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 Ohé du bateau [PV Joy]

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Carvey
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MessageSujet: Ohé du bateau [PV Joy]   Jeu 26 Mai - 14:29

Des fois on se demande ce qu'on fout là à cet instant présent en se disant qu'on a pas forcément fait le meilleur choix dans la vie en décidant d'amener ton p'tit cul dans le secteur. C'est un peu ce qui arrive quand je débarque à apocalypto. Si y a bien un royaume que j'ai pas envie de visiter à part le royaume obscure, c’est bien apocalypto. Y a rien à voire, rien d'intéressant à découvrir et en plus, tu risque de crever toute les 10 secondes. Mais... il paraîtrait que c'est le port d'attache d'un royaume mobile qui lui m'intéresse depuis un moment. le hollandais Volant. Des rumeurs disent qu'ils vient régulièrement sauver des malheureux des multiples galères de ce royaumes, ceux que Super Débile n'arrive pas à sauver pour en faire des membres d'équipage. Du coup après mon petit passage, fort instructif à moment, vu que je me trouvais dans la 4° zone et que c'est là que mon bateau tant recherché vogue, je me suis dis que je pourrais faire un crochet en espérant atterrir sur le navire qui pourrait me sauver les miches.

Bon déjà, j'arrive sur place, en effet, c'est cauchemardesque. Je peux voire au loin qu'il y a une tornade pendant que deux monstres géants se battent détruisant des habitations alors que je peux ressentir les derniers soubresauts d'un séisme que j'au pu sentir passer alors que je m'approchais d'Apocalypto. Je me planque quand je vois arriver une réelle invasion d'insectes. On est arrivé avec Bob à se planquer dans une crevasse in extremis. C'était des termites carnivores, on se serait fait bouffer jusqu'à la moelle là. Je sens de plus en plus que c'est un mauvais plan tout ça. Mais alors un vraiment très mauvais plan ! J'essuie avec mon collègue à grands oreilles plusieurs catastrophes en m'en sortant toujours à un poil de couille. Jusqu'à ce qu'arrive de nul part, mais alors vraiment de nul part une putain de vague monstrueuse ! Moi et bob on se fait embarquer par la vague. jusqu'à ce que ça ce calme. Cependant, toute la zone était inondée. Je parvins à remonter à la surface. Je cherche du regard mon collègue. Je sais qu'il nage très bien donc ça devrait le faire. Ah mais... le soucis, c'st qu'il nage très bien quand je lui enlève ses harnais avec tout mon bordel dessus. là, il doit être sacrément lesté le pauvre. J'arrive à le voire qui pêne vraiment à se maintenir hors de l'eau.

Ni une ni deux, je fonce en nageant à m'en tuer les muscles vers Bob. Putain, si je meurs pas entre temps par ce que la foudre commençait à s'abattre ça et là dans l'eau. Je sentais que j'allais me prendre un coup de jus, ça allait pas tarder. J'arrive jusqu'à bob et essaie de le soutenir mais ça ne marche pas. Je n'ai qu'une solution, je dois le délester.

- Attends mon lapinou ! j'vais te sauver !

Je plonge et je repère les sacs contenant les choses les moins utiles tel que les choses consommables, les provisions etc. Mais ça suffit pas, il a encore trop de poings pour arriver à nager tranquillement.

- Et merde !

Je commence à détacher une partie de mon stocke. Heureusement que je suis ordonné et que je met tout dans des sacs en triant. Je jette tous les objets de moindre valeur qui se mettent à couler à vitesse grand V alors que je découvre mon collègue qui arrive à nager beaucoup mieux mais en galérant toujours un peu. je décide de prendre une partie de la charge avec moi. J'en chie réellement pour nager. Puis j'arrive à chopper au passage une planche en train de flotter, je m'aide pour mieux flotter sans m'épuiser en portant plus de charge encore pour soulager Bob.

- Ce serait bien que super débile ou le Hollandais débarque pour nous sauver là !

Manque de chance, une autre vague énorme arrive et nous plonge une nouvelle fois dans le bouillon. Je suis complètement perdu et en plus, avec un peu de charge, j'ai grand mal à remonter à la surface. Je n'y arrive même pas du tout. Jusqu'à ce qu'un lasso soit jeté à la mer et me saisisse avant de me remonter. Je suis jeté sur les planches d'un navire et j'entend quelqu'un dire de lever les voiles. La tête dans le cul, je me relève tant bien que mal en me délestant et me jetant vers le rebord du navire. Je le vois s'éloigner de Bob qui est sur le point de se noyer. Je me retourne vers les membres d'équipage, l'équipage du Hollandais.

- Faites demi-tour vous devez sauver mon lapin !
- Pas de rongeurs sur le navire! c'est la règle !
- Ta règle à la con elle va changer !

Je dégaine mon sabre des se prits et me jette vers l'homme qui vient de me répondre. Je crois que personne ne m'a jamais vraiment vu énervé mais je pense qu'on pouvait voie ma rage dans mon regard. Je saisis le type et le menace de la lame en vociférant aux autres de sauver Bob.

- Sortez mon lapin de l'eau ou je le tue !

Aucune putain de réaction. La règle devait passer avant leur vie apparemment. ça m'énervait encore plus. D'autant que c'était du bluff, cette lame ne peut blesser personne si ce n'est une personne avec un corps intangible, ce qui n'est pas le cas de l'homme que je menace. Je perds vite patience par ce que la situation est pressée et exige une réaction rapide.

- Allez tous crever !

Je jette l'épée à terre et je me saisis d'un cordage avant de me jeter à l'eau à nouveau. Je nage jusqu'à Bob et parviens à attacher la corde à sa selle. Je parvient à remonter sur le navire grâce à la corde et aie Bob à remonter en le soulevant. Je sens plus mes bras et les mains, blessés par la corde rugueuse sont en sang. Je tombe sur le cul, essoufflé quand j'arrive finalement à hisser mon lourd ami sur le pont du navire. Je suis exténué. Je me précipite vers bob tremblant et frigorifié et lui détache tout le matos qu'il a sur le dos avant de me rendre compte qu'une partie de l'équipage nous a encerclé, armés jusqu'aux dents.

- La règle, c'st pas de rongeurs à bord !
- J'vais vous buter bande d'enfoirés ! même pas vous auriez levé le petit doigt pour m'aider.
- ça porte malheur !
- Ouais ! on doit le rejeter par dessus bord !
- Et si je vous dis que c'est ce lapin qui transporte les objets que je suis venu vendre à votre capitaine... Hein ?! Je suis marchand d'objets magiques et je viens vendre ma cargaison à votre capitaine qui est, de ce que je sais, grand connaisseur d'objets magiques et vous auriez laissé ma cargaison couler avec mon lapin ?!

Un court silence s'installe.

- Maintenant tu l'as remonté ta cargaison marchand, on n'a plus de raison de garder la bête sur le pont !
- Si vous faites ça, je vous jure que je.
- Quel est donc ce remue-ménage ! Nous sommes en pleine tempête ! je veux tous les hommes à leur poste !

Un petit robot vint de faire son apparition et beugla des ordres à l'équipage qui s'exécuta immédiatement, me laissant seul avec Bob alors que la tempête battait son plein dans la mer qui s'était crée à force d’inondations et de tsunami successifs. La créature métallique s'approcha de moi et m'observa un peu.

- Suivez moi avec votre...
- lapin ?
- Ne dites plus ce mot ici ! Je vais vous conduire au capitaine !

Cette créature n'était autre que le second du navire qui me demanda alors de le suivre alors que je n'étais pas encore remis de mes émotions. On sentait par contre que le robot prenait sur lui pour ne pas faire jeter Bob à la mer tellement il le regardait de travers.
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Joy Killamanjiro
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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Sam 28 Mai - 17:31

Spoiler:
 


- Vas-y chante, Long Joy Silver !
- Oui, Gris-Commis, je chante !



Sont des hommes de grand courage,
Ceux qui partiront avec nous
Ils ne craindront point les coups,
Ni les naufrages,
Ni l'abordage,
Du péril seront jaloux
Tout ceux qui partiront avec nous.


Dans une cuisine baladée dans la tempête et les inondations d'eau salée, Joy préparait la pitance de l'équipage du Hollandais Volant. Habillé comme un pirate, une jambe de bois, un cache-œil et la flasque de rhum à la main, vous vous demandez sûrement comment cela s'est fait...Nous invoquons le droit de flashback !




**FLASH**


Jock Pedrito:
 




- Paire de trois, pas de bol ! Et toi Joyou ?
- Carré d'as, vous pouvez tous aller vous faire engueuler par vos femmes !
- C'est pas possib', le gamin y tricheuh !
- Hé les gars, mon pote Joyou est voyageur, alors calmos ou c'est pouvoir dans vos tronches de perdants !
- Calme-toi aussi Jock...on empoche la mise et on se casse...
- Les jeunes, j'ai pas un radis sur moi, té.
- Ah merde, pas c'est pas grave, allez.
- Comment ça Joy ? Tu rigoles ou quoi ? Bien sûr que c'est grave ! On prend tes affaires le vioque, et pas celles qui puent !
- Il me reste un billet pour monter sur le Titan, le paquebot de mes rêves !
- Okay, aboule, ça fera l'affaire !
- Jock, t'es sérieux ?
- T'as gagné t'as gagné Joyou, te laisse pas avoir comme ça...
- Bon...on décarre fissa alors, le type au fond vient de sortir un couteau...




Spoiler:
 




Il y avait des nuits comme ça, à force de se balader avec Jock Pedrito, un jeune paumé de Kazinopolis, Joy sentait la mort venir souffler sur sa nuque...Jock avait le don pour se foutre dans les emmerdes, et souvent en embarquant la moitié du monde des rêves connu de son copain le matheux. Cette fois, c'était sur un port d'embarquement célèbre pour les départs de ses croisières à travers toutes les mers de Dreamland. Dévalisé dès les premières minutes sur place, Jock avait joué la thune de Joy au poker face à des dockers, des marins, et ce qui semblait être des mafieux du port. Deux trichaient, les autres étaient des pigeons. Venant de Kazinopolis, Jock aurait dû s'en apercevoir, mais c'était demander au jeune aventurier de savoir regarder les ennuis qui lui arrivaient avec la vitesse d'un train, alors qu'il est attaché et allongé sur les rails...Encore une fois, Joy avait arrangé la situation en modifiant les cartes façon Kazinopolis et en amenant des cartes depuis la table d'à côté, en toute discrétion. Tout en comptant sur un coup de bol monstrueux : ne pas avoir plus de quatre as sur le tapis. Au moment où le voyageur put récupérer le billet pour la croisière, le croupier de fortune s'aperçut de la supercherie, et les deux se mirent à tracer pour leurs vies, poussés au cul par une troupe de joueurs en colère.

