa survie dans un milieu hostile pour lui, à savoir tout le reste du monde. Il lui avait dit cependant qu'il avait vu passer les belles gambettes de Lili-Anna, dont Joy n'avait pas eu de nouvelles depuis quelques temps. Mais la Princesse ne serait pas restée dans la ville, et Joy n'osait plus apparaître directement auprès d'elle, par peur de provoquer de nouveau une crise diplomatique. La discrétion était désormais de mise, comme l'avait demandé Dialeg Ex-Casual le Roi des Mots. Cela étant, entre le Kitsuna et Lili-Anna, Joy avait choisi le Kitsune. Mais...il lui faudrait tout de même l'info de Franck – savoir où elle se dirigeait – pour avancer après. Le matheux était prêt à bien des sacrifices, tant que le bouledogue restait dans la limite du supportable, ce qui n'était pas gagné.



- Oh putain, les gars de Yamchien, il nous ont vus !
- Non, Monsieur Franck, ils t'ont vu toi, moi j'ai rien fait !
- Depuis que t'es mon bodyguard tout-terrain, toute la ville veut ta peau, mon petit ! Tu vas connaître la vie rêvée de Francky le génie mon pote !
- J'ai hâte.



Les chiens bipèdes commencèrent à les suivre parmi la foule, et les badauds qui s'extasiaient de l'ambiance. Il faut dire qu'il y avait du beau monde, des bars ouverts partout, des étalages, des échoppes, des petites terrasses, et tout le peuple du Royaume et de la capitale était bien évidemment en effervescence. Ce monde rappelait au voyageur des mathématiques les suites connues de la Celestiafest, et lui remit en tête les derniers événements. Le Roi Jock dans le coma, et le Royaume Obscur en guest star pour foutre un bordel monstre, mortel et sans doute impitoyable. Joy ne savait pas si les gens rencontrés lors de la Celestia et après, les grands noms et les Seigneurs seraient là, mais sa réputation ayant monté en flèche, on se retournait parfois sur son passage. Un détail qu'il oubliait encore et dont il avait du mal à assumer la charge. Numéro 2 de la Baby, comme si c'était quelque chose qui le distinguait du commun des créatures, même des voyageurs...non, il resterait lui-même, alerte et prêt à toutes les possibilités. Le haut classement était surtout un inconvénient désormais, puisque être reconnu signifiait pouvoir être attaqué à tout moment, et surtout aux pires.

Ça commençait déjà, dans une rue plus calme la meute du dénommé Yamchien passa en mode quadrupède et fonça sur Joy et surtout sur le bouledogue qui l'accompagnait. Franck hurla et ne sentit que le bras du voyageur qui le protégeait se fermer sur lui. Le matheux utilisa sa technique des bottes gravitationnelles et s'envola vers un toit, pour avoir la paix. Du haut de ce toit, il visa avec des formules les vêtements de la meute qui cherchait un moyen de les atteindre, et il augmenta les différentes masses possibles. Collés au sol, les chiens poussèrent des aboiements enragés sous les rires moqueurs et la pisse projetée non sans talent de Franck.



- J'ai bien fait de te prendre comme disciple, p'tit gars !
- C'est moi qui t'ai sauvé, et je ne suis pas ton disciple. Au mieux je t'aide, au pire j'évite que tu te fasses tuer. Mais comment tu fais pour survivre dans une ville où tout le monde te déteste ?
- Je connais trop de choses sur tout le monde ah ah ah ! Puis les femmes m'ont à la bonne, tout ça c'est un talent inné pour la levrette du chenil Frankes !
- Oh mon dieu…
- Dieu Frankyky, c'est moi, la truffe toujours dressée vers les truffes humides…
- Plus tard on écrira des récits épiques à mon sujet, pour t'avoir supporté, Monsieur Franck.
- Meeeec, je suis né pour briller, c'est tout. A mon contact tu goûtes à la lumière.
- Et à tes flatulences ouais.
- C'est la tension, le stress, ma vie c'est des montagnes russes, tu peux pas comprendre et puis…


Perdant le contact sonore avec le récit du chien, Joy remarqua un homme en contrebas, dans une ruelle. Il était accompagné lui aussi. La surprise le saisit d'abord, puis un rire incroyable. Il reprit le bouledogue dans ses bras et vola jusqu'à l'homme, le voyageur qu'il aurait reconnu entre mille. Il augmenta le volume sonore de sa voix en lévitant en descente du toit vers le sol, vers Lysandre.


- Avec tous mes compliments, Lysandre Videl ! Vous iciiiii ! Quelle surprise, ça commençait à faire longtemps !
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Johann Maris
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Mar 20 Déc - 8:59

Ce soir, c’était décidé, je prenais des vacances. Il fallait dire que depuis plusieurs mois déjà, je ne saurais dire si c’était parce que j’attirai autant les emmerdes que je n’attirai la colère des piafs, ou si c’était le fait que j’avais fait ma vocation de parcourir les terres loufoques et inexplorées du Dreamland, cela comprenait également les embrouilles qui s’opposaient à moi… Mais merde, j’avais juste envie de me la couler douce de temps en temps !

Pas d’ordres à recevoir de la Regalia, qui semblait s’amuser à chaque fois qu’elle m’envoyait récupérer un truc à me foutre dans une merde pas possible. Pas de combat titanesquement ridicule contre des créatures qui se prenaient pour des boss. Et pas de rencontres improbables avec des voyageurs qui se déplaçaient comme en terrain conquis. Rien de tout ça, j’en suis sûr… J’espère. J’ai tendance ces derniers temps à être un adepte croyant de la fameuse Loi de Murphy. Si quelque chose peut merder, ça merdera. Et bah croyez moi, ça a tendance à arriver plus souvent que l’on ne croit…

Enfin bref, évitons ainsi de penser négativement à cette soirée qui allait sans aucun doute me détendre un peu. De quoi je parle ? Et bien… Je ne saurais pas trop dire non plus. Apparemment, il y aurait un évènement qui se passerait au royaume canin qui attirait du monde : l’Aube du Kitsune. Pfff, pas entendu parler plus que ça. Mais bon, après moults concertations avec moi-même, j’ai décidé de me fournir (dérober) un Dream Mag pour me tenir un peu plus au courant de ce dont il s’agissait, tout en me mettant à jour niveau classement. Apparemment, ça allait être un festival au cours duquel une créature en forme de Renard blanc gigantesque allait se pavaner à la place public.

Original, je devais l’avouer, et suffisamment pour me piquer dans ma curiosité. C’était donc avec l’envie d’en apprendre plus que j’envoyais chier Régalia, en lui disant que je prenais mes RTT pour partir me détendre ailleurs. Quand elle m’a demandé pourquoi, j’ai esquivé la question, sachant que si jamais je lui parlai du festival, elle serait capable de me demander avec le plus grand sérieux du monde que je lui rapporte l’une des queues de la bête. J’allais laisser un autre se démerder avec cette emmerde. Esteban tiens, il n’était pas là lors de l’embrouille de la DreamBox, il allait devoir un peu bouffer pour compenser la merde que j’ai subie, héhé…

Me voilà donc en train d’arpenter les terres du Royaume canin, comme j’ai eu l’occasion de le faire y a moins d’un mois. Pourquoi donc ? Sacré histoire, tellement que je ne saurais vous dire comment elle se finie (surtout parce que le RP est pas terminé, mais chut, il faut pas dire). Bref, toujours était-il qu’organiser un braquage de la famille royale, réussi ou non, avec des membres des Météors, en étant soi-même membre ou non, n’était pas vraiment vraiment avantageux pour mon image et ma sécurité à traverser la ville. De ce fait, me voilà emmitouflé dans mon manteau, capuche sur la tête, et faisant ce que je n’étais jamais habitué à faire quand je sortais dehors : profil bas. Et croyez moi, quand il y a autant de canidés autour de soi qui nous donne une inspiration illimité pour faire des vannes moisies à tout bout de champ, c’est dur.

Cependant, ce n’était pas non plus une raison pour ne pas du tout me mêler à la populace non plus. Après tout, il s’agissait d’une fête, autant profiter des attractions et des personnes pour réussir à se renseigner un peu ! On pouvait donc voir un chevelu bleu (enfin, sous une capuche blanche) se balader de groupes en groupes afin d’essayer de tchater un peu et soutirer des infos sur le festival. Parfois ça marchait, parfois non, parfois je me faisais également draguer par des chiennes (pas d’insultes, des habitants du royaume) qui voulaient me sniffer le postérieur, action étant mon signal pour prendre la fuite. C’est hélas au bout d’une énième fois que je percutai le mauvais groupe et me retrouvai au sol avec d’autres clebs également renversés.


« - Hey, fait gaffe où tu marches morpion !
- Et c’est le Sac à puces qui me dit ça ?!
- … Répètes un peu ce que t’as dit, voyageur ? Fit-il alors que l’ensemble de gorilles (enfin, c’est des chiens, mais m’voyez ?) se mirent en face de moi. Ça se voit que tu ne connais pas la bande de Yamchien.
- Inconnu au bataillon, et j’en ai rien à foutre au fion. Maintenant, si vous voulez bien me laisser, fis-je en me relevant, ne m’étant pas rendu compte que ma capuche était tombée.
- Attend une minute… Je te connais, t’as foutu le bordel il y a quelques temps.
- Huuummmmmm...
- CHOPPEZ-LE ! »

C’est donc dans un élégant et gracieux « Woop woop woop » que je pris la fuite en courant à travers la foule, profitant de ma carrure moins impressionnante que les bergers allemands qui me chassaient pour me faufiler entre les passants. J’aurais très bien pu utiliser mes pouvoirs afin de m’échapper plus facilement, mais je préférais les garder en réserve, car je sentais bien que le coup du sort (ou le script de l’event) demanderait à ce que je l’utilise à meilleur escient.  Et c’est au bout de plusieurs mètres de slalom entre les gens que je fini à nouveau par percuter quelque chose, que je reconnais être un duo de voyageurs et un chien. Et alors que je me maudissais de faire une deuxième chute du genre avant de me relever, j’entendis les chiens s’arrêter et reprendre la parole.

« - Toi !
- Et merde ! »

Je me tournai alors vers celui qui venait de dire la même chose que moi, et me rendait compte que la bestiole me rappelai un excellent film. Mais avant qu’il n’y ait échange civique, il me pointa de la patte en comprenant la situation.

« - Je l’ai choppé pour vous, embarquez-le.
- Quoi ?! Nan mais tu te fouterais pas de ma gueule, Franck ?
- Sir Franck, pour toi le gueux. Et comment tu connais mon nom ?
- OSEF bouledogue ! Puis je me tournai vers la troupe de gorilles. Ok Medor, Lassy et Pluto, on va se calmer ! Je vous laisse prendre Franck et on repart chacun de notre côté.
- Et j’ai une meilleure idée… On va tous vous prendre avec nous, et on s’expliquera avec Don Yamchien. »

Très vite, le nombre de gardes du corps devint bien plus élevé, nous obligeant à nous mettre dos à dos afin de tous les voir. Voyant que ça allait partir en vrille, je pris ma posture de combat classique, comme sur les ring de Kick-boxing, et lâchait un sourire entre la confiance, le rire, et la panique.

« - Le nom est Johann, au passage, enchanté ! »
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Lysandre Videl
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Sam 24 Déc - 13:28



Lysandre arrivait à la jonction entre l'impasse et l'avenue, lorsqu'il fut freiné dans son mouvement par une démangeaison qui lui parcourut le bras. En relevant la tête sous l'invective du matheux, il lui adressa un sourire. Il comprenait à présent pourquoi le tatouage de l'Oratorio s'était agité si intensément durant les dernières heures. L'éventualité qu'un des membres de l'organisation secrète se trouve à proximité n'avait pas fait que lui effleurer l'esprit. Il en avait à présent la confirmation.

"Monsieur vole, à présent. Constata le jeune homme en observant son homologue Voyageur se poser près de lui. Avec mes compliments, Joy Killamanjiro."

A ce moment, le clébard qui se trouvait dans les bras du garçon bondit à terre et vint renifler le manteau du Voyageur temporel. Le malheureux Gâteau, qui arrivait en se dandinant à petit pas, surprit ce manège et poussa un cri.

"M'sieur Lysandre ! On vous attaque !
- Du calme, Gâteau. Joy est un ami.
- J'aime pas des masses la tronche de tes copains, p'tit gars, lança le bouledogue malpoli en se retournant vers Joy. Le grand là, il a l'odeur de l'emmerde, et crois moi j'm'y connais en trous d'balles. Et le machin à côté, il pue la vinasse comme c'est pas permis, en plus j'ai l'impression qu'il a passé la semaine à dormir dans une benne à ordures. Francky Boy soigne ses fréquentations, tu vois, gamin. Si la flicaille renifleuse me voit traîner avec ça, les chienchiens de Jock vont venir coller leurs truffes à mon arrière-train pour voir quel goût ça a."

Lysandre glissa un regard neutre au chien qui se mettait à lui tourner autour. Après quoi il adressa la parole à l'adolescent en ignorant la créature avec le plus grand mépris du monde.

"Ça fait longtemps, en effet, commença-t-il en initiant un mouvement de marche vers le boulevard. Tu viens pour la fête, j'imagine ? Un événement aussi unique, ça ne se rate pas."

Le petit groupe ainsi formé s'aventura au milieu de la foule. Au passage d'un stand de sucreries, Lysandre attrapa un lot "d'oreilles de chiens", apparemment une spécialité locale à base de betterave sanguine et de croquettes oniriques. D'abord un peu anxieux à la première bouchée, le Contrôleur du Temps fut finalement flatté par ses papilles gustatives.

"Et moi et moi ! J'en veux ! Fit "Francky Boy" en se mettant à sautiller autour de Lysandre, qui lui jeta machinalement un bout de pâtisserie.
- M'sieur Lysandre ? Fit Gâteau d'un air penaud alors qu'ils s'éloignaient déjà de l'étale.
- Va te prendre ce que tu veux mais ne traîne pas, fit l'intéressé dans un soupir.
- Oh, merci, m'sieur Lysandre !"

Le groupe marqua un arrêt forcé afin de laisser le temps au vigneron d'Ingurgite d'aller passer commande. Le flic commençait à échanger quelques mots avec l'ado, lorsqu'il reçut un choc d'une violence inouïe dans le dos. Complètement déstabilisé, sa sucrerie lui échappa des mains tandis que lui même effectuait quelques pas titubants sur le côté, manquant d'emporter un visiteur avec lui. Alors qu'il se retournait en se redressant, le visage incrédule, il constata que le type qui l'avait percuté se retrouvait quant à lui le cul parterre.

Une bien maigre consolation face au bleu qui se formerait probablement bientôt sur son flanc droit. Lysandre afficha un visage sévère et ouvrit la bouche pour invectiver le gars et sa tignasse bleue, lorsqu'un groupe de molosses entreprit des les encercler. Complètement sidéré par l'échange qui suivit, il dressa un sourcil dans un premier temps, avant de se renfrogner lorsque les chiens d'en face commencèrent à se montrer menaçants avec tout le monde. D'autant que de plus en plus d'entre eux commençaient à se ramener. Machinalement, il se mit à caresser la poignée de la Dague du Temps.

Ce n'est franchement pas le moment de me faire remarquer... Pesta-t-il intérieurement. Qui est ce gars ? Et qu'est-ce que Joy peut bien trafiquer avec un clébard pareil ?

A un moment, il fut question d'un certain Don Yamchien. Lysandre considéra cette information comme un moyen de se dépêtrer d'une situation plus que tendue. En fait, en y réfléchissant rapidement, il s'agissait peut-être même d'une opportunité. Il demeurait néanmoins passablement agacé par la douleur qui lui lançait le dos, ainsi que par l'attitude supérieure des créatures qui leur faisaient face. D'un coup d’œil assez vif, il détermina vaguement lequel des clebs ressemblait le plus au chef de meute, vraisemblablement un Berger Allemand.

"Écoute-moi bien, fit le Voyageur temporel en s'inclinant légèrement comme le ferait un dresseur pour s'adresser à son chien indiscipliné, tu risques de ne pas apprécier la tête au carré que va te faire ton Don Yamchien lorsqu'il va s'apercevoir de l'énorme connerie que tu t'apprêtes à faire.
- Hein ? Fit la créature en retroussant ses babines pour montrer les crocs et se mettre à grogner. Grognement sourd reprit en chœur par ses voisins les plus directs.
- J'en ai dompté des plus coriaces que toi pendant mes stages à la Canine. Ton numéro ne m'impressionne pas. C'est un schéma classique, tu montres les dents, mais tu ne mordras pas, parce que tu te trouves dans l'incertitude. En te soumettant à ton glorieux leader, tu t'es retrouvé amputé de tes deux couilles par la même occasion. Castré comme un caniche de maison, juste comme ça, ajouta-t-il en claquant des doigts à deux reprises, claquements qui furent immédiatement repris par un gonflement de la grogne canine environnante."

Il se redressa lentement, tira la Dague du Temps au clair dans un chant métallique, et la pointa en direction du Berger Allemand. Les molosses semblèrent se raidir, prêts à lui bondir dessus au moindre signe de leur chef. Le Contrôleur du Temps ne semblait exprimer aucun signe de nervosité.

"Notre pote aux cheveux bleus t'a appelé Medor je crois, alors dorénavant on va t'appeler comme ça, ok ? En fait je me fous complètement de ton accord, Medor, parce que je vais te dire comment tu vas procéder à partir de maintenant. Ce qui va se passer, c'est qu'effectivement, tu vas nous conduire à Don Yamchien et lui dire que les Meteors veulent lui parler. Seulement, tu vas aussi dire à tes larbins de ranger leurs crocs entre les mâchoires, leurs griffes entre les pattes, et leurs queues entre les jambes. Si un seul d'entre nous est amoché au cours du voyage, ou si la situation prend une tournure qui me déplaît, tu perdras plus que tes bourses dans l'équation."

L'espace de quelques secondes, Medor sembla réfléchir. La tension ne redescendit pas.

"Faut reconnaître que t'as pas froid aux yeux, blondin, fit-il finalement sans se départir de son attitude menaçante. Le dernier connard qui m'a parlé comme ça flotte encore dans les égouts du palais. Là, tout de suite, j'ai plutôt envie de te mettre en pièces. Pourquoi tu tiens tant à voir Don Yamchien, Meteor ?
- Elle est là, toute la question, pas vrai ? Seulement j'ai pas envie de parler aux sous-fifres. Tu me conduis au Don et tout se passe bien. Tu fais ton chien fou, et là t'en subiras les conséquences. On sait tous les deux comment ça se finit pour ceux qui merdent grave."

Medor manifesta quelques signes de contrariété et de frustration, mais Lysandre semblait avoir visé juste en affirmant qu'il était soumis aux humeurs de son chef. Il était apparemment difficile pour lui de prendre une décision qui concernait ce dernier sans savoir de quoi il retournait. Finalement résigné, il poussa un ultime grondement, plus pour la forme qu'autre chose, avant de faire signe à ses hommes de se détendre. Sans ajouter un mot de plus, il ouvrit la marche. Le Contrôleur du Temps rangea son arme. Les molosses entreprirent alors d’escorter le groupe, qui s'était renforcé d'un membre supplémentaire en la personne du nommé Johann. Alors qu'ils tournaient au coin d'une rue, Lysandre adressa un regard appuyé à Gâteau qui les suivait de loin, sa pâtisserie à la main.

"J't'avais bien dit qu'il sentait les emmerdes, ce trou d'balle, grinça le bouledogue à Joy. J'veux pas aller là-bas moi. Mes croquettes de vie, tout ça, tu comprends..."

L'intéressé ne releva pas la remarque, se contenta de glisser un coup d’œil acide à Johann, responsable de leur situation au moins autant que Franck l'était lui-même.

"Tu t'excuseras plus tard pour m'avoir brisé les reins, lança-t-il à son intention avant de tourner la tête en direction de Joy. Si on s'en sort en un seul morceau, faudra inscrire cette histoire dans la prochaine pièce de Barrak."

