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 I'll always remember you [Faust]

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MessageSujet: I'll always remember you [Faust]   Sam 30 Aoû - 23:49

I'll always remember you
feat. Faust
Un homme dont l'hypocrisie coule dans ses veines vous trahira un jour ou l'autre. Frédéric le Grand

S'il y avait bien une chose que Swann n'avait pas fait depuis un moment, c'était de rendre visite à son maître dans son village, dans son royaume. Maître qui avait tant changé. Swann ne le reconnaissait plus. Anciennement, il était un simple villageois qui vivait avec ses moyens. Un homme sincère, toujours prêt à aider son prochain, un homme souriant, compréhensif, prêt à loger le premier pauvre qu'il trouve dans la rue. Il était fort, toujours à soutenir Swann et il était un peu son meilleur ami. Il protégeait la créature, il lui montrait de l'affection, il lui souriait, il l'écoutait quand elle essayait de s'ouvrir à lui pour lui parler de ses soucis. Il lui avait même offert des sabres lors de son départ. Le temps change les gens, c'est un fait. Quand elle le vit, il avait grossit. Il ne vivait plus dans sa petite maison et surtout, il n'était plus seul. Swann ne put s'empêcher de montrer qu'elle était choquée, haussant simplement les sourcils. Comme une enfant qui découvre le monde, elle observait autour d'elle. Tournant sur elle, elle percutait même une femme qui lui lançait un regard noir. Elle ne savait pas ou aller. Qu'est-ce qu'il était devenu ? Une autre femme était là. Swann l’interpella, gardant son air froid bien sûr.

- Où est le propriétaire de ce lieu ?

La femme reluqua Swann avant de lui indiquer le chemin à prendre. Elle prit donc le chemin indiqué. Elle ouvrit une grande et lourde porte avant de voir une grande pièce avec un siège en or en plein milieu. Le lieu était magnifique. Les femmes faisaient du ménage dans les coins, deux hommes massaient le propriétaire tandis que deux autres lui faisaient du vent avec des éventails.

- Swann ! Je suis heureux de te revoir enfin ! Approche !

Swann reprit immédiatement son air blasé, baissant tout simplement ses sourcils. Elle s'approcha donc de lui, continuant d'observer autour d'elle. Elle avait l'impression d'être chez un inconnu. D'être en trop dans cette pièce si vaste. Elle ne se sentait pas à sa place. Ce n'était pas chez son maître ici. Elle n'arrivait pas à y croire alors que la vérité lui sautait aux yeux. D'ailleurs, elle vit un homme debout à côté de son maître, silencieux, observant tout simplement le sol. Qui était-il ?

- Coré ...
- Je suis "Maître" ici, Swann.
- ... Maître ?

L'homme lui demanda de s'approcher et lui confia une mission. Elle devait aller au  Saharia lui voler quelque chose. Une arme précieuse. Une arme Infinity. Les armes Infinity étaient des armes que sa famille avaient forgés. Des armes donc précieuses aux yeux de son maître. D'ailleurs Swann avait deux sabres de ce type. Car ces armes ont une particularité : elles sont noires. Pour ça que les sabres de Swann sont noires. Un homme ne lui avait pas payé les armes et Swann devait les récupérer. Elle ne comprenait déjà pas pourquoi il avait essayé de les vendre mais soit, elle le ferait. Pour lui. Parce qu'elle lui accorde une confiance aveugle. Et c'était ça qui allait la mener à sa perte. Une fois partie, les deux hommes échangèrent quelques mots.

- Maître, elle risque d'y laisser sa vie. Les créatures ou encore les monstres sont abominables dans ce lieu.
- Qui se préoccupe d'un simple pion ?

...

Swann était donc à Saharia. Elle avait une cape marron sur elle avec une capuche, pour éviter de se prendre le sable en pleine figure. Mais elle mourrait de chaud en dessous. Elle avait laissé sa sœur jumelle au village. Elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose. Pas à sa raison de vivre. Parce que Cassiopée on n'y touche pas. Swann arriva donc enfin dans un village. Son maître lui avait donné toutes les informations dont elle avait besoin, elle connaissait parfaitement la maison à piller. Une fenêtre était ouverte. Elle observa autour d'elle : personne. Elle entra donc, sans gêne. Ah parce que Swann elle sait pas entrer par la porte, elle préfère les fenêtres.