Ils grimpèrent sur le quai d'embarquement. Jock passa le premier, montra le billet, puis l'envoya en l'air une fois passé le marin de surveillance et Joy le récupéra juste derrière, le montra au même marin et passa à son tour. Les vieux en bas les regardèrent en hurlant, bien vite dispersés par une troupe de marins assurant la sécurité des touristes sur le quai.

Le bateau était immense, ressemblait à un paquebot du début XXe, le genre à faire les liaisons Europe-USA pour les premiers touristes...Il partit avec la marée, avec les saluts des marins, des passagers, quitta le port. Jock et Joy allèrent s'allonger sur des transats et contemplaient en riant et en buvant un cocktail à l'eau-de-vie salée les jolies créatures qui passaient, certaines s'arrêtaient à leur niveau, la croupe déhanchée, leur souriaient et les invitaient à aller danser. Deux créatures du Royaume des Sirènes les croisèrent au comptoir et Jock alla avec elles danser, avec les travailleurs de la ville flottante, dans les cales où les musiciens du bateau faisaient une gigue endiablée. Éreintés, ils finirent la soirée, Jock ayant les filles sur les genoux, à boire des canons avec les matelots, les clandés, et les serveurs de la première classe. Leur billet, durement acquis, leur donnait une cabine qu'ils avaient offerts à une dame, pour ses bagages, contre un repas dans le restaurant. Ils parvinrent à trouver une vieille voiture dans la cale, à côté des clandés, et se reposèrent sur la banquette arrière pour Joy, celle de l'avant pour Jock.

Mais Joy, contrairement à son camarade, n'avait pas le sommeil. L'exploration d'accord, mais Jock avait besoin de dormir, contrairement à lui. Il se leva sans faire de bruits, passa entre les clandés, vit dans un coin de la cale un jeune gamin en train de dessiner sur un divan une femme plus âgée, entièrement nue. Il détourna ses yeux pour leur laisser ce moment d'intimité, et prit le chemin des ponts supérieurs. Le navire avançait tranquillement dans l'immensité bleue et noirâtre, les trois cheminées ronronnaient et crachaient les panaches de fumée...le vent de la mer et l'odeur des embruns aspiraient les calculs du voyageur. Il croisa une créature richement habillée, qui vint à côté de lui.



- Vous ici, beau voyageur...
- Princesse...
- Tu as réussi à avoir un billet, finalement. Jock a-t-il correctement suivi ma consigne ?  
- Plus ou moins. Il est sympa, mais heureusement que c'est ton pote, Lili.  


A ses côtés, Lili-Anne, la Princesse des Mots, surnommée la Reine du Camping par tout Dreamland, était apparue sur le pont dans une robe étoilée, tenue rarissime venant de celle qui s'habillait généralement pour la fugue. Elle lui souriait doucement, comme bercée par le rythme de l'immense navire...c'est elle qui avait eu l'idée, pour qu'ils se voient en secret ; une croisière, un voyage, même si les billets étaient en rupture - se voir coûte que coûte, avec Jock qui était son compagnon de route, rencontré dans les prisons d'un tyran de la troisième zone. Lili-Anna s'approcha du voyageur et l'enlaça doucement. Elle sentait le parfum de la royauté et le cigare des bourgeois de Dreamland, la douceur de la pêche doucement alcoolisée, et le sel de mer qui donnait à sa peau le goût d'un soleil d'eau salée. Prenant ses lèvres, Joy ferma les yeux et se laissa prendre autant qu'il prit la Princesse contre lui, dans un temps qui parût s'allonger à l'infini, dans le flux et le reflux des vagues fracassées contre la coque.


Soudain, le baiser se fissura. Le navire trembla, hurla, se déchiqueta, et sépara les lèvres conquises des deux amants secrets. Lili-Anne se précipita à la rambarde, et vit un banc d'Ours Polaires, le genre agressifs et gigantesques, qui attaquait le flanc du navire. Ceux là portaient des banderoles qu'ils plantaient sur des icebergs au loin : "La mer c'est chez nous". Putain, des militants de BearPeace.
Le bateau, lui, était déjà ouvert en deux...Les hommes comprirent de quoi il retournait, et commençaient après quelques instants à délester les canots pour les foutre à l'eau, tandis que le paquebot ralentissait déjà, en se remplissant d'eau.



- Jock, il est encore dans la cale !  
- Je vais aller le chercher ! Reste ici et prends un canot !  
- Joy ! Je ne partirai pas sans toi !  
- Tu es une créature, tu ne peux pas rester avec moi...je vais chercher Jock et je reviens !  



Il fit monter Lili-Anna, qui eût le droit à une place d'honneur dans les premiers canots, protégés par des voyageurs réputés pour éviter le retour des Ours Écolos. Joy alla à contre-courant et descendait les étages pour retrouver Jock. Ce crétin était avec les musiciens, en train de remonter par des escaliers en discutant sur ce qu'était le bon et le mauvais jazz. Joy le prit par le bras et se boosta pour augmenter la cadence. Il les fit monter jusqu'au dernier pont, tandis que le bateau s'enfonçait dans l'eau, et montait, la poupe vers le ciel. Mauvais signe. Il lança ses instructions à Jock, et quand le navire se cassa en deux, ils se tinrent fermement aux barreaux tandis qu'une partie des voyageurs valsèrent dans l'eau...Au loin, les canots regardaient, impuissants, le terrible spectacle...



- Jock, il va falloir sauter...tu le sens ou pas ?  
- Ouais, mais j'sais pas nager, poto.....
- Tu déconnes ?  
- Non...
- On monte sur un rafiot et c'est maintenant que tu le dis ?  
- Le but d'un navire, c'est de flotter, pas de couler, mec...


Ils s'accrochaient encore au bord. Leur partie s'enfonçait dans l'eau, de plus en plus rapidement. Joy activa son pouvoir et amena des morceaux de planches à eux. Il les donna à Jock et dirigea les planches correctement pour le faire sauter à une hauteur raisonnable, les planches attachées au bonhomme. Arrivé sur la ligne de flots, il sauta en plongeon et alla dans la direction de Jock. Il remonta, et monta sur une armoire de fortune. Levant la tête, il vit Jock dériver, emporté par ce qui semblait être le remous, ou une queue de baleine. Il lui faisait de grands gestes...


- Oy...a'o'pooooort'...Oyeeeee !  
- Qu'est-ce que tu dis, Jock ?  


Il n'entendit rien, mais il vit le doigt pointé derrière lui. Il tourna la tête et vit le ventre d'une baleine. C'était pas logique, de voir un ventre de baleine dans les airs. Sauf si on se rend compte à temps que la baleine était en train de sauter. Et qu'elle mange...elle était en train de prendre son repas, de bois et de chairs. Joy referma l'armoire et attendit l'inondation, qui ne vint jamais. L'armoire est faite pour la mer, elle était étonnamment étanche...Dans le noir, avec une respiration saccadée, il n'y avait que lui, le remous, le silence...Puis d'un coup, une violence inouïe, et le noir total, l'inconscience...


Il se réveilla lentement, le corps doré par le soleil. Un soleil rouge, de la foudre frappant les flots, et certaines fois, des poissons de feu qui sautaient depuis les vagues. Il sursauta, il se trouvait toujours sur cette fichue armoire, éventrée, déchirée. Puis il se mit à hurler...Il avait un pieu dans la jambe, et un autre dans un œil. Il hurla sur la houle, tenta de soigner ses plaies qui étaient en train de le faire hurler, hurler...Il eut l'impression que des heures et des heures passaient, dans une douleur inouïe. Il n'y avait que les flots, la foudre, la mort qui l'attendait. Il savait que Lili-Anna s'en était sortie, mais Jock...Jock aurait au moins réussi à le faire tuer, c'était sans doute un de ses buts inconscients dans le monde des rêves...Il commença à parler tout seul, à délirer...Il se fit un drapeau avec ses vêtements, un drapeau noir avec marqué, comme une ironie du sort, l'inscription du t-shirt de la nuit "Team Méduse".

Le temps passait, passait, il crut que cette nuit n'avait pas de fin...il ne savait plus s'il attendait des minutes ou des jours, s'il était mort ou vivant. Il finit par tomber inconscient, au moment où une ombre immense le surplomba.


Puis il se réveilla, brusquement, dans un lit pas vraiment confortable, mais un lit !



- Ah, le petiot s'est réveillé, Alexandrie !
- Dégage, le Mutin, j'en fais mon affaire !
- Je peux manger sa jambe, dis, dis ?  
- Non, pas de cannibalisme, imagine qu'il devienne un jour quartier-maître...
- Les requins l'auront bouffé avant, Alexandrie !  
- C'est pas dit, c'est un voyageur...
- Qui...qui êtes-vous ?  
- Doucement, voyageur...tu t'étais égarée sur la Mer Figée...ça faisait facilement quinze jours que tu dérivais, mais à l'échelle de cette foutue mer, sûrement trois ou quatre minutes...
- Merde...Lili-Anna...
- Quissa ?  
- Je suis un naufragé du Titan...
- Ah, oui, j'ai entendu parler de ça. On a récupéré les survivants, quasiment tout le monde. Y'a eu une dizaine de morts à cause des Baleines Charognardes y paraît.  
- Cool...


Joy se leva et essaya de marcher, mais il tomba à la renverse. Deux choses, il avait un nouvel angle mort, et une jambe en moins. Waouh, ça faisait bizarre, je vous le garantis les gars ! Il écarquilla les yeux, enfin un œil, commença à trembler, si bien qu'il vit une femme et un homme le tenir, et lui bloquer la bouche pour qu'il ne puisse pas hurler. Il finit par se calmer et les regarda de son seul œil.