A force de détours à travers des rues de plus en plus exiguës et de moins en moins fréquentées par les visiteurs, ils parvinrent à un quartier en apparence plutôt mal famé. On les fit pénétrer dans un bâtiment, descendre dans un sous-sol, et demeurer immobiles autour d'une table. Quelques hommes de main restèrent là, ainsi que Medor, dont le regard inquisiteur passait d'un Voyageur à un autre, ne considérant Franck que pour émettre un petit rire moqueur. Finalement, le grand patron pénétra dans la pièce, escorté par une demi-douzaine de chiens encore plus impressionnants que les précédents. Don Yamchien s'installa directement sur un siège royal, sans daigner adresser un regard à quiconque. Quelques-uns des molosses forcèrent les trois Voyageurs à s'installer à leur tour.

Le Patron du Gang:
 

"Il va falloir une sacré bonne raison pour m'avoir dérangé à un moment pareil, claqua-t-il d'une voix rauque et bourrue. C'est pendant l'Aube de Kitsune que nous réalisons l'un de nos chiffres d'affaires historiques. Que me veulent ces diables de Meteors ? N'en ont-il pas déjà assez fait à la Celestiafest ? Demanda-t-il en posant finalement les yeux sur chacun des trois protagonistes."

Lysandre se moquait bien de la présence de Johann quant aux paroles qu'il allait devoir prononcer. Il ne connaissait pas ce Voyageur, et au regard de son aura, il ne représentait pas un véritable obstacle. Que Joy soit là était plus ennuyeux. Néanmoins, le garçon et lui étaient déjà impliqués dans des affaires communes.

"Il y a des bouleversements qui se profilent à Canin-Ville, n'est-ce pas Don Yamchien ? Fit-il d'une voix amusée. Je ne crois pas me tromper en affirmant qu'il n'y a pas que la fête qui vous préoccupe cette nuit. L'état de Jock est tout autant un sujet d'inquiétude pour vous, c'est pourquoi votre planning est si serré. C'est aussi pour cette raison que vous avez accepté de venir me rencontrer en dépit du reste. Vous êtes intrigué.
- Voilà encore un Voyageur qui sait mieux palabrer qu'agir véritablement. Cette espèce continue de me paraître encore plus ennuyeuse qu'une puce dans un pelage hirsute. Puisque tu sais tant de choses, peut-être es-tu en mesure de déterminer si je vais, ou non, décider de tous vous exécuter sur le champ pour avoir manqué de respect à mes hommes ?
- Je crois que vous n'en ferez rien, parce que les propositions que j'ai à vous soumettre feront de vous bien autre chose qu'un simple chef de gang. Si toutefois vous savez manœuvrer."

Le patron laissa un silence s'installer, avant de lui adresser un signe de la main pour l'encourager à continuer.

"Nous apprécierions beaucoup que des escarmouches éclatent entre vos hommes et la garde de Canin-ville aux endroits clés de la Cité lorsque le Kitsune approchera. Quant à Arcos, il représente un problème pour nous comme pour vous. La guerre ne profite pas à vos affaires tant que l'Alliance élémentaire apporte son soutien militaire aux forces de l'ordre de cette charmante ville, n'est-ce pas ? Si l'héritier disparaissait au cours de la fête, c'est sans nul doute une ère de paix indépendante qui débuterait sous le règne de la sublime Laya..."

Un puissant souffle émana de la gorge du Don, qui finit par fixer sévèrement le regard fuyant et mal à l'aise de Franck.

"Depuis quand mon fils s'adonne-t-il à l'intrigue politique ?"
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Lun 26 Déc - 18:45

- Avec mes compliments, Lysandre Videl.


Le matheux souriait en touchant le sol. Ça faisait un bail depuis leurs premières aventures auprès de Cerana Apis, et du Seigneur Barrak, lors des événements de Muzikland. Le voyageur temporel avait l'air de bien se porter, malgré la distance prise et les choix de chemins divers, empruntés, reniés, repris, et les décisions menant à des vies bien différentes dans Dreamland. Il était devenu un Meteor, il le savait depuis longtemps, ce qui avait nui à leurs relations...mais qui n'affectait pas le respect et l'estime qu'ils ressentaient sans doute l'un pour l'autre. Monsieur Franck bondit vers le voyageur du temps, et le renifla avant de lancer une série de piques bien senties dont il avait le secret. Décidemment, le vieux Monsieur Franck était une niche à emmerdes, qui puait et chiait partout…Il sourit gentiment mais répondit fermement au bouledogue qui se la racontait un peu selon le voyageur des maths…


- Monsieur Franck, tes fréquentations sentent la pisse de chat et les chaleurs déclenchées artificiellement, si tu vois ce que j'veux dire…
- Michocotte c'est pas ce genre de chatte...je pensais que tu la connaissais mieux que ça, eul mioche ! Ça m'remue ce que tu me bave, tu heurtes mon aorte...aaaaargh ! Je crois que je fais une crise cardiaque des papattes…
- C'est pas possible…



Le matheux détourna son regard de la bête à poils qui se mettait sur le dos, agitant ses quatre pattes comme un cafard ou une tortue retournée sur le dos, et qui gémissait en faisant semblant de gémir de douleur. Ils commencèrent à marcher ensemble et Lysandre entama la discussion sur la fête. Joy médita un peu sa réponse, ne sachant réellement répondre. Les raisons du Meteor, étaient-elles nécessairement à connaître ? Allait-il mentir sur le but de sa venue ?


- Oui, une sacrée fête il paraît. J'ai connu certaines personnes à la Celestiafest, il me tarde de les revoir, et de prendre des nouvelles des gens qui le méritent...J'espère que je n'aurais pas à me battre ce soir, je suis venu pour passer du bon temps. Et toi ? Que nous vaut le plaisir de ta ré-apparition à la face du monde onirique connu ?


Il souriait en coin en posant sa question. Il se doutait un peu que l'armée des voyageurs avait un plan pour ce soir, que ce soit dans le bon ou dans le mauvais sens pour la diplomatie mondiale. Ils s'arrêtèrent près d'un stand de sucreries et de boissons diverses, et Joy acheta de tout et fourra ça dans son sac pour le reste de la fête. La nuit allait évidemment être d'une longueur impossible, comme souvent dans les events qui peuvent parfois durer un an, du moins c'était l'impression qui demeurait à chaque fois ! A peine la discussion reprenait-elle qu'un voyageur les heurta. Tout alla ensuite très vite, le type aux cheveux bleus – vive les teintures dans Dreamland hein – n'eut même pas le temps de parler qu'ils étaient encerclés par des molosses patibulaires, mais presque ! Joy écouta le dialogue entre Monsieur Franck et le type qui se présentait sous le nom de Johann, l'air de rien, plutôt avenant même. Apparemment ils se connaissaient ? Guère étonnant quand on connaissait un peu le caractère de Francky Vioque, le genre à avoir toute la ville dans son carnet d'adresses, mais pas le genre de ville qu'on aime. Plutôt les gars que tu cherches quand tu veux acheter des armes, de la dope, des putes ou de la contrebande. Ou un peu de tout ça à la fois...En entendant le nom du Don Yamchien, Joy se dit qu'au moins, il irait voir directement le sujet des emmerdes de Francky Dog, il suivit donc la marche imposée.


Il laissa Lysandre mener la danse comme il savait le faire, et observait d'une part les hommes du Don, vaguement imbéciles, complètement débiles, et franchement incapables. Il observait également Lysandre, et mesurait l'évolution du Meteor depuis la dernière rencontre entre membres de l'Oratorio. Il n'agissait pas cette nuit pour le groupe...si on pouvait encore parler de groupe...l'Oratorio correspondait maintenant à ce qu'ils voulaient, un groupe secret aux intérêts divergents, un rassemblement de tous les camps de Dreamland...un peu trop de camps, peut-être, avisa Joy en écoutant et en suivant le voyageur du temps. Le dénommé Johann ne disait rien, il était peut-être comme lui...prudence était mère de sûreté, disait-on, et ce serait la règle à suivre pour cette nuit, surtout en présence d'un Meteor, après la Celestiafest.


Le matheux tiqua en entendant Lysandre parler directement, librement, ouvertement des Meteors. Il était amusant de voir Médor parler avec un Meteor. Des sonorités pas si éloignées, pour deux chiens travaillant pour des maîtres aux idées plus larges qu'eux...Joy garda cette idée pour lui en souriant en coin, tout seul, et activa son pouvoir, juste au cas où. Il tenait du coin de l’œil Old Franck, dont il avait la surveillance, comme convenu. Une parole était une parole, il protégerait le bouledogue cette nuit – jusqu'à un certain point. Celui du non-retour.


Après diverses discussions et réflexions, ils reprirent leur route en compagnie des hommes du Don. Lysandre avait joué les gros bras sûrs d'eux, ce qui était une stratégie discutable quand on faisait affaire avec des mafieux, ou des molosses pas regardants sur la vie humaine. Monsieur Franck, de manière remarquable et sans aucun sens de la survie, l'ouvrait encore, sa gueule de chien baveux, ce qui lançait des signes de tension et de crispation chez le voyageur des maths. Ils entrèrent finalement dans un sous-sol, et attendirent le grand patron, le Don Yamchien dont tout le monde parlait depuis le début. Pour un sous-fifre d'un mec plus haut placé, sûrement, le Don se la donnait peinard.


Il entra avec sa clique, et les molosses forcèrent une nouvelle fois les Voyageurs. Joy, pouvoir activé, prit mal le fait d'être embarqué dans des histoires que le concernait peu voire pas du tout, et lança ses algorithmes sur toute la salle, en bloquant les résultats. Au moindre signe de violence, il lancerait son nouveau dada : la réaction algorithmique en chaînes. Pour l'heure, il était encore dans la prise d'informations. Toujours en savoir un maximum sur une situation avant d'agir, c'était l'idée de son pouvoir, des algorithmes à poser avant de déclencher tous les résultats. La situation présente était exactement ce à quoi pensait Joy en créant cette technique. Maintenant, restait à savoir comment le déluge se déclencherait. Peut-être par lui-même, cette fois.


Lysandre finit par dévoiler le plan, et les raisons de sa venue. Joy le foudroya du regard en l'entendant, et prit sur lui pour ne pas hurler. Il se calma en voyant le regard de Don Yamchien se poser sur Monsieur Franck, en affirmant qu'il s'agissait de son fils. Le matheux, en dépit de la situation et de la colère qui montait en réaction des paroles du Meteor, esquissa un sourire. Il se leva, et deux molosses se précipitèrent pour l'asseoir. Il activa les formules de poids augmentés sur leurs montres, et ils tombèrent l'un sur l'autre, en se mordant leurs langues pendantes et baveuses. Le Don Yamchien leva un sourcil. Joy avait son attention.



- Je suis le garde du corps pour cette nuit de Monsieur Franck, Don Yamchien. Il ne voulait pas trop vous voir, apparemment il vous doit de l'argent. S'il y a un souci de paiement, je suis prêt à régler à sa place, s'il faut ça pour qu'il sorte sans problème. Je pourrais même vous payer une séance chez le psy, pour une discussion père-fils...enfin moi j'dis ça, c'est pour vous…
- Putain Joy, comment que tu gères de la voûte plantaire ! Je chiale putaing !




Un peu de provocation ne faisait jamais de mal, surtout dans une situation explosive. Monsieur Franck hésitait entre les étoiles dans les yeux et la bouche bée, les autres molosses regardaient le gamin ne sachant comment réagir, et les deux chiens collés au sol par les montres étaient en train de rager sans pouvoir se relever. Le matheux se tourna vers les deux voyageurs et regarda ensuite le Don.



- Je ne sais pas ce que vous a fait ce voyageur nommé Johann, et je vous prie de ne pas me mettre dans le même sac que lui. Quant à mon AMI Meteor, je tiens à dire ceci : il n'y a que lui qui porte le costume bleu et moulant de l'armée des voyageurs. Je ne suis pas Meteor, et je ne les soutiens en rien. Je ne sais pour quelle raison obscure il a parlé en mon nom, mais sachez que si jamais vous vous en prenez à la famille royale ou à la garde de Canin-Ville, vous aurez à faire à moi.



Son discours s'adressait à tous les gens rassemblés ici. Il vit le Don Yamchien bredouiller, s'empourprer de colère, et ses hommes sortirent des armes pour arrêter de menacer le chef du gang des chiens. Il fit le tour de la salle du regard et vit toutes les formules disposées un peu partout. Un seul geste, une seule volonté de sa part, et tout le monde ne bougerait plus. Si seulement...si seulement il n'avait aucun remords, ni aucune pitié, ni aucune compassion, alors tout serait plus simple. Mais il appréciait Lysandre, et laissait la chance aux chiens de s'en tirer.



- J'en ai assez entendu. Vous avez une chance, Don Yamchien. Soit vous restez prisonnier de mon pouvoir pour la nuit, soit vous périrez dehors, contre les gardes de Canin-Ville. Vous êtes des créatures, ne vous laissez pas faire par les Meteors, vous finirez toujours par perdre...vous pensez manœuvrer dans vos intérêts, vous ne ferez que perdre la vie, celle de votre fils, de vos hommes…



Il sentit que les molosses prenaient conscience de quelque chose. Monsieur Franck le regardait comme s'il découvrait le voyageur, et le Don souriait d'entendre par avance ce que Joy allait dire. Il l'avait reconnu, sans aucun doute.



- Oui, vous rigolez, alors vous le savez. J'étais y'a pas si longtemps chez Deus. J'ai assisté aux agressions des Meteors, j'ai vu ce qu'on faisait aux créatures...s'il vous reste un peu de bon sens, arrêtez de faire confiance aux Meteors.
- Hum...voilà qui est bien changeant. Votre discours est une menace qui se dissimule à peine...pour quel camp es-tu, voyageur ?
- Je suis du parti de la paix...mais la guerre ne m'effraie pas.


Il regarda Lysandre puis retourna s'asseoir, en laissant la possibilité au Don Yamchien de s'en sortir. Le reste ne dépendait plus de lui, et le dénommé Johann pourrait choisir, entre la fin de la nuit pour les voyageurs, et la fin tout court pour les créatures rassemblées. Pendant ce temps, du regard, Joy continuait de lancer ses formules, et assez pour ne pas permettre à Lysandre de faire mumuse avec le temps pour l'en empêcher. Le sort était jeté. Les dés étaient pipés depuis l'entrée dans l'immeuble, malheureusement pour ceux qui étaient en présence du mathématicien.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Ven 6 Jan - 12:30

Bon, bon, bon…. Voilà bien une situation dont j’aurais très bien pu me passer. J’étais venu ici pour avoir du bon temps, et je me sens comme attaqué maintenant… Ce qui est sans doute lié au fait que je me sois fait coursé par des Bergers Allemands prêts à me fracasser la face, et aussi que l’on se retrouve en plein milieu d’un Mexican Stand-off à l’heure actuelle. Oui, je dis « on », car en chemin de ma fuite, j’avais réussi à m’en sortir avec de nouveaux « collaborateurs » (que je me retiendrais d’appeler camarades pour des raisons évidentes de non sympathie venant d’au moins deux des trois) qui acceptaient de me suivre dans ma merde… Enfin, étaient forcés plutôt.

Toujours était-il que les amis canins semblaient non seulement intéressés par ma personne, mais également par le cabot qui ressemble à une bestiole Holywoodienne. Pourquoi ? Aucune idée. Enfin, pour le clebs, je le connaissais pas après tout. Pour moi, comme j’ai dit, ça avait sans doute un lien avec l’incident que j’ai eu avec Gros Lapin l’autre jour… Putain que je hais ces animaux maintenant. Bon, ça sera pas pire que les mouettes qui me chassent dès que je sors dehors, mais hey, proche de la seconde place. Mais je tergiverse là, revenons à l’action : il semblerait que je devais valoir ma peau à l’homme qui semblait se la jouer « Je suis un héros trop dark et tu dois respecter mon autorité » et qui avait réussi à embrouiller le chef de la troupe de chiens. Ça, c’était la bonne nouvelle. La mauvaise, c’était qu’ils nous forçaient alors à les suivre. Putain, je sentais bien que ça allait finir en emmerdes encore… Alors que je suivais la troupe, le frimeur se plein de la douleur de notre rencontre.


« - Méh, s’il te faut que ça pour grincer des dents, j’aurais du mal à faire confiance à la police aujourd’hui… Ni à ce qui risque de nous arriver. »

Pourquoi je parlais de police ? Simple : il a énoncé « brigade canine », ce qui laissait penser qu’il a fait une formation au sein des forces de l’ordre, que ce soit police, gendarmerie ou militaire. Dans tous les cas, s’il faisait sa pleureuse pour ça, j’allais l’ignorai. Ce que je retenais surtout de sa part et son affirmation au sein des Météors… Bordel, ils ne vont jamais me lâcher avec ça ?! Je suis déjà suffisamment fiché au royaume Canin à cause de ces abrutis, alors si on me voit trainer avec un autre d’entre eux qui se la joue, c’était pas des plus avantageux. Concernant l’autre, pas grand-chose à dire, si ce n’était que ma tête me revenait, chose rare à vraie dire car je ne suivais que très rarement les classements des voyageurs, donc si jamais sa tête me revenait, c’était qu’il était très haut classé dans l’une des ligues. Super, un Taciturne autoritaire et une super-star infantile. Ajouter à cela le troll que je suis et la mascotte moche en la personne de Franck, et on a un putain de party pour un J-RPG.

En parlant du gamin d’ailleurs, il se comportait plutôt silencieusement par rapport à tout ça. Autant le grand blond pouvait se sentir tout puissant avec son speech, et autant moi je me suis mis dans la merde tout seul, mais lui n’était en aucun cas lié au bordel, et pourtant, n’avait émis aucune complainte. Soit il suivait gentiment l’autre qui pensait pouvoir commander à des mafieux canins, ou alors, il avait déjà un plan pour se sortir de cette merde. Dans les cas, je gardais un œil vers lui pour juger le reste de la situation. J’avais beau paraître détendu, les bras croisés derrière la tête en baillant aux corneilles, je savais que ce n’était pas une situation de laquelle on se sortait facilement, il me fallait trouver ce que je pourrais dire / utiliser pour me sortir de ce bordel, avec ou sans mes collègues. Après tout, j’ai jamais voulu me mêler à leur histoire.

Nous étions enfin arrivés devant le boss du bordel, qui nous « invita » à nous asseoir, ce que je fis sans la moindre gène pour observer la suite de la discussion. Pourquoi devrais-je intervenir en premier ? Un bon négociateur laisse les autres donner leurs informations avant de savoir lesquelles utiliser. Classique, mais vital pour moi à l’heure actuel. Donc d’un côté, l’homme avec un complexe de supériorité voulait proposer de se débarrasser de l’alliance élémentaire ainsi que d’une bonne partie de la royauté Canine juste pour aider aux affaires du Parrain. Même si je fus souvent demandé de faire des trucs pas jolies, hors de questions que je ne participe à ça, surtout pendant mes vacances. C’était pas cool, chose que je faisais ressentir en me couvrant le visage de ma paume et lâchant un soupir accompagné d’un « Il est sérieux ? ». Puis l’autre gosse intervint en disant qu’il était là pour protéger Franck, qui se trouvait être le fils de Don Yamchien. Et béh, quelles étaient les chances ? Au moins, il avait du répondant, chose qui me fit rire légèrement (pas trop, parce que je voulais pas interrompre l’action, et aussi parce que c’était pas mon tour), mais changea quand il parla de moi.


« - Perso, je dirais l’inverse. C’est moi qui devrait pas être mis dans le même sac que les Meteors.
- Silence.
- Rholala… »

Posant mon menton dans ma paume de main, elle-même accoudé sur ma cuisse, j’écoutai le reste de la conversation en silence. Le gosse s’avérait extrêmement confiant dans son discours, et c’était la preuve suffisante que j’avais pour savoir qu’il avait utilisé son pouvoir. Pourquoi ? Parce qu’il parlait comme si il avait déjà tourné les tables à son avantage, et non comme s’il avait l’assurance de gagner. Toujours apprendre à analyser les textes, tout ça… Après, savoir son pouvoir ? Pas d’idées, mais je savais qu’il n’hésiterait pas à l’activer si jamais ça partait en couilles. Et évidemment, une fois qu’il fini de parler pour se rassoir, ce fut au tour du glandu qui se décrottait le nez (métaphoriquement parlant) de s’exprimer.