La décoration n'était pas si horrible que ça. C'était une décoration simple, la personne qui habitait ici n'avait pas la folie des grandeurs apparemment. Tant mieux. Swann aimait bien. Elle se permit même de visiter l'intérieur, personne n'était à la maison. Puis, en fouillant dans la chambre, elle trouva enfin ce qu'elle cherchait : les dagues Infinity. Il en avait deux. Swann les prit avec elle, elle les accrocha à sa taille et sortit rapidement de la maison. Ni vu ni connu. La créature ne voulait pas perdre plus de temps. Elle se remit rapidement en route. Après avoir mangé un morceau bien sûr. La marche ça creuse mine de rien !

Elle trouva un petit restaurant pour manger et partit aussitôt. Pas de temps à perdre. La voilà donc en plein désert. Le trajet était long. Elle ne savait pas où dormir. Voilà deux jours qu'elle n'avait pas dormit et ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Juste le temps. Brusquement elle s'arrêta en plein milieu du chemin. Elle ne bougeait plus, immobile comme une statut.

- Si tu te crois discret, tu te met le doigt dans l’œil.

Quelqu'un était derrière elle. Quelqu'un la suivait. Elle se doutait que c'était pour les dagues. Elle soupira. Pourquoi tout ne pouvait pas être plus simple ? Vraiment, tout était là pour l'embêter. Elle finit par se retourner, lentement. Néanmoins elle gardait sa capuche, elle ne voulait pas que le soleil lui tape sur la tête. Elle ne voulait pas faire une insolation. Swann n'aime pas être malade après tout. Parce que oui, même les créatures peuvent être malades. Étonnant ? Il ne faut pas voyons. La créature soupira. Qui osait l'embêter en plein milieu d'un désert vide ? Si seulement elle savait ...
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MessageSujet: Re: I'll always remember you [Faust]   Mar 2 Sep - 0:09


▬ Faust j'ai faim...

▬ Essayes de dormir petit frère, je ferais en sorte de trouver à manger plus tard.

▬ Mais mon ventre m'empêche de dormir !... Tu crois que ça fait mal de mourir de faim ? Moi ça me fait peur...

▬ Mais non, demain j'aurais de quoi satisfaire ce gras du bide que tu es.

▬ Tu n'as jamais peur, toi ?

La peur, bien sûr que si j'ai déjà ressenti une telle chose. Ce sentiment qui nous tiens par les tripes, qui fait battre notre coeur alors que notre esprit ne cesse d'imaginer toutes sortes de situations désespérées. La peur, c'est un sentiment naturel, celui d'être effrayé par la perte d'un objet, d'un foyer ou d'une personne. Je n'ai pas de foyer, alors je n'avais pas peur d'être chassé partout où j'allais. Je n'ai pas non plus d'objets à moi, mis à part mes habits. Mais encore, je n'ai pas vraiment de craintes vis-à-vis de cela. J'avais une personne à protéger, c'était elle la source de ma gentillesse, mais aussi de ma faiblesse. J'avais peur de le perdre, par ma faute. Je me retournais, vérifiant si Fenrir s'était endormi, mais il n'était plus là... Alors lui aussi, je ne l'avais plus. Je n'avais plus personne à garder auprès de moi, alors je n'avais plus rien à perdre... De quoi ai-je vraiment peur à présent ? Cette question trottait, dans ma tête, alors qu'autour de moi il n'y avait qu'obscurité. J'étais seul. Il n'y avait que moi. Jusqu'à ce que j'aperçoive une main sortir des ombres pour s'approcher de mon visage. Une main épaisse et puissante physiquement, elle s'approchait, lentement mais sûrement, pour me saisir le visage.

Je me souviens à présent de quoi j'ai peur. L'idée de m'endormir et de ne plus jamais me réveiller. Voilà ce qui me terrifiait dans ce monde aux multiples frayeurs...


***

J'attrapais brusquement la main qui s'apprêtait à me toucher, serrant légèrement fort le poignet avant d'ouvrir lentement mes yeux et de relever la tête. C'était une vieille créature qui était venue me réveiller, le dirigeant de mon moyen de transport dans ce désert au sable chaud.