- Kesseuh...Kesse qui m'est arrivé, bon sang ?  
- Un pieu de bois dans la jambe, idem sur l'oeil... on a dû amputer par précaution.
- Et la désinfection, vous connaissez ?  
- La quoi ?  
- AH OKAY, vous êtes médecin au moins ?  
- Je m'appelle Alexandrie, avant j'étais gabière. Et lui c'est le Mutin, avant il récurait les chiottes. Je suis passée chirurgienne, et Mutintin, médecin généraliste.  
- Mais généraliste tout ce qui tourne autour des pieds.  
- Podologue.  
- A vos souhaits.  
- What.  


Alexandrie et le Mutin:
 



Joy se regarda, soupira un coup et prit des habits proposés par les deux pirates. Encore des créatures qui ne savaient ce qu'elles faisaient, mais il voyait que le Mutin était fier de lui, et Alexandrie terriblement inquiète. Elle l'avait veillé, à n'en pas douter. Il sourit, et s'inclina en leur disant merci. Elle amena une jambe de bois, un cache-oeil, et un chapeau pour le faire ressembler au reste de l'équipage, selon ses dires.


- Comment vous appelez-vous, et qui êtes-vous, le noyé ?
- Long Joy Silver, matelots, et je suis là pour détruire la flotte de la Reine d'Angleterre !  
- Pardon ?  
- Désolé, j'ai toujours rêvé de dire ça. Hum, mais vous pouvez m'appeler Long Joy Silver, je suis là pour retrouver mes amis, et ma...
- Une fille laissée à quai, hein l'noyé ?  
- Plutôt laissée à l'eau, j'aimerais bien la retrouver.  
- Sur le Hollandais Volant, faudra d'abord que tu nous aides à voguer, Long Joy !  
- Euh...on est sur le Hollandais Volant ?  
- Ça pour sûr !  
- Ah merde...et à quoi je peux aider ?  
- On a besoin de cuistot. Le dernier s'est fait bouffer les bras par les requins du midi. Il croyait qu'ils étaient mourrus, mais en fait non, ils faisaient les morts.  
- Ah oui, l'erreur bête. Bon, indiquez-moi le chemin.  
- Tu suis le vomi.  
- Et les jeunes osent râler des jobs étudiants......


**FLASH**



Tiré de ses rêveries, Joy finit la cuisson de son plat. Une spécialité de sa mère Athénaïde, qu'elle cuisinait à la perfection. Le gamin avait rajouté des épices, des ailerons, des chairs tendres de poissons gras, du citron, des herbes aromatiques qui sentaient assez bon pour tenir dans l'énorme marmite...tellement énorme qu'il devait utiliser son pouvoir pour la déplacer sur le pont supérieur. En pleine tempête, sur une sorte de place de village - toujours sur le navire - des tables se tenaient et les marins de repos étaient en train de se lécher les babines en attendant la nourriture. Joy, aidé par Gris-Commis, arriva sous les hourras. Juste devant lui, Alexandrie et le Mutin le regardaient en souriant.


- Alors l'cuistot, qu'est-ce qu'il y a de bon dans ta marmite à trésors ?  
- CETTE NUIT C'EST CHIPIRONS LES GARS ! Spécialité de chez moi !  


Un dégoût général fit grimacer cette partie de l'équipage. Les calmars, encornets, margates, seiches, et tous les noms qu'on donnait à l'animal, ça ne plaisait guère aux équipages, il le savait. Mais il savait depuis quelques heures, à force de services, que ledit équipage avait un palais digne d'une bouche d’égout.


- Les gars, vous ne connaissez pas la cuisine de chez moi. C'est revenu dans l'encre, à la poêle, beurré au demi-sel, épicé, citronné, agrumé, j'ai rajouté de la tomate, des poivrons, de la chair de crabes, des poissons, et j'ai laissé la sauce à côté ! Vous allez finir vos assiettes et en redemander ! Gris-Commis, envoie la pitance !  


Joy tapa dans ses mains, prit une louche et se mit à danser avec les hommes d'équipage faisant la queue pour manger. Il leur avait appris une chanson de marin de son monde, et l'équipage avait adoré. Depuis, c'était comme un rituel, ils chantaient tous ça dans la tempête en travaillant sur les mâts, avant de manger, en buvant du rhum.


Spoiler:
 


Ça finissait depuis quelques services en fiesta, et tout le monde mangeait en chœur. Joy avait perçu une certaine amertume parmi l'équipage, et il avait insisté pour apporter des sourires et de la bonne humeur sur la mer. Il en avait profité pour avoir des infos sur les survivants, mais le navire était si vaste qu'il avait seulement vu une partie des ponts...à peine deux hameaux...

Tandis qu'il jouait des maracas avec les autres, tout s'arrêta, et un petit robot apparût. De réputation, c'était le second du capitaine. Joy ne le calcula même pas, mais s'approcha de la créature qui l'accompagnait. Sa poitrine fit un bond, et il hurla.



- PUTAIN MER C'EST TOI CARVEYYYYYYYYYY !!!!!!!


Il était difficile de reconnaître le Joy de la Celestia, mais enfin, impossible de se tromper sur la voix et le ton de bienheureux du voyageur. La mer était petite, finalement !


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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Lun 30 Mai - 15:25

J'ai encore relativement les boules, je regarde un peu mauvais tous les gens que je croise et qui dévisagent Bob, toujours trempé jusqu'aux os. Tout comme moi d'ailleurs. J'les regarde air de dire "quoi t'as jamais vu un lapin de 2 mètres ?!" Je crois que j'ai rarement été aussi énervé. Je reste près de bob des fois que cette bande de tarés veuillent le choper pour le faire cuire et vite fait s'en débarrasser. Je prends pas le temps d'observer le navire qui est immense. On se croirait dans une véritable ville flottante. Je suivais le second sur l'un des point inférieur. En contrebas, les machines ainsi que les cuisines non loin. Vu la taille du navire et de l'équipage, chacune des zones du navire qui est habituellement de taille moyenne voire petite prend ici des proportions énormes. Plus loin, on peut découvrir les quartiers de l'équipage qui ressemblent à une sorte de zone résidentielle. En fait, le pont sur lequel on se trouve est semblable à aux échafaudages d'un théâtre auxquels sont suspendus les projecteurs, les décors amovibles etc. Mais très de description, d'autant que c'est pas logique que je décrive vu que je viens de vous dire que je faisais pas gaffe au décors.

Je faisais pas gaffe non plus à l'estropier qui nous croisa de loin mais qui se mit à beugler mon nom, ce qui eut pour effet de me faire sursauter un bon coup. Avec toutes la tension dans l'air, j'étais tendu comme un string. Je me retourne et regarde un mec pas bien haut avec une jambe de bois et un cache œil ainsi que l'habit qui fait le moine... euh, le pirate ! Je le regarde mais ai grand mal à le reconnaître. Sa tronche me dit vaguement un truc mais quoi ?! Je vois Bob s'approcher de lui, le renifler et le léchouiller en remuant un peu son nez. Je regarde le type...un voyageur vu qu'on voit que sous son bandana, ses oreilles sont rondes. un bandana... Je hume l'air autour du voyageur. ça sent bon ! la douce odeur d'un tabac tout juste séché, assez frais. Je regarde alors le voyageur avec un sourire.

- Bah dis donc Joy ! comme ça t'as vendu ta jambe et ton œil à quelqu'un d'autre qu'à moi ? C'est pas très réglo ça. Hahahaha !

Lui dis-je en lui tapant un coup dans le dos. Je me demande ce qu'il branle sur ce navire lui. Apparemment il s'est engagé. Il essaie de se mettre au vert à cause d'ennuis avec la Famille ? Allez savoir ! En tous cas, ça fait du bien de le croiser ici le Joy. C'est qu'on se croise partout ma parole. ça a fait redescendre la tension. J'allais commencer à causer de tout et de rien quand la tête de boulon se racla la gorge d'un son strident métallique fort désagréable.

- Vous voulez voire le capitaine oui ou non ?!
- oui oui !

Je fais signe à Joy de me suivre. J'compte pas le perdre dans tout ça, je lui fais confiance à lui au moins pour par tenter de bouffer Bob... Enfin jusqu'à ce qu'il me dise qu'il est cuisinier sur le navire. Là je me dis qu'en fait je me suis peut être planté. j'en profite de ce trajet jusqu'à la cabine du capitaine pour lui faire un brin de causette.

- Bon en vrais, t'as fais comment pour t'amocher comme ça. J'espère que t'es pas allé chercher des noises à une créature obscure. Non ! laisse moi deviner ! Une histoire de meuf ! Y a que les histoires de meuf pour laisser un homme assez à la dérive pour atterrir ici. Moi, c'ts dfférent, je suis toujours en dérive contrôlé. hahaha !

Bon, je faisais moins le malin, agité par les flots d'apocalypto il y a 10 minutes mais taisons ce détail. le calculon tout rouillé finit par entrer dans la cabine en nous disant d'attendre à l'extérieure. En sortant, il me dit d'entrer, il regarda juste long Joy silver dans les yeux en se fixant face à lui avant de se mettre à l'enguirlander bien copieusement.

- Que fais tu ici ?! pourquoi tu n'es pas à ton poste toi ?!

Je souris à Joy qui semblait bien dans la merde sur le coup avant d'entrer dans la cabine du capitaine. C'était très grand et spacieux. une énorme baie vitrée lui permettait d'avoir une vue sur les flots déchaînés. Il était face à la mer, contemplatif. Au murs, des livres de navigation, des cartes, des instruments de mesure posée sur un coin, on pouvait voire un escalier qui montait et descendait de la cabine. L'un menait à ses quartiers plus privés et l'autre à a salle des machines, d'où il pouvait accéder à son sanctuaire. Je peu découvrir pas mal de babioles a priori sans valeurs mais qui me firent comprendre qu'il était connaisseur voir très érudit cet homme et au moins connaisseur en objets précieux, magiques et de collection. Le capitaine Jim Jones finit par rompre le silence sans même se tourner vers moi alors que je m'approchais lentement, découvrant les flammes qui s'échappaient doucement de sa tête.

- Votre animal de compagnie perturbe l'équipage marchand et je dois avouer que je n'apprécie guère sa présence sur mon navire également.
- Si vous voulez vous débarrasser de lui, il faudra me jeter par dessus bord.
- Qu'est ce qui me prouve que vous avez quelqu'un chose de plus précieux à m'offrir marchand que la quiétude de mon équipage, qui est ma première priorité.
- J'ai beaucoup de choses à vous présenter chère seigneur des pirates.
- Plus personne ne m'appelle ainsi, sache le marchand.
- Comment dois-je vous appeler alors ?
- Capitaines Jones. Et comment dois-je vous appeler ?
- Carvey.
- Bien. Carvey, ne perdons pas plus de temps.