« - Et toi, le bleu… Pour quelle raison je devrais pardonner quelqu’un qui a tué mes hommes ?
- Pardon ? Attends, attends, comment ça « j’ai tué des hommes » ? De un, j’ai combattu que des chiens ici, et de deux, je les ai pas tué !
- Je n’aime pas quand l’on me ment… J’ai perdu plusieurs de mes exécutants il y a plusieurs semaines, réduits en cendres, et l’on m’a raconté qu’ils étaient parti corriger un Meteor aux cheveux bleus et tête d’ahuri. Tu corresponds parfaitement à la description...
- Ok d’abord : rude. Ensuite, combien de fois je dois vous le dire, je suis PAS un Meteor ! Hors de question de travailler avec ces cinglés ! C’est eux qui m’ont fait porter le chapeau pour tenter de voler des affaires du prince !
- Et comment tu peux être si sûr…
- Deux choses : d’abord, je bosses pour le Collectionneur-
- Cette salope ?!
- … Je prends ça pour un « oui, je la connais ». Donc vous savez qu’elle ne fréquentes pas les Météors.
- … Et le second ?
- Simple : ils sont morts brûlés n’est-ce pas ? Désolé de vous l’apprendre, mais c’est pas mon pouvoir ça, cherchez plutôt un Météor contrôleur du feu ! »

Soudain, les regards s’échangèrent entre eux. Apparemment, cette description les faisait tous réagir, avant qu’ils ne regardent tous vers le voyageur qui se la jouait pas mal. Le moment de silence resta un moment avant que le Don Yamchien ne me regarda à nouveau.

« - Et toi, que viens-tu foutre dans tout ce bordel ?
- Honnêtement ? Des vacances ! J’avais envie de me détendre du travail de l’autre mégère. Les Météors, l’alliance élémentaire, les conflits… J’en ai absolument rien à foutre ! Tout ce que je voulais, c’était passer une soirée tranquille et observer le Kitsune. Ça parait cool. »

Et là, il y eut un autre type de silence. Pas celui de pression imposé précédemment, mais plus un de gêne. Je pouvais lire dans les yeux des clebs qu’ils se demandaient si je me foutais pas de leur gueule. Et puis un rire, un rire gras venant du chef de la meute qui fit résonner celui des autres. Les sons s’atténuèrent rapidement.

« - Ooh… oh putain… Voilà bien longtemps que j’ai pas ri… Tu dois être le plus grand débile que j’ai jamais rencontré, voyageur ou non.
- Hey ! Je me sens offensé !
- C’était le but ! Enfin bon… Si t’as rien fait à mes hommes, et que t’es pas lié aux Météors, c’est que tu dois avoir la plus grosse malchance du monde de te retrouver ici.
- Je vous le fait pas dire… Fis-je en me retenant de dire que je les ai quand même botté leur cul et aidé au vol de la collection du Roi.
- Bon… Puisque Sir Killamanjiro ne nous laisse pas vraiment de choix, que c’est soir de fête, et que j’ai eu le plus gros fou rire depuis plus de vingt-ans, je veux bien vous laisser partir. Quant à toi, sous-fifre des Météors… Tu pourras dire à tes maîtres que nous nous passerons de leur aide. »

Je ne savais pas ce que pourrait penser le grand blond, mais je devinais qu’il voulait me foudroyer sur place si jamais il avait la chance de m’éradiquer. Je comptai donc sur l’assistance du prétendu « Killamanjiro » pour me porter assistance le moment venu. Dans une ovation sur jouée de ma part, visiblement moqueuse, je me tournai vers les deux autres.

« - Whouhou ! J’ai géré ! Aller, High Five ! »

HRP:
 


Dernière édition par Johann Maris le Dim 22 Jan - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 8 Jan - 15:52

Eh bah... ils sont bien arrivés à retourner la situation les p'tits choux ! Par ce qu'au final, les mafieux ne semblaient pas vouloir soutenir les météors. Entre les menaces de Joy et les révélation de Johann qui finit par leur faire comprendre que c'était les météors les uniques responsables de toutes leurs emmerdes d'il y a quelques nuits plus tôt. Dom Yamchien finit par déclarer qu'ils étaient libres de s'en aller, Joy, Johann et Franck tout en annonçant qu'il ne serait pas soutien des météors. Il semblait, vu son attitude que les négociations étaient finis pour sa part. Mais alors que ses hommes laissaient Joy, Johann et Franck s'en aller, si lysandre tentait de partir, ses hommes tenteraient de l'en empêcher en faisant barrage de leur imposante stature de Bulldogs bipèdes.  en effet, deux grands molosses empêchaient lysandre de quitter lui aussi va cave et Dom Yamchien reprit la paroles.


- Toi... Tu vas rester ici. Les autres ne m'ont rien fait mais toi... en tant que météor, tu fais partie de ceux qui ont ruiné certaines de mes affaires et je n'aime pas du tout ça. Mais plus grave encore !

Dom Yamchien se fait allumer un cigare de parrain dans sa gueule par un de ses hommes de mains, tire quelques bouffées de tabac très odorant avant d'annoncer d'un air menaçant.

- Tu menaces la venue du Kitsune toi et ta bande et j'aimerais que tu m'explique ce que vous autres saves rats de météors vous comptez faire cette nuit ! Par ce que certes je n'aime pas la famille royale... Mais Jamais jene laisserai quiconque perturber la nuit du Kitsune car le Kitsune reste mon dieu comme celui de chacun des habitants de ce royaume !

Les hommes de main de Yamchien tentent alors de se saisir de Lysandre pour le soumettre à la question. Mais c'est alors que toute la cave se mit à trembler, déstabilisant les hommes du mafieux et faisant presque s'écrouler une partie de la structure de la cave. Dehors, Tomoe faisait son annonce mais on ne pouvait pas l'entendre depuis va cave.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 15 Jan - 9:43



Joy intervint, comme il s'y était attendu. Imperceptiblement, un léger sourire sourire se dessina sur le coin des lèvres de Lysandre. Il l'écouta parler, silencieusement, ne détachant pas son regard du Don afin d'analyser les traits de son visage canin. Il avait toujours trouvé très intéressant de constater que les chimères du monde des rêves ressemblaient fidèlement aux êtres réels. Si Yamchien était un humanoïde, son faciès était bien celui d'un chien: les plis de sa peau, les babines tombantes, le filet de bave qui coulait négligemment le long de sa mâchoire... Tout y était, c'était saisissant.

La fascination du Voyageur était telle qu'il en oublia presque d'écouter le Voyageur des mathématiques. Il connaissait parfaitement le discours du garçon, et à ce stade, s'était résigné à ne jamais être un jour en mesure de le convaincre de l'erreur crasse qu'il s'obstinait à réitérer nuit à après nuit. Joy était un faiseur de paix par la guerre, comme il venait de se décrire auprès du chef de gang. Il était l'exacte copie de ce qu'il prétendait exécrer. Peut-être même, un obstiné plus retors encore que n'importe quel Meteor.

Quel dommage qu'une telle énergie soit gaspillée pour du vent. Pensa-t-il en grattant distraitement sa barbe naissante.

C'était peut-être bien pour ça qu'ils se retrouvaient dans cette cave à ce moment précis. C'était peut-être bien pour ça que l'arrivée de Johann lui était apparue comme une opportunité. Le Voyageur aux cheveux bleus, d'ailleurs, commença à exposer sa propre vision des choses. A vrai dire, son discours n'intéressait pas vraiment le Contrôleur du Temps. Il fut question de quiproquos et de situations malencontreuses. Histoires qui causèrent l'hilarité du chef de meute. Au moins, la raison de sa présence ici était à présent établie. L'élément de valeur dans les propos du type était peut-être la mention de Regalia Ramon. Des histoires circulaient à son sujet parmi les Meteors, et si Lysandre n'avait jamais eu l'occasion de la croiser lui-même, il savait qu'une rencontre avec la créature serait pleine d'opportunités. Mine de rien, pour un clown, cet inconnu avait un carnet d'adresses intéressant.

La où la colère commença insidieusement à imprégner l'état d'esprit de Lysandre, ce fut lorsque Yamchien s'adressa de nouveau directement au Meteor en parlant de ce dernier comme lui-même aurait pu parler d'un véritable chien. Il fut question de "maîtres", et la simple mention du terme dans la bouche d'une fable irréelle qui ressemblait à un clebs lui procura des picotements dans l'échine.

Le Voyageur temporel se leva immédiatement après que le Don ait mentionné qu'ils pouvaient partir, ignorant le bras levé de Johann. Il fit mine de se diriger, sans un mot, vers les escaliers, quand deux gardes vinrent lui barrer la route. Dressant un sourcil, le Voyageur temporel leva légèrement la tête pour les toiser. S'il croisait rarement dans le réel des individus plus hauts que lui, la situation était plutôt courante dans Dreamland. Et il n'était pas le moins du monde impressionné. Saut que Yamchien prit de nouveau la parole, poussant le jeune homme à se retourner de moitié pour l'écouter. Lorsque le Don eut terminé, Lysandre ferma brièvement les yeux et esquissa un sourire confiant, caressant du bout des doigts le pommeau de son artefact. Qu'on puisse qualifier de dieu un rêve encore moins substantiel que les créatures habituelles s'apparentait à sketch. Et qu'un clébard le traite de rat relevait peut-être bien du compliment.

"Je pensais pourtant vous avoir exposé la situation de manière assez limpide. Jock est sur le point de mourir, et nous ne souhaitons pas que son fils prenne la succession. Le problème est simple à résoudre, il faut que la princesse Laya accède au trône. Et l'Aube du Kitsune et le moment parfait pour monter une telle opération. Croyez-vous vraiment que nous serons les seuls à vouloir laisser notre empreinte cette nuit ? Soyez bien conscient que nous ne représentons peut-être pas la menace la plus importante ni la plus directe pour votre précieux dieu."

Les molosses esquissèrent un mouvement synchrone dans sa direction, Lysandre dégaina immédiatement la Dague du Temps.

"Oh, et je crois que vous n'êtes pas en mesure de m'empêcher de sortir d'ici. Mon contact à l'extérieur m'a vu pénétrer dans ce bâtiment. A l'heure actuelle, il a dû prévenir certains des miens qui font marche dans cette direction, s'ils n'ont pas déjà cerné l'endroit. Un choix très simple se présente donc à vous: soit vous me laissez partir et vous pourrez continuer à cultiver la médiocrité de vos affaires, puisque telle semble être votre volonté. Soit vous tentez de m'en empêcher et toute votre meute périra ici. Quant à..."

Il n'eut pas l'occasion de terminer son propos. Comme en écho à son discours précédent, les fondations de la bâtisse se retrouvèrent subitement ébranlées avec violence, faisant s'effondrer une partie de la cave sur ses occupants. Tous déstabilisés, les chiens laissèrent une ouverture au Voyageur temporel. Bien que titubant lui aussi, il profita de cette diversion inattendue pour bondir par-dessus les gravats les plus proches, grimper tant bien que mal au rez-de-chaussée, et se faufiler dans la rue par une ouverture désormais béante. La première chose qu'il remarqua fut l'énorme nuage de fumée, au loin dans la ville, qui laissait présager un impact d'une violence phénoménale.

Il courut pour travers les pavés, se réfugia dans une ruelle et dégaina sa montre à gousset pour consulter l'heure qui y était indiquée. En la rangeant, il afficha une mine contrariée. Définitivement, ce qui venait de se produire n'était pas l’œuvre des Meteors. En reprenant sa course, il sillonna les rues et ruelles de cette zone un peu obscure de la ville. Il ne savait pas par où étaient partis Johann et Joy, et à vrai dire à présent, la question lui importait peu. Une grande épine venait de lui être retirée du pied.

A un tournant, le Contrôleur du Temps fut arrêté par la petite silhouette de Gâteau, qui agita les bras dans sa direction. Lysandre s'arrêta un instant pour reprendre son souffle.

"M'sieur Lysandre, je suis allé prévenir l'escouade numéro...
- Peu importe, je suis sorti maintenant. Qu'est-ce qui vient de se produire ?
- Vous voulez dire, le tremblement de terre, et la grande fiole ? S'enquit la petite créature d'Ingurgite en désignant du doigt l'énorme récipient qui commençait à se dessiner sous la poussière, par-delà les bâtiments.
- Mais qu'est-ce que...
- Il y a un Voyageur qui a parlé, il veut tatouer le Kitsune et dit s'appeler Tomoe."

Lysandre ferma les yeux, se pinça l'arrête du nez et se redressa, poussant un long soupir qu'il conclut par un sourire amusé.

"Tatouer le Kitsune... On m'avait prévenu que Tomoe risquait de faire des frasques ce soir, mais à ce niveau... C'est encore un potentiel gâché. Enfin, cet idiot utile va faire office de diversion efficace, comme prévu. Gâteau, est-ce que tu as toujours mon costume avec toi ?
- Oui m'sieur Lysandre.
- Très bien, alors allons-y."

D'un pas agile, le Contrôleur du Temps et son acolyte regagnèrent les contours festifs de la ville. Lysandre se fondit dans la masse d'une avenue bondée et emprunta le chemin du palais royal.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 15 Jan - 12:24

Le  Don semblait convaincu par le double discours, un peu menaçant du matheux, franchement comique de la part du voyageur nommé Johann, tant que le matheux rigola avec le reste de la bande et regardait le voyageur avec une réelle sympathie. Le Don dit aux deux de dégager de là, mais garderait Lysandre avec lui. Ça n’allait pas le faire, Joy considérait Lysandre comme étant engagé sur la mauvaise voie, avec une lecture erronée de Dreamland, pour ne pas dire, à l’instar de ses potes Meteors, pathologique, mais il était un ami de longue date, et sa loyauté lui disait de rester pour l’aider. Un jour il verrait les créatures autrement, et un jour, son combat chimérique pour prendre le contrôle de Dreamland trouverait son apaisement, sa sérénité, et peut-être même sa rédemption. L’homme pouvait changer, et Lysandre verrait un jour les erreurs commises par l’armée des voyageurs. Peut-être ce soir, la nuit prochaine, ou dans dix ans. Avec bienveillance et de la patience, on venait à bout de toutes les erreurs, même les plus profondes. Le matheux s’arrêta, alors qu’il était sur le point de sortir, quand le Don parla au voyageur temporel, et entendit tout de l’échange.


Fallait avouer que Lysandre avait du reste un peu chié dans la colle concernant le plan de son groupe de moule-burnes. Annoncer un plan – du moins une partie – à un groupe qui pouvait se retourner à n’importe quel moment contre lui, c’était plutôt osé. Audacieux ou fou. A l’image des plans des Meteors, cela dit. Ainsi, Don Yamchien parlait d’une menace sur la venue du Kitsune, ce que nota Joy en plissant des yeux vers Lysandre. Lui, il n’avait aucune attache avec ce Royaume, mais il protégerait le Kitsune de toutes les attaques possibles, d’où qu’elle vienne. Le Roi avait assez souffert à la Celestiafest, comme ses enfants, et il essaierait autant que faire se peut que de gérer la sécurité, à sa manière. S’amuser d’accord, se faire remarquer, pourquoi pas. Mais pas d’attaques, par pitié. Pas ce soir. C’était un moment de grâce, le Dieu de Canin-ville sur place. C’était un soir de fête, alors pourquoi tout gâcher ? Décidément, les Meteors ne savaient faire que ça : souiller des moments magiques dans un but militaire, inscrit dans leur guerre incompréhensible. Pensant à cela, il voyait la tête de Silva, le cerveau de l’armée. Il nota également ça, dans la liste des choses à lui envoyer à la gueule quand ils se rencontreraient. Oh oui, il aurait des choses à lui dire, et pas forcément les plus agréables…


Les hommes du Don essayèrent de s’emparer du voyageur, mais une secousse dérangea tout le monde. Décidément, cette nuit était tout sauf calme et tranquille ! A cause de cela, il n’avait pas fait attention aux paroles du voyageur temporel. Non, il avait surtout zieuté Monsieur Franck qui pissait de peur dans un coin de la salle...Il bondit pour le prendre avec lui et traça une trajectoire optimale et évolutive au moment où la cave tombait sur les mafieux canins. Arrivé au niveau de la rue, il trouva un long manteau noir typiquement mafioso, l’enfila et commença à léviter dans les airs pour aller plus vite, afin d’éviter la foule. Une dame était à sa fenêtre, avec ce qui semblait être ses petits-enfants. Une famille de colleys, devant laquelle Joy fondit littéralement. Les petits bondirent sur lui et s’amusèrent en zieutant la vue d’en haut, tandis que Monsieur Franck montait sur la capuche du voyageur des mathématiques. En bas, l’excitation et la peur commençaient à monter, l’adrénaline s’emparait de la ville.




- Qu’est-ce qui se passe, madame ? On dirait qu’un truc est tombé quelque part !
- Je ne sais pas, jeune homme ! Je ne sais pas ! Les enfants, venez là, vous allez tomber !
- Yaaaa ! Yaaa ! Trop cool ce pouvoir, m’sieur !
- Les enfants, revenez ici immédiatement ! Vous allez vous tuer ! Ah c’est pas le soir ! Je sens encore que les problèmes arrivent avec vous, les voyageurs !
- Désolé m’dame !
- J’ai entendu le numéro 1 de votre ligue à la noix dire qu’il va tatouer le Kitsune ! Notre Dieu ! Est-ce que vous allez un jour arrêter de pourrir nos vies !
- TATOUER LE KITSUNEEEEE ?



La vieille colley hocha frénétiquement la tête pour dire oui, et prit un air de colère en voyant les yeux de Joy briller en millions de petites étoiles, un grand sourire naissant sur son visage adolescent. Il trouvait l’idée tout simplement géniale, et pour une fois, un voyageur ne blesserait pas une créature, aussi divine soit-elle. D’accord, d’accord, on disait que les tatouages faisaient mal, mais c’était pas un danger de mort. C’était pas une décapitation ni une attaque soudaine du Royaume Obscur sur la gueule d’une créature. C’était qu’un tatouage, pour rendre le Dieu encore plus épique, et ça allait sans nul doute rentrer dans l’histoire de Dreamland, avec cette impression de connerie sérieuse, de trucs qu’on raconte aux générations suivantes dans les soirées alcoolisées, pour faire marrer tout le monde...Joy sentit qu’un truc allait se passer, avec Tomoe, et les Meteors allaient profiter du bordel pour nuire à la créature divine, et de fait au Royaume. Il songea à Lysandre...se doutait-il de ce qu’il avait fait ? Peut-être pas. Il fallait en profiter. Il laissa les enfants colleys revenir chez eux, et traça en lévitant en augmentant sa vitesse, en prenant un peu d’altitude.

Dans les airs, Monsieur Franck grogna et Joy vit apparaître Sissy, la chatte de la famille Killamanjiro. Elle poussa des feulements pour faire fuir Monsieur Franck, qui commençait à baver et à se comporter comme un chien en chaleur devant la beauté blanche du Maine Coon.




- Monsieur Franck, pas touche !
- C’est une diva qui vient d’apparaître ! Encore plus belle que dans mes rêves !
- C’est pas une créature de Félinia, c’est ma chatte ! Elle est lucide dans Dreamland, on ne sait pas trop comment, et elle me suit certaines nuits ! Tu la dragues ou tu tentes un truc pas du tout réglo vis-à-vis d’elle et de moi, je te vire. Et à cette hauteur ! Capito, Senor Franck ?
- Pigé, chef !




Le matheux soupira et continua de tracer vers le palais et vers où les gens se dirigeaient. C’était facile à repérer, c’était un objet non identifié de 50 mètres de hauteurs, autant dire une tour qui indiquait à toute la ville où se trouvait Tomoe et son groupe. Joy accéléra encore afin d’avoir quasiment la primauté sur le reste de la ville, tant et tant que Monsieur Franck lâcha une gerbe de vomi à base de croquettes bas de gamme, et sa chatte se cramponna à ses yeux…



- Lâche-moi Sissy, je maîtrise !
- On va revoir tes honoraires, mon petit Joyou, je sens que je vais clamser cette nuit !
- Monsieur Franck, ton père a failli te tuer, et ta vie se résume à essayer de sauver ta peau de bouledogue pervers dans cette ville qui pue le chien mouillé !
- Si Michocotte était là, elle te dirait que je suis un chien tout ce qu’il y a de plus rangé !
- Alors arrête de remuer la queue derrière.
- Pigé chef !