▬ Pardon de te réveiller garçon, mais c'est ici que je m'arrête. Si tu veux continuer, ce sera par tes propres moyens.

Je tournais la tête de droite à gauche, passant ma main par-dessus mes yeux pour éviter d'être ébloui par les rayons du soleil. J'étais proche d'un oasis où un village s'était construit autour. C'était animé, les marchands proposant toutes sortes de choses afin d'effectuer des trocs intéressants. Frottant mes yeux afin de me réveiller un peu plus convenablement, je forçais sur la garde de mon sabre avec mon autre main afin de rengainer. Car oui, alors que j'avais saisis la main du vieil homme, j'avais dégainé mon arme par réflexe, mais il semblerait qu'il ne l'ait pas remarqué. Je relâchais son bras alors que je fis semblant de bailler en écartant les bras. Je souriais alors que je descendais du grand buffle qui m'avait transporté sur son dos durant tout ce temps, pendant la traversée d'une vingtaine d'oasis.

▬ Encore merci de m'avoir transporté ! Portez-vous bien.

Mes remerciements ne sonnaient faux qu'à mes propres oreilles alors que je saluais le bonhomme tout en m'en allant, partant en direction du prochain oasis, à pied. Mon épée dans mon dos, j'avais dans ma main une ombrelle pourpre déployée afin de me protéger la majeure partie du corps du soleil. Les capuches et autres textiles dans le genre, ce n'était pas vraiment mon truc. En tout cas, une chose est sûre, c'est criminel de forcer les personnes comme moi d'effectuer une telle traversée juste pour rejoindre un royaume plus loin. Bien que je voyage sans réel but, je faisais quand même en sorte de me rendre à des lieux assez connus tout de même. Le royaume de Saharia n'était bien évidemment que sur le chemin. Je repensais en tout cas à ce rêve que j'avais fait, Fenrir... Je me demandais s'il était encore en vie. Un pleurnichard tel que lui a dû avoir beaucoup de mal à survive sans moi, il doit être sur le fil de rasoir chaque jour. M'inquiéter pour lui ? Allons bon, je ne tomberais plus jamais aussi bas. Le frère qu'il pensait avoir est mort il y a plus de deux ans, et mon intérêt pour lui également. Si un jour j'apprends sa mort, cela me fera sourire, au mieux, puis j'oublierais cette information comme j'ai déjà oublié son visage.

Je soupirais, quelle marche longue et éreintante... Je prenais une gourde d'eau récupérée plus tôt, buvant quelques gorgées avant de la remettre à ma ceinture et de poursuivre mon chemin. Jusqu'à ce que j'entende une voix, soudainement.

▬ Si tu te crois discret, tu te met le doigt dans l'oeil.

Je tournais la tête sur ma droite, voyant une personne de dos. C'est à moi qu'elle parlait ? A force de repenser à mon rêve, je ne l'avais même pas vu. Je fronçais les sourcils, entendant le sable être piétiné sur ma gauche, tournant donc la tête dans cette direction. Je voyais une autre personne, un peu plus grande, encapuchonnée. Il avait des armes à sa ceinture, et il ne paraissait pas... Agréable. Je ne disais pas un mot, ayant un air assez neutre, quoiqu'un peu blasé vu que je m'ennuyais à marcher dans ce stupide désert.

▬ On savait bien que ce maudit marchand enverrait quelqu'un récupérer son due, mais une simple gamine... On y aurait jamais pensé.

Suite à ses paroles, d'autres personnes encapuchonnées arrivèrent, créant un cercle autour de moi et de la mystérieuse femme sur ma droite. Qu'est-ce qu'il se passait ici, dans quelle galère je venais de me fourrer à l'instant... Bon, c'est le moment de profiter de mes talents d'acteur, et de m'écarter de leur attention. Je souriais bêtement en me tournant vers l'homme qui avait parlé.

▬ Euhm... Je ne fais que passer, je ne voudrais pas vous déranger dans vos affaires.

▬ Hey boss, vous trouvez pas qu'il a une jolie épée ?