Il décolla enfin se regard de la mer pour se tourner vers moi. Je découvrais son visage ou plutôt sa face enflammée. J'ai entendu des choses sur le capitaines Jones. Comme par exemple qu'il était maudit. Et je dois avouer que son physique ne me prête pas vraiment à penser le contraire. Je m'approche doucement. Je fouille dans une besace et sors quelques objets. Il me désigne d'un simple geste la table à nos côtés qui est débarrassé. Je dépose les objets sur une nappe de velours qui permet de présenter de façon plus avantageuse les objets.

- Voici des cristaux de la gloire.
- Je les connais.
- en effet, j'ai aperçu que vous en possédiez dans votre vitrine. Peut être êtes vous intéressés par d'autres ?
- Pas vraiment je dois l'avouer, continuez.
- Je possède également ce rare objet de rang A qui possède une puissance considérable en cela qu'il peut déchaîner la puissance du hasard.
- hmmm le rubix bet. j'en ai entendu parler. Je ne suis pas intéressé non plus. Il pourrait bien faire tomber une pluie de feu sur mon navire, ce que je ne souhaite.
- Ce serait pas malin en effet. Je peux également vous proposer un sabre de tranche-tempête. En tant que capitaine d'un navire...

Je lui présente le sabre assez ancien. Il le regarde, le prend en main, observe le fil de la lame, se met en garde et abat la lame devant lui. a ce moment là, la tempête sembla se calmer d'un coup d'un seul. c'est l'effet de cette lame, elle est totalement inefficace contre quelqu'un mais elle permet de mettre fin à toute forme d'intempéries. Je l'ai trouvé dans un coffre dans l'épave d'un navire. Je suis un peu perturbé par l'impossibilité à lire les expressions de ce type. Il continue de regarder l'épée. Il me la rend avant de donner son verdict.

- C'est un objet intéressant. Combien m'en donnerez-vous.
- Qu'avez vous à me proposer capitaine Jones ?

Le crane sembla réfléchir à mes paroles. En effet, je ne suis pas forcément toujours intéressé par l'argent. L'argent c'st basique, c’est banale alors que je suis certain que le capitaine pet me donner quelque chose de beaucoup plus unique. Je serais pas contre de récupérer d'autres cristaux e la gloire par exemple.

- Qu'avez-vous à me proposer d'autre. je vous ferai mon offre lorsque vous m'aurez montré tout ce qui est susceptible de m'intéresser.

Je m'exécute. Il m’écoute avec attention, observe posément mes démonstrations alors que Bob dans un coin de la cabine se repose de toutes ces émotions. Il dégage un grand calme. il est connaisseur. il me déstabilise un peu. ses décisions tombent comme un couperet. j'ai l'impression que mon argumentaire de marchand ne l'intéresse pas, qu'il m'écoute juste pour me faire plaisir alors qu'il sait déjà ce qu'il veut m'acheter. Il est forcé à plusieurs reprise de cesser les négociations par ce qu'il reçoit des messages de la machinerie qui lui demande des instructions. Finalement, il n'est pas intéressé par grand chose. c'est un connaisseur au final, il tombe pas amoureux de tout et n'importe quoi. Finalement, il ne me prends que 3 objets. pas dit que tout ça en vaille le coup de la gêne causée pour venir jusqu'au capitaine.

- est-ce tout ?

Je lui souris, naturellement j'ai gardé le meilleur pour la fin ! Je lui présente un rouleau de parchemin.

- J'ai cette carte qui, je pense pourrait vous intéresser.

Quelques minutes plus tard, Briskoll entre dans la cabine et reçois les ordres du capitaine.

- maitre Briskoll !
-oui capitaine.
- demandez aux cuisinnes de mettre l'animal en cage. Dites le de ne pas le cuisiner mais de dire le contraire aux hommes je vous pris. ça calmera l'équipage. Monsieur Carvey se joindra à nous dans notre prochaine expédition. Demandez aux hommes de mettre le cap vers le sud de la 4° zone. revenez quand ce sera fait, nous discuterons des coordonnées précises.

Le robot acquiesce et le capitaine se tourne vers moi, je lui serrant la main avec un grand sourire.

- Bienvenue à bord du Hollandais volant monsieur Carvey, ce fut un honneur de marchander avec vous. Maitre Briskoll vous montrera vos quartiers et vous assignera à un poste. Malheureusement, même les invités travaillent sur ce navire.
- Merci à vous pour cette transaction et de m'accueillir sur votre navire!

Je le salue poliement et suis le petit robot qui une fois arrivé en cuisine avise Joy à qui j'adresse un sourire.

- Toi, Long Joy Silver ! met l'animal en cage mais ne l'ajoute pas au menu. par contre si on te demande si c'est le cas, dit que oui. ordre du capitaine ! Quant à vous monsieur Carvey...
- Je me porte volontaire aux cuisines !
- Hmmmm... soit ! Les hommes vous présenteront vos quartiers. Ne faites pas de vague.

Je reste en cuisine pour rester près de Bob qui n'aime vraiment pas la solitude et dès que je m'éloigne trop. Alors si je le laisse en cage en m'éloignant, c'est la mort là ! Et puis, c'est aussi pour pouvoir causer à Joy. Je le regarde en souriant alors qu'il prépare à bouffer alors que le petit robot s'en va donner la suite des ordres donnés parle capitaine.

- Ah ! j'suis content ! j'ai fais de bonnes affaires !

Enfin, ma joie retomba vite quand l'un des autres cuistots m'engueula à me dire que j'étais pas là pour glander en me balançant un tablier à la tronche. Je sens que ça va pas être de tout repos en fin de compte ce voyage sur le hollandais volant.

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Joy Killamanjiro
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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Mer 1 Juin - 20:49

Le marchand semblait être de mauvais poil, sans doute l'arrivée fut similaire à celle de Long Joy Silver, longue, douloureuse, amputatoire (mais si ça n'existe pas) et proche de l'exploitation des nègres dans les navires de...quoi ? c'est soumis à débat et je ferme ma gueule avec d'avoir des associations au cul ? Non mais c'était de l'humour...ah même pas...bon, donc des situations d'exploitations pas du tout proches de celles qu'on pu connaître certaines populations à travers l'histoire, mais un peu quand même, à savoir tu bosses pour tu sais pas qui, tu fermes ta gueule, pas de salaire, on est déjà sympa de supporter le simple fait que tu existes. Non je déconne, y'avait une bonne ambiance, mais ça sentait quand même l'absence de syndicats. Oui je fais un tir groupé, y'en a pour tout le monde. Donc le marchand arrivait de mauvais poil en zieutant l'environnement, si bien qu'il eut l'air de tomber sur le cul en voyant une tête connue ! Le rêve, c'est un petit monde, dans le monde des rêves, c'était pas rare de croiser marchands / explorateurs / naufragés / lapinou au détour d'un navire à la taille d'une capitale ! Bob le lapin, pas le plus con de la bande, renifla le jeune pirate qui s'était brodé un t-shirt avec une tête de mort et des symboles mathématiques en tatouages sur le crâne, pas d'os mais des nombres. Il savait pourtant qu'il fallait faire discret et tout, si des voyageurs killers se trouvaient à bord, mais après tout, c'était maintenant un membre d'équipage, l'attaquer lui, c'était s'en prendre au navire - ouais bon là c'est un peu différent des populations marines obligées et enchaînées, je vous l'accorde. 

Notez que le marchand a reconnu Joy à un objet qu'il lui a donné, en reniflant l'objet, et qu'il lui a fallu ça pour reconnaître le voyageur. Carvey, le gars qui oublie ta tronche, mais jamais un objet ! C'était beau, Joy éclata d'un rire franc et répondit à ce qui semblait ressembler à un vieux pote au regard de l'équipage en train de manger à côté. 



- Ah ah, Carvey, toujours dans les bons coups à ce que je vois ! J'ai rien vendu, disons qu'ils m'ont pris ça en gage de ma bonne cuisine ! J'espère que ce ne sera pas définitif d'ailleurs, parait qu'il y a des blessures magiques qui laissent un membre coupé toutes les nuits...ah ah ah...Le Mutin, rassure-moi et dis-moi que non ! 


Le petit monsieur à la gueule de robot semblait un peu tendu, et Joy, laissant son plat à Gris-Commis, suivit Carvey et le robot. Joy le contemplait, cachant mal son admiration pour la technologie robotique et le design, surtout celui du chapeau. Il se disait qu'en tant que pirate en devenir, un robot dans son équipage ça devait être bien cool. Le trajet aurait pu se passer tranquillement, Joy salivant devant le robot, mais Carvey fit la discussion assez tranquillement, sous l'oeil petit et sévère de la créature métallique, qui devait sans doute suivre le dialogue d'une oreille attentive. S'il avait quelconque responsabilité à bord, il était de son travail que de surveiller les nouveaux venus, non ? 