Arrivé sur zone, Joy utilisa son pouvoir pour augmenter les décibels de sa voix, et apostropha la bande de Tomoe, comme il avait gueulé dans le palais de Deus devant tout le gratin de Dreamland. C’était une manie chez lui que de choper le premier connard qui attirait l’attention, et de lui faire la morale. Tomoe était facile à repérer, il était connu par tout le monde de par sa place, mais Joy ne connaissait pas du tout les gens qui l’accompagnaient. On verrait bien, n’est-ce pas ?



- TOMOEEEEEEE ! Ici Joy Killamanjiro, depuis le ciel ! Ouais, lève la tête, je suis lààààà ! Déjà je trouve ton idée ultra cool, et j’veux bien t’aider à la réaliser, tant que la bestiole divine ne souffre pas ! Tant que tu respecteras ce royaume, je suis à tes côtés ce soir ! Mais c’est pas le cas de tout le monde, mon gars. Ouais, de ce que j’ai capté, les Meteors visent aussi la venue du Kitsune, alors j’suis là pour te prévenir, et j’ai bien tracé pour te le dire...



Disant cela, il se posa au sol et fit le signe de Spock. Il désactiva totalement son pouvoir histoire d’économiser son énergie pour le reste de la nuit. Il souffla un coup en sentant la descente non négligeable de ses forces pour la nuit, et s’adressa de nouveau au leader de la ligue M. Selon la situation, ça se passerait bien ou il serait une nouvelle fois obligé de tout donner.



- En d’autres termes, la guerre arrive et va contrarier ton plan artistique. Je suis avec toi, si tu m’acceptes uniquement pour cette nuit dans ton groupe. J’espère que t’es pas comme ces conios des Spirituals, et je me répète, mais j’veux qu’aucun mal ne soit fait à ce Royaume...
- Ouais, pareil que Joyou.
- Tais-toi, Senorito Franckiche.
- Pigé chef !



Il était sérieux, même devant le tatoueur qui était du genre intimidant...sérieux mais faible, faible mais sérieux, prenez ça comme vous voulez.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 22 Jan - 20:11

Pour une fois, j’étais content de moi. J’avais réussi à me sortir de la merde en évitant de me foutre dans une nouvelle embrouille. Pas de chute de nécropole, pas d’association directe avec un groupe de terroriste, pas de tentative de cheval de Troie. Nope, juste une bonne tranche de rire et une pointe de honte pour ma personne. De quoi fêter j’ai envie de dire, mais je me suis pris un méchant vent des deux autres voyageurs, de quoi me faire une mine bien boudeuse comme un gamin. Je veux dire, ok, je faisais le con pour rien, surtout après m’être pris une honte pas possible, mais hey, on s’est pas fait buter, ça se fête !

Cependant, les festivités étaient sur le point de se terminer à cause de l’annonce du Pachien (Parrain + chien) qui semblait perdre patience avec l’attitude du ténébreux (pour ne pas dire « Tr0p d4rk »). Le fait d’avoir tenté un forcing avec les Météors n’était pas vraiment apprécié, et ils comptaient bien leur expliquer cette manière de penser qui était la leur… Majoritairement en lui bottant le cul avec violence, mais c’était un détail. Détail qui ne me concernait que pouic, et donc, j’avais choisi de me barrer afin de ne plus me retrouver dans une nouvelle emmerde. Je veux dire, les choses me tombent sur la gueule sans que je n’ai demandé quoi que ce soit !

… Parfois, je déteste quand mes expressions sont prises au littéral par qu’importe la divinité dans Dreamland qui aime me voir souffrir. En deux mots : Plafond vibrant. Je sais que cela ne vous paraît pas forcément des plus logiques, mais pour tout dire, les parois se trouvant sur nos têtes venaient de tout d’un coup se secouer, menaçant de nous tomber donc sur la gueule. Évidemment, et je ne pouvais pas réellement lui en vouloir, Lysandre fila, nous laissant bien dans notre merde sous les décombres. Quelques secondes plus tard, les débris bougèrent, expulsé par ma barrière que j’avais fait apparaître pour me protéger, ainsi que ceux autour de moi, dont le Pachien qui s’en amusa de me le faire remarquer.


« - Et bien… T’es pas qu’un clown finalement.
- Sans déconner, un merci t’arracherait la glotte ?!
- Ah ah ! Aller, dégage avant que je ne change d’avis.
- Inutile de me le dire deux fois ! »

Saluant d’un geste de la main, je bondis sur ma barrière et m’envolait dans le ciel pour avoir une vue de la situation. Je me demandais bien ce qu’était ce foutu bordel qui venait s’ajouter à ma longue looooongue liste des choses que j’ai dû affronter. Tournant donc sur trois-cent-soixante degrés, je me rendis compte de l’apparition d’un vase en verre gigantesque, complètement titanesque, mais surtout rempli d’un liquide noir gigantesque, je ne saurais dire pourquoi, mais ça sentait la méga embrouille, ça c’est sûr. Et étonnamment, source d’emmerde semblait signifiait intérêt pour ma petite tête, ce qui me fit me diriger là-bas pour essayer de comprendre de quoi il s’agissait. Soudainement, une voix plus que familière m’explosa les tympans, alors que je me couvrait les oreilles pour atténuer le bruit, mais continuer d’écouter.

« - Tomoe… Kitsune… Meteors…Putain, je sens que ça pue… Let’s go ! »

Les cris arrêté, je repris ma route (ou mon vol, ahah) afin d’atterrir prêt de la fameuse tour de verre qui se remplissait, mais je cherchai surtout la source de la voix : le Joy. Il savait quelque chose que moi je ne savais pas, et avait sans doute de l’avance par rapport à moi, puisqu’il s’était barré avant. Entre deux et trois regards, je tournai vers des gars à l’apparence humaine pour prendre des nouvelles. Apparemment, Tomoe, le n°1 de la Ligue M (ça au moins, j’avais pu le reconnaître) compté tatouer le Kitsune. Rien que ça. Super, génial, cool, ah ah.

« - … DEGAGEZ ! Je veux les premières loges ! »

Et sans demander mon reste, je fis mon chemin à travers la foule, poussant un à un les gêneurs potentiel, avant d’enfin me jeter en avant pour atterrir aux pieds (littéralement, puisque je m’étais cassé la gueule, encore) de Joy, Franck et du fameux Tomoe. Me dépoussiérant comme si de rien n’était, je levai la tête en sifflant en voyant la gueule du pot de peinture, ou d’encre plutôt, avant de lever un pouce vers le masqué.

« - Et béh, toi, quand tu fais les choses, tu les fais pas à moitié. Je suis sûr que ça va avoir de la gueule. »

Je me marrai un bon coup avant de regarder autour. Apparemment, j’avais surtout l’air d’un glandu en plein milieu de deux personnes avec une réputation bien bien célèbre. Vous voyez cette image de l’entrée de Saitama au conseil des seize héros de rang S ? Bah la même, un bon gros glandu. Mais hé, j’en avais rien à foutre. A la suite de ça, je me tournai vers Joy, l’air moins joviale, en le pointant de l’index.

« - Toi, tu m’as mis un vent tout à l’heure. C’est pas cool. »

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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 22 Jan - 22:22

La situation avait été profitable pour lysandre qui était parvenu à s'échapper des griffes et des crocs des mafieux canins grâce à cet éboulement de la cave en se faufilant entre leurs papates avant de partir à va recherche de collègues qui devaient se trouver dans le secteur. pas un mauvais choix. Se regrouper devrait permettre d'agir beaucoup plus efficacement. C'est d'ailleurs après quelques instants de marche qu'il tomba sur uns scène intéressante. Un de ses collègues mort à terre, va gorge apparemment déchirée par des coups de dents brutaux et deux autres en train de combattre une créature apparemment va meurtrière du soldat à terre.


Joy et Johann finirent aussi apr s'en sortir mais pour leur part se précipiter tout droit vers Tomoe. Johann sauva Dom Yamchien qui le chassa avant d'aboyer à ses hommes e retrouver lysandre et même de buter tous les météors quils croiseraient pour la peine. En somme, la fuite de lyssandre avait encore pvus énervé Yamchien qui décida de faire des météors, tout comme tomoe ses ennemis pour la nuit. En gros, ils se rangeait du côté de la garde du royaume. les mafieux seraient donc un grand soutien au agents du royaume.

Mais revenons à nos deux voyageurs, l'un prépubère et l'autre testostérone et protéiné façon inshape ! Tout deux arrivèrent jusqu'à Tomoe Joy se fit remarquer une nouvelle fois. putain mais quelle grande gueule ce môme ! J'crois que sa mère a oublié de lui mettre 2-3 calottes ça c'est moi qui vous l'dit ! A l'approche de Joy et à l'écoute de son crix, Tomoe qui était entouré de deux voyageurs assez connus : Mazino, N°15 de la ligue M et Edward Grant, N° 28 de la ligue M. Tous les trois à eux seuls représentaient une force de frappe assez monstrueuse. les 3 gars tatoués faisaient à présent face à Joy et Johann qui finit par les rejoindre. On pouvait deviner un sourire liu va voix de Tomoe sous son masque de Kitsune, c't'ironie quoi !

- Le gamin d'arthénaïde ! Dès qu'elle saura que tu m'as rejoins dans un délire comme ça elle va me détester. Rien que pour ça je kiffe !
- J'lui fais pas confiance !
- Hmmm
- Vu ce qu'il gueulait à va célestiafest il va nous faire chier ! c'est un plan qu'il nous monte pour nous entuber ! puis sa tête me revient pas !
- nan je pense pas ! j'arrive à cerner les gamins comme ça. tant qu'on fait rien de mal... Il s'opposera pas à nous ! J'ai raison ?!


Tomoe fait une pause pour laisser Joy confirmer ses dires.

- Et personnellement, je fais rien de mal ! Je ne fais qu'offrir l'aube du kitsune le plus mémorable qui n'ai jamais existé ! Cette nuit ! je vais tatouer une entité légendaire de Dreamland ! Cette nuit ! Je vais créer mon chef d'oeuvre, un chef d’œuvre que seul quelques personnes tous les siècles pourront voir, un chef d'oeuvre qui survivra bien après ma mort ! en tatouant ce renard, je deviendrai immortel à jamais ! Je serai à jamais présent dans va légende de ce monde ! J'éclipserai à jamais Ania, Clive, Silva et tous les autres de la ligue S ! Dan 500 ans on saura encore qui est Tomoe Izerumi. Et en faisant ça, je fais rien de mal, je tue personne, je blesse personne ! Je veux juste qu'on me laisse faire mon tatouage ! Et en échange je donnerai à ce renard un look d'enfer ! J'ai passé 4 ans à attendre cette nuit et à réunir assez d'encre pour tatouer une créature géante et je laisserai personne m'en empêcher !

Il fit une nouvelle pause.

-Et de ce que tu me dis, ces enfoiré de météors vont perturber mes plans ?!
- T'as un truc pour le prouver gamin ?!
- Roh mais calmes toi Ed' ! ils sont cools apparemment ivs aiment mon projet et moi ça me suffit !


Le leader de la ligue M tendit alors sa main à Joy puis Johann afin de conclure leur alliance pour cette nuit afin que Tomoe parvienne à tatouer le Kitsune. Puis Mazino, le 3°, celui qui n'avait pas encore pris la parole se mit alors à l'ouvrir.

- Qu'est ce que t sais sur les plans des météors pour le moment ? T'es certain qu'ils en veulent au Kitsune ? Tu penses pas plutôt qu'ils veulent juste profiter de 'occasion pour faire un nouveau coup d'éclat et achever le roi canin qu'ils ont blessés durant va célestiafest ?

Apparemment, mazino posait les bonnes questions tandis qu'edward est plutôt un gros nerveux et tomoe au contraire, une espèce de joyeux gland surpuissant. tellement balaise qu'il semble même plus faire attention à quoi que ce soit. Plus rien ne semble lui paraître être une grosse difficulté.

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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Lun 23 Jan - 10:05

Le temps de reprendre ses esprits auprès de Tomoe, et Joy remarqua ses acolytes. Mazino, prénom de clown et un classement qui faisait bobo. Grant, qu’il avait croisé lors d’un survival qui portait bien son nom, alors qu’il entrait avec plein d’idées et d’espoirs dans une Celestiafest qui le ferait grandir plus vite que prévu...Grant, qu’il l’avait cloué sur place d’une droite magistrale et qui était parti en faisant un bordel monstrueux à travers la jungle...Grant qu’il avait retrouvé plus tard, toujours aussi antipathique...Le jeune matheux se demanda ce qui avait pu pousser cet énergumène à rejoindre une bande complète, mis à part le classement de Tomoe. Tous tatoués, les trois imposaient un certain respect au numéro 2 de la Baby. On lui avait parlé des hautes sphères de Dreamland, et il avait devant lui les susnommées, avec ces trois gars. Cela étant, Joy ne pâlissait pas ni ne faisait dans son froc. Depuis la petite sauterie chez Deus, les voyageurs ne l’effrayaient pas plus que les Seigneurs de moindre importance. Après avoir croisé les ducs obscurs, Deus, et les Juges Meteors, les voyageurs de la Major prenaient une importance diminuée, comme si toutes les cartes, une fois tenue en main, montraient qui étaient les cavaliers par rapport aux rois. Cela justement intéressait le mathématicien : Tomoe n’était « que » le numéro un de la Major. Ce qui ne voulait rien dire. Par contre, ce qu’il allait dire intéressait davantage le matheux. Ce dernier écouta Tomoe se marrer, et Grant se méfier de lui. Comme d’habitude, le bourrin n’arrivait pas à faire le lien entre plusieurs faits se présentant devant lui !



- Ma mère risque de râler, mais j’ai 17 ans alors si je ne l’embête pas maintenant...Je ne vais pas m’opposer à vous, tant qu’il n’arrive rien au Kitsune. Je vais faire en sorte que tout se passe bien pour cette nuit dans le Royaume. Je ne connais pas la famille royale, mais je peux au moins les soulager d’un poids au niveau de la sécurité...Grant, inutile de me prendre pour j’sais pas quoi. On s’est déjà croisé au Survival de L’Ile éphémère y’a pas longtemps, et si on devait se méfier d’un gars, ce serait de toi, à mon avis !!



Tomoe fit son discours pour convaincre le jeune voyageur, qui haussa un sourcil en voyant le tatouer péter un câble. Il répétait chef d’œuvre à tout bout de champ, et semblait complètement parti dans un délire mégalomane, ou égocentrique. Un egotrip, parfaitement. Mais cela impliquait une prise de risques, des luttes qui n’allaient pas tarder à apparaître, et un travail colossal puisque le numéro un de la Major semblait avoir préparé son coup avec une minutie et une organisation précise. Il n’était pas venu seul, et il était venu pour pousser le bouchon. Joy esquissa un sourire en l’entendant, bien conscient tout de même du niveau de déficience de Tomoe. Mais le dingue avait quelque chose de touchant, au delà de sa volonté de perdurer, et une sincérité que Joy nota de suite. Oui, il allait l’aider. Ouvertement. Mais il serait surtout là pour protéger le Kitsune. C’est ainsi qu’il concevait son nindooooo !

Tomoe demanda ensuite des nouvelles des Meteors et tendit sa main vers les deux voyageurs. Joy la serra et confia ce qu’il avait entendu dans la cave de Don Yamchien. Il avait du reste toujours Monsieur Franck et Sissy dans sa capuche. Le bouledogue pourrait confirmer ses dires si jamais lui aussi avait entendu quelque chose d’intéressant pour sauver sa ville.




- J’étais avec un ami Meteor. Je suis ami avec lui, pas avec son armée, je précise. On vient d’une...euh réunion avec des mafieux canins de la ville, et j’ai entendu le chef du gang parler des Meteors, alors que j’allais partir. Ils utiliseraient la venue du Kitsune pour faire un truc que j’ignore, évidemment. Mais c’est clair qu’ils vont agir, mon pote n’est pas là pour sucrer les fraises. Pour moi, la chose est claire et nette : je protégerai le Kitsune quoiqu’il arrive. Je connais pas Jock, ni Laya, ni Arcos, mais je veux que ce renard chille en paix cette nuit. Mon pote sait sûrement qu’on risque de s’affronter si l’armée des voyageurs déconne des ballons !



Il réfléchit à ce que disait Mazino. Une diversion, c’était bien possible...mais le Kitsune serait à un moment ou un autre le point central de la nuit, c’était pour le mathématicien une certitude. Dans les tableaux d’hypothèses, la probabilité que le Kitsune soit visé était la plus forte, et il espérait simplement que Lysandre ne ferait pas partie du lot, sans quoi il devrait utiliser ses formules pour le ralentir, voire le figer totalement dans sa propre temporalité.



- Achever un mourant, voilà qui m’étonnerait entre nous. Ouais, ils voudront sans doute finir le job, et ça passera par le Kitsune. Pour moi, une attaque au Palais serait soit une diversion, soit une volonté de foutre encore un peu plus la merde. Mais si le Kitsune arrive et reste en paix cette nuit, il soignera tout le monde. Le pouvoir est trop grand, trop important, pour qu’ils le laissent tranquille. J’en suis certain, et c’était ma théorie avant de pointer ici. Raison pour laquelle je te rejoins Tomoe. Entre un tatoueur mégalo et une armée qui veut tuer une divinité de Dreamland, j’ai fait mon choix.



Le matheux, plutôt fier de ses hypothèses quoique pas du tout assuré de les voir se réaliser se tourna enfin vers Johann qui l’avait suivi. Drôle de gars, il avait réussi à s’enfuir comme lui et avait tenu la distance en utilisant son pouvoir, que Joy avait encore du mal à bien définir. Le voyageur semblait lui en vouloir pour un vent qu’il lui aurait mis, et de ça le voyageur gardait peu de souvenirs, c’était donc sûrement le cas. Il sourit en approchant la bande de Tomoe pour s’y installer, en attendant le Kitsune.


- Désolé si je t’ai froissé, c’était pas mon intention. Tu vois ce voyageur des Meteors ? C’était un pote, donc la situation m’a un peu échappé...je ne m’attendais pas à le croiser ici, et en mission. Je suis Joy, enchanté. Dans ma capuche c’est Monsieur Franck, le fils de Don Yamchien…
-  Lui-même, mais évite de le crier sur les toits des niches, Joyou !
- Et l’autre, c’est ma chatte, Sissy. Si ça te dit, on peut faire un duo pour cette nuit...quoiqu’il se passe, je suis sûr que le Kitsune sera ciblé par quelqu’un, alors je compte l’escorter jusqu’à bout de la nuit. Tu me suis ?



Sans rien dire, tout en causant, Joy se reposait pour récupérer un peu de son énergie, et posait ça et là, en dilettante, des algorithmes un peu partout. Au cas où...
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Jeu 2 Fév - 12:32

« - Y a pas de mal, mais apprend les bonnes manière à l’avenir, sale gosse, fis-je avec un sourire et un ton montrant que je pensais pas un mot, avant de le forcer à tendre la main pour faire un Check à la Baymax. Le nom est Johann, court, doux, roulant sur la langue, les femmes adorent. »

D’une posture assez extravagante et frimeuse, je riait exagérément du ridicule de ma présentation ? Damn, si j’avais fait ça en vrai, on aurait pu me prendre pour un taré. Mais encore, vu qu’eux aussi viennent du monde réel… Méh, je risque pas de les croiser de toutes, donc qu’est-ce que j’en aurais à foutre après tout ? Me tournant vers le chien, j’enchaînai en le pointant du doigt.