▬ Elle irait bien dans ma collection.

▬ 'Pourrait rapporter gros en la vendant au marché.

Ils sont sérieux là ?... Pourquoi est-ce qu'il a fallu que, sur ma première - et probablement dernière - traversée de ce foutu désert, je tombe sur des putains de bandits ?
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MessageSujet: Re: I'll always remember you [Faust]   Mar 2 Sep - 15:53

I'll always remember you
feat. Faust
Un homme dont l'hypocrisie coule dans ses veines vous trahira un jour ou l'autre. Frédéric le Grand

Au début de son voyage, tout allait bien. Rien pour gâcher le voyage de la créature. Rien qui ne pouvait la ralentir. Rien pour l'embêter. Mais ça ne pouvait pas rester ainsi. Sinon ce n'est pas drôle, n'est-ce pas ? Swann aimait pas perdre le contrôle de la situation et ce n'importe quand. C'est une caractéristique typique chez elle. Elle doit tout contrôler, tout doit bien se passer, tout doit se passer comme elle le voulait et comme elle l'imaginait. Et perdre brusquement ce contrôle la mettait mal. Cela était sans doute du à son passé, elle-même ne savait pas pourquoi elle agissait ainsi. Néanmoins, elle voulait que tout se passe pour le mieux. Nouveau calcul dans sa tête. Elle devait avoir oublié quelques points concernant son voyage, des choses qui pouvaient lui faire perdre du temps. Le fait était qu'elle n'avait pas anticiper. Et que mine de rien, petit à petit, elle perdait ce contrôle qu'elle avait. Et petit à petit, cette situation l'énervait. Néanmoins elle gardait cet air blasé sur son visage, ne montrant rien. LA créature retira la capuche pour mieux voir ses ennemis. Ils étaient plusieurs. Tous aussi laids. Et stupide surtout. Autant en prendre un pour frapper sur l'autre. Puis elle vit un homme près d'elle. Complètement différent des autres. Il était déjà plus soigné. Elle ne savait pas si elle devait le classer dans la catégorie allié ou ennemi. Elle préférait rester distante et voir son comportement.

Dire des choses c'est simple. Les appliquer c'est plus difficile. Il avait beau dire qu'il n'avait rien avoir dans cette histoire, il était quand même dedans. Faut croire qu'il était mal tombé. Il n'était pas au bon endroit quand il le fallait. Quel idiot. Un homme s'approcha de Swann, l'insultant de gamine au passage. Insulte qu'elle n'appréciait pas. Elle savait que ce n'était que pur provocation et qu'il s'approchait uniquement pour lui mettre la pression. Sans hésiter, Swann dégaina son sabre, chose qui fit reculer l'homme de quelques pas.

- Ce type de provocation ne fonctionne pas sur moi. D'ailleurs vous n'êtes qu'une perte de temps. Allez faire mumuse ailleurs.

L'homme, qui avait l'air d'être le chef du groupe fronça les sourcils, mécontent de voir que ce qu'il avait fait était inutile. Pour qui prenaient-ils la créature ? Elle était une femme, moins forte qu'eux sans doute, mais elle n'était pas du genre à se laisser faire. Ah non, elle allait combattre jusqu'au bout. Elle ne voyait que la réussite de sa mission. Elle devait ramener les dagues à son maître. Et rentrer auprès de sa sœur jumelle. Parce que Swann ne voulait pas de Cassiopée dans cette mission alors que la rousse voulait venir. L'albinos c'était sauvée pour y aller seule.

- Je hais les grandes gueules en votre genre.

Ni une ni deux, l'homme bondit en direction de Swann qui se contenta de faire un pas à droite pour esquiver le coup, frappant avec le manche de son arme au niveau de son abdomen pour qu'il s'écroule, comme la merde qu'il était, ayant du mal à respirer. Parce que Swann n'y était pas allée de main morte. Suite à ça elle lui mit un coup de pied au même endroit pour qu'il rejoigne sa bande de gros porc alors qu'il continuait de traîner au sol. Les hommes lançaient un regard noir à Swann ainsi qu'à l'homme derrière elle. Le pauvre, il était dedans sans raison. Enfin si, parce que son épée plaisait aux hommes. Rien de plus. Il risquait de prendre alors qu'il n'avait rien fait. Ce n'était pas Swann qui l'avait mit là-dedans au moins. Elle n'avait pas à culpabiliser. Maintenant qu'il se défende comme un grand. Il devait savoir le faire, n'est-ce pas ? Du moins s'il tient au peu qu'il a sur lui.