- Effectivement, une histoire de meuf. Ma...copine, enfin une connaissance intime disons m'avait donné rendez-vous sur le Titan, qui vient de couler à pic. J'étais avec un de ses potes, on a gagné la place au poker et comme je sais compter les cartes...enfin bref, le navire a coulé, j'ai erré une éternité sans pouvoir me réveiller, une histoire de Mer Figée - il paraît selon Alexandrie que la mer bouge avec les courants !!! - et ils m'ont trouvé à la sortie de la mer...là, avec mes blessures ils ont décidé de m'amputer, et j'ai trouvé une place aux cuisines vu qu'un des cuistots s'est fait bouffer les mains par des requins...L'histoire bête quoi. Une meuf, donc oui. 
- Ah l'amour...et pourquoi tu n'es pas à ton poste, matelot ? 
- Pardon ?
- Que fais tu ici ?! pourquoi tu n'es pas à ton poste toi ?! 
- Woh, du calme ! Je vous signale que j'aurais pu foutre bien la merde en me voyant amputé, j'ai pris sur moi, j'fais bouffer vos hommes, je vous arrange votre nourriture infecte, et j'accepte tout...mais faut pas pousser, vieux...Je suis un ami de monsieur ici présent, et croyez-moi, je sais me rendre utile...enfin plus utile qu'aux fourneaux. Quoique. C'est pas dit. Bon oubliez...je peux rentrer ? S'il vous plait ?
- J'espère que vous plaisantez ! Ici c'est la cabine du capitaine, et à moins de briller lors des abordages, vous ne serez jamais assez VALIDE pour pouvoir y rentrer !
- C'est bien de se moquer des handicapés ! Dans mon monde on respecte les gens comme moi, on baisse le regard quand on les croise et on les prend pour des mongols ! Ça c'est ce qu'on appelle du respect môsieur !
- Pour toi gamin, ce sera Monsieur le Second du Capitaine Jones ! Ou Maître Briskoll !
- Parfait, je m'en vais dignement, je dois aller briskoller des trucs !
- Mutinerie ! Mutinerie !
- Et tiens, bouffe un peu mon vent du Nord !
- Mutin....aaaaaaargh, ça pue ! Pire que notre cale de poissons salés !
- Le calmar, mec !
- Maître Briskoll ! Et retournez aux cuisines et plus vite que ça !


Joy pesta et retourna à son poste. Il prit un verre de rhum et commença à éplucher les oignons pour la poêlée provençale de la prochaine service, basilic, thym, ail, moutarde, huile d'olive, oignons donc...il restait à trouver un aliment en fait. Il trouva des sortes d'énormes haricots rouges.


- Hey, Gris-Commis, c'est quoi ce truc ?
- Jalapeno.
- Okay, parfait, sors-moi quatre sacs.
- Qu...quatre ?
- Bah quoi, faut bien manger. Tu sais ce que je fais ou tu doutes de moi ?
- Non...c'est juste qu'on va manquer d'eau...
- Pas mon problème, envoie.


Le temps que Carvey revienne, Joy était en train de pleurer à chaudes larmes à cause de la centaine d'oignons qu'il était en train d'éplucher. Il balança le tout dans une poêle qui devait faire dans les deux mètres de diamètre, qu'il maniait avec son pouvoir. Il mit quatre blocs de beurre demi-sel, un peu de graisse de porc, des lardons, du curry, du sel, des épices pour donner du goût, et du sucre roux pour faire confire le tout. Un peu d'eau, il laissa marmiter le tout en s'essuyant les yeux et en reniflant.


- Snif...alors Carveille, qu'est-ce qu'il...snif...voulait l'capitaine ? En tout cas Bristol c'est un gros con de frigide t'sais lo.
- Hey le nouveau, t'es pas là pour glander, il faut surveiller les zharicots de Long Joy Silver ! Au pas de course bizut !
- Du calme Gris-Commis, c'est un pote. Je m'occupe de tout, va prendre quartier libre, et si tu croises le second, dis-lui que les nains, on les lance depuis le pont supérieur.
- J'veux pas mourir, Long Joy !
- Ouais alors décarre de Carvey, j'ai frôlé la mort avec ce fou furieux, il pourrait t'assassiner que tu s'rais à peine au courant !
- Cool ! Bon à plus les cuistots ! Pour tes haricots, Long Joy, je tiens à dire que c'était ton idée, on est d'accord ?
- Pas de souci, Gris-Commis. Maintenant tire-toi.


Il servit un deuxième service de rhum et trinqua avec Carvey. Ca sentait l'oignon frit, les épices et l'aventure cette histoire. Il avait entendu que les gars de l'équipage préparaient une fête à tout casser durant le temps de pause du Second, l'occasion pour lui de découvrir la fête pirate dans toute son envergure !


- Bon, alors, raconte-moi tout ! Comment t'as fini ici et qu'est-ce t'as foutu avec le capitaine du Hollandais Volant ?
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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Sam 25 Juin - 10:54

On ne me laisse pas trop le temps de respirer. moi la tambouille c'est pas trop mon truc. je sais faire à bouffer pour moi et bob pas besoin de cuisiner pour lui, il mange tout cru. Mais alors pour tout un rafiot... Quoique, ça ne devait pas être la seule cuisine du navire. Je pense pas qu'on forçait des matelots à traverser tout le navire presque aussi grand qu'une ville pour venir bouffer. Du coup, j'avoue que je fais pas mal semblant de cuisiner. Je coupais 2-3 trucs à mon rythme, je touillais la soupe parfois et ça allait pas bien plus loin. Joy lui était à fond, je mettais le doigt dans ce qu'il foutait pour goutter. c'est pas dégueu'! j'ai jamais bouffé quelque chose comme ça. C'est de la cuisine du monde réel ? Des fois je les envie les voyageurs. ils peuvent voyager dans dreamland et leur monde. Beaucoup disent que dreamland est mieux. mais j'aimerais tellement découvrir leur monde. Je crois que ne pas connaitre leur monde est un regret que j'aurai pour le restant de ma vie. Je crois que je donnerais tout ce que j'ai pour y aller une seule fois. Mais je divague. Joy était très appliqué dans ce qu'il faisait et son commis aussi, d’ailleurs, il aimait pas trop me voir glandouiller. Joy finit par le chasser à lui dire qu'il pouvait aller voire ailleurs s'il y était, le tout pour pouvoir discuter avec moi. Je me pose à côté de la cage de bob, pas trop la forme, il aime pas vraiment être enfermé mais bon. Vous savez, c'st une bonne pâte le Bob, il est pas difficile. je lui tends un légume que j'ai choppé qu'il croque. En même temps je buvais la boisson que le voyageur estropié pour la nuit me donnait. Il voulait en savoir plus sur ma présence ici, mais surtout sur ce que j'avais fais avec le capitaine.

- C'est simple, j'ai fais mon travail ! Je lui ai vendu quelques objets. Et parmi eux... Une carte au trésors ! Je sais de source sûre qu'elle l'intéresserait. Et en échange de cette carte j'ai demandé une part du butin et en plus le doit de m'associer à l'expédition. J'suis sûr que t'as toujours rêvé de faire une chasse au trésors comme un vrais pirate hein ! hahah !

Je descends mon verre et passe la main dans la cage de Bob pour le caresser sur le front, pile comme il adore ça. Puis je continue mon histoire pour Joy.

- Si je me plante pas, ce trésor, c'est une partie d'un objet mythique. je sais pas lequel mais je sais juste que le capitaine s'intéresse à ce genre d'objets. Les rumeurs disent qu'il parcours la 4° zone à la recherche des fragments d'un objet légendaire. Je me suis dis que ça valait le coup de tenter la chose. Et puis, j'ai toujours voulu vivre la vie de matelot. l'aventure en mer a quelque chose de fascinant. Mais je crois que mon esprit individualiste m'a toujours empêché de vraiment le faire.

Puis je regarde Joy avec un regard espiègle voire complètement démoniaque.

- Sinon, toi... tu peux me dire qui c'est ta nana ?! Allez j'dirai rien à personne ! hahaha ! ohw ! c'est quoi ça !
- Tout le monde sur le pont !
- euh... ok !

Le navire fut pris d'une secousse assez violente. On suivit le mouvement de l'équipage qui était au branle bas de combat. En arrivant sur le pont supérieur, Je me rends alors compte qu'il y en a du people sur ce navire. c'est vraiment un royaume mobile ce truc. Je peux alors voire que sur les flots calmes flotte des milliers de trophés de taille titanesque.

- Tssss ! encore une avalanche de récompense qui vient du royaume de la gloire ! Ils savent plus quoi foutre de leurs trophées du coup ils balancent tout à la mer et nous on peut plus naviguer.

En effet, il y a tellement de trophés de tailles et de formes différentes que la coque du navire risquait de se briser contre eux. Comment faire ? C'est alors que l'équipage sembla se calmer quand le second arriva de sa démarche dodelinante de petit robot. Je vois pas trop en quoi il va pouvoir arranger la situation mais bon. Il s'approcha du bord du navire en donnant ses ordres.

- Suivez ma trajectoire et ne déviez pas. monsieur Tob, à la bare !  A la moindre déviation du cape, ce sera une semaine de trou pour vous monsieur Tob.
- Bien monsieur !

Le matelot se mir à la barre du navire alors que le petit robot sauta par dessus bord. Apparut alors un robot gigantesque. la surprise me fit tomber sur le cul. J'en croyais pas mes yeux ! Ce petit robot un peu ridicule et tout vieux était capable de se transformer en ce colosse de visses et de boulons. Le mécha géant commença à dégager les trophées de la trajectoire du navire, les uns après les autres. Tous les matelots affectés à la manœuvre œuvraient avec une coordination parfaite tout en entonnant des chants marins pour donner le rythme à leur travail et mettre plus de cœur à la tâche. Moi, je restais là, un peu planté comme un con à observer. Je savais pas trop quoi faire ni quoi dire. Sur un navire, pas pour dire mais je suis un peu inutile. L'obstacle passé, le second remonta à bord en se restructurant à l’apparence qu'il arbore sur le navire. En passant à côté de Joy il lui demanda alors.

- Monsieur Silver, j'espère que le repas est bientôt prêt. les hommes ont fait preuve de courage, ils méritent un bon repas pour récompense.

ça semblait être une façon de lui rappeler ses obligations. Décidément, ce petit robot, c'est une main de fer dans un gant de fer. Il tient vraiment son équipage. Sur ces entrefaites, Carvey et Joy retournèrent à la cuisine pour fignoler ce qu'ils avaient à fignoler, Ils finirent par servir le repas pas bien plus tard. Et le repas ? Je vais laisser mon collègue en parler par ce que je crois qu'il a prévu quelque chose. héhéhéhé
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Joy Killamanjiro
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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Sam 25 Juin - 15:25

Le travail, le travail, Joy se demandait toujours si Carvey était sérieux quand il parlait, mais après tout, pour une créature marchande, chaque dialogue est un travail. Quid de leur amitié, à partir de là ? Il lui sourit en lui faisant goûter ses petits plats un peu forts, le jalapeno enflammant en théorie n'importe quel palais normalement constitué mais le Carvey semblait juste contents de la pitance. Bon à savoir ! Les créatures avaient sans nul doute des papilles radicalement différentes des leurs, ce qui pouvait lancer de folles aventures culinaires ! Il irait faire un tour au Royaume de la Cuisine un de ces quatre, peut-être retrouverait-il Kacem qui était un voyageur originaire du coin, à en juger par son pouvoir de croques furieux.