« - Toi, t’as eu du bol, t’as failli perdre ton padre. Il est de bonne humeur, donc je te conseille de pas trop faire le con ensuite. Après, comme dit, fis-je en plongeant mes mains dans les poches, j’ai déjà des antécédents avec des tarés révolutionnaires qui se croient tout permis, AKA, le Front de Libération des Voyageurs et un duo de Météors. Et très franchement, ils me les brisent, donc si j’ai l’occas’ de leur rendre la pareille, méh, ça vaudra le coup ! »

La discussion qui se passait avec les protagonistes badass de ce sujet (donc, selon les regards intrigués des autres autours, je n’étais pas compris dedans) me permettait ainsi de comprendre un peu la situation, et aussi de me donner une légère vision de ce qu’était le haut du panier de la ligue M… Et bah putain, je suis pas déçu du voyage. Le masqué semblait se la jouer folie des grandeurs, à vouloir frimer et essayer de montrer qu’il était le plus fort, le plus beau, celui qui sent le plus bon. Méh, s’il voulait montrer un peu ses talents, qui étais-je pour l’en empêcher.

« - Fais ce que tu veux franchement, du moment que ça a de la gueule… Je reste pour regarder. Quant aux Meteors, comme il dit Joy, aucune idée de ce qu’ils veulent, mais apparemment, ça a quelque chose à voir avec les possibilités de succession royale. Il disait qu’il voulait que ce soit la princesse, et non le roi ou le prince qui soit au pouvoir, ou connerie du genre… Y a aussi l’alliance élémentaire qui s’en mêlerait, mais encore une fois, aucune idée. »

Il était vrai que la situation n’était pas avantageuse pour ceux qui se risqueraient à foutre la merde et pourir l’idée du numéro 1 de la ligue. Je n’avais entendu que des rumeurs dans les magazines (les rares fois où je l’ai lu), mais il semblait que ceux qui essayaient de « Pourrir son groove » se retrouvaient avec un sérieux cas de mort. Yup, donc autant éviter de le faire chier. Mais maintenant que j’y pense, il y aurait de quoi tirer avantage de son projet. Comme il l’a dit, la bête n’apparaissait que tous les 500 ans, autrement dit, personne des humains ici présent ne pourront le voir la prochaine fois qu’il aura popé. Donc, pourquoi pas profiter pour immortaliser l’instant ?

« - Excusez, je reviens. »

M’en allant m’enfoncer dans la foule comme si de rien n’était, je regardai ici et là pour voir si quelqu’un possédait l’objet que je voulais. Un coup d’œil à droite-gauche, eeeet… Ah ah : un appareil photo… Comment ça, « c’est tout ? » ? Est-ce que vous savez ce que pourrait valoir ce genre de photographie en détail du Kitsune, avant et après être tatoué, en compagnie de son tatoueur et bande ? Moi non plus, mais croyez-moi que ça peut être bien bien collector. Et donc le genre d’objet que Régalia serait prête à m’acheter pour un bon gros gros prix. Fufufufu… Un coup à droite, un à gauche, une main perdue et Hop ! Objet subtilisé des mains. Me moquant de la situation, je revenais tous sourire vers le groupe qui semblait se montrer intéressé.

« - Ooooooyyyyy ! Ca vous dit pas d’immortaliser le moment ? Le jour où le grand et extravaguant Tomoe tatoua le Kitsune. Avouez que ça doit se faire immortaliser, non ? En plus, qui sait, on pourra avoir de beau clichés d’une raclée des Météors avec, haha ! »

Toujours d’un ton enjoué et gamin, j’espérais qu’ils accepteraient de se soumettre à la séance photo. Ça serait plus qu’avantageux pour les affaires après tout… Et puis, ça me fera des souvenirs à rajouter dans mon carnet. Fufufufu, je suis génial…

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 5 Fév - 11:40

Mazino réfléchissait çà ce que disait Joy comme quoi il ne pensait pas que les météors laisseraient le Kitsune. en effet, s'ils avaient juste voulu achever le roi canin, qu'est ce qui les aurait empêché de le faire plus tôt, à un moment où le royaume serait moins sous le feu des projecteurs. Non! ça n'avait pas de sens en effet. S'ils avaient décidés de se mobiliser pour va nuit du Kitsune, c'est qu'ils avaient quelque chose de prévu avec le renard. Il approuva de la tête les propos de Joy avant de regarder Tomoe qui semblait presque pensif. C'est vrais que les météors avaient de quoi être problématique. Tomoe pensait surtout à leur foutu sceptre qu'ils avaient chopés et qui leur avait permit de foutre autant la merde à la célestiafest. S'ivs se ramenaient avec leur merde là, ils pouvaient complètement briser ses rêves. Mais d'un autre côté s'il parvenait à leur voler leur sceptre... Mais au delà de ça, il suffisait qu'un ou deux des juges se pointe et tout aç deviendrait très problématique. tomoe avait conscience qu'il comptait beaucoup sur Mazino pour le soutenir mais qu'il ne pourrait pas gérer deux juges pendant que lui tatouera le renard. par ce que oui, pendant qu'il tatouera, il sera trop accaparé par cette action pour se battre. Maz' peut gérer un lord seul mais pas un lord et un juge ou plusieurs généraux en même temps. Mais en même temps, le soutien de Joy pouvait aider. Il avait conscience que N°2 de la ligue Baby, c'est pas rien. Bien que peux expérimenté, il pourrait être un soutien de force ce gosse.

Tomoe était devenu subitement assez silencieux lui qui semblait être tant une grande gueule et euphorique un peu plus tôt. C'est à peu près à ce moment que johann revient avec un appareil photo customisé en mode renard. j'vous jure l’appareil il a des oreilles et une queue de renard ! c'est absolument n'imp' ! Il propose alors une photo en mode gros boulet alors qu'on est dans une situation sérieuse. les trois voyageurs classés dans le top30 de la ligue M le regardent en mode "nan mais t'es sérieux là ?!" avant de finalement accepter avec enthousiasme.

- Mais c'est qu'il a raison ce con ! On a même pas pensé à immortaliser l'instant !
- En même temps quel intérêt à tous les coups on av perdre l'appareil photo.
- Roh mais fais pas ton négatif ed'! Hey t'as pigé va vane ?! photo... négatif !


C'est alors que les trois voyageurs prirent la pose avec Joy, Francis, Johann et sissy, ne l'oublions pas ce chat alors qu'ils avaient activés le retardateur. Tomoe faisait une grimace... sous son masque c'est très utile ! Gros con va ! Mais au final ils sont assez cools quoi. c'est juste une bande de jeunes qui s'fend la gueule. Une fois la photo prise, Tomoe reprit va parole.

- Bon! trêve d’amusement les enfants ! Maz' tu restes avec moi pour protéger l'encre et assurer ma sécurité pendant que je tatouerai le Kitsune ok ?
- Ok. Puis comme ça si un de ces trou du cul de juge se pointe, je le défonce !
- Vous deux.
- Nous 4 !
- ouais c'est ça ! vous 4... Bah j'sais pas, vaquez à vos occupations j'ai pas d'ordres à vous donner. On est pas à l'armée ! on est pas chez les météors hein ! hahaha... Et toi...
- Moi tant que je casser des tronches pour me détendre !
- ça tombe bien c'est ce que j'allais te proposer. On fait le boulet de canon ?!
- oh nan ! ça fait super mal ça tire sur le tatouage !
- t'as vraiment envie de crapahuter dans la vile pour trouver des gens à frapper ?
- Nan t'as raison !


ça a l'air d'être une bonne grosse tête de con ce Edward Grant. Tomoe regarda alors Edward et tendit ses mains vers lui et ce dernier commença à léviter sous l'effet de la manipulation de l'encre de ses tatouages que Tomoe en faisait. Puis il se mit en boule et Tomoe le projeta à travers la ville dans les aires en direction du palais royale. C'est dangereux de projeter un mec comme ça ? ça risque de le tuer ? Mais pas du tout ! Ed a les os indestructibles ! En fait il l'avait projeté vers le palais royal dans l'idée que son intervention là pousserait les canins et les élémentaires à se remobiliser vers le palais et éviteraient de le faire chier ici. qu'il puisse se consacrer uniquement aux météors.

Et le deux autres là ? Bah j'sais pas qu'ils se démerdent ! comme disait Tomoe, il a pas d'ordres à leur donner. En tous cas, lui restera sur place avec Mazino.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 12 Fév - 14:22




Clic !



Et une photo épique, et une ! Joy avait fait un sourire et un signe du pouce, tel un bon ado des temps modernes utilisant des expressions d’ancien monde ! Une photo qui le faisait marrer, ne serait-ce que par la présence de Sissy, et de Monsieur Frankes sur l’épaule, qui tirait la langue un peu pour la blague et beaucoup parce que c’était qu’un bouledogue ! Super idée qu’avait eu là Johann. Le voyageur avait beau avoir les cheveux plus bleus que lui, c’était pas le dernier sur les idées originales et la déconne. Manquaient plus que des bières et un peu de trucs à faire en attendant le show pour parfaire cette nuit qui promettait ! Tandis que Tomoe leur disait de vaquer à leurs occupations, le matheux s’installa en tailleur et activa son pouvoir. Il plaça encore de nouveaux algorithmes, ce qui lui bouffait zéro énergie tant qu’ils n’étaient pas activés. Juste de la concentration pour estimer l’efficacité des algorithmes. Trajectoires, poids des objets, repérages, formules sur les vêtements de ses alliés d’un soir...tout était placé sous le signe des mathématiques dans la zone de Tomoe, et si un ennemi se présentait, il serait bien reçu par le voyageur. Ça faisait d’ailleurs quelques temps que Joy savait qu’il tenait là un point fort de son pouvoir : préparer le terrain, c’était gagner avec une vingtaine de coups d’avance. Il prépara donc ses pions sans rien dire à personne, tout  en discutant avec Johann...si un ennemi les observait, de cette manière il serait impossible de dire si Joy avait fait quoi que ce soit dans le décor qui l’entourait. Concentré sur ce qu’il faisait, il parlait tout de même au voyageur.



- Ravi de t’avoir en cette nuit de folie, Johann. Il me semble qu’on ne se connaît pas encore. Je suis Joy, du clan Killamanjiro, voyageur des mathématiques et déclencheur du groupe de l’équilibre dans Dreamland. On est ni pour ni contre la guerre, bien au contraire. On surveille ce qui se passe, tout en agissant comme ça nous plaît. Être encore plus libres que les plus libres de ce monde, tu vois ? Verlaine dans le texte.



Il prit un instant de silence pour gérer avec les formules mathématiques l’objet gigantesques apporté par Tomoe. Oui, c’était pas réglo, mais au moindre coup d’enfoiré de la part du numéro 1 de la Major, Joy trouverait le moyen de lui enlever la sucette qu’il avait embarquée. Quitte à y laisser sa vie de voyageur, le Kitsune tiendrait bon sous le tatouage. Ça ferait mal, c’était une certitude, mais un tatouage, ce n’était pas un coup de couteau dans le dos, non ?




- Au fait Johann, le gars avec qui on était, c’est un pote. Lysandre Videl. Un ami de longue date, qui a décidé de prendre un chemin différent du mien. Un Meteor. S’il est là, c’est pas pour faire du tourisme, je le connais un peu, je sais qu’il prépare un truc. Comme je l’ai dit, en tant que membre unique et solitaire de l’équilibre, je suis là pour préserver la vie du Kitsune, et je suis prêt à donner ma vie pour que rien ne lui arrive. Et toi, pourquoi es-tu là ?
- Wah Joyou, avec un ton aussi ferme tu me mets presque une demi-molle tu sais !
- Monsieur Frankes, t’es sur mon épaule là, alors évite.
- Compris, capichef !




Joy regarda les alentours. La ville sentait l’excitation, les chaleurs des chiens au printemps, des chiennes suivies par les meutes en feu, le combat, le sang et la folie qui s’emparerait à un moment des lieux. La guerre était présente entre les murs, Joy le savait, c’était l’une des raisons qui l’avait poussé à cet endroit, et Tomoe, en plus de son côté épique-fun-énormous idea allait inévitablement être le centre de l’attention, le centre du bordel, si bordel il y avait...Dans les calculs de Joy, la chose était inévitable. Ce serait le Kitsune, c’était une certitude ! Bien sûr, il y avait la famille royale, mais l’ado n’y croyait pas. L’homme est un animal rationnel, et dans la raison, valait mieux abattre un Dieu plutôt qu’un Roi, si on en avait la possibilité. Si on en avait...les moyens. Il aurait voulu tirer les vers du nez de son ami temporel Meteor, mais ce dernier s’était échappé dans les méandres du bordel canin. Soit. Joy irait affronter tous les dangers, du moment que le dieu des chiens survive à cette nuit. Après quoi, l’apocalypse pourrait bien arriver sur sa gueule qu’il s’en ficherait éperdument. Il plaça les derniers algorithmes autour de la zone de Tomoe. Au total, une cinquantaine de formules en attente, prêtes à être utilisées et laissées là à l’abandon, pour disparaître finalement à la fin de cette nuit qui allait sans doute être d’anthologie !



Il se leva et, son pouvoir toujours activé mais sans rien à faire, il s’approcha de Mazino et de Tomoe. Sissy vient sur l’autre épaule et alla chercher la main de Tomoe, tandis que Monsieur Franck semblait se faire pipi dessus en voyant le numéro uno de la Major. Oui, il envoyait du steak, et Joy sentait la pression de sa puissance derrière son masque. Sacré bonhomme.  



- Tomoe, j’ai posé la question à Ania, à Kael Dango, à Arès, et à beaucoup d’autres dans Dreamland...je veux défendre l’équilibre et si possible la paix dans le monde des rêves...je suis faible et insignifiant, sans aucun doute, mais j’y crois, je sais que je tiens le bon bout...que dois-je faire selon toi ? Que penses-tu des camps de cette guerre qui est déclarée pour de bon ?




Il fit un temps pour méditer à ce qu’il allait dire ensuite. Sa demande était spontanée, et il criait presque, si bien que Johann pouvait lui aussi l’entendre, et apporter son avis.



- Je suis jeune, tu peux le voir, mais je veux apporter ma pierre à l’édifice. Je crois que tu es un mec bien, et que tu respectes plus le Kitsune que d’autres connards présents cette nuit. Je te suis pour cette raison...ce que je te demande, c’est ton avis de mec bien qui respecte ce monde, qui veut simplement apporter sa pierre à son tour, qu’importe la forme ou la nature...les autres ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre, mais j’ai l’impression que je suis comme toi : je veux que ce monde, quelque part, me ressemble, et vive en paix, en cohésion, et en totale lucidité sur ce qui se passe…


Puis vint la conclusion qui fit baisser la tête du voyageur. Il se calma ainsi, mais se sentait un peu dépassé à chaque fois qu’il évoquait la guerre.



- Mais tu as dû le sentir dans ta vie de voyageur...je me sens seul, terriblement seul, et je ne sais pas quoi faire, avec mon petit pouvoir, mes petites mains. J’admire ce que tu mets en œuvre ici, ta façon de défier tout le monde. Dis-moi...que dois-je faire ?
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Ven 17 Fév - 13:01

La tension avait été posée, si je puis dire. Je savais qu’annoncer mon idée, comme ça, sans rien demander d’autre et péter l’ambiance sérieuse comme le dernier des glandu était une action qui demandait pas mal de culot. Mais hé, vous me connaissez. Le culot, c’est mon essence pour le moteur diesel dans ma tête, qui a du mal à voir les conséquences après ses actions, ha ha ! Toujours était-il que malgré tout, le chef de la bande semblait quant à lui apprécier mon idée, ce qui pouvait me rassurer, pas besoin de fuir dans tous les sens et risquer de me faire insulter. Installant ainsi le matos, pour commémorer ce moment dans le siècle, je choisi de prendre une posture digne de notre époque.

Cet épisode passé, chacun semblait vouloir revenir à ses occupations. Le masqué demanda ainsi à un de ses potes de le protéger pendant qu’il allait s’occuper du tatouage du Kitsune, et l’autre allait vaquer ailleurs… En se faisant catapulter en plein milieu de la ville. Une méthode assez peu conventionnelle, mais qui avait l’intérêt d’être plus qu’efficace. Mais bon, si vous voulez mon avis, je me risquerai pas à tenter ma chance… Toujours était-il que moi j’avais quartier libre, tant mieux ! Je savais pas ce que je pourrais faire… Mais bon, Joy allait sans doute me donner de quoi m’occuper vu qu’il était le premier à poster pour ce tour. Et il me donne raison en recommençant les présentations… Encore ?


« - Damn, t’es dur de la feuille faut croire. Fait vérifier ça, à ton âge, c’est bon. Enfin bref, pour te donner ma version à nouveau : Johann Maris, Freelance en vacance. Nan, sérieusement, c’est tout. J’ai juste entendu qu’y avait un spectacle à voir, j’ai pris congé de mes occupations habituelles, et c’est tout ! »

Bah oui, je ne vois pas pourquoi j’aurais d’autres raisons de participer à cette soirée. C’est pas comme si on était un soir où des choses catastrophiques ou montant dans les décibel allaient se produire, pas un « Évènement », ou qu’importe la langue dans laquelle c’était appelé ! Enfin bref, mes intentions révélées, me voilà à nouveau en train de glander en me demandant quoi faire. Si on n’était pas déjà dans le royaume des songes, tu m’étonnes que je piquerai bien un somme pour passer le temps. Un détail cependant été à retenir : le troisième larron qui nous accompagnait avant était bel et bien un membre des Meteors, et donc, un potentiel emmerdeur à ma tranquillité.

« - Et merde… Moi qui voulait juste regarder quelque chose pour m’en rappeler jusqu’à ma mort, dans le vrai monde ou à Dreamland… Il fallait que je me fourre encore une fois dans une merde de conflit. Quel. Jour. MERVEILLEUX ! »

Si vous ne l’aviez pas compris, ma dernière phrase était dite sur un ton plus que sarcastique. Me laissant tomber contre un mur, assis au sol, je laissai le poids sur mes épaules tomber en me demandant ce que j’avais bien fait pour mériter une telle malchante… Enfin, c’est pas comme si cette fois j’allais perdre une jambe hein ? Hein ?... Bref, mes oreilles se mirent à capter au loin la discussion de Joy, posant des questions bien sérieuses. Il se trouve insignifiant à vouloir protéger le monde, cherchant à faire la paix, et bla bla bla… Je roulai des yeux à la manière dont il présentait les choses, mais d’un autre côté, mon côté prof ne pouvait qu’admirer la jeunesse avec de grosses ambitions. Me levant pour me diriger vers eux et les interrompre, une nouvelle fois comme le glandu que j’étais au milieu des badass, je me permis de faire une Gibbs (ou si vous préférez, une tape à l’arrière de la tête) à Joy pour parler.

« - Et béh, faut pas compter sur toi si on veut remonter l’ambiance dans les soirées… Mais encore, tu m’as l’air un peu trop jeune pour rentrer en boîte, tu me dirais… Enfin bref, tout ça pour dire que tu te tracasses la tête avec des questions du genre. Fais ce que tu as envie de faire avec la volonté que tu sembles planquer dedans. »

J’accompagnai ma gestuelle en tapotant du bout du doigt son crâne, me moquant un peu de ses grands discours de héros de Shônen sur l’espoir et l’amitié, ou connerie du genre. Après quoi, je m’éloignai un peu, mains en poche à regarder le gros récipient se remplir.

« - Personnellement, rien à branler de tous ces conflits. Météors, alliance élémentaire, royaume obscur… C’est plus un nid à emmerdes qu’autres choses. Cependant, je suis bien d’accord avec toi sur certains points… La définition de voyageur est de base celui qui veut partir à l’aventure et découvrir le monde. Et c’est exactement ça que je veux : explorer l’entièreté de Dreamland ! Toutes ses zones, ses villes et royaume… Même Edenia ! »

Ce nom, rares sont ceux à l’entendre, mais tous ces derniers se rendent compte de l’absurdité de la chose. Trouver l’équivalent du Paradis dans le Royaume des Songes relèverait d’un exploit jamais fait auparavant, ou alors, que par quelques élus qui sont des légendes. Franchement, j’en avais peu à foutre de ce qu’on retiendrait de moi, ça serait noté dans mon calepin, si quelqu’un le retrouve. Lâchant un rire soupiré, je me retournai avec un sourire béat rien qu’à l’idée de me dire d’y arriver un jour.