- Pour une fois que je ne vole pas et récupère seulement le due de mon maître, on me saute dessus. À plusieurs en plus. Pitoyables.

La créature montrait clairement son mécontentement, fronçant les sourcils pour leur lancer un regard noir, prenant un air menaçant. Elle ne comprenait pas pourquoi tout cela lui arrivait. Elle ne leur avait rien demandé. Et surtout, elle ne leur donnera pas les dagues. Le chef déclara un simple coup de faiblesse, histoire de rester crédible devant ses hommes. Après tout il faut se montrer fort si on veut avoir à sa botte des chiens inutiles et faibles comme eux. Swann ne les comprenait pas. Rien n'était logique là-dedans. Quand on achète quelque chose, on passe un accord. L'un passe l'accord de payer, et l'autre de le livrer en tant et en heure les objets en bons états. Pourtant les hommes n'agissaient pas ainsi. Ni les créatures. Tout lui échappait dans ce monde. C'est comme si elle pensait différemment, pourtant elle avait grandit dans le même monde qu'eux. Alors pourquoi était-elle ainsi ? Qu'avait-elle de différent d'eux ? Qu'est-ce qui a changé Swann, ou qu'est-ce qui a changé le monde ? Elle ne savait pas si c'était elle qui ne tournait pas rond ou le monde des rêves.

Les hommes commençaient à râler. Ils sortirent leurs armes. Certains avaient des sabres, d'autres des lances ou encore des dagues. C'est comme s'ils voulaient seulement se battre contre eux. Ou elle, la créature ne savait pas encore dans quel camp allait se ranger l'inconnu avec son parasol. Sans hésiter, Swann s'entailla le doigt, créant autour d'elle sa défense : ses octogones étaient là. Elle était prête à attaquer et à se défendre. Non ces hommes ne lui faisait pas peur. Parce que la seule peur de Swann était la perte de sa raison de vivre. Les octogones de sang flottaient autour d'elle. Elle les mettait en hauteur, histoire de voir ses ennemis. Ce qui est bête, c'est qu'elle n'avait pas prit de pansement avec elle.
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MessageSujet: Re: I'll always remember you [Faust]   Mar 9 Sep - 23:12


La femme défendait sa position dans la confrontation, tenant tête aux autres créatures qui n'appréciaient sûrement pas son ton. Quel ennuie, si elle cherche à les chauffer, rien de mieux que de les provoquer. Au final, ils ne seront que plus excités encore, et cela retombera plus violemment sur moi qui suis là par pur hasard. Pas de chance ? On ne peut pas dire que j'étais un enfant bénis par ce genre de concept depuis ma naissance, mais j'en avais un minimum. Je voyais alors le présumé chef sauter sur la demoiselle qui réagissait au quart de tour, le contrant avant de le renvoyer à sa place avec son pied. Elle était violente et ne passait pas par quatre chemins, c'était une bonne attitude à avoir lorsqu'on doit se battre. Elle me lançait un rapide regard, je ne disais rien, me contentant de soupirer en passant ma main sur mon visage. Plus besoin de sourire stupidement puisque la conversation ne me permettra pas de sortir d'un tel scénario. Mais quelle était la réelle solution ? Les laisser s'entre-tuer en temporisant de mon côté, ou y aller sérieusement pour en finir au plus vite ? Quel dilemme. En tout cas les encapuchonnés sortirent les armes, en réponse à celles de la fille, encore un problème à rajouter au palmarès. Refermant mon parasol en l'abaissant lentement, je voyais un des bandits s'approcher, pointant sa dague dans ma direction. Je fixais l'arme avant de remonter mon regard sur la face d'ahurie que j'avais devant moi. Il avait un large sourire, comme s'il me prenait pour une proie facile. A cette expression je répondais par un visage froid, des yeux exprimant une certaine... Pitié en raison du dégoût qu'il m’inspirait.