Une carte au trésor, donc. Un navire pirate, un second imbuvable, un capitaine toujours dans sa cabine, un trésor, des pirates, des mutins...si on occultait le fait que le navire était une ville vivante, ce serait presque un scénario classique d'un film de pirates, les voyageurs mis à part, et un jeune cuistot même pas majeur à bord. Et des femmes aussi tiens. Autant la mention du trésor n'intéressa pas le jeune matheux, qui se demandait toujours pourquoi vouloir des trésors quand on est voyageur...autant la chasse le bottait grandement. Sa mère, Athénaïde Killamanjiro, disait toujours que le voyage était plus important que le terminus, et Joy avait cette manie de l'aventure pour l'aventure, qu'importe ce qui sort au bout. Sauf si c'est utile, comme une calculatrice permettant de booster ses calculs - mais fallait pas trop rêver...

Le voyageur écouta attentivement l'explication de Carvey. Une partie d'un objet mythique, ça envoie grave du pâté ! Et si Joy en faisait partie, ça ferait une bonne histoire à raconter aux frangins...ça voudrait dire que non seulement il y aurait cette recherche pour un trésor en particulier, mais en plus il y aurait d'autres escales pour aller chercher les autres fragments...Il ne savait pas s'il devait donner des conseils en tant que matelot, mais il ne resterait pas longtemps à ce poste, pas si le navire accostait un jour. De toute façon, il reviendrait ici la nuit suivante en occupant une autre place ! Qu'importe ce que dira le second !


Le marchand lança ensuite le petit voyageur sur la fille qui l'accompagnait - on notera l'absence totale de l'évocation de ce fouteur de merdes de Jock - et il fut sauvé par le gong, le second qui hurlait à tout l'équipage de ramener sa fraise au lieu de les sucrer.  La secousse qui avait juste devancé le hurlement avait été assez importante, et tout l'équipage se précipita pour voir ce qui était arrivé. Joy, arrivé avec tous les autres, put voir les centaines et les centaines de personnes amassées sur le navire. Ça valait franchement le coup d’œil ! On parlait de ville flottante dans le monde réel, elle était déjà en train de naviguer dans Dreamland ! Que de monde, que d'eau, que de...tiens, il reconnut un visage au loin. Lili-Anna et Jock lui faisaient de grands justes en sautant, tout en discutant avec une bande de pirates qui toisa Joy avec circonspection.

Devant eux s'étalaient toutes les médailles rendues à la nature par Lance Amstrong, à en juger par le nombre...Blague à part, c'était très étrange de voir un récif de trophées, comme quoi, les récompenses et les victoires, ça finit toujours en naufrage...Le problème, c'est que le navire allait se briser dessus...et autant de trophées métalliques allait provoquer des ennuis faramineux - dépendant de la résistance du navire. Le temps de se mettre sur la rambarde du pont sur lequel il se trouvait, Joy vit le robot grossir pour se transformer en géant. What the fuck ! Le second était un robot géant ! De quoi le respecter davantage à la prochaine discussion ! Joy décida de se rattraper vis-à-vis de lui et activa son pouvoir. Se plaçant en hauteur pour avoir le visuel, il leva les trophées les plus dangereux autour de la coque et il les envoyait un par un sur le pont.



- Hey les marins d'eau douce ! A la prochaine escale, vous vendez ça comme des richesses, ou vous le faites fondre pour vous faire des armes ! La récup' vous connaissez ?


Les créatures restaient complètement scotchées en voyant le spectacle, certaines amorphes, contemplatrices, émerveillées ou choquées. Lili-Anna de son pont suivit le mouvement de Joy et forma des lettres qu'elle prononça pour aider le second à avancer plus vite de son travail ; puis au fur et à mesure les hommes commencèrent à se tirer les doigts de la cale. Les chants de marins se succédèrent les uns après les autres et Joy essaya de suivre le rythme imposé en déposant les trophées.


Spoiler:
 

Allons les gars, gai, gai,
Allons les gars gaiement.


Pris dans la chanson, Joy ne se rendit pas compte que le second avait fini de déblayer la zone devant le navire. Le voyageur le salua comme un soldat et fila en cuisine avec Carvey sur les talons. Les pirates s'écartaient un peu - après avoir son pouvoir à l'action, sans trop savoir de quoi il retournait, ils étaient un poil méfiants devant ce jeune pirate à la jambe de bois qui pouvait faire léviter les obstacles de la houle. S'enfermant dans les cuisines, il prépara l'apéritif pour lancer sa poêlée provençale pour quatre cent personnes. Il avait trouvé dans la réserve des énormes melons rouges et bleus, au jus violet, qui dégoulinait de jus de vin de porto et de petits fruits oranges, comme des billes de melons, qui tentaient de s'enfuir. Il fit le dressage des assiettes, envoya dix tonneaux du meilleur porto de l'équipage, et lança la poêle qu'il maîtrisait avec son pouvoir tellement elle était grande et imposante. A côté, Carvey bullait en surveillant la cuisson, ce qui faisait marrer Joy.

D'un coup, alors que tout était sur le feu ou envoyé sur les tables pour le repas, la porte s'ouvrit d'un coup, et une fusée en sweat violet sauta au cou de Joy. Après un langoureux baiser, le voyageur se tourna vers le marchand, tenant sa compagne par la taille.


- Carvey, marchand ambulant et un pote que j'ai croisé dans les ruines de Glarodia...
- C'était vous, à Glarodia ?!
- Longue histoire...bref, Carvey, je te présente Lili-Anna.
- Princesse Camping.
- Des Mots.
- Je préfère Camping, ça nous fait un point commun avec ton ami, non ?


Souriant béatement, Joy retourna surveiller d'un coup la cuisson tandis que Lili-Anna s'extasiait en caressant la tête de Bobby. Voyant la porte fermée par la Princesse, Joy leva un sourcil.


- Jock n'a pas suivi ?
- Non, il m'a dit préparer une lutinerie avec des lutins.
- Des lutins ?
- Quelque chose comme ça, je n'ai pas trop compris. Lui non plus je crois. Gouzi gouzi gouzi, comment qui s'appelle le lapin ?
- Une lutinerie...ce serait pas une mutinerie plutôt ?
- Maintenant que tu le dis...il y avait du bruit, je n'ai pas bien compris mais il semblait content...tu sais comment il est quand il content.
- Il a pissé dans son froc ?
- Pas cette fois...mais il m'a dit que c'était super bien...


Regard vers Carvey. Première rencontre avec Jock, l'aimant à emmerdes. On avait déjà vu pire. Il aurait pu conduire le bateau lui-même. Joy se fit un facepalm, il fut tapoté sur l'épaule par la Princesse des Mots qui lui souriait mais on aurait pu voir une goutte de sueur passer sur son front...Soudain, une secousse venant de la droite du navire secoua les cuisines et fit passer un peu de la poêlée par-dessus l'équipée en train de cuire. Une fois, deux fois.


- Qu'est-ce qu'il y a, encore ?


La porte s'ouvrit et Gris-Commis apparut, sa veste tachée de vomis. Notez bien le pluriel. Picasso cubiste, une oeuvre d'art.


- Une tempête se prépare, cuistot. Tiens bien tes marmites !


Faudrait qu'ils se mettent dans le crâne, tous, que Joy savait cuisinier, mais que c'était pas son rôle en principe ! Puis va tenir la barre avec une jambe de bois en pleine tempête ! Il se ramassa sur Lili-Anna, dans une parfaite scène de maladresse ecchi. Avec un habit pirate pour lui et un sweat pour elle, donc on se calme direct ! Mais bon, ça craignait, la pitance commençait à refaire le sol...

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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Dim 26 Juin - 12:23

Il y a pas à dire, certains pouvoirs de voyageurs sont impressionnants. Je comprends la réaction des autres matelots. En fait, les créatures peuvent aller encore plus loin dans leur potentiel en règle générale mais les voyageurs ont la particularité d'évoluer très vite. Un voyageur intelligent et qui a de bonnes capacités d'apprentissage et d'adaptation pourra obtenir la puissance qu'une créature ne pourrait obtenir qu'à la clé d'année d'entrainement et de combats. C'est assez injuste. parfois, j'aimerais être né avec un pouvoir comme certains. Mais, je me dis que je compense avec d'autres talents. C'est pas tout le monde qui a la chance d'être aussi beau après tout. En tous cas, Joy était plus impressionnant dans sa maitrise de son pouvoir que lorsque je l'avais rencontré pour la première fois. Moi pendant ce temps ? Je me tourne les pousses. Bah ouais, je suis pas né avec des supers pouvoirs télékinésiques. Ma bague de télékinésie est loin d'être assez puissante pour faire ce genre de choses. Après tout ça ? je retourne en cuisine avec Joy pour faire mon travail de comis... bref, je glande encore, ce qui fait bien marrer le voyageur. Bah quoi ?! comme je le disais plus tôt, je ne suis pas né avec tous les talents du monde. La cuisine, c'est vraiment pas mon truc ! Et là, c'est le drame. Une véritable furie entre dans les cuisines et viole la bouche de mon Joy avant que cette dernière ne daigne se présenter. Enfin, avant qu'il ne daigne la présenter elle. Et la tronche que je tirais en découvrant cette scène était à peu près celle là ! => Dat face !!! Oui ! Cette tête là ! J'avais enfin la réponse à la question que je me posais. Il a pas des gouts de chiotte le petit. Il tape direct dans le caviar, le foi gras c'est trop pour les pauvres c'est ça ?! Forcément j'explose de rire !

- Alors toi ! Chapeau ! Tu trouve moyen de t'acoquiner avec une princesse ! Alors là j’applaudis ! Et t'en fais pas, j'ai reconnu la princesse des mots. Tu dois pas t'en souvenir car je suis qu'un simple marchand mais je suis déjà entré dans le palais royal de wordsmen, je venais livrer un... euh... nan c'est pas intéressant ce que je livrais.

Non franchement, je vais pas lui dire que je livrais un ensemble SM à son grand père ! Le réputation de libertin de Ex-Sima new HTML n'est plus à faire mais bon, y a des choses qui se disent pas. Professionnalisme oblige. Je suis pas tenu au secret professionnel mais c'est toujours mieux. Mais sinon, bien sûr que je sais reconnaitre un membre d'une famille royale. c'est mes meilleurs clients... avec les voyageurs un peu pigeons. Non je ne suis pas un arnaqueur! c'est eux qui savent pas faire de bonnes affaires !