« - Alors je suis peut être le dernier des branleurs dans la ligue comparé à vous, mais je suis capable de me dire que pour explorer Dreamland, bah faut bien qu’il y ait le moins d’emmerdes possibles pour m’aider à accomplir cette tâche. Donc si je peux faire un peu de ça ici et maintenant, je n’hésiterais pas à me jeter dans la gueule du loup ! »

Toujours sur mon ton assuré je pointais d’un sourire en coin le masqué, presque provocateur. Soit j’étais con, soit j’avais une grosse paire. Dans les deux cas, ma déclaration allait sans doute être le tournant pour faire rejoindre l’homme à la cause du Joy.

« - Et tu devrais en faire autant, Number One. Après tout, à quoi servirait un chef d’œuvre si personne n’est là pour l’admirer ? Si tu veux un jour que tout le monde se rappelle de ce que tu as fait ce soir, il faut qu’il y ait du monde pour voir le tatouage, et surtout, que rien d’autre ne puisse oblitérer ton spectacle. Donc, ça serait dans ton intérêt d’empêcher les météors d’agir, si tu vois ce que je veux dire. »

Maintenant mon regard vers lui quelques secondes, je me demandais s’il mordrait à l’hameçon, où m’enverrait chier. Dans les deux cas, ça promettait au moins de faire passer le temps, avant que le Kitsune n’apparaisse pour tout décider. Lâchant ainsi un bruyant soupir d'exaspération, je plaçai mes bras croisé derrière la tête en regardant le ciel.

« - Et sinon, il arrive quand le Renard que la fête commence ? »
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 19 Fév - 21:01

ça va les gars, tranquilles, pépères ? Vous voulez pas une p'tite ombrelle ou un limonade en plus histoire de vous détende encore plus ?! Non ?! J'dis ça par ce que bon, y a un peu la moitié du royaume qu'est en guerre pendant que vous vous la couvez douce. Mais continuez votre p'tite discussion de salon de thé hein ! J'envoie un Pnj vous apporter des biscuits si vous le voulez aussi nan ?! Remarques, Tomoe et Mazino étaient aussi en train de se tourner un peu les pousses. Ivs lançaient juste les paris pour savoir quel juge se pointerait. Tomoe misait sur Silva alors que Mazino misait sur Nathanaël. Ce qui est certain, c'est que ça pouvait pas être cet abrutis de Kyle Dango par ce que ce con là, ils l'auraient déjà repérés et ils seraient déjà en train de se foutre sur la gueule avec lui sinon. Et là, Joy se mit à lui poser juste masse de questions super chiantes. On voyait bien que Tomoe l'écoutait pas trop en fait. Il restait assis en tailleur sur une sorte de perchoir à regarder Joy en passant va main sous son masque pour se curer le nez de temps en temps et balancer discrétos ses crottes sur Mazino. Puis quand Joy eut enfin finit avec son avanlanche de questions philosophiques, Tomoe lui répondit simplement.

- si tu veux mon avis ! Tu te prends juste trop la tête ! T'es comme ta mère qui cherche à se venger d'un mec qu'est ça se trouve déjà mort ou Ania qui veut sans arrêt protéger tout le monde au prix de sa joie de vivre. Tu l'aurais rencontré y a genre 5 ans elle était quand même u peu plus joyeuse. Franchement arrête de te prendre la tête et fais comme ton pote aux cheveux bleus il dit là ! Prends la vie comme elle vient !

Il fit une pause avant d'ajouter en parlant encore plus fort, on sentait qu'il était sur le point de se marrer.

- Genre moi c'est comme ça que je fais ! J'tatoue un dieu juste par c que c'est fun et badass et que comme ça j'rentre dans la légende de ce monde. Tu sais, j'suis un type simple. Un peu comme tout le monde. Ce que je cherche, c'est une vie pas trop difficile et j'ai un besoin maladif de reconnaissance.
- ça c'est carrément vrais !
- Et je l'assume !
- Si tu veux mon avis, j'suis assez d'accord avec Tomoe, tu te poses trop de questions,surtout pour ton âge. L'important c'est pas que ce monde te ressemble par ce que tu peux pas changer le monde mais l'important c'est de ressembler à ce à quoi tu veux ressembler. Moi j'veux juste être du côté des gagnants.
- Et le gagnant c'est moi !


Les deux voyageurs se donnaient va réplique pour donenr leur réponse à Joy. Réponse qui devait pas être celve qu'il attendait très franchement. En fait, Tomoe est certainement parmi les « grands voyageurs » du moment celui qui est le plus représentatif du voyageur moyen dans son état d'esprit et sa façon d'être. A la fois son titre de N° 1 lui est monté à la tête mais en même temps, ça ne lui enlève pas une certaine forme de simplicité. C'est un mec assez nature qui va juste faire ce qu'il a envie de faire. Et il disait vraiment ce qu'il pensait, comme quoi il est un mec assez lambda avec des aspirations de mecs normal. C'est vrais que pas pour dire mais si on a l'occasion de graver son nom à jamais à va postérité, je connais pas grand monde qui fera le choix de rester un anonyme aux yeux de l'histoire. Tomoe est conscient que dans le monde rée il pourra pas. Il souhaite au moins marquer ce monde. L'envie de persister, d'immortalité ! Quoi de plus naturel et de plus humain comme sentiment ?!

Entre temps johann aussi avait fait preuve de ses états d'âme et de son sentiment quir ejoignait pas mal celui de Tomoe comme celui-ci l'avait souligné, d'une façon assez différente mais tout de même. En fait, Tomoe le trouvait même assez marrant ce type aux cheveux bleus. Il l'aimait bien. Plus que Joy qu'il trouvait un brin relou. Un peu à l'image de Ania, Silva et tous ces voyageurs qui se prennent trop au sérieux.Puis une nouvelve personne arriva dans la conversation. Un homme brun aux yeux bleus apparut au détour d'une rue. Il s'approcha, très détendu. Par contre, on sentait la tension monter chez Tomoe mais surtout pour Mazino qui avaient reconnu ce voyageur. Verne ! Le larbin de Chronos le seigneur du temps. Il passa à côté des formules de Joy qui ne se déclenchèrent pas encore sur son passage. Il ne semblait pas animé d'intentions malveillantes à première vue.

- Vous permettez que je me joigne à votre conversation ? Certains événements m'ont intéressés. Surtout dans ce que tu as dis... Jeune Killamanjiro ! Je suis à la recherche de l'ami dont tu parlais.

En disant ça, on sentait immédiatement qu'il ne cherchait pas Lysandre pour enfiler des perles. Puis suffit de savoir qui est Verne et la relation de lysandre à chronos pour deviner les rapports entre les deux voyageurs du temps. Tomoe restait un peu prêt à dégainer son encre sur Vernes mais restait calme, il croyait comprendre que Verne n'était pas là pour lui causer soucis, ce qui lui convenait parfaitement. Puis apparemment il chercher même des embrouilles aux météors, ce qui lui va parfaitement !
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Lun 20 Fév - 15:32

Un petit repos n’était pas de refus, manquait plus qu’un jus frais maison, quelques biscuits et de la musique agréable et ce serait alors une sorte de sieste improvisée en plein milieu du Kitsune. Ah qu’elle était belle, la vie de voyageurs finalement ! On venait pour mettre le boxon ou pour l’éviter, au choix, et on se retrouvait à causer comme des papis corses toute la journée sur un banc. D’ailleurs vous connaissez la blague des deux corses sur un banc ? Non ? Puisqu’on est dans l’ambiance, je ne me prive pas de vous foutre dans la guiche, allez : deux vieux corses sont sur un banc et y’en a un qui dit à l’autre « oh Doume, regarde, un billet de 500 euros par terre ! Encore un petit coup de vent et on est riche ! ». Voilà, prends ça Tomoe, rigole derrière ton masque de connard insouciant, ouais, bien fait. Bon, trêve de plaisanteries, il était temps de botter des culs. Joy ferma sa liseuse avec un article dessus (lien), et revint à plus de narratitivi...narrata...narra...ouais du texte quoi hein. Il était temps de botter des fions, disions-nous.

Même si pour ça, en vrai, fallait un peu attendre, parce que réellement, ça commençait à faire vide autour du numéro uno de la Major, comme si...comme si son arrivée n’était pas si importante que ça ? En tout cas c’est ce que commençait à se dire Joy en voyant que personne ne venait ni s’intéressait au leader des voyageurs non-vip.  C’était somme toute assez étrange, après son arrivée, toujours rien, ni personne. Joy avait bien en tête qu’on viendrait lui chercher des noises au moment de l’arrivée du Kitsune, mais tout de même ! Il se dit aussi, en faisant le tour de ce qu’il savait sur la nuit, que d’autres étaient sans doute occupés ailleurs, notamment les voyageurs envoyés par Tomoe pour ralentir les éventuelles oppositions. Du coup, ambiance club med, discussions sur la vie, la mort, les éclairs au café et les égomaniaques à masques.

Le matheux avait senti que les questions philosophiques, c’était pas le truc du voyageur tatoueur. Ou alors il le cachait bien et ne voulait en fait pas répondre aux questions, mais il sentait tout de même que Tomoe s’en foutait royalement et fonçait dans le tas. Une technique comme une autre, de la part du gars qui a parlé à toute la ville pour prévenir de sa connerie...logique, quoi. Joy médita longuement ce que le duo finit par lui dire, un peu surpris d’entendre autant de différences entre les deux leaders du classement, Ania et lui. La voyageuse de la lumière était sans doute un peu trop concernée, mais Joy préférait une pleureuse concernée par toute la misère du monde plutôt qu’un mégalo inconscient de ce qu’il aurait pu apporter réellement à ce monde. D’ailleurs, il nota cette idée dans un coin de sa tête. Pour l’heure, il était plutôt relax et se reposait après avoir réfléchi aux natures des algorithmes posés. Il leva un bras et pointa Tomoe du doigt en parlant à Mazino.



- Ce gros dégueulasse t’envoie ses crottes de nez sur la tronche depuis tout à l’heure, sinon.


Il se leva, fit quelques étirements. La sieste était finie, et il pensait maintenant à un point en altitude, rapide et efficace, pour surveiller la ville. Il souhaitait ne pas gaspiller son pouvoir, et pensa immédiatement au sommet de la seringue ramenée par Tomoe himself. Quoi de meilleur pour attendre un éventuel Juge Meteor, au mieux Silva, au pire Nathanael, si c’était son prénom. Mais cette fois, si c’était pas Silva, et après le passage chez Deus, Joy chargerait droit pour tuer. Sans préavis, sans honneur, sans blabla. Il lui fallait prendre le kill pour envoyer un message clair au Premier Juge, et lui rendre la pareille. Il se l’était juré en sortant, banni à vie, de Wordsmen, accusé d’être un voyageur, donc coupable car de la race des Meteors. Il avait juré qu’il prendrait la tête de l’un des trois Juges, c’est en partie ce qui l’avait amené ce soir. Pas les Meteors, il ne savait bien sûr pas qu’ils seraient de la part, mais l’événement était à leur hauteur, dans leur logique, et surtout, dans leurs objectifs. L’importance doublée de la possibilité rendaient Joy prêt à tout, et il continua de poser des algorithmes, car il voudrait faire disparaître le Juge avant même qu’il ait tenté quoi que ce soit. Bien sûr, il était important que personne ne le sache, pas même Mazino et Tomoe, qui voudraient sans doute prendre la vedette, puisque c’est manifestement l’un des buts affichés de cette nuit qui régleraient encore certains comptes…


Il zieutait donc les hauteurs, puis répondit à Tomoe, calmement, en souriant, vidant une bouteille d’eau qu’il gardait dans son sac, bien fraîche, pour se détendre complètement, s’hydrater, garder des forces, de la réactivité, se sentir au mieux.



- Ma réponse, Tomoe, Mazino, et toi Johann est la suivante. Après j’arrêterai. Le monde est rempli de gens comme vous, qui pensent qu’il faut profiter de la vie. Rien n’est plus erroné, en fait. Vos vies sont soumises au flux des événements, et pendant que vous vous la couliez douce, des gens les décidaient à vos places, parce que vous prétendez qu’on vit mieux en ne s’occupant pas des affaires les plus graves, les plus...citoyennes. Pourtant, toi Tomoe, tu es obligé de te ramener avec une garde de voyageurs et tu vas affronter des Meteors dans une ville saignée à blanc par la guerre. Chacun de tes mouvements est potentiellement bloqué ou irréalisable à cause de la situation actuelle. Johann veut explorer Dreamland, pourtant il ne pourra pas le faire à cause de la guerre. Vous n’êtes que des enfants dans une cour des grands, des poissons rouges dans le grand bain, le tout les yeux bandés, les oreilles bouchées, et prêts à tout pour se pignoler en public. Sérieusement, j’en rigolerais si la situation n’était pas aussi grave.


Pour la première fois, le voyageur s’adressait de manière assez calme et posée, sans effusion ni passion. Depuis le palais de Deus, il avait appris que le calme valait mieux que l’énervement, et après tout, la parole n’était que la parole…



- Ma mère ne cherche pas à se venger, imbécile, elle veut débarrasser ce monde d’un assassin qui tuera demain Mazino, demain Johann, peut-être même réglera ton compte pendant que tu rigoleras jusqu’à pleurer tes reproches d’adolescent attardé. Vous confondez tout, en réalité, les gars, vous pensez que prendre la vie comme elle vient, c’est laisser ses problèmes de côté. C’est s’amuser ou faire le con. Non, car l’un n’empêche pas l’autre, et si je me questionne certaines nuits sur Dreamland, je prends aussi des vacances. Ce n’est pas profiter de la vie, c’est vivre, tout simplement. Vous êtes les parfaits connards d’une époque de rigolards cyniques, qui ne veulent plus réfléchir parce que c’est dur, compliqué, ça attriste, et vous refilez la patate chaude à d’autres, tout en subissant dans vos vies des décisions loin de vous...et vous parlez encore de prendre vos vies comme elles viennent, alors qu’on les fait venir pour vous ! Toi Tomoe, tu veux de la reconnaissance, et toi Mazino, tu veux faire partie des gagnants...autant d’individualismes alors qu’on vous donne tout dans le bec, ça me fait marrer tiens…


Joy se mit à regarder les alentours, et vit Dreamland d’un œil nouveau, différent. Il renaissait, une fois de plus cette nuit, d’un nouvel œil, dans une compréhension nouvelle. Les hommes étaient malades et complexés, ce monde était fou, et chacun agissait pour lui-même. Le cynisme entraînait le cynisme, et les horreurs, les guerres, les combats rendaient tout cela normal. Joy esquissa un sourire désolé et reprit.


- Je respecte tes choix, Tomoe, et comme tu peux le voir, j’agis comme toi tout en agissant pour les autres. Je pense que tu te goures profondément. Tu penses que tatouer un Dieu fera de toi un grand personnage, un mec dont on se souviendra. Mais on retient soit les leaders qui ont posé leurs burnes, soit les gens qui ont œuvré pour les autres. Pour l’heure, tu as juste les burnes de ta folie, et tu ne penses qu’à ta gueule. L’histoire finira par t’oublier, quand un connard lambda fera mieux que toi. Ouais, tu vivras bien ta postérité, pendant dix vingt cinquante ans. Puis ton nom disparaîtra. Finalement, à part faire naître des rumeurs et des articles éphémères, tu n’auras réellement rien fait pour ce monde.



Joy se tourna, tandis que dans sa capuche Monsieur Franck était tétanisé d’entendre le jeune matheux parler assez mal au leader de la Major. Sissy était quant à elle parfaitement réveillée et fixait des yeux Johann. Le matheux finit par lui.



- Je vous entends parler de l’âge, comme si la conscience de l’univers en vibrations tout autour de nous n’existait qu’à partir d’un âge adulte...vous êtes vraiment des comiques. Mais j’ai compris : je veux qu’on me reconnaisse, pour mon travail, pour mes aides. Je veux connaître autant les gagnants que les perdants, je veux explorer Dreamland, aller jusqu’à Edenia, je veux connaître les guerres qui ravagent les royaumes, et la paix qui endort les peuples...je veux refaire des Celestiafests, vivre toutes les aventures permises par ce monde. Je le vois maintenant, Deus, Silva, le Seigneur Obscur, tous m’ont enfermé, m’ont rangé, m’ont questionné, alors que je tiens la réponse de ce que je veux faire, de ce que je dois faire, depuis le début : vivre Dreamland à 200 %. Alors prépare-toi, Tomoe, j’arrive pour occuper ta place dans ce monde, et je ferai disparaître ton nom.


L’adolescent souriait à pleines dents, une grosse banane de dents traversant la provocation amicale qu’il lançait au numéro un. Oui, pour l’heure il avait encore aucune chance, mais avec le nombre d’algorithmes dans la zone, à l’insu de tous, il gagnerait au moins le premier round. Suffisant pour fuir si l’autre décidait de se la jouer « je vais t’apprendre la vie gamin ». Le sourire partit bien vite du visage de Joy quand il sentit la pression monter d’un coup. Il se retourna et vit un voyageur arriver et transformer l’ambiance du tout au tout. Un gros poisson ? Enfin…


Le nouveau venu se présenta, assez poliment pour rassurer un petit peu Joy, qui avait effectivement parlé assez fort, sur un ami...un ami...un ami ? Ah ouiiiii, cet ami, qui l’a embarqué chez les mafieux et les a mis dans une situation plus que périlleuse ! Le poto de l’Oratorio, dont il était question selon ce voyageur. Joy ne le reconnut pas, contrairement sans doute à Tomoe, Mazino, et sans doute Johann, ce qui fit qu’il lui répondit assez naturellement, de manière plutôt polie.


- Lysandre ? Je l’ai perdu au début de la nuit, il semblait pressé... pour jouer avec ses copains en bleu grrrrr ! Je déteste quand il fricote avec ces tarés de l’armée, même si je crois qu’il s’y retrouve…..bref. Si vous voulez le suivre, suffit de remonter les aiguilles non ? Ou alors suivez le bordel, le connaissant il doit encore traîner dans des trucs franchement pas glorieux. J’ai pas aimé ce qu’il a dit dans la cave de Yamchien...pas toi Johann ?



Le matheux fronça les sourcils. Précision importante : il avait étendu le plus possible son discours pour placer des algorithmes sur les vêtements du voyageur, dont il se méfiait un peu. Oh, il ne le reconnaissait toujours pas, mais après avoir croisé le Lysandre s’acoquinant avec la mafia et revendiquant le lien Meteors, il se disait que si on le recherchait, c’était pas forcément pour faire la dînette. Il avait toujours son pouvoir activé quand il demanda, d’une voix plus ferme.


- Par contre, c’est mon pote, Lysandre. Si c’est pour venir l’emmerder, tu dois d’abord t’adresser au Killamanjiro…ou à Tomoe, qui veut profiter de la vie, enfin de la sienne, et qui veut juste briller (dans un rap tout terrain?)


La punchline lui avait été filée par son père. Il était intérieurement trop fier de l’avoir lancée aussi joliment, en défi trop stylay.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Ven 3 Mar - 22:50

Discuter ainsi, l’esprit ouvert et détendu, me faisait franchement plus de bien que ce que je ne l’aurais cru. Vous voyez, je suis un homme simple : je trouve des gens autour de moi sympa, et je fais en sorte d’être sympa à mon tour. Mon objectif avait beau paraître con ou alors assez irréaliste, il me tenait un peu à cœur. Ce n’était pas rien de se dire qu’un jour, je pourrais me pavaner fièrement en disant « Et ouais mon gars, j’ai réussi un jour à traverser tous le Dreamland ». Je pouvais deviner derrière que Tomoe semblait être du même avis, vu son discours. Il veut faire quelque chose parce que ça va dans ses ambitions. Plutôt classique mais efficace.

Pourtant, le discours de Joy, que je pensais réussir à détendre un peu avec mes explications, rejeta un froid à l’ambiance. Le voilà à déballer des phrases que l’on pourrait retrouver dans les discours des chefs militaires se voulant bienpensant pour la volonté de tous. « On doit utiliser nos pouvoirs pour le plus grand bien. » « Se comporter comme des irresponsables c’est immature » et toutes ces conneries. Et moi qui pensait qu’un brin de causette arriverait à lui retirer le balai qui était tellement enfoncé dans son fion qu’on pouvait le voir chatouiller sa glotte. Pathétique qu’il nous appelait… Méh, qu’il pense ce qu’il veut. Une fois qu’il finit de parler, je me mis simplement à soupirer, une main sur mon visage, et balançait un simple :


« - C’est bon, t’as fini ? »

Oui, dire que je n’avais pas apprécié sa façon de parler et de me prendre de haut ainsi était un euphémisme. L’écouter se prendre pour la voix de la raison et plus mâture avait eu le don de me saouler à l’extrême. Sûr qu’il n’allait pas en lâcher une de plus, je replongeai mains dans les poches et le regardait un peu plus intensément.