▬ Allez, donne-nous ton épée gentiment héhéhé. Ou sinon...

Je ne lui laissais pas l'occasion de finir cette phrase, faisant un pas en avant en envoyant le bout de mon parasol directement dans la bouche de la répugnante créature, ne m’arrêtant pas à ses fines dents jaunes, profitant de ce moment pour les lui briser, tout comme sa face. Il tombait en arrière en saignant énormément de la bouche, tandis que je jetais loin le parasol qui était souillé par le sang de ce type. Le dégoût, voilà ce qu'affichait mon visage.

▬ Meurs, misérable insecte.

J'avais mon choix, il n'était pas question que je laisse le temps passer, que je partage plusieurs minutes de plus avec eux. J'allais m'en débarrasser rapidement. Je passais ma main sur mon épée pour dégainer et la sortir de son fourreau, voyant un autre voleur courir dans ma direction. Il m'attaquait frontalement avec son sabre, alors que je passais sur le côté pour éviter son coup mollasse et sans grâce, plantant mon épée dans ses côtes en passant la lame sous mon aisselle la plus près du bonhomme, croisant ainsi les bras pour l'atteindre tout en continuant d'avancer. Je reprenais ma marche en retirant l'épée de son corps, sans difficultés, fixant les autres voleurs. Je passais à côté de la femme qui venait de créer des sortes d'objets fait avec son sang, son pouvoir sûrement. Mais elle ne m'intéressait pas, ou plutôt elle n'a rien fait pour l'instant qui puisse atteindre à ma vie. Je la laisse donc tranquille, me dirigeant vers celui que j'espérais croire le chef. Pourquoi espérer cela ? Parce que plus vite je tue le chef, plus vite je me débarrasserais de cette histoire.

▬ Vous attendez quoi les gars ? Ils sont que deux !!

Suite à ces cris de détresse, deux de ses hommes se placèrent devant lui en guise de frontière face à moi. Ils étaient armés de lances. Témoins de ce que je venais de faire avec mon épée, ils savaient qu'il vaudrait mieux rester prudent face à moi, mais je continuais de marcher vers eux. Pourquoi me presser ? Si à chaque fois je devais me dépêcher lorsque je dois débarrasser la vermine, cela me fatiguerait beaucoup trop. Surtout que ces microbes ne méritent pas que je sue pour eux. Alors rester là, à penser que vous me bloquerez, car je finirais par arriver pour vous tuer. Lorsque j'étais à quelques pas d'eux, le premier s'avança dans une estocade, envoyant le bout de sa lance vers mon ventre pour me transpercer. Je dévier le coup en frappant sur le côté de l'arme avec mon épée, la lance se dirigeant sur ma gauche. Mais le second attaquait à son tour, imitant son ami. De ma main libre, je n'hésitais pas à passer ma main sur le manche de sa lance, évitant la lame de l'arme et la saisissant fermement. Ramenant mon bras armé vers moi, j'attaquais le premier lancier en faisant un large mouvement horizontale avec mon épée, tranchant de façon nette sa gorge. Je profitais de ma prise de ma prise sur l'arme sur second pour pousser sa propre arme contre lui, le manche percutant brusquement son bassin. Il se plia en deux alors que je lâchais son arme, m'avançant pour lever haut ma lame et l'abattre sur sa nuque, le décapitant. Le bout ensanglanté de l'épée frappait violemment contre le sabre, tandis que les deux corps des lanciers s'effondraient à mes pieds.

Je tournais lentement mes yeux sur le chef qui s'était relevé et m'attaquait soudainement avec son épée. D'instinct je reculais, bien que sa lame frôla mon visage, ne manquant pas de découper quelques mèches de cheveux. Je relevais donc vivement mon bras armé, le coup d'épée ascendant tranchant une de ses mains alors qu'il tombait à la renverse sur ses fesses, hurlant de douleur sous la perte de sa main.

▬ AAARRRGH MA MAIN !!...

▬ Chef, on peut pas la retenir, elle est trop forte !

▬ Tss... On abandonne les dagues, mais tuez-les ! Lancez les bombes bandes d'incapables !