- Sinon, oui, Glarodia c'est moi. Et que je te comprends, le camping c'est agréable. Surtout quand on est en compagnie d'un lapin qui sert d'oreiller et de couverture. Qui s'appelle Bob soit dit en passant.

Dis-je en réponse à son interrogation avant de découvrir que pour une princesse des mots, elle a une diction assez naze. A moins que confondre un L et un M soit volontaire. En tous cas, connaissant la réputation de la petite... d'ailleurs, n'oublions pas que j'ai l'air plus vieux qu'elle alors que c'est largement le contraire. Je suis un jeunot moi ! Bref, je disais, la connaissant de réputation, c'est une férue de voyages également. La créature qui malgré son statut passe plus de temps à faire du camping de-ci de-là qu'à profiter des avantages de la vie de château. J'aime bien cette mentalité. Je crois que les obligations de seigneurs m'emmerderaient bien vite. Je la comprends donc infiniment cette princesse. même si bon, si j'étais né avec la cuillère en argent dans la bouche, peut être que j'aurais préféré rester dans mon confort qui sait. Mais non, moi mon papa c'est un marchand de tapis au royaume de la lumière. Et alors ?! Moi j'suis fière de mes origines ! Nah ! Bref, le couple trop kawai de la mort que d'ailleurs, je me demande si la famille royale des mots assume cette relation et je me demande si je suis capable d'en profiter en faisant ainsi un coup de pute à Joy. Honnêtement, je sais pas. Je serais capable d'en profiter. Je me connais. Je pense que je verrai le moment où je serai confronté à cette situation. Bordel, je devrais arrêter de divaguer je perds le fil. Comme je disais, ils parlaient apparemment d'une tierce personne qui avait trouvé la bonne idée d'aller se lier d'amitié avec les mutins de l'équipage. L'idée de génie quoi. Quand soudain... un événement random vint encore une fois nous perturber. On ne fut pas appelé cette fois sur le pont mais le comis qui m'a pas à la bonne vint nous dire de nous accrocher par ce qu'on avait affaire à une bonne tempête des familles. Là, j'explose de rire.

- Une tempête ?! hahahaha Facile !

Pourquoi ça m'inquiète pas plus que ça ? Vous allez voire.

- D'aileurs, si vous voulez du spectacle qui en jette, je vous conseille d'aller sur le pont principal.

Je sortis des cuisines et suivis un flot de marins qui montait vers le pont principal. la rumeure disait que le capitaine, plutôt renfermé était sorti de sa cabine. Ils voulaient tous voire ce qu'il allait faire. c'est qu'il comptait apparemment s'occuper de la manœuvre lui même. Presque tous les membres de l'équipage avaient un grand respect pour le capitaine qui leur avait à tous sauvé la vie. même les mutins qui en avaient gros sur la patate avant tout par ce que le capitaine leur faisait des mystère et ne faisait pas toujours attention à leurs conditions de vie et de travail le respectaient et c'était pur ça qu'ils restaient sur ce navire malgré la liberté que le capitaine leur laissait de choisir. D'ailleurs, c'est ce choix qu'il leur laissait qui suscitait pour beaucoup ce respect. J'arrive sur le pont, suivi ou ps par Joy, j'ai pas fais attention et là, on voit le capitaine, seul, sur le pont principal à observer la houle violente du navire. Il regarde les flots déchainés autour de lui. Vien qu'il n'ai aps d'yeux, on pouvait deviner quelque chose dans ses orbites creuses, une sorte de joie et de mélancolie. Le capitaine sortit un sabre, le leva en l'air et l'abatit dans le vide. Rien ne se produisit quand soudain... la pluie battante cessa, la mer se calma et si on levait les yeux au ciel... on pouvait le voir se fendre littéralement en deux, les nuages tranchés en deux par le coup de sabre. les membres d'équipage étaient juste totalement impressionnés. Ils ne devaient pas savoir que c'était du fait du sabre plus que de la capacité du capitaine.

- Hahahaha ! Génial ! J'adore quand le client est satisfait !

Le capitaine range son sabre puis se dirige sans un mot vers sa cabine. il me croise sur son passage. il s'arrête devant moi pour me parler.

- C'est un excellent sabre que vous m'avez vendu là monsieur Carvey.
- C’est normal. à client respectable, accord respectable.
- J'aimerais que nous soyons plus que client et marchand. Accepteriez-vous d'être invité à ma table pour que nous puissions discuter ?
- Avec grand joie. Puis-je invité quelques autres personnes ?
- Soit. Je vous ferai appeler quand le repas sera prêt.
- Vous en faites pas. C'est plutôt nous qui viendrons avec le repas... Je souhaiterais inviter l'un de vos cuisiniers.
- On dirait que vous pensez à tout monsieur Carvey.
- Disons plutôt que j'ai la chance de souvent tomber sur la bonne personne au bon moment.
- C'est tout de même une qualité. Plus rare encore que celle que je vous devinais. Je vous attendrai donc dans mes quartiers.
- Bien capitaine.

Le capitaine s'en va silencieux. Les autres membres d'équipage qui ont assisté à ce court échangent me regarde avec de grands yeux. ils sont déjà pas habitués à voire le capitaine alors à le voire partager avec quelqu'un... ça devait être du jamais vu pour beaucoup d'entre eux. c'est sans trop faire le malin que je retourne jusqu'aux cuisines où je vois joy en plein bouche à bouche... Non mais bordel trouvez vous un bastingage ou un truc dans le genre !

- Non mais vous gênez pas... je venais juste vous dire qu'on était invité à manger avec le capitaine. Du coup dès que t'en auras finit avec la bouffe, viens avec de quoi servir à la cabine tu capitaine. Sur ce, je vous laisse à vos... affaires !

Je referme la porte de la cuisine avec un grand sourire. ah le p'tit con il se fait vraiment pas chier quand même. Bon du coup moi je vais m'occuper un peu, je vais faire le tour du navire en attendant que Joy ai finit ses affaires et son cuistotage. C'est alors que je croise un énergumen qui me fonce dedans.

- Ah euh désolé. vous auriez pas vu une princesse et un voyageur avec un bandeau ?
- T'es Jock c'est ça ?
- Comment tu le sais ?
- Simple déduction...

En effet, simple déduction. De ce que j'ai cru saisir sur cette personne des propos de Joy et de la princesse des mots dans les camping. je remarque que derrière lui, il y a une dizaine de gars qui lui en veulent et sortent les armes, prêts à l'égorger. Un mec qui fricote avec les gens qui faut pas, nid à emmerde et qui connait Joy et lili-Anne, ça peut être que lui. je sens qu'avec lui, ma baraka elle va prendre fin, je sais pas pourquoi.
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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Mer 6 Juil - 9:54

Carvey est un peu étonné, et Joy lit dans les expressions et les mirettes de la créature qu'il prend bien note de la situation entre la Princesse et le voyageur. Dit comme ça,  on dirait le titre d'un Disney, aussi. Joy le scrute tout en surveillant la cuisine. Parce que le tempête secouait les plats comme un rien, et ça pouvait devenir dangereux. Le matheux appela Gris-Commis et trois gusses qui jouaient aux cartes sur une table à côté, et leur dit d'encadrer avec des maintiens en ferraille les énormes casseroles, marmites et autres cocottes qui chauffaient à fond les ballons. Lili-Anna le prit par le bras et courut à la suite de Carvey pour voir la tempête. La houle était déchaînée et les marins lui répondaient en s'agitant partout. Magnifique spectacle que la mer en furie, les vagues frappant la coque de l'immense navire...un spectacle qui rendait la Princesse des Mots un peu excitée, car elle se jeta sur Joy et l'embrassa furieusement. Ah, les joies des voyages dangereux. La collant dans un couloir en dehors du pont, ils commencèrent à s'échauffer joyeusement, bouches collées, langues joueuses, mains coureuses, souffles courts. Puis, sans y faire attention ils étaient dans les cuisines, désertes suite à l'appel du Capitaine. Lili-Anna, assise sur la table, tenait le matheux entre ses cuisses, prête à affronter la tempête de la plus belle des manières, mais Carvey, l'imprévisible et gênant Carvey entra et arrêta le couple qui s'apprêtait à larguer les amarres de la raison.

Bon, dans l'histoire, ils étaient quand même invités à servir le capitaine. Joy prépara une pitance de meilleure qualité, moins épicée, plus rappelant la cuisine de la terre ferme. Il lança les plats au feu en demandant de servir l'équipage pour faire de la place. Ils avaient bien bossé dans la tempête, ça méritait une récompense, et chaude, et puissante en bouche ! Le temps que les matelots mangent, Joy pourrait parfaire ses recettes, avec l'aide de Lili-Anna qui s'était calmé mais conservait ses joues rougies et son air décoiffé.

Il sortit avec une énorme marmite respirant les légumes, les épices et de la viande de premier choix, un luxe sur un navire. Il avait fait un magret de cœur de golem de diamant, cuit sur la braise à l'étouffé, assaisonné bien sûr, beurré, miellé, caramélisé, fondant à l'intérieur. Une tuerie culinaire que lui avait apprise son père lors de belles soirées d'été en famille. Il croisa à la sortie des pirates sur-armés, Jock, Carvey. Encore des emmerdes attirées par le charisme de fouteur de merde de Jock-la-poisse. Il passa devant, salua les pirates et fit tomber leurs armes en activant son pouvoir mathématique. Joy les regarda, sérieux, en passant.



- Les gars, vous touchez à un seul cheveu de Jock dans votre mutinerie éphémère, vous aurez à me rendre des comptes. Vous avez vu sur le pont de quoi j'étais capable, vous savez quelle est la véritable forme du second, alors vous persistez sur cette voie, et Long Joy Silver vous enverra nourrir la poiscaille par la planche…
- Et il ne sera pas le seul, on l'aidera tous à se débarrasser des nuisibles..