« - Je comprends que tu as envie de jouer les super-héros, à ton âge, on est utopiste comme pas possible. Mais faut que tu comprennes un truc : on a tous ses propres envies. Tu veux changer le monde ? Cool ta vie, bien pour toi. Moi je ne fais que ce qui me plait, me bats que pour ce qui m’intéresse, n’agis que lorsque ça sert mes intérêts ou mes morales, parce que c’est à ma portée. Égoïste ? Hell yes, ça l’est. Gamin ? Loin de là. On appelle ça le réalisme. »

Trop plein de gens pensaient pouvoir changer les choses en croyant en avoir les capacités. Des gamins qui se lancent dans des actions humanitaires sans financement ni plan économique. Des jeunes flics voulant faire régner l’ordre et qui se font réprimander parce qu’ils suivent les ordres d’un système foireux. Des jeunes voyageurs pensant être des super-héros après avoir vaincu leur peur et se veulent défenseurs d’un idéal qui n’est que le leur. Qu’est-ce que c’est con parfois l’homme.

« - Alors oui, je ne défends pas de grandes causes, je n’aide pas la population comme je pourrai, que ce soit en tant que Météor qui veut rendre le Dreamland aux hommes, ou l’alliance élémentaire qui veut mettre un état d’équilibre. Je me bats juste pour mes ambitions, mes envies, mes codes. Je veux découvrir Dreamland en agissant comme MOI je le souhaite. Et si jamais un petit con se met en travers de mon chemin, je n’hésiterais pas à l’en écarter… »

Il était rare de me voir remonté ainsi. La dernière fois que ça m’est arrivé, c’était quand un de mes élèves s’était servi de mes cours pour jouer aux brutes dans les cours d’école. Je l’avais engueulé comme pas permis et viré de mon cours. Quand on se permet d’insulter mes principes, je le prends plutôt mal. Après, comme j’ai dit, je voyais que Joy n’était pas un sale gosse. Il rêvait grand, bien pour lui. Mais qu’il se permette de remettre en cause mes objectifs et mes choix de vie, là, ça passe mal.

« - Pfff, et voilà que j’étais de bonne humeur, maintenant c’est parti. »

Le ton grave et sérieux était parti pour un plus blasé, une grimace fatiguée et les épaules tombantes. Yup, aussi rapidement que mes sautes d’humeur apparaissaient, elles avaient tendance à partir parce que c’était chiant au possible. J’aurais aimé me barrer pour aller chercher de quoi boire et patienter dans mon coin, à rien foutre, juste à attendre que les choses passent… Mais je vous ai déjà dit que le destin me déteste ? Alors que je me remettais de mes émotions, un hurluberlue intervient, se prenant pour un type important et nous demandant des infos. Je savais pas qui il voulait, mais Joy compris rapidement qu’il s’agissait du Meteor d’avant. Ah, d’accord, un autre chercheur à emmerdes. Joy me demanda mon avis, mais je débattais encore si je lui pardonnai ou non son moment à nous chier dessus… Méh, qu’est-ce que j’en avais à foutre après tout ? Soupirant un peu, je frottai l’arrière de ma tête, un visage nonchalant affiché et gardai mon autre main dans ma poche, prête à claquer des doigts s’il tente quelque chose.

« - En effet, le gars était pas vraiment agréable on va dire, un enfoiré qui veut foutre la merde à cette soirée où l’on demande qu’à se détendre. Et sans vouloir t’offenser, tu files la même impression que lui, bien que plus jovial, j’avoue. Maintenant, j’ai pas un aussi bon sentiment envers lui que le collègue là, mais si jamais tu viens pour foutre le bordel et nous faire chier notre petit spectacle… Je suppose que je ne pourrais pas réellement te laisser agir tranquillement… »

Deux contre un, on avait l’avantage pour l’heure. Restait à savoir ce qu’en penseraient les deux autres derrière nous…
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 12 Mar - 18:27

Je le tue ou je le tue pas ce gamin ? Non par ce que c'est pas pour dire mais il est gavant. Je pensais sincèrement que parfois les chiens font des chats. blague par ce qu'on est au royaume des chiens ! Mais sur le coup, les chats font des chats enragés. par ce que bon, déjà que la mère killa' elle est chiante mais alors le fils, dans le genre pète burne il se place dans le haut du panier. Genre "salut c'st moi j'ai un pouvoir qui nique la physique et je suis bien cvassé dans la ligue B et j'ai aucun respect pour personne par ce que même si je suis qu'un gamin, moi j'réfléchis trop à la vie et même que j'ai trop raison tout le temps !" Nan! ça servirait à rien que je le défonce. Je pourrais masi ça me boufferait de la ressource. Déjà que j'ai perdu pas mal d'énergie en transportant toute l'encre jusqu'ici. J'aurai besoin de toutes mes ressources pour tatouer le Kitsune. Je peux pas me permettre de m'emmerder avec un merdeux. Même si j'avoue qu'il commence à m'irriter. Maz' me regarde dans les yeux, je comprends son regard qui me confirme ce que je me dis déjà. en plus, si je m'attaque à ce p'tit con, ça fera un allier de moins. En fait, je fais le confiant, mais mon plan est très risqué. J'ai pas tant d'alliés que ça et suffirait qu'une pète burne comme Ania se pointe pour complètement me ruiner mes plans. En fait, ça passe ou ça casse. j'ai assez peu de marge de manœuvre. Mais bon, l'image prime sur à peu près tout alors faisons comme si j'avais la confiance absolue.

- Ce que je peux pas t'enlever c'est que t'as des couilles, mais en même temps t'es sacrément pète couille comme gosse. attention à pas te les auto-briser un jour. 'pis écoutes, tu veux ma place... j'te la donne perso, le classement m'intéresse pas. maz' tu te souviens du type qu'était à ma place avant moi ?
- pas du tout !
- tu vois ?! si tu pense que c'est en deveant top de ligue que tu va pouvoir changer les choses, tu te plante joyeusement gamin. Mais bon, t'apprendras bien va triste réalité avec le temps hein.

Mais bon, ça sert à rien de discuter avec une tête de pioche comme ça je pense. D'autant que bon, le gamin me juge sur ce que je fais cette nuit mais bon, il me connait pas. Bah s'il pense qu'il a le monopole de la déconnade et de la découverte de royaume. M'enfin bon, ça sert à rien d'argumenter avec lui. assez con pour aller causer diplomatie avec une foule de seigneurs sur le point de déclencher une guerre atomique sans se rendre compte que ses propos faisaient que rapprocher l'envoie des ogives nucléaires. Et ça parle de responsabilité putain. Je préfère de loin le point de vue de son ami. plus branleur mais plus réaliste. lui au moins a pas la sensation de chier du marbre et de pouvoir changer la course de l'univers. Je suis conscient que mon existence est rien à l'échelle de ce monde, c'est pour ça que je me rends compte que le mieux que je peux faire, c'est coller une p'tite cicatrice à un truc qui reste aussi immuable que va course du soleil dans le ciel. ça me semble plus réaliste que de vouloir changer les mentalités de l'humanité. c'est comme les féministes ! ces connes pensent qu'elles peuvent en 2 jours détricoter des siècles de domination masculines ! les connes !

Je me redresse quand je vois approcher monsieur Verne, voyageur du temps. Il n'a pas l'air hostile mais bon. Il dit qu'il se montre surtout intéressé par l'évocation des météors un peu plus tôt. Ça me concerne pas du tout, je baisse ma garde mais je vois que Maz' pour sa part reste prêt à se défendre. Moi je dois me reposer. Me concentrer. Je me demande quelle taille, quelle corme a vraiment le dos, le corps du kitsune. Je pense à mon tatouage. Pendant ce temps ça blablate à propos d'un certain météor apparemment pote du gamin. Et après ça me critique vors que c'est pas capable d'avoir des fréquentations fréquentables ! Les jeunes de nos jours !

- Merci de ces informations. Cependant, je ne peux te promettre que ce que j'ai en tête pour Videl soit des plus agréable pour lui ou aille dans le sens de son intégrité physique. Mais tu m'excuseras mais le temps est un bien trop précieux pour que je le gâche avec toi alors que j'ai à faire ailleurs !

Le voyageur du temps fit volte face et disparut un peu comme il était apparu. Genre le mec comment il cause ! Perso, cette affaire me fait ni chaud ni froid ! T'étais toujours affalé sur le sommet d'une échoppe à regarder parfois autour de moi en baillant parfois. Je me demande quand viendra le Kitsune. Je me surprends que pas plus de monde soit venu me faire chier. Je pensais pas que mes collègues feraient un si bon travail à vrais dire. A moins que ce soit les météors qui m'aident sans le vouloir. Puis, c'est alors qu'une ombre apparaît. Chevauchant un tapis mexicain presque volant, 2 voyageuses et une créature s'approche. Je reconnais des oreilles de chat à la créature. Un allier du royaume canin. Ils viennent sans doute me faire chier. Je regarde la créature puis maz'. Il comprend ce que je veux dire pas là. Je veux qu'il s'en occupe. Ce dernier regarde la créature puis regarde alors Joy. Je me marre comme un con. Comment il refourgue le bébé au gamin ! J'explose de rire quoi ! Au passage, va créature en question n'est autre que Maahes un lord félin. Le plus jeune d'entre eux.

Je reste en mode far-niente. J'ai 3 personne pour me protéger et 3 agresseurs... nikel ! Mais ce serait trop beau hein !Je regarde en direction du palais, ça barde sacrément là-bas apparemment. Je pense pas que ce soit l’œuvre de edward à lui seul, il doit y avoir d'autres choses qui se passent là-bas. Les météors ? Au pire tant mieux ! Comme ça ils m'emmerdent pas ! Et je crois que j'ai parlé trop vite quand un projectile se dirige à toute vitesse vers ma tête. Heureusement, Maz' fonce et stope le dit projectile, une sorte de pique osseux. Sortent alors d'une rue non loin de nous une bonne douzaine de météors.

- Oh, c'est carnaval aujourd'hui ?! Je pensais que c'était la nuit des chiens mouillés !
- laisses je m'en occupe !
- Ok.

Je reste posé alors que mazino s'approche des météors prêt à en découdre et à leur montrer que sa place de N°8 de la ligue M n'est pas usurpée. Parmi les météors présents, se trouvent un général, le fameux général Paulo dont les collègues de lysandre avaient parlés. Un contrôleur des billes qui a 3 sacs pleins des petites sphères en différentes matières qu'on peut entendre teinter à sa ceinture. Il y a aussi 3 soldats d'élite. Mais aucun d'eux n'est à sous-estimer car les météors sont assez connus pour leurs faits d'arme et de terrorisme mais aussi pour leur travail d'équipe assez efficace.

- Tomoe...
- c'est bon la ferme enfoiré ! Tu viens chercher des crosses et on est là pour te niquer ta race ! Autre chose à ajouter ?
- Puisque vous le prenez comme ça...


C'est ainsi que plusieurs soldats des météors déployèrent leur pouvoirs, apparemment de soutien sur les autres qui attaquèrent pendant que quelques autres restaient en retrait. Mais attendez ! En plus on a un lord chat et 2 voyageuses à gérer ! Je sais pas pourquoi mais je sens que je vais devoir m'y mettre aussi. Et ça, c'est pas bon d'entrée ! Je crois que je préférais quand tout se passait bien et sans encombre. Par ce qu'autant à 3 contre 3 ça passe, j'ai confiance en mes alliés mais là, à 3 contre 15... pas la même ! En plus Paulo Monti est assez bien classé. Top100 de la ligue M, c'est pas un rigolo quoi ! Enfin pour moi si... mais pour mes collègues, c'est un peu moins drôle.
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Joy Killamanjiro
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Lun 13 Mar - 16:42


Changement de ton, c’était le cas de le dire ! Le matheux ne répondit pas à ses gentils camarades qui rageaient joyeusement de ses remontrances. Ouais on passait l’éponge les gars, Joy n’avait après tout que 17 ans, un page où on sait pas tout, mais on aime parler pour le dire. Le plus impressionnant, c’était qu’ils répondaient avec ces arguments qu’il avait lui-même utilisés pour dénoncer leurs attitudes. Ce qui signifiait soit une prise de responsabilités assumées frontalement, soit une totale inconscience d’une revendication qui n’avait pas lieu d’être. Dans les deux cas, les défenses argumentées faisaient sourire le gamin. Le prétendu réalisme de Johann, balancé dans le monde des rêves, ne répondait qu’à ce qu’il disait juste avant, et qui était à vomir. Pas le réel, mais l’excuse du réel. Il ne servait à rien d’essayer de convaincre l’individualiste, et vous savez pourquoi ? Non ? Mais c’est là que réside toute la magie de l’individualisme voyons ! Notre époque individualiste prêche à des convaincus, c’est-à-dire que personne ne peut plus convaincre personne, chacun campe sur ses positions, et rien ne change. On accuse bien les politiciens, les financiers, bref, tout le monde sauf soi-même, et on reste fièrement sur ses avis tranchés, comme si c’était une bonne chose !! Du coup, il ne servait à rien de poursuivre la discussion pour Joy, quand des individualistes ne pourraient pas être convaincus, persuadés que le JE MOI MA VIE MON ŒUVRE aurait la primauté sur le reste du monde. Ledit monde qui obligerait le JE etc à obéir parce qu’il bougera forcément, avec ou sans les individualistes. Magie magie, et vos idées n’ont aucun génie !


Tomoe était un peu plus direct, il ne s’embarrassait pas de ces questions, et il avait raison. Il assumait pleinement son égocentrisme et le revendiquait, ce qui était à la fois largement plus flippant, mais aussi plus compréhensible. Là où il se trompait, pour quelqu’un qui se disait dans la réalité, c’était sur le classement. Joy esquissa un sourire, ne s’attendant pas à une remarque aussi bas de plafond venant de la part du top numéro uno. Mais là encore, tout était dit, le débat ne servait plus rien. Il n’était pas aussi intéressant qu’Ania, ou que Silva – Joy le pressentait, Silva répondrait à toutes ses questions, il répondrait aux siennes, et eux pourraient se convaincre et se déchirer verbalement sur Dreamland. Il savait qu’il était là, qu’il l’attendait, et que leur échange approchait inexorablement. Avant ça, vous savez, comment dire...certains préparent un combat en combattant des centaines d’autres guerriers. Joy, lui, préparait leur rencontre en allant parler à tout Dreamland. Un travail minutieux de journaliste, pour sa conscience, pour ses acquis, et aussi pour ses réflexions personnelles et familiales. Enfin, il comprenait tout simplement mieux les tenants et les aboutissants de toutes les situations. Tout le monde ne pouvait parfois pas en dire autant. Alors, non, ce n’était pas pour un chiffre, pour un classement, mais simplement pour être le plus fort, et agir comme tout le monde lui disait d’agir. Dans la réalité. Dans le monde. Pas changer les choses, non, mais rester assez fort pour réfléchir, agir, par lui-même, sans son ego, sans complexe de mortalité complexe. Bref, être le premier, pour ne pas se comporter comme tous les autres derrière, bêtement, vainement, comme des insectes mais sur le dos. Comme un lego…









L’adolescent remit en mémoire les notes de musique jouées certaines fois par son frère Peter, et il eut l’impression que le temps s’arrêta, en vol stationnaire, voyant toute la ville des chiens, Dreamland, les allées et venues, les ambitions, les plans, les combats, les gens pressés, attentifs au moindre geste, à la moindre parole, ceux qui portaient avec eux des convictions, des idéologiques, des logiques. Bien sûr, il ne valait pas mieux qu’eux, mais ici plus qu’ailleurs, il fallait tendre vers la perfection, et il se voyait, ici et maintenant, le seul à essayer de tendre vers quelque chose de mieux, de plus...agréable à vivre. La joie, il portait la joie, disait sa mère. Et les notes rêvaient.



Pour revenir à l’instant présent de la réalité réelle qui semblait être l’excuse de tous les morts-vivants, cyniques, nihilistes, egos en bandoulières, individus sacrés et complexés des désirs lointains, perdus, évaporés, on pouvait compter sur un voyageur du temps ! Rofl Chronos. Joy scruta Verne, qui répondait assez poliment à ses menaces à peine couvertes, ni celles des autres voyageurs autour de la zone. Il lui adressa un sourire en coin. Oh, il ne s’en faisait pas, Lysandre avait sûrement trempé dans des affaires pas franchement catholiques, et c’était normal qu’on vienne un jour lui mordre les fesses pour lui rappeler que tout se paie. Il laissa partir le voyageur sans nul doute temporel et l’avertit tout de même, comme pour mettre en avant son camarade d’équipe secrète, et aussi pour lui dire, en double langage, qu’il pouvait bien faire ce qu’il voulait.




- Si tu veux la tête de Lysandre, suis donc les Meteors. Mais ce bandit a de la ressource et il sait tricoter avec ses aiguilles. Bonne continuation et que le Kitsune te soigne !


Après son départ, un moment de relâchement arriva. Pas long, environ deux secondes et demi, le temps de lâcher une série de petits pets. D’abord, ce fut un tapis volant avec deux voyageurs et une créature. Une créature avec des oreilles de chat. Ça allait être la fête des animaux laissés sur le bas-côté de la route aux vacances d’été, rassemblement des alliés paumés et un peu pris dans l’excitation de la soirée. Le matheux vit que Tomoe regardait Mazino, Mazino regarda Joy, Joy regarda Sissy sa chatte tenue sur son épaule, Sissy regarda Monsieur Franck qui se léchait les couilles sur l’autre épaule, et Monsieur Franck regarda Johann avec un air de dédain et de méprise envers le petit personnel. Mais Joy s’avança dans le ciel et parla au tapis qui venait d’apparaître, pas encore attaqué par aucun voyageur. Il leva une main en guise de paix. Enfin il le supposait. Il avait entendu que dans certaines cultures, c’était un signe de guerre ou une insulte quasi. Faudrait demander à un légendaire sociologue...qui avait la tête enfoncée dans un cul, à proximité ? Bref il parla à l’équipage du tapis volant.



- Je suis là pour surveiller le bon déroulement du tatouage du Kitsune. Je le protège pour cette nuit, et pour engueuler Tomoe s’il fait du mal plus que prévu à la bestiole. Voire lui tataner sa gueule s’il écoute que son ego, ce qui n’est pas inenvisageable. Vous en êtes ?



Bien sûr, le matheux n’avait pas la même vision de l’événement que les nouveaux venus. En parlant de nouveaux venus, il avait clairement vu la douzaine de Meteors foncer vers eux. Tomoe se faisait prendre pour cible, enfin ! L’armée, c’était plus ce que...wait ? C’était quelque chose avant, les Meteors ? Joy n’avait pas vraiment d’infos sur leur passé, à propos, et il se dit qu’il faudrait un jour questionner la madre sur le sujet ! Et donc, Joy s’écarta du tapis volant pour prendre de la hauteur au-dessus de Tomoe, fit des mouvements déjà prévus pour esquiver de possibles attaques, et surtout pour activer, sans rien dire ni forcément être le plus accessible, tous les pièges qu’il avait posés depuis son arrivée. Il déclencha en une dizaine de secondes tous ses algorithmes qui fusèrent sur les Meteors. Ça allait bien sûr du poids soudain sur les vêtements, sur les masques, aux objets qui voleraient autour des Meteors pour gêner leurs mouvements, les faire tomber ou les assommer. Mais le plus efficace, l’algorithme posé en nombres était celui des masses alourdies, et il faut chuter des pierres, sur des Meteors qui devraient devenir immobiles. Il esquiva une attaque en faisant un salto arrière et visa le Général, enfin celui qui avait pris la parole.