Apparemment la demoiselle arrivait à s'en sortir de son côté, bien que j'en avais franchement rien à faire d'elle. Pour être sincère, j'étais tellement concentré sur comment humilier ces pauvres créatures qu'elle m'était sortie de la tête. Il n'empêche que, après que le chef des voleurs eu fuit plus loin, les hommes restant balancèrent des bombes dans ma direction et celle de la femme. Pestant sur le moment, j'essayais de reculer pour éviter les explosions, mais les mèches furent trop courtes pour permettre cela. Quelques unes explosèrent à quelques mètres de moi, le souffle me projetant en arrière. Je sentais le sable défilait sous mes pieds, en faite je m'enfonçais littéralement. J'étais emporté par le mouvement des sables, tombant dans un profond trou...

***

J'ouvrais les yeux en toussant, crachant le sable que j'avais sur les lèvres, me redressant tant bien que mal. Plantant mon épée dans le sol, je regardais autour de moi. Je ne savais pas où j'étais tombé, mais cela ressemblait à des... Ruines. Des ruines sous le désert... Super, voilà qui va encore plus rallonger la traversée. Je regardais mes habits, balayant toute la poussière que j'avais sur moi, remarquant des restes de la poudre noire sur quelques endroits de ma peau. Cette sensation et cette odeur... C'était désagréable. Je viens à peine d'entrer ici que j'ai envie d'en sortir et de courir en direction du premier point d'eau. Mais un bruit retentissait un peu plus loin, du mouvement se créant dans les débris. Je reprenais en main mon arme, me préparant à ce que cela pourrait bien être encore...

Pour être franc, ça ne m'étonnerait pas de tomber sur un chacal géant.
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MessageSujet: Re: I'll always remember you [Faust]   Jeu 25 Sep - 13:53

I'll always remember you
feat. Faust
Un homme dont l'hypocrisie coule dans ses veines vous trahira un jour ou l'autre. Frédéric le Grand

Ces hommes ne connaissaient pas la délicatesse. Ne savent-ils donc pas que l'on ne s'attaque pas à femme et ce même avec une rose ? Leur éducation était malheureusement raté et cela allait causé leur perte. Heureusement que Swann ignorait ce concept. Après tout elle avait grandit dans la rue, elle savait ce qu'était vraiment la vie. Elle n'avait pas grandit avec des papillons et des paillettes, des parents, une école ou autre. Cette ignorance n'allait pas empêcher la mort de ces hommes qui osaient lui faire face. Les voleurs ne supportent pas que l'on récupère leur trésor. C'était aussi le cas de Swann. Néanmoins elle ne comprenait pas pourquoi des riches volaient. Quel intérêt de voler quand on a de l'argent pour vivre honnêtement ?

Soupire de l'albinos. Elle observa quelques secondes l'inconnu se battre pour défendre sa cause. Dire qu'il n'avait rien à faire dans cette histoire et qu'il était là en train de combattre pour sauver sa peau. Non elle ne s'en voulait pas du tout qu'il soit là, elle ne l'avait pas retenu après tout. Brusquement elle sentit une douleur au niveau de sa joue. Joue qui venait de rougir. Un homme avait osé lui porter le premier coup. Faut dire qu'elle avait légèrement baisser sa garde. L'idiote. Le premier réflexe fut de lui retourner le coup avec autant de violence pour le faire reculer. Elle enchaîna avec son sabre. Elle lui trancha la totalité du torse, lui arrachant ses pauvres vêtements et la peau avec les dents avec quelques morceaux d'organes. D'ailleurs un intestin resta accroché à une dent de son sabre. Il tomba au sol, elle le laissait là. Il allait mourir après tout.

Un autre arriva, fou de rage. Swann fit un pas sur la droite pour esquiver un coup de dague. L'albinos attrapa son poignet et tira dessus pour le rapprocher d'elle. Sans hésitation elle lui mit un coup de genoux au niveau du bassin, la laissant ensuite tomber au sol comme une larve. Un homme cria, encourageant les hommes à y aller encore plus fort. Swann prit son second sabre, plantant l'autre sabre dans la crâne de l'homme au sol. Tout cela l’agaçait. Elle aurait aimé faire un voyage tranquille. De toute façon sa vie ne l'était pas donc bon, se retrouver dans cette situation ne l'étonnait même plus.