Les types faisaient franchement la gueule et regardaient Joy d'un air patibulaire mais presque. Un moment de tension, Jock péta un coup pour la relâcher en soupirant de plaisir. Avec les armes au sol, une Princesse et le marchand connu dans Dreamland pour être imprévisible, ils comprirent qu'ils ne pourraient pas avoir le voyageur sous leurs lames cette nuit-là. Mais aux regards de haine, Joy comprit que ce n'était que partie remise. Jock souffla un coup, et Lili-Anna le prit en charge, l'amena à leur cabine, en embrassant Joy avant de gérer la catastrophe rousse ambulante qu'était Jock de Kazinopolis. Le voyageur se tourna vers Carvey.


- M'est avis qu'ils reviendront, plus nombreux et mieux préparés. S'ils sont malins, avec un moyen de conserver leurs armes face à moi. Bon, tu viens avec moi voir le Capitaine Jones ?


L'intérieur de la cabine était assez merveilleux pour un jeune voyageur. Plein de trésors divers, des objets venant de tout Dreamland, une odeur d'encens, de bois, de poudre à canon, de sel et d'algues rappelant la douceur des embruns. D'énormes étoffes, des coffres, des armes richement décorées et des tableaux de femmes nues...Joy amena la marmite sur une table préparée avec un soin tout particulier, le Capitaine Jones regardait des papiers sur son bureau, se leva, et salua le matheux.


- Ton nom, maître-coq ?
- Long Joy Silver.
- C'est vraiment un nom de terrien, ça !
- Hum...si vous le dites. Donc mon ami Carvey m'a dit que vous vouliez manger avec le palais savoureux ce soir, je vous ai donc préparé un succulent…
- Y'a de la seiche ?
- Heu...justement, j'ai fait un repas plutôt de la terre, m'voyez…
- Parfait, j'ai horreur des tentacules.
- Comme les japonaises, oui, je vois le souci.
- Plait-il ?
- Rien rien ! Donc voici une poêlée de légumes cuite à la provençale, mais à la mode du sud-ouest. J'ai fait un reste d'aligot avec ce qui restait de croûtes de fromages. Et j'ai pris du cœur de golem de diamant, pris en magret, revenu en crumble avec des baies de la Forêt des Rêves. Coulis salée à base de jus de crustacés choristes de la 3ème zone, et j'ai rajouté quelques morceaux de viandes de poissons avec ce qui restait de boustifaille.
- T'es conscient qu'on est sur un navire et pas dans un restaurant pour les nobles ?
- Tutafé m'sieur l'Capichef, mais être en mer ne signifie pas qu'on doit mal manger ! Vous pensez à vos hommes ?
- Mes hommes se nourrissent de ce qu'on leur donne…
- On pourrait leur donner au moins du courage et du coeur par la nourriture. C'est comme ça que je conçois mon nindô ! Et asseyez-vous, goûtez, vous m'en direz des nouvelles !


Le capitaine goûta la viande avec quelques légumes, haussa les sourcils de surprise et prit une énorme louche. Écartant les bras, il invita Carvey et son maître-coque à s'asseoir. Il dévora son plat en se servant de grandes rasades de bière brune. Joy goûta son plat, fort à son goût, et prit de la bière proposée. Amère, comme du café des îles, un peu salé, très forte...une bière de marins comme il fallait. Après quelques pintes, Jones devint bavard…


- Voyez les mousses, je cherche à assembler un objet qui pourrait m'aider grandement dans mes courses au grand vent ! La Canne Légendaire des Pêches des Terres-Neuvas ! La plus grande canne à pêche de Dreamland ! Incassable et merveilleuse ! Il me faut l'Hameçon Ultime, le Fil du Diable...et tous les composants de cet objet magique que je recherche depuis des marées et des marées !
- Ah c 'est pas banal.


Jones, l'alcool aidant, commençait à jouer avec des couteaux qu'il plongeait dans la viande et mangeait comme ça. Joy regarda Carvey, un peu effrayé, un peu amusé. Le Capitaine lui avait donné un vieil accordéon et il devait chanter pour lui...malaise...[/color]


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MessageSujet: Re: Ohé du bateau [PV Joy]   Ven 29 Juil - 10:53

Aaaaaah autant vous dire que Joy il est pas commode quand on touche à ses potes. il arriva en mode super héros pour sauver son bro'! Roh mais arrête ton héroïsme et va précho la princesse mec ! enfin à ta place c'est ce que je ferais. quoique... J'ai déjà donné dans la princesse et en général, si t'es qu'un gueux comme moi et que papa est pas trop pour que sa gentille fifille se fasse défleurer, pour le papa, tu vaux pas mieux qu'une mauvaise herbe à exterminer. Mais franchement, je ne regrette pas. ça valait le coup ! Mais trève de blabla. Notre Joy parvint à éteindre l'envie des mutins de balancer son ami le porte-poisse par dessus bord mais ne parvint par le même temps qu'à allumer le feu de leur haine à son encontre. Jamais bon d'emmerder une bande d'allumés prêt à tout. J'ai déjà testé et ça donne jamais rien de bon. Joy en était conscient apparemment vu ce qu'il me dit ensuite.

- Je pense ouais qu'ils vont pas en rester là. C'est pas le genre de ce types de guss.

Suite à quoi je partis avec Joy en direction de la cabine du capi-chef. Je pensais que la princesse des mots viendrait mais apparemment elle n'avait pas pris l'invitation pour son compte. pourtant, rien de plus logique qu'une princesse de son rang dine à la table du maitre de ce véritable royaume mobile. Et puis une touche féminine n'aurait pas été de trop dans ce repas entre couilles. Espérons qu'on ne trouvera pas de testi-burnes dans le potage.

Joy et mon entrons dans la cabine du maitre d'équipage. Je vois avec un sourire que l'expression de Joy en entrant est similaire à celle que j'imaginais. Il semblait en admiration totale devant la réelle caverne d'alibaba que représentait le cabine du capitaine. Je le comprends. C'est beau à voire tout ça et une ambiance se dégager de tout ça, un tout disparate qui dégage quand même une forme d'unité. J'avoue que si je devais avoir une maison, j'aimerais qu'elle ressemble à cette pièce à l'intérieure. Mais à quoi bon avoir une maison quand on a un lapin géant de 2 mètres ? Je vous le demande.

Le capitaine échange quelques mots avec Joy avant que nous nous mettions à table. Je goute et franchement c'est pas mauvais. Joy semble pas être le dernier pour la pitance. Je mange à ma fin avant d'allumer ma pipe que je fais tourner. Un tabac doux et qui convient à une ambiance feutrée comme celle de cette cabine. Idéale pour les soirées en petit comités ou autour d'un feu de bois. J'avoue que j'attendais quelque chose de particulier en étant invité à la table du capitaine, j'attendais qu'il me dise quelle était la nature d trésor que nous cherchons car il semblait pertinemment savoir ce après quoi il courrait le capitaine Jones. Je tirais une grande bouffée de ma pipe avant de la passer au capitaine. je bois un peu de rhum, un très bon d'ailleurs, quand la langue du capitaine semble se délier. Il se met à parler de ce qu'il recherche. Joy pour sa part semble un peu trop saoul pour pouvoir commentaire intelligemment et avoir du répondant. C'est pas mon cas.

- Et, c'est vers l'un des éléments de cette canne que mène la carte que je vous ai vendu.
- Exactement.
- j'ai entendu parler de cette canne. Il parait qu'on peut pécher toute créature marine de Dreamland avec. Même les plus puissantes. Mais je pense qu'un tel objet a bien d'autres pouvoirs. Et, je suppose que votre équipage ne sait pas que vous cherchez cette canne.
- Vous êtes perspicace monsieur Carvey. Qu'est ce qui vous fait croire ça ?
- Le fait que les mutins vous reprochent de leur faire des cachoteries ou les rumeurs générales comme quoi vous êtes mystérieux et assez obscures sur vos objectifs. Laisser trainer ses oreilles dans le navire ça aide.
- Bien... ce que vous me dites confirme ce que je pensais. vous êtes l'homme qu'il me faut.
- Pour ?
- chercher ce trésor. Je ne peux envoyer mon second avec des hommes. j'ai trop besoin de lui sur le navire pour maintenir l'ordre. Et moi, je ne peux quitter mon navire. Sans parler du fait que la zone de mouillage près de l'île où se trouve le trésor est dangereuse. j'ai besoin d'un maximum d'homme d'équipage pour parer à toutes els éventualités. Je ne peux donc envoyer une grosse équipe en expédition. Sans parler du fait que je peux accorder ma confiance à tous mes hommes. je veux que vous alliez chercher ce trésor pour moi, seul. C'est ce que vous vouliez ?
- Je voulais vous accompagner mais... y aller seul me dérange pas. Je voyage et travaille seul généralement.
- Vous semblez connaitre votre métier, je voulais m'en assurer dans cette ultime conversation. Si vous me rapportez le trésor, je vous récompenserai grassement.
- Bien... puis-je sélectionner des membres d'équipage pour m'accompagner ?
- Vous ne disiez pas à l'instant préférer travailler seul ?
- Si... Mais j'aime parfois faire équipe avec certaines personnes. Comme ce voyageur.
- Le maitre-coq ?
- Il paye pas de mine comme ça mais il vaut son pesant de cacahuètes. hahaha

Je vois que Joy squatte la pipe depuis un p'tit moment, je lui arrache des mains avant qu'il se défonce encore plus le bougre. M'enfin, cest son droit de vouloir se reposer après sa belle petite chanson. Soit dit en passant, il a du répertoire le petit. Je savais pas qu'il savait jouer de l'acordéon non plus. il ne cessera jamais de m'étonner. Je tire une bouffée et la souffle en l'air dans des formes de cercles.

- Par curiosité. Combien d'éléments de la canne possédez-vous à ce jour ?
- Pas assez.

Il souhaitait rester mystérieux par rapport à cette canne. bon à savoir. En aurait il des applications négatives ? est ce que je fais bien de l'aider ? je ne sais pas. l'avenir me le dira peut être. Je regarde le capitaine d'un air perplexe. Après quelques fumettes, quelques verres supplémentaire, Joy et moi étions bien joyeux et entonnions pour le capitaine des chants de marins. d'où je les sors, j'en ai aucune idée. peut être que c’est le rhum. c’est certainement le rhum qui me donne la qualité d'un bon forban. Après quoi, joy et moi prenons congé du capitaine. On se tient l'un à l'autre, un peu saoul.

- toi et moi, demain on repart pour l'aventure hein ! hahaha

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