- InstaLock , tu vas arrêter de bouger…




Il avait murmuré cette phrase pour passer pour le combattant discret qui évitait les attaques en virevoltant, mais il avait placé une formule de poids alourdi sur le Général, ses habits, ses sacs portant des billes. Ensuite, il plaça un algorithme qui lia cette formule à une automatisation répétée de la formule qu’il avait créée en sortant de la Celestiafest, la Joy au Carré. La démonstration était simple, la voici :


Premièrement, placer la formule de poids alourdi sur la cible.
Dans un deuxième temps, l’algorithme doit automatiser une formule sur le résultat de la première formule. Nous choisirons la Joy au Carré, à savoir la racine carrée, passée à la racine carrée, placée à la racine carrée, etc, et ainsi de suite jusqu’à épuisement de la cible ou de la source.
Troisièmement, les exposants s’enchaînent littéralement sur le résultat. On arrive sur une suite arithmancienne à la racine carrée infinie.
Conclusion : com-com-com-com-com-combooooooooooo !
(vous n’avez rien compris ? Voici l’image pour 2 exposant 2, donc exposant 4, donc exposant 16, etc - on remplace 2 par le poids obtenu en résultat basique)
Spoiler:
 




Il zieuta les effets de sa technique sur le Général et fit exactement de même sur les autres soldats, les uns après les autres, selon ce qui lui arrivait, ou ce qui lui arriverait sur le coin de la gueule.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Sam 1 Avr - 19:46

Tout se passa très vite. Un tas de météors apparait à la suite d'un groupe hétéroclite composé d'un lord félin et d'un duo de voyageuse. Tous décidés à mettre Tomoe au tapis. Mais la préparation de Joy porta ses fruits de façon assez efficace. Alors qu'il était parti à la rencontre du lord félin, il activa ses formules pendant que Mazino faisait face à 13 météors. Il a pas peur le mec ! Au contraire. Il est tout sourire ! il adore les défis et se fritter avec autant de mecs rodés au combat en synergie... quel chalenge ! Mais manque de chance pour lui, c'est comme si le groupe des météors avait bouffé des chats noirs au p'tit dej'. Tous se mirent à ne plus être capable d’aligner un pied devant l'autre sans tomber. d’autres semblaient comme paralysés pendant que d'autres semblaient soumis à une absence de gravité et flottaient gentiment un peu paniqués de pas comprendre ce qui se passait. Mazino comprit vite que c'était l’œuvre de Joy. Pure esprit de déduction. Il connait pas son pouvoir, mais il suppose que c'est la seule personne présente capable de faire un truc semblable. Mais le plus beau dans tout ça, c'est sans doute le général des météors qui dirige cette troupe qui s'écrase lourdement au sol qui se brise en partie sous son poids décuplé par le pouvoir de Joy. Il reste au sol, incapable de bouger, un peu sonné par l'assaut soudain et surtout surprise. Il pige rien à ce qui se passe. les soldats ne comprennent pas plus et quand ils se rétablissent finalement, ils tentent d'aider leur boss à se relever mais se retrouvent vite face à Mazino qui commence à enchainer un combat à 1 contre 12. Même pas peur !

Tomoe observe tout ça en sifflotant, sigen qu'il se cogne complètement de ces p'tits combats et qu'il fait pleinement confiance à ses coéquipiers quand soudain... un cri de renard se fait entendre. Pour la suite... bah j'vais pas re-décrire le main event. Aucune trace du Kitsune. C'est comme si ce cri avait complètement figé la ville. Mazino arrête de se battre avec les météoirs, tous regardent autour d'eux pour tenter d'apercevoir l'animal mythique. l'un des soldats croit apercevoir un renard miniature foncer comme une flèche. Tout le monde sembve perdu. Il se passe quoi ici ?! le général reste à terre, le sort de Joy reste encore actif. Puis finalement, apparait le Kitsune qui apaprait de l'autre bout de la ville. Il est juste à côté du palais, derrière lui en fait. il domine l'édifice d'où il regarde Tomoe avec une sorte de sourire. Tomoe sur le rempart de la ville exulte de joie.

- Hahahaha ! à nous deux renards! t'es joueur ?!on va jouer ! Show must go on !!!!

On voit les veines gonfler sur les bras de Tomoe et on sent son énorme fiole d'encre vibrer. le bouchon saute et atterrit en dehoirs de la ville et de l'encre commence à sortir du tube à essaie géant. Tomoe manipule toute cette encre. il semble très concentré. C'est le moment ou jamais de le frapper. le général des météors comprends ça et hurle depuis le sol sur lequel il est cloué:

- Mais restez-pas comme des cons et occupez-vous de Tomoe tant qu'il est concentré sur son encre !
- Comme si j'allais vous laisser faire les danseuses !

Mazino et les soldats se remettent à se battre et franchement... il gère par ce qu'il arrive pas trop mal à tous les tenir en respect. il est fort, rapide, puissant, c'est un expert! c'est donc ça le top20 de la ligue M ?!

Pendant ce temps, le général des météors se relève grâce à ses billes qui l'aident à se relevé en le portant. Il est plius léger puisqu'à cause de leur masse, certains de ses fringues se sont déchirés. Il affiche une moue pleine de colère avant de projeter une rafale de billes dans la direction de Tomoe. Il est visiblement pas mal véner le type et aussi pas mal affaibli par le coup qu'avait préparé Joy. Mais visiblement, pour lui, joy n'est pas une cible, il n'y a que Tomoe ! Et qu'en est il des voyageuses ? elles restent assez pantoises devant tout ce qu'elles voient. Une sorte d'énorme nuage d'encre noir flotte sur la ville, contrôlé par un Tomoe qui effectue des mouvements lents, un peu similaire à des gestes d'artiste martial pour contrôler toute cette encre. On sent à ses petits tremblement l'effort monstrueux que demande le contrôle d'une telle quantité d'encre.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Jeu 6 Avr - 10:41

Les formules faisaient leurs effets. Mazino tenait les Meteors dans un respect des plus étonnants, et les soldats étaient stoppés sans trop comprendre pourquoi ni comment dans leur élan. Le plus savoureux étant le Général collé au sol par le combo de formules mis au point par le matheux, qui serra son petit poing musclé en voyant les effets puissants et surtout réussis de la technique qu'il avait entrevu. Elle envoyait du pâté, elle ferait bien l'affaire pour cette partie là de la ligue Major, pour les events à gros budgets, comme i disait, c'est-à-dire avec du monde, et du monde puissant, pas venu pour s'amuser. Elle était surtout perfectible, mais pour l'heure, elle surprenait les Meteors qui ne comprenaient pas d'où ça venait – surtout que le voyageur se gardait bien pour une fois d'ouvrir sa grande gueule d'adolescent anarchiste. Les soldats furent obligés d'aider le Général de la troupe à se relever, comme quoi, la technique n'était pas parfaite. L'idée c'était de le clouer au sol. Joy replaça rapidement des formules sur le Général, en s'élevant dans les airs, pour prendre de la hauteur, de la distance, afin de mieux évaluer la situation, un peu comme dans un jeu vidéo de gestion d'armées, où tu déplaces les bonhommes selon les situations qui apparaissent au fur et à mesure. Parlant de ça, c'était le moment étonnamment bien choisi par le Kitsune pour apparaître, et pour actionner l'ego de Tomoe.


En entendant le cri, un glapissement significatif, Joy s'éleva dans les airs en même temps que le leader de la Major. Réaction normale, car cette nuit il se fichait pas mal des combats : seul le Kitsune lui importait, et Mazino faisait déjà le malin face aux Meteors, il le laisserait donc agir s'il était aussi à l'aise que ça. La mission qu'il s'était fixée, c'était le Renard, et le cri le fit sortir des affrontements. Il acheva la formule de poids alourdi une nouvelle fois, sur le Général qui se relevait en utilisant ses billes qui devaient sûrement relever de son pouvoir (je suis détective!), afin de le stopper et de laisser une longueur d'avance à ses alliés temporaires, le groupe de Tomoe qui allait sûrement partir en vrille maintenant que la cible venait de se révéler.



Mais tout n'était pas aussi simple avec le Dieu Renard. En s'élevant dans les airs, Joy put voir Tomoe gueuler sur le petit Kitsune spectral, l'insulter, le suivre, essayer de le choper et éclater de rire en voyant le vrai se dresser, l'air malin, derrière le palais, à l'autre bout de la ville des chiens. Tomoe sortit son encre et partit à toute vitesse, pressé de faire son œuvre d'art. Joy activa ses formules autour de ses chaussures pour léviter dans la même direction, aussi rapidement si possible en forçant sur les formules d'accélération, de vitesse, et tout en surveillant la ville à ses pieds, où certains combats faisaient rage – normal, dans une ville de chiens ah ah ! Il traça et demanda aux deux animaux qui étaient respectivement sur sa tête pour Monsieur Franck et dans sa capuche pour Sissy de pister le bon Kitsune. L'animal était malin, il pouvait tout à fait faire du gros mindfuck à Tomoe qui semblait avoir perdu toute raison dans la poursuite du Dieu canin.





- Monsieur Franck, ton Dieu est en face de toi, t'as pas un truc genre ton flair pour bien garantir que c'est lui ? C'est pas que je fais pas confiance à Tomoe, mais il m'a l'air à moitié dingue…
- A moitié seulement, t'es gentil Joyou.
- Bref, si tu peux te servir d'un truc spécifique, ton flair, ton don naturel pour renifler de la pisse, ou une croivance éternelle dans ton Dieu tutélaire, c'est le moment, Senor Franckes.
- Je me sens vexé, humilié et rabaissé. Toi aussi tu utilises des v à la place des l ?
- Continue et on va se prendre la foudre. Littéralement. Faut pas déconner quand tu as un dieu dans la place. Sissy, toi tu essaies de faire ce que tu peux, si jamais tu peux comprendre ce que je dis.



La chatte du clan Killa miaula puissamment, appuya ses pattes sur le cou du matheux et se roula en boule pour s'endormir, l'air complètement...bah félin. Joy soupira, esquissa un léger sourire. Franck sera le seul à pouvoir l'aider, ce qui était plutôt logique, on était chez lui.



- C'est le moment de chanter pour se donner du coeur à l'ouvrage Monsieur Franck, je sens que les emmerdes arrivent par packs de douze.
- T'ai-je déjà chanté la sérénade du Rottweiller Président ? Ça finit mal.  Mais de la jalousie, des trahisons, des scandales et de l'amour déçu. C'est Shakespeare dans les Chtis versus les Marseillais.
- Je voudrais pas te vexer, Lord Franckton, mais ta culture m'étonne franchement pour un clebs qui tient un kiosque à journaux. Wait…
- Je suis un homme des médias, Joyou, telle est ma destinée. Ah ça ! Shakespeare dans le texte. Attends je sens monter un son du crew Yammy ! C'était mon ancien crew avant que la thune ne tue totalement notre esprit créatif !
- J'sais pas si c'est le bon moment, faudrait écouter le Kitsune gueuler, Mister Francky.
- Trop tard, je suis pris dans les laisses de l'art immédiat !








Le matheux et son pote chanteur traçait dans le ciel de Canin-ville, vers le Kitsune, pas loin du nuage d'encre qui n'allait pas tarder à attirer toute l'attention. Mais le matheux s'en fichait, sa cible à protéger venait d'apparaître. Il pourrait bien supporter les chansons débiles du Thug Pug.
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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Dim 23 Avr - 14:41

Maahes arriva à destination plus vite qu’il ne l’espérait, et cela grâce à ces deux parfaites inconnues qui semblaient avoir embrassé sa cause. Même s’il y avait de quoi être méfiant, le Lord félin sentait qu’il pouvait placer une partie de sa confiance en ces deux jeunes voyageuses. Tous ne sont pas mauvais, tous ne sont pas parfaits, un peu comme les créatures de Dreamland au final. A bord du tapis volant il traversa une bonne partie de la grande cité, finissant par se retrouver au-dessus de celui qui avait installé un décor de chaos et de tumultes : Tomoe. De son point de vue, Maahes pu adresser un regard froid à l’attention du guerrier aux tatouages, ainsi qu’à ses différents partenaires qui l’accompagnaient. Le champion de la Tanière pouvait difficilement lire les émotions du voyageur masqué, mais l’aura qu’il dégageait était bien plus expressive. Puissante, étouffante et imprévisible. Une sombre tension se dégageait de cet être, une certaine nervosité s’emparant du Lord. Il commençait à sentir la sueur entre ses doigts, avait-il peur ? Non, c’était autre chose. Maahes connaissait très bien ses limites et comprenait la différence entre Tomoe et lui. Mais son devoir ne lui permettrait pas de reculer, pas maintenant.

Un jeune garçon s’avança, levant sa main à l’attention du groupe entourant le Lord. Maahes tourna lentement son regard sur ce dernier, écoutant ce qu’il avait à dire. Même si les mots qu’employait le voyageur au bandana firent froncer les sourcils au lion. Du point de vue de la créature féline, ce qu’il souhaitait dire n’avait pas plus de sens que si on avait essayé de lui expliquer que pour sauver l’âme d’un homme il fallait le tuer. Maahes analysait rapidement la situation malgré la conversation qu’entreprenaient ses jeunes complices.

▬ Je comprends pas, il est avec Tomoe ou pas ?
▬ Je sais pas trop, s’il est là c’est qu’il doit faire partie de sa bande, non ?
▬ De toutes façons un tatouage ça fait mal, donc bien sûr que ça fera mal à cette pauvre divinité, idiot !
▬ On fait quoi m’sieur la créature ?

Pour Maahes la question ne se posait pas plus que cela : il comptait s’en tenir à son plan initial qui était de stopper le programme de Tomoe. Les mots du garçon n’avaient pas du tout convaincu le Lord et il s’apprêtait à répondre aux bêtises aberrantes que prononçaient le voyageur, mais l’arrivée d’un groupe de Meteors stoppa le lion dans son entreprise. Il semblerait que l’armée de voyageurs était en conflit ouvert avec la meute de Tomoe, ce qui pouvait être à la fois un bon signe, comme d’un très mauvais. S’ils affrontent le voyageur masqué cela donnait davantage de chances au plan d’action de Maahes, mais cela voudrait potentiellement dire que Tomoe est une menace aux plans des Meteors… Et la seule chose que désire le guerrier tatoué, c’est le Kitsune. La situation pouvait être beaucoup plus critique que ne le pensait le palais royal, et cela plaçait Maahes dans une position compliquée.

Alors que la hache de guerre fut déterrée entre les hommes de mains de Tomoe et les Meteors, le groupe de Maahes pu sentir une soudaine pression qui tira lentement le tapis vers le bas alors que leurs vêtements semblaient lourds. La jeune voyageuse semblait avoir du mal à garder l’équilibre avec tout ce poids sur son tapis et perdait petit à petit le contrôle, tandis que le Lord forçait sur ses muscles pour surmonter ce poids qui essayait de le retenir.

▬ M’sieur ! C’est trop lourd, je vais pas tarder à lâcher !
▬ C’est l’autre gamin qui fait ça ! Dès qu’il a commencé à agir tout le monde est devenu bizarre !
▬ Baissez-vous !

La chute d’une pierre maintenue en l’air depuis le début alerta le Lord qui, d’un revers du poing, brisa d’un coup sec la roche qui menaçait les voyageuses. Quelques éclats effrayèrent les jeunes filles mais le danger n’en était pas pour le moins écarté, la dérive du tapis volant inquiétant de plus en plus le groupe. Sans hésiter plus d’un instant, Maahes sautait du tapis malgré le poids accentué sur ses vêtements, le faisant lourdement atterrir au sol non loin de la bataille engagée entre les deux parties. Le Lord tourna la tête à l’attention des voyageuses et leur fit signa de partir de la main.

▬ Partez ! Vous n’avez pas besoin de vous impliquer plus que ça ! Je m’occupe du reste.

Quelques secondes après leurs protestations, un soudain cri chamboula la capitale du royaume, le regard de Maahes se perdant dans l’horizon à la recherche de l’origine d’un tel rugissement. Il craignait de comprendre qui avait poussé un tel cri, mais il ne put s’empêcher de contempler, comme tous les autres, l’arrivée du Kitsune. A travers l’apparence majestueuse de la créature, Maahes y voyait l’ombre de sa propre divinité le Chat Noir. Cette pensée avait pour effet de redoubler la volonté du lion qui ne souhaitait pas au peuple canin de vivre la pire des tragédies ce soir. Il voyait un peu plus loin Tomoe qui manipulait une immense masse d’encre noire, de quoi alerter le Lord qui sans hésiter bandait ses muscles et pousser un puissant rugissement digne du champion qu’il était. Il bondissait aussi haut que ses capacités lui permettaient, alors qu’il passait de toits en toits telle une ombre menaçante. Il n’avait plus qu’une cible, une proie : Tomoe. Et ce n’est ni les Meteors, ni la meute du voyageur tatoué qui le bloquerait dans sa route.

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MessageSujet: Re: Avant que les Douze Coups ne Sonnent [Libre]   Lun 1 Mai - 22:17

Joy avait quitté la zone, préférant suivre le Kitsune et abandonnant complètement Tomoe alors qu'il était en train de se faire attaquer par le général des météors présent. Il lui envoyait ds billes à pleine vitesse dans l'espoir de le toucher en profitant de sa concentration à la manipulation de tant d'encre. Mazino lui était trop occupé à tenir en respect une bonne douzaine de météors. Il était déjà arrivé à en mettre plusieurs KO juste par des techniques de combat et sa puissance physique. Il semblait prendre un pied pas possible à se foutre sur la gueule avec les météors. Mais en attendant, les projectiles filaient droit sur Tomoe mais furent arrêtés par plusieurs mains spectrales qui attrapèrent les billes et une autre qui vint lui coller une patate dans le bide. Le général se plia sous le coup, déjà pas mal amoché par les techniques de Joy. Un voyageur tatoué, look emo apparut devant le général. C'était lui qui contrôlait les mains spectrales. C'était l'un des alliés de Tomoe. Lui et le général se regardaient donc d'un air de défi avant que l'affrontement ne se déclencha.

Mais ce n'était pas la seule menace pour Tomoe qui était trop concentré pour vraiment faire gaffe à ses agresseurs. Il s'agissait de Maahes qui avait congédié les deux voyageuses qui flippait un peu et n'avaient pas trop mis de temps à lui obéir. Elles voulaient bien aider mais elles comprirent vite que ce n'était pas du tout de leur niveau tout ça. Au moins, aidèrent-elles Maahes à accéder plus vite à Tomoe. Le lord se précipitait sur Tomoe, il était à deux doigts de lui envoyer une belle patate ou un bon coup de griffe ou qui sais, va terrible technique de la boule de poile ! Mais alors qu'il plongeait sur Tomoe, il sentit une grande douleur dans sa jambe droite. Une mâchoire d'un piège à loup venait de se refermer dessus. Les dents de fer étaient reliées à une chaîne qui allait jusqu'au poignet d'une voyageuse rousse, un air pas commode et des tatouages un peu partout. Elle tira d'un coup ce qui éloigna Maahes de Tomoe et le projeta, pas si violemment que ça contre un mur. Le piège à loup disparut et la voyageuse vint se poser devant le lord félin avant de faire apparaître tout autour de Maahes une pluie de clous qui faisaient que ce dernier ne pouvait certainement plus faire un pas sans risquer de marcher sur un clou. Peut être pouvait il bondir assez loin ? Mais allait elle profiter de cet espace pour l'attaquer ? Et puis, pouvait il encore faire cela avec une jambe un peu blessée ? Maahes n'aurait il pas meilleur compte d'essayer de se débarrasser des clous ?

On avait donc trois alliés de Tomoe en train de le défendre contre respectivement un général des météors, des soldats qui en menaient de moins en moins large face à mazino malgré leur surnombre et le plus jeune des lords félins.

Et au dessus de tout ça, t'as notre trio de branleurs qui arrive sur les toits, avec une vue imprenable sur tout ce merdier. Et bah... ils avaient une position de choix dans tout cette merde car hors de vue de tout le monde, trop occupés à se fritter et surtout, ils pouvaient peut être, qui sait, prendre Tomoe par surprise comme ça par ce que ce dernier était bien à découvert, sans personne pour le protéger à portée de vue.
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