Un homme plutôt baraque arriva, avec deux sabres à son tour. Il fonça sur Swann qui recula, plaçant ses armes devant elle afin d'éviter in extremis les coups de son ennemi. Ils étaient là, à se faire face, les sabres qui se tenaient tête à leur tour. L'homme souriait, était-il heureux de trouver un adversaire à sa taille ou alors il voulait tirer un réel plaisir à tuer l'albinos ? Swann lui mit un coup de pied au niveau de l'abdomen. L'homme perdit son souffle et recula. Swann se jeta ensuite sur lui, déterminée à vite en finir pour enfin s'en aller. Oui elle voulait partir. Néanmoins l'homme roula au sol, évitant les coups de sabre.

- Tu crois que te débarrasser de moi c'est aussi simple ? Dit l'homme en se relevant.
- Ne pense pas que tu auras ma tête.
- Ton pseudo maître occupe un peu trop ton esprit. Enfin, tu fais un bon esclave. Sauf que tu ne le resteras plus pour longtemps !

Quelle provocation de mauvais goût. Swann ne le prit pas personnellement. Elle se fichait de ce qu'il pouvait lui dire. Silencieuse, elle avait encore plus envie de le buter. Elle n'aimait néanmoins pas qu'il insulte son maître et voulait le lui faire regretter.

L'homme en face d'elle sourit. Il avait un sourire carnassier. Il s'approcha lentement, attaquant brusquement Swann en essayant de lui mettre un coup de sabre au niveau de sa taille. Swann recula à temps et réussit à lui infliger un coup de sabre au niveau de la nuque. Il saignait et recula en criant, insultant l'albinos au passage. Elle se jeta ensuite sur lui pour lui mettre un coup de manche en pleine figure. Puis le dernier coup servit à lui trancher la gorge. Il recula et tomba, ses mains autour de son cou.

Brusquement les hommes reculaient. Ils parlaient de bombe. Swann rangea rapidement ses armes et essaye de reculer le plus vite possible. Mais trop tard. Les bombes explosaient et elle se sentit tomber brusquement dans un trou. Aucun cri. Puis le noir complet.

Quand l'albinos ouvrit les yeux, il n'y avait plus de désert. Plus de sable. Sa cape l'avait protégé des poussières et autres mauvaises choses qui auraient pu lui tomber dessus. Elle se releva tout doucement, la cape sur le dos et la capuche sur sa tête. Une fois debout, la première chose qu'elle vérifia fut ses armes. Elle avait ses sabres et les dagues sur elle. Cela la rassurait énormément.

Au loin elle vit l'homme qui avait combattu. Elle ne savait pas vraiment si elle devait lui parler ou non. Puis même si elle le devait, elle ne savait pas quoi lui dire. Il avait son arme prête à être dégainé n'importe quand. Elle fit de même, restant méfiante et distante. Parce qu'elle ne lui faisait pas confiance. C'est pas comme si elle avait du mal à faire confiance aux autres. Swann recula, le fixant, la main sur son arme. Elle essayait de s'en éloigner le plus possible sans lui tourner le dos.

Brusquement une bête humanoïde sortit de l'ombre. Elle était affreuse, une tête de taureau, un corps d'humain et des sabots. Il était poilu, apparut lentement. La créature l'entendit s'approcher, elle entendait sa respiration rapide. Elle dégaina son sabre, le plaçant devant elle pour parer toute éventuelle attaque. Puis elle jeta un coup d’œil à l'homme plus loin.

- Le minotaure, tu connais ?

Swann connaissait la légende. Mais elle n'aurait jamais pensé avoir la bête sous ses yeux. Ses yeux rouges luisaient dans l'ombre. Elle avait un mauvais pressentiment. Elle devinait qu'ils étaient tombés dans un labyrinthe. Néanmoins elle ne savait pas si c'était le vrai minotaure ou une simple illusion. Elle ne pourra le savoir que quand il aura chargé. Et il était prêt à le faire à n'importe quel moment. Qu'est-ce qui pouvait l'en empêcher après tout ?
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I'll always remember you [Faust]